Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Month: August 2018

Routine d’une journée dans un milieu familial non-traditionnel

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Je me définis comme un milieu plus alternatif que traditionnel, ici il n’y a pas de thématique mensuel entres autres.

On me demande souvent: “Ok, mais à quoi ça ressemble la routine d’une journée chez toi ?”  J’ai décidé de faire donc un exemple d’une routine d’un jour. J’ai mis des heures pour que ce soit plus facile a suivre que juste écrire “un moment donné”, mais disons que les heures exactes peuvent varier grandement.

7h30-9h50: Projet du jour / Jeu libre

Les enfants arrivent graduellement. Souvent le matin, c’est un moment parfait pour les projets (faire des semis, réaménager la cour (!!), un bricolage, etc.). De temps en temps, je vais préparer un grand bac sensoriel commun (eau + glaçons , eau + fleurs, pailles de pâques, jouets à nettoyer dans de l’eau savonneuse, riz, etc.) sur le plancher de la cuisine, dans lequel ils vont se précipiter pour jouer en arrivant. D’autres fois, ça va être des carottes sur la table et des couteaux de bois, une réalisation artistique de groupe déjà entamé à faire librement, un parcours moteur, une chasse aux trésors, créer des olympiades ou une cabane sous la table. Quand il y a des travaux de construction dans le quartier, on va se déplacer pour aller les voir. Sinon, c’est simplement des jeux libres dans la salle de jeu / cuisine / corridor ou dehors en fonction de la température.

Les enfants jouent ensemble, ou séparément. Parfois, un enfant va peinturer alors que les autres vont lire des livres, ou jouer a la famille.

Parfois ils proposent, parfois je propose; l’objectif d’un projet proposé par l’adulte est toujours de les aider à acquérir de nouvelles habiletés, des outils leur permettant ensuite de créer ensuite leurs propres projets avec ces connaissances. Apprendre à découper, coller, peinturer, régler un conflit, construire, etc., pour que si l’enfant a envie de faire un déguisement de lion, il ait les outils pour y arriver (ou on l’accompagne en lui donnant au besoin, le cas échéant.) Les projets sont aussi guidés par les saisons. Souvent, à l’automne, on va prendre une longue marche pour ramasser des trésors (cocottes, etc.).  Le rôle de l’adulte, dans le projet, est un rôle de soutien: on aide l’enfant à trouver des solutions, à se servir du matériel, etc. Beaucoup d’observation aide a proposer les bonnes opportunités au bon moment a chaque enfant.

 

Aussi, mes projets sont énoncées au JE.

Je souhaite faire de la sauce à spaghettis, qui aimerais aider? ”

“J’aimerais essayer ce bricolage, qu’en pensez-vous?”

Les projets sont sincères, destinés à un objectif(s’amuser simplement parfois  aussi!)

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10h: Collation 

Après la routine habituelle (laver les mains, etc.), les enfants mangent une collation: principalement des fruits frais. Ils discutent de sujets variés, on fait un retour sur leur matin, ce qu’ils aimeraient faire ensuite… On introduit parfois une lettre de Léon (programme d’habileté sociale) et les activités qui en découlent.

10h30-11h30: Jouer, jouer, jouer, bouger et lire.

Une fois tout le monde bien propre, on recommence a joué. Je m’installe dans le fauteuil (ou la chaise berçante si on est dehors), je lis des livres (anglais et français). La majorité du temps, un peu avant le dîner, je vais proposer un jeu actif comme jour/nuit, courir autour de la table et statue, du yoga, des exercices, l’ogre, cache-cache, un “party” de danse etc. Dépenser notre énergie une dernière fois avant de tomber dans une routine plus relaxante.

