Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Month: August 2015

Toutes ces choses (ou, SVP pas de montagne de jouets à Noel !)

Le choc est apparut lors d’une vente de garage regroupant plus de 200 tables; j’étais devant cette étalage d’objets et j’étais incapable de trouver ça normal. L’événement n’étais pas en cause, j’étais moi-même venu profiter des aubaines, ce qui me consternait c’étais le nombre incroyables d’objets qui se trouvaient devant moi.

Ce qui me frappais encore plus c’était que ces 20 000 objets étaient apparus là, en moins de 30 minutes et disparaîtraient le soir venu. Probablement même que les invendus seraient rapportés et stocké pour l’an prochain. Pourtant, logiquement, chacun de ses objets avait été sélectionné par quelqu’un au départ, qui avait prit la peine de l’acheter…

(….)

Quand j’était enfant, je me souviens clairement d’avoir reçu une poupée et ses accessoires pour mes 5 ou 6 ans, des cowboys pour mes 7 ans, un vélo une autre année.. Je me souviens de ces jouets, de m’y être attaché, d’y avoir jouer pendant des heures.. Je veux offrir cette chance à mes enfants.

J’ai parfois fait l’erreur de m’imaginer que les enfants avaient besoin de toucher à tout, de posséder un exemplaire de chaque jouet pour évoluer. J’ai encore parfois de mauvais réflexes mais j’apprends chaque jour.

Dernièrement encore, nous étions au magasin et nous avons vu une adorable peluche de rat. Une de mes filles dort avec un rat en plastique Halloween depuis des mois, par choix. Notre premier réflexe a été de vouloir lui acheter, parce qu’elle aime les rats (alors qu’elle aime LE rat). Puis je l’ai déposée me rendant compte de mon impulsion.

Aimer quelque chose ne veux pas dire que nous avons besoin de plus d’exemplaires.  En fait c’est le contraire, nous gâchons tout en voulant en donner plus juste parce qu’ils aiment ça. Nous risquons de briser la “relation spécial”, le rituel autour du jeu que notre enfant a créer avec son toutou préféré..

Souvent, les gens se questionnent sur les comportements de leurs enfants, parce qu’ils semblent si éloignés de la normalité d’antan donc ils ont des souvenirs.
“Pourquoi les enfants aujourd’hui ne sont jamais satisfaits, en veulent toujours plus ?”

Nous sommes les responsables, c’est aussi simple que ça. Nos enfants se modulent selon notre façon d’agir (en plus de leur propre personnalité, évidemment).

Nous arrivons au parc, et nous leur disons d’arrêter de jouer dans l’herbe et de profiter des modules. “viens essayer ici, et celui-la” Le lendemain nous nous demandons pourquoi nos enfants ne savent pas apprécier les petites choses et cherchent toujours a passer au suivant ?

Je pourrais parler de ce cheminement sur ma perception de l’enfance pendant des heures, mais je reviens sur le sujet principale: Les choses (et noël).

En fait, ce que j’ai décidé de faire dernièrement, c’est de non seulement faire le tri mais également de prendre le temps de me questionner sur chaque objet chez nous.

J’ai pris en main un jouet très beau, mais jamais utilisé, je m’interroge, comment me suis-je sentit en l’achetant ? Pourquoi l’ai-je acheté?

Vous me répondrez peut-être que c’est simple, on achète pour faire plaisir aux enfants.

Mais la réponse est beaucoup plus compliqué….

On achète pour se convaincre qu’on as ce qu’il faut pour nos enfants.
On achète pour avoir l’impression d’en faire assez.
……

J’aime les jouets, je tiens à le répéter. J’aime trouver les bons jouets. J’aime acheter de beaux vêtements aux enfants. J’aime leur cuisiner de bons repas. Le minimaliste ce n’est pas se priver.
Le minimaliste c’est optimiser.

Le minimaliste, c’est faire des choix différents.
C’est oser déroger des “devrais” et besoins créer par la société.

C’est refuser de perdre du temps pour des objets donc on ne se sert pas vraiment. Parce que le jouet, faut faire l’argent pour l’acheter oui mais aussi le ranger, le nettoyer, les batteries..

C’est permettre à nos enfants d’avoir quelques jouets significatifs au lieu d’une montagne de jouets vides de sens.

——

 

PS: Être minimaliste ne viens pas avec des règles, c’est à nous de créer les nôtres.

Jouets de bois = summum éducatif ?

Pssst: Mon article sur mes jouets préférés comme mère minimaliste est ici:

Pourquoi vos enfants ont besoin d’avoir moins d’objets et vous aussi

Au parent qui n’en peut plus.

art-broken-explosion-glass.jpg

Tu es devant ton enfant qui te regarde sans comprendre. Il y a quelques secondes tu as crié, désespéré de te faire écouter. Tes émotiojns ont explosés, tu n’as pas sut les contrôler.