11h30: La préparation du dîner

Nous mangeons toujours végétarien les dîners bien que nous ne soyons pas vegan a 100%.  Les dîners sont généralement assez simples: protéines (légumineuses en majorité, je n’achète pas de produits végétariens pré fait, question de goût.), légumes ++, féculent…

Par exemple: ces derniers jours nous avons mangé: roulé de patate douce + pois chiches avec légumes poêlés, tomates, haricots noirs et courgettes aux fines herbes fraîches sur couscous de blé entier.  Les enfants m’aident parfois, parfois ils continuent leurs jeux.

On fait un ramassage général des pièces utilisées avant de dîner, se lave les mains, etc.

12h: Le dîner

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On mange, on discute, on rit. On parle de nos plans pour la sieste (Alice est la seule a dormir haha, les enfants vont choisir ce qu’ils prévoient pour le moment de relaxation ou j’endors Alice, un bac de bricolage sur la table, jouer dans le salon doucement, parfois Charlotte est fatiguée elle va demander a se faire bercer elle aussi.)

12h30: On ramasse la cuisine

Les enfants vont parfois laver leur assiette seuls, parfois je vais le faire. Les enfants ont leur petite responsabilité qu’ils peuvent choisir de temps en temps. Une fois la cuisine ramassée, on va souvent lire une autre histoire, puis chacun va s’installer pour la relaxation. Une fois Alice endormie, ça va varier entre m’aider dans ce que je fais ou continuer à jouer.

14h-15h: Réveil, jeux

Très très souvent, la relaxation va apporter de nouveaux projets. En jouant seul, les enfants réfléchissent plus qu’on le pense, c’est leur façon a eux d’organiser leurs pensées. Donc on va jouer, parfois faire un bricolage, en attendant 15h pour manger la collation.

15h: Collation

On mange, on fait un retour sur la journée… Généralement des fruits, parfois du gruau, des boules d’énergie, etc..

15h30-17h: Un peu de tout

Jeux extérieurs, jeux libres, finition des projets, cahiers d’activités, chansons… C’est une période qui varie énormément en fonction de l’énergie de chacun et de leurs envies. On peut jouer dehors encore, lire de nouvelles histoires, colorier, faire des fiches d’activités, chanter nos chansons préférées (normalement ou en s’amusant a faire différentes voix). On s’ajuste selon chacun.

Je trouve ça beau et fascinant les observer jouer librement….

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Четвъртък, 30 март 2017 г.

"Et à ce moment où tu fais suffisamment confiance à ton bébé pour le laisser expérimenter, prendre des risques; tu lui donne le pouvoir de t'émerveiller." Alice – 12 mois – et la planche d'équilibre

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Сряда, 8 ноември 2017 г.

 

Alice, 16 mois. De la terre, des cuillères.On était en train de faire nos semis et Alice voulait participer et essayait de fouiller dans le sac de terre. Papa lui as donné un bol, de la terre, deux cuillères, et la voici partit sur une séquence qu'elle s'est créer. Plusieurs minutes de jeu par elle-même.Je trouve ça particulièrement beau.#slowtoute #minimaliste #simplicityparenting #mamanalamaison #maman #dirtykidsarethehappiest

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Четвъртък, 12 април 2018 г.

Il fait -35, on ne peut sortir que quelques minutes dehors et ça me rappelle ce vidéo que j'aime beaucoup… J'aime marcher dans la pluie d'automne avec les enfants. J'aime le son des petits pieds dans l'eau, les gouttes qui tombent doucement sur le plastique protégeant la poussette, la curiosité des enfants se penchant au dessus des égouts et les voir chercher à comprendre pourquoi certaines feuilles coulent et d'autres flottent… J'aime ces petits moments magiques gratuits offerts par la nature où on se laisse surprendre par le début de la pluie avant de sortir en profiter.

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Понеделник, 1 януари 2018 г.

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Ce matin, nous avons passé trois heures dehors à travailler fort dans le but de transformer notre espace sous le toit (normalement vide, utilisé surtout l’hiver) en espace “restaurant et terrasse”. Cette idée nous est venue ce matin en jouant dehors. La maisonnette et tout le reste étaient éparpillés partout dans la cour à la base. Les enfants ont proposé des aménagements, par exemple de faire des tables avec les bacs et d’ajouter un stationnement. Ils ont réfléchi à leurs expériences passées, ont ce que signifiait “un restaurant” pour eux, et se sont servis de leurs connaissances pour trouver des idées. Ils ont travaillé en équipe pour transporter des objets lourds ou gros de façon sécuritaire. Ils ont cherché une idée pour écrire le menu, et ont pensé aux craies. Ils ont fait des jeux de rôles en s’attribuant des rôles dans et autour du restaurant. Ils ont décidés de la meilleure façon d’utiliser la boite aux lettres. À la collation, inspirés par nos jeux du matin, nous avons discuté du nom du restaurant et du menu. Ils se sont approprié l’espace, sont allés par eux-mêmes ranger les véhicules dans le “stationnement” lors des jeux extérieurs cette après-midi. Ils ont proposés que je scie de minces rondelles de bois demain pour faire de la nourriture, quelle bonne idée !

Épurer pour mieux jouer, mon cheminement.

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J’avais envie de discuter avec vous du cheminement qu’on peut vivre lorsqu’on réduit grandement la quantité offerte de jouets à nos enfants. Comment est-ce qu’on arrive à minimiser la quantité de jouets offerts?

Je vais vous confier un secret: avant d’avoir ce mode de pensée, j’étais tout le contraire.

Il y a plusieurs années, j’étais convaincue que mes enfants avaient besoin de plus, toujours plus. Des jouets les plus éducatifs. Des jouets les plus bruyants, lumineux, stimulants. Je tripais quand je réussissais à mettre la main sur un Vtech qui faisait plein d’affaires.

L’erreur principale que je faisais a ce moment? Croire ce que les fabricants, l’industrie nous laissait croire. Ton bébé a besoin d’une machine complexe qui fait du bruit pour apprendre à mettre dedans. Croire que plus un jouet est animé, plus il a de fonctions, plus il permet le développement de bébé.

Je faisais l’erreur, à cette époque, de négliger le fait que l’enfant est le principal agent de son développement. Qu’expérimenter, vraiment librement, plutôt que de devoir se limiter a des schémas imposés par les jouets, était la meilleure façon de se développer.

Ma première (fausse) étape: Le passage aux jouets de bois et éducatifs.

Un jour, j’ai ramassé tout mon plastique, et j’ai fait une annonce sur kijiji: gros lot de jouets à donner. J’ai donné l’exerciseur, en même temps. À cette période, mes lectures sur les pédagogies alternatives m’avaient conduite vers les jouets en bois, et les jouets dits éducatifs.

Voici donc ma salle de jeu, pour DEUX enfants à cette époque… Tout bien classé, il y avait de tout !! Du matériel de manipulation, de bricolage, faire semblant, sport, etc..

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Le problème de cette période ? Je n’avais pas encore compris que peu était parfois mieux. J’ai eu envie d’avoir tous les jouets. Un jouet pour mettre dedans (mais en bois!), un jouet pour compter, un autre pour…. Un jouet par intention de jeu, par objectif d’apprentissage.

Certaines personnes trouveront cette quantité de jouets très acceptable, et c’est correct. C’est vraiment beau en photo, tout rangé, mais au quotidien, c’était très différent :p  j’avais un garde-robe plein en plus de tout ça…

La première phase

La première fois que j’ai voulu épurer, j’ai simplement réduit la quantité pour chaque catégorie d’objets. Moins de barbies, moins de ci ou de ça. Rejeter les doublons. J’ai fini de retirer les jouets à batteries ou en plastique. J’ai mis plus de jouets dans le garde-robe et beaucoup moins dans la salle de jeu en libre-accès. En isolant les jouets, je gardais accès aux jouets avec toutes ces belles promesses de stimulation, tout en offrant une ambiance plus épurée aux enfants.