Tu connais la théorie par cœur, tu peux me réciter toutes les techniques à utiliser par ordre alphabétique mais tu n’en peux plus. Tu t’es peut-être levée remplis d’espoir, avec des projets, une bonne attitude, et tout allait peut-être bien jusque là.

Puis il a fait quelque chose, peut-être que ce n’étais même pas vraiment une raison de le chicaner, peut-être que les circonstances ont rendu son geste pire, peut-être que c’est un problème qui te semble sans issus et reviens jour après jour.

Dans ces moments, tu te replonge peut-être dans tes souvenirs, ce moment où ils ont déposé son petit corps nu sur toi et que tu t’es promis de l’aimer pour toujours.
et tu as l’impression d’échouer.
Tu l’aime, tu l’aime plus que tu t’aimes mais tu n’es pas le parent que tu voulais.

Je ne veux pas te faire la morale, je ne veux pas te donner de leçon, je veux juste te donner les solutions concrètes que tu recherche tout de suite.

1. Sort de chez toi

Prends les enfants et sauve-toi où tu peux. Dans une bibliothèque publique, un jeu d’eau, au parc.. S’ils ont l’âge, met-les dans une poussette ou la remorque de vélo, voir l’auto. Apporte de la musique, une limonade pour toi.

Laisse-les jouer seuls, sort ton cellulaire, un livre, fait de squats. Ose aller jaser à la maman d’à côté au parc. Court jusqu’à une maison des familles ouverte. Savais-tu que certaines offrent des activités gratuites pour apprendre à mieux vivre les sorties dans les endroits publics, par exemple ?

mais surtout sort de la situation problématique 

Si tu ne peux pas sortir, alors dès que les enfants seront calmes, occupe-les. Branche-les devant sur l’ordi sur YouTube, met de la musique pour danser, laisse-les jouer dans n’importe-quoi qui ne fait pas de dégât et ne demande pas de supervision. Je suis contre la télé quotidienne, mais il y a des moments dans ta vie où c’est ça ou l’enfer quotidien, alors je préfère ça. Ose peu importe les jugement, met tes enfants 30 minutes devant la télé plutôt que leur faire passer une journée entière à subir ton trop-plein.

2. Calme toi avant de réfléchir

3. Trouve le vraie problème, et arrête de penser aux 1000 façons de faire
La constance et l’encadrement peuvent régler beaucoup de problèmes, mais surtout, croire en ta propre façon de faire. Si tu passe ton temps à appliquer quelque chose en doutant, tu ne réussira pas à être constante.
Une routine peut te sauver, parce que tu peux ainsi prévoir mieux tout ce qui pourrait causer problème. Éviter les crises dut à des “erreurs” suite auxquels tu ne veux pas revenir en arrière.
J’en parle souvent, mais c’est tellement LA chose qui m’aide le plus.

4. Ose te questionner sur toi-même
La cyberdépendance.
Le manque de sommeil.
Le manque d’exercice.
La dépression post-partum.

Pleins de choses peuvent influencer tes difficultés.
C’est dur oser avouer ça hey, oser dire que oups, le problème est peut-être que tu est tellement occupé sur ton téléphone que tu n’encadre pas suffisamment. Ou que ton manque de quoi que ce soit te rends moins patiente. Mais il faut le faire.

5. Soit fière de chaque minute qui va bien.

Être une bonne mère, c’est pas un titre à remporter. C’est quelque chose que tu peux changer à chaque minute, en te comportant d’une meilleure façon la minute d’après.
Respire. et agit-mieux.
Et un jour, tu arrivera à respirer avant même de crier.


Apprends à anticiper

Coupe-toi de la situation avant de te rendre au point où c’est trop.

Soit réaliste.
Les enfants de pinterest, c’est comme la télé-réalité. Tu n’en vois qu’une partie.
Renseigne-toi sur le stade de développement de ton enfant, intègre un groupe d’activité de son âge pour mieux comprendre son comportement selon son âge.

Retourne à la base
Oublie les activités, les recettes spéciales, met tout ton attention à retourner à la base, à travailler la routine de base, les comportements attendus, ton bonheur.

Prendre la peine de lire un texte sur ce sujet, c’est une preuve juste-là que tu as tout ce qu’il faut. Tout ce donc tu as besoin pour commencer à changer la situation c’est d’être capable de l’admettre et de vouloir.

et si tu as besoin d’aide plus précise, il y a la ligne parents et pleins d’autres ressources.