J’ai donc observé mes enfants, et j’ai remarqué chez eux les caractéristiques donc on parlait dans le livre qui m’avait inspiré: Simplicity parenting.

Ils jouaient plus longtemps. Ils se chicanaient moins. Et a ma grande surprise: ils se développaient tout aussi bien, en fait, ils ont connu des bonds au niveau de leur développement dans cette période la.

La deuxième phase
Nous avons acheté notre maison, et en déménageant, j’ai vite constaté qu’on avait vraiment trop de jouets. J’ai serré une grande partie au sous-sol. Un jour, j’ai ouvert les portes du garde-robe, et je me suis vraiment demandé, a quoi servaient ces jouets ?? Mon bébé apprenait a mettre dedans, même si le jouet pour mettre dedans était serré.

Je dois l’admettre ici: je suis privilégiée. J’ai étudié en développement de l’enfant, je peux vous pondre un plan de stimulation complet de toutes les sphères avec une branche et trois roches. Mais savez-vous quoi ? Je n’en ai pas besoin, la plupart du temps. Parce que mes enfants semblent savoir de façon innée ce dont ils ont besoin.

Que ce soit un jouet adapté ou une roche et un bol, le bébé va prendre ce qu’il a devant lui pour mettre devant. L’enfant va compter les roches, ses sous ou les jolis oursons à compter. Peu importe.

Nos enfants ont tout ce qu’il faut en eux pour se développer, ils ont surtout besoin d’un adulte présent et intéressé. Et ces jouets en trop sont un obstacle bien souvent. Ils nous volent du temps donc nos enfants ont besoin, alors qu’on les lave, range, et range encore…

J’ai constaté que oui, les jouets devant moi dans mes armoires étaient merveilleux, éducatifs, etc., mais que tant qu’on les laissait ici, loin des mains d’enfants, ils ne pouvaient pas accomplir leur mission. Je les ai tous donnés, pour qu’ils puissent servir à des enfants qui en avaient besoin.

J’ai constaté que beaucoup de jouets dits éducatifs étaient peu intéressants pour les enfants. Qu’ils y jouaient pour nous faire plaisir, davantage a la recherche d’une connexion avec nous que de ce jeu-là en particulier.

La troisième phase
Et dans les mois, années suivantes, chaque jour que mes enfants évoluaient, j’ai appris à me détacher des jouets. J’ai constaté leurs apprentissages, connecté avec leur monde. J’ai appris à les connaître. J’ai presque vidé mon rangement au sous-sol au complet, ne gardant que les jouets visant des âges variés ou des compétences vraiment ciblés ET amusant. Je n’ai pas gardé les jouets “bonne conscience”, comme les dizaines de jeux de société auquel on ne jouait pas, j’ai choisi de garder nos préférés.

En faisant mes choix, je modelais l’identité de notre famille. Nous voilà, nous sommes une famille qui aime jouer aux cartes, partir en promenade, lire des histoires…

J’ai fait la même chose avec les livres. J’ai gardé ceux qui signifiaient quelque chose pour notre famille, qui deviendraient les souvenirs de mes filles devenus adultes, ainsi que des livres utiles de références qu’on aime consulter. Et les autres, je les ai laissé partir… Pour le reste, nous allons a la bibliothèque…

J’ai laissé partir les jouets qui ne nous rejoignaient pas, qui ne suscitaient pas l’envie de jouer. Qui ne donnadonn pas envie à mes enfants de partir quelques heures dans un monde inventé.
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La quatrième phase: l’équilibreIMG_7768.jpg
J’ai maintenant, plus de jouets qu’a la phase 3. En fait, une fois toutes ces étapes franchies, j’ai l’impression d’avoir retrouvé l’équilibre. Nous avons moins de jouets que la majorité des gens, mais suffisamment de ceux qui intéressent nos enfants.  J’ai des jouets en bois géniaux, pis j’ai des jouets en plastiques qui rendent mes enfants heureux. Leur jouet préféré reste les tissus de soie d’ailleurs 😛

Ce n’est pas tant la quantité, la qualité, que la relation qu’on a avec ceux-ci.

J’ai une quantité de jouets qui nous convient.

Qui se range assez rapidement pour nous.

Qui permet à mes enfants de rester concentré sur leur jeu, sans papillonner d’un à l’autre.

Qui leur permet d’être disponibles pour jouer joyeusement (parfois, après la période de Noël, quand la quantité de jouets augmente un peu trop, je vois des comportements réapparaître, ils jouent moins, sont plus agités, etc.).

Aucun jouet n’est plus extraordinaire que l’enfant qui l’utilise. Je sais qu’ils ne sont qu’un outil, et non pas le moteur. Le moteur de ses apprentissages reste mon enfant.

Si vous avez envie d’en jaser, je vous invite sur mon groupe facebook: Épurer pour mieux jouer, vie de famille simplifiée 

 

 

Repenser la stimulation au quotidien / Slow life et simplicité, une réponse naturelle aux besoins de l’enfant

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Je lis souvent, les parents, éducatrices, épuisées de leurs journées à force de ne jamais arrêter, et je voulais vous dire qu’il existe une autre façon de faire…

(…)

On a parfois l’impression que pour pouvoir combler tous les besoins des enfants, il faut absolument vivre dans un tourbillon constant, où l’adulte se place en tant qu’animateur de foule toujours prêt à offrir plus.

Plus de choix, plus de jouets, plus d’activités, plus d’animations, puis plus de décorations et ça ne finit plus. Le parent ou l’éducateur est souvent épuisé ou stressé à la fin de sa journée et l’enfant réagit à sa façon (souvent avec des comportements “négatifs”) à ce surplus de stimulis..

Il existe une alternative. Et si intégrer plus de lenteur et de simplicité dans nos journées était la réponse?

-Et si offrir moins avait du sens?-

Les enfants sont facilement émerveillées, et on peut avoir l’impression que c’est un signe qu’on doit constamment offrir de quoi les intéresser. Alors que si les enfants sont facilement émerveillés, intéressés, c’est plutôt le signe clair que peu est suffisant.

En fait, beaucoup de gens vous diraient même que peu, c’est mieux. Quand on offre un peu moins, moins de jouets, moins de “colle ici, dessine par là”, ce qui se produit c’est que l’enfant reprend sa place d’explorateur. Plutôt que de passer d’un jeu à l’autre de façon superficielle, il explore de différentes façons les mêmes blocs; les empiler, les faire tomber dans un bac de métal ou sur le plancher, les cacher, les emballer, les transporter dans ses mains ou un sac, etc…

Lorsqu’on offre moins, ça répond aussi au besoin de sécurité de l’enfant. Il se créer des repères, des habitudes, et ainsi il a l’impression de savoir davantage à quoi s’attendre. Moins de jouets oui, mais ça peut être aussi de varier un peu moins souvent les chansons qu’on chante, et laisser l’enfant se les approprier davantage. Au lieu de chercher sur Pinterest de nouvelles chansons, on peut simplement intégrer une chanson qu’on a entendu X et sa maman chanter lorsqu’on fera la ronde. Quel fierté et bonheur pour lui de reconnaître une partie de ce qui représente son quotidien avec maman, au service de garde…

La répétition est une clé pour l’enfant, c’est ce qui lui permet de vraiment saisir le monde qui l’entoure…

– Le temps n’a pas à passer vite –

Pour pouvoir explorer davantage, l’enfant a besoin de temps et d’un adulte qui ne considère pas qu’il “perd son temps” quand il utilise son énergie à une observation ou un jeu qui peut sembler ‘inutile”. Un adulte prêt à ralentir le rythme plutôt que d’imposer le sien à l’enfant. Prêt à oublier toutes ces croyances adultes sur “l’efficacité” quelques heures par jour…