Des articles qui pourraient t’aider:

http://cinqminpourjouer.blogspot.ca/2015/04/confessions-cinq-minutes-de-la-mere.html

http://cinqminpourjouer.blogspot.ca/2015/04/confessions-dune-maman-la-maison-on.html

 

Récit de naissance : Bébé C.

Il mouille, je me permets un article plus personnel.. voici donc la naissance de notre cocotte il y a 9 mois…



27 octobre 2014
Une journée bizarre.. Quelques contractions (5-10 dans la journée) pas vraiment douloureuses répartis dans toute la journée. Je profite du temps passé avec tes grandes sœurs, on prépare Halloween et on joue dans les feuilles plusieurs fois dans la journée.
28 octobre 2014
Je me réveille a 4h du matin et je ne m’endort plus. Je somnole sur le divan en attendant le réveil de tes sœurs.
Je joue avec L , et je leur propose de décorer leurs citrouilles.
Puis, après le souper je prépare un bain spécial Halloween. Je ressent ce besoin de finir tout ce qu’il y a à faire pour Halloween…
 L. lève mon chandail pour te donner un bisous, c’est la première fois qu’elle le fait d’elle-même.
Je couche les filles vers 20h
Puis commence une soirée comme les autres.
J’ai fait le ménage après avoir couché les filles puis prépare une surprise pour le lendemain matin.
J’écris a un ami qu’encore une fois, je me sent étrange, moi qui est normalement super efficace et toujours occupé, ça fait deux jours que je me sent beaucoup plus calme le soir. Je ne fait rien de précis une fois ma routine du soir finit.
Vers 23h…Une contraction, subtile, peut-être 30 secondes, pas si douloureuse. Je ne me pose pas vraiment de questions.. Puis.. 3 minutes après, une autre. Hein déjà? Et une autre dans les minutes suivantes .Je trouve ça bizarre, des contractions si rapprochés déjà; je vais donc dans le bain en me disant que ça risque de calmer le tout…
Ça continue ainsi jusqu’à 23h30.
Je suis perplexe… Elles sont aux deux a quatre minutes, durent environ 30 secondes et ne sont pas super douloureuses..Je ne veut pas déranger tout le monde pour rien mais je sent qu’il y a quelque chose.. Je communique avec la femme de mon père pour lui en parler subtilement, et elle confirme qu’elle trouve ça rapproché aussi..
J’ai peur de déranger sans raison mais je décide d’appeler a la maternité…
Je me dit qu’au pire elle va me raisonner que 30-40 minutes de contraction ce n’est peut-être que du faux travail..
23h40, j’appelle la maternité… J’explique simplement ne pas savoir quoi en penser, et je précise la naissance rapide de ses sœurs.
Elle me demande de venir.
J’appelle mon papa et mon conjoint pour leur demander de venir, en doutant encore.
Mon conjoint a 1 heure de route à faire, je ne veux le déplacer pour des fausses contractions; je lui propose même de le rappeler rendu à l’hôpital mais il décide de venir immédiatement.
Je réveille M., je lui dit de se préparer, elle me réponds oui… Puis se recouche. 
Je leur met leurs manteaux dans leur lits. L. est couché sur moi et les contractions aux 2-3 minutes sont de plus en plus douloureuses.Je rassure L. qui ne comprends pas pourquoi je la réveille, dans mes bras alors que les contractions continuent…
Je grimace. Je l’apporte dans mes bras jusqu’à la porte d’entré.
Mia remarque la surprise prête sur la table et les citrouilles peinturées qui ont séchés.
29 octobre 2014.
23h58
  Je texte la femme a mon père pour savoir si il arrive car c’est de pire en pire. Je suis par terre à gérer chaque contraction en espérant qu’il arrivera à temps.
Papi arrive, prépare les sièges d’autos. A ce moment, la douleur est rendu forte a chaque contraction, je suis convaincue que c’est le vraie travail maintenant. Il y a un moment où je sent la pression a chaque contraction alors que nous sommes en chemin et j’ai peur de ne pas arriver a temps.
On débarque a l’hôpital, papi me reconduit au poste des infirmières rapidement. Dés mon arrivée, l’infirmière me reconnais suite a mon appel et voyant l’intensité des contractions, elle me demande si ca pousse..
0h40
L’infirmière m’aide a me déshabiller entre les contractions. Elle est patiente, attentive, une perle. La lumière est tamisé.
On vérifie mon col : 8+, effacé complètement, tête fixé.
Elle me dit qu’elle pense que je pourrai rapidement pousser. Je dit que je ne veux pas, que mon conjoint doit arriver. J’ai peur d’accoucher seule. Elle me rassure qu’elle et l’autre infirmière (étudiante) restent avec moi en tout temps. Elle s’informe de Charlotte, c’est une drôle de coïncidence car elle et l’étudiante sont chacune mamans de respectivement 3 et 4 filles alors que j’attends ma troisième fille.
0h45
On écoute le cœur du bébé et elle me pose quelques questions importantes comme les allergies, mais informe son étudiante que le reste ira après..
Elle me demande si je veut essayer une autre position, je refuse. Je savoure chaque répit de 30-40 secondes sans contractions pour reprendre mon énergie. C’est la première fois que j’ai un temps sans douleur entre chaque contraction en trois accouchements. Ces quelques secondes me permettent de rester plus zen.
Mon col est complet.
0h55
 Il arrive enfin!!! Je souffre, les contractions sont puissantes, les positions inconfortables, j’ai le besoin d’ouvrir les jambes, mon corps est presque prêt a pousser…J’ai tellement mal.
On me dit que la gyneco arrive bientôt, que ca va aller.
Arrivé de la gynécologue. On crève les eaux en me disant que des que c’est crevé, je peut pousser quand je veut.
La perspective de crever les eaux me remotive, elle sera bientôt là.
La douleur est intense, je glisse mes mains pour sentir sa progression pour m’encourager en me rappelant que cette douleur signifie son arrivée.
Première poussé, je ne sent pas encore sa tête. Encore un peu. Sa tête se fait un chemin. Je peux la sentir avec mes mains. J’ai mal mais elle sera la.
La gyneco me dit qu’a la prochaine poussée, sa tête sortira complètement. Elle me conseille d’attendre la prochaine contraction pour être plus efficace.
Un cri de douleur m’échappe, et je suis prête.
Je pousse, sa tête, puis ses épaules passent. Elle est sur moi, elle crache les sécrétions d’un coup, on n’as même pas besoin de pompe.
1h05 : Elle est dans mes bras.
Le bébé le plus calme de l’univers, elle se colle sans pleurer sur moi.
Ma petite princesse!! L’infirmière viens même vérifier qu’elle respire tant elle est calme.
Trop de sang. On me masse l’utérus, on m’installe un soluté pour tenter de ralentir les saignements. Je me rends pas vraiment compte du sang, je veut juste que les massages arrêtent pour profiter de mon bébé.
Je ne supporte plus la douleur, c’est horrible.
Finalement, on réussit a maîtriser les saignements et je peut profiter de la découverte de mon bébé.
Elle est magnifique, calme, douce.. Ma petite poupée d’amour…