Le “slow toute”, c’est refuser de se dire ‘je vais le faire ça va être plus rapide” quand l’enfant observe et semble intéressé à essayer. C’est prendre le temps, simplement, et accorder de la valeur aux intérêts de l’enfant. Ça peut être aussi d’attendre le bon moment avant de parler à un bébé concentré sur son jeu. Plutôt que d’interrompre son focus, on attendra une invitation comme un regard vers nous pour commenter ce qu’il fait.

– Offrir la bonne chose au bon moment –

Plutôt que d’être guidé par un thème fixe, je choisis d’être guidée par un intérêt sincère envers les enfants. En observant les enfants, en portant attention à leurs périodes sensibles d’apprentissage et en reconnaissant la valeur de “l’ordinaire”. Passer le balai seul sous sa place après avoir fait une activité salissante est aussi valable que n’importe quelle activité. Jouer dehors, trier les roches, sauter par dessus, passer en dessous, ce n’est pas “que” jouer dehors, et ça ne devrait pas être hiérarchisé moins important que tracer une ligne, au contraire.

L’enfant n’a pas besoin d’un monde de merveilles superficielles, le quotidien et ce qui l’entoure sont déjà merveilleux pour lui. Laissons les enfants s’émerveiller de ce qui est plutôt que de chercher à trouver mieux…

– Intégrer ces principes à la réalité –

Certains liront ceci et imagineront un monde de licornes et papillons où il n’y a pas les stress et contraintes habituels d’un service de garde. C’est faux, ici aussi on gère des pleurs de dents qui percent, des bébés qui s’ennuient de leurs parents et des 3 ans qui apprennent à partager difficilement: la différence c’est qu’on refuse de s’ajouter le stress que ça “brise” notre routine. Quand l’enfant pleure à 10h, c’est quelque chose d’important à gérer, et non un obstacle à faire l’activité à la mode sur Pinterest. Juste ça, ce changement de mindset permets d’être plus en accompagnement plutôt que de voir l’enfant comme un “dérangement” à l’ordre établi.

On prends alors le temps pour vrai, de régler chaque chose de la meilleure façon possible, car ça, c’est notre priorité.

On reconnaît qu’être bien, émotionnellement, physiquement, en sécurité, c’est ça la vraie base d’un développement sain. Ce n’est pas savoir tracer un A à deux ans. C’est plutôt savoir que le monde est bon, que nos besoins sont importants et que ce qui nous intéresse est valable.

De quoi ont besoin les enfants au préscolaire? 

D’avoir acquis des connaissances (sur soi-même, et le monde qui nous entoure) et compétences de base (gérer ses émotions, régler un conflit autant qu’utiliser son corps entier de différentes façons, reconnaître des odeurs, soulever… ). C’est ainsi que l’enfant naturellement va s’ouvrir au monde avec une curiosité, qui deviendra le moteur pour le motiver à apprendre et découvrir le monde qui l’entoure. C’est au travers de grandes périodes de jeu libres que l’enfant acquiert la plupart de ses compétences.

– Offrir moins n’as pas à égaler offrir rien-

Parfois, on a l’impression que choisir la simplicité c’est se contenter de regarder les fourmis 12 heures par jour, mais c’est bien tout le contraire… Si on aime réellement et notre groupe aussi faire de gros bricolages, alors on en fait. Pareille pour toutes les activités, la simplicité n’est pas un jugement sur ce qui est “bon” ou pas.

En fait, offrir moins c’est justement en arriver à avoir plus de temps pour faire plus de ce qu’on aime, de ce qui a du sens.

(……)

(…..)

8h30: mardi matin. Un bébé (plus fatigué ces jours-ci ) s’est endormi en portage dans mon dos, un autre joue par terre à mettre des blocs dans un bol de métal. Toc, Toc, les blocs résonnent au fond du bol, motivant l’enfant à recommencer pendant plusieurs minutes. Je l’observe, attendant une invitation tel un regard vers moi pour commenter ce qu’il fait. En attendant, je prends une note mentale de son intérêt du moment.

11h30: Je prépare le dîner quand une petite fille de 2 ans cherche à attirer mon attention. Je lui détaille ce que je prépare et l’invite à m’aider. Elle grimpe sur une chaise et m’aide à brasser un délicieux curry au lait de coco. Les odeurs sont magnifiques.

(….)

Bref.

Préparer une tourtière de millet et saisir l’occasion de pratiquer le mouvement de “rouler” avec le rouleau à pâte. Simplement.

 

Je lit souvent, les parents, éducatrices, épuisées de leurs journées à force de ne jamais arrêter, et je voulais vous dire qu'il existe une autre façon de faire…(…)Repenser la stimulation au quotidien / Slow life et simplicité, une réponse naturelle aux besoins de l'enfant.On a parfois l'impression que pour pouvoir combler tout les besoins des enfants, il faut absolument vivre dans un tourbillon constant, où l'adulte se place en tant qu'animateur de foule toujours prêt à offrir plus.Plus de choix, plus de jouets, plus d'activités, plus d'animations, puis plus de décorations et ça ne finit plus. Le parent ou l'éducateur est souvent épuisé ou stressé à la fin de sa journée et l'enfant réagit à sa façon (souvent avec des comportements "négatifs") à ce surplus de stimulis.. Il existe une alternative. Et si intégrer plus de lenteur et de simplicité dans nos journées était la réponse? -Et si offrir moins faisait du sens?-Les enfants sont facilement émerveillées, et on peut avoir l'impression que c'est un signe qu'on doit constamment offrir de quoi les intéresser. Alors que si les enfants sont facilement émerveillés, intéressés, c'est plutôt le signe clair que peu est suffisant.En fait, beaucoup de gens vous diraient même que peu, c'est mieux. Quand on offre un peu moins, moins de jouets, moins de "colle ici, dessine par là", ce qui se produit c'est que l'enfant reprends sa place d'explorateurs. Plutôt que de passer d'un jeu à l'autre de façon superficielle, il explore de différentes façons les mêmes blocs; les empiler, les faire tomber dans un bac de métal ou sur le plancher, les cacher, les emballer, les transporter dans ses mains ou un sac, etc… Lorsqu'on offre moins, ça réponds aussi au besoin de sécurité de l'enfant. Il se créer des repères, des habitudes, et ainsi il a l'impression de savoir davantage à quoi s'attendre. Moins de jouets oui, mais ça peut être aussi de varier un peu moins souvent les chansons qu'on chante, et laisser l'enfant se les approprier davantage. Au lieu de chercher sur Pinterest de nouvelles chansons, on peut simplement intégrer une chanson qu'on a entendu X et sa maman chanté lorsqu'on fera la ronde. Quel fierté et bonheur pour lui de reconnaître une partie de ce qui représente son quotidien avec maman, au service de garde…La répétition est une clé pour l'enfant, c'est ce qui lui permets de vraiment saisir le monde qui l'entoure… – Le temps n'as pas à passer vite -Pour pouvoir explorer davantage, l'enfant a besoin de temps et d'un adulte qui ne considère pas qu'il "perds son temps" quand il utilise son énergie à une observation ou un jeu qui peut sembler 'inutile". Un adulte prêt à ralentir le rythme plutôt que d'imposer le sien à l'enfant. À oublier toutes ces croyances adultes sur "l'efficacité" quelques heures par jour…Le "slow toute", c'est refuser de se dire 'je vais le faire ça va être plus rapide" quand l'enfant observe et semble intéressé à essayer. C'est prendre le temps, simplement et accorder de la valeur aux intérêts de l'enfant