Bébé joue :Les 8-10 mois

Découvrir les objets qui l’entoure
Créer un panier de trésors avec des objets de votre environnement: Tasse à mesurer, brosse…
Présenter 3 ou 4 objets dans un panier, laissez-le explorer.

Se découvrirInstaller un grand miroir sécuritaire dans sa surface de jeu, à sa hauteur ou un peu plus haut.

Se déplacer
Après quelques semaines à ramper, bébé est souvent très habile… pour un bébé sur le point de faire du quatre pattes ou qui en fait déjà, un parcours est tout indiqué. Un coussin d’allaitement, les coussins d’une chaise, un rouleau en carton.. des obstacles simples pour passer dessus..
Je place bébé d’un côté des obstacle et me place de l’autre côté et l’encourage.

Les coucous
Variez les coucous, avec les mains, une couverture, un mur…

Être porté/témoin des activités des grands
La place d’un bébé de 8-10 mois continue d’être également au creux du dos de maman, témoin des activités quotidiennes.  Ma cocotte ADORE observer les jeux actifs des grands..

Premières imitations
Certains bébés vont commencer à imiter des gestes comme bye bye, le bruit de bec, des bravos..
On peut introduire 1-2 mots de langages des signes de bébé tranquillement. 
Jouets 
– quelque chose qui roule
– quelque chose pour mettre dedans
– quelque chose qui fait du bruit
Une balle de tennis et un pot de compote de pommes vide en plastique sont parfaits pour jouer à mettre dedans et ôter. La balle qui roule motiveras aussi bébé à ramper. 
Une rôtissoire ou un bol en aluminium apporteras une dimension sonore à la balle qui y est déposé.
Un contenant solide et bien fermé remplis de riz peut servir d’instrument de musique.
Premières comptines
Bébé aimera beaucoup les comptines interactives incluant des gestes..

Comptine classique, faire les gestes avec les mains

Pic Pic pic
Roule roule roule
tappe tappe tappe

En l’air !!

Version raccourcis de bateau sur l’eau.
Bateau sur l’eau, la rivière la rivière…
Bateau sur l’eau.. et SPLOUSH!!

J’installe bébé sur mes genoux, face à moi en chantant et a sploush je la fait tomber entre mes jambes 🙂

Le furet des bois jolie
Il court, il court le furet, 
le furet des bois mesdames
il court il court le furet
le furet des bois jolies…

En faisant courir mes doigts sur elle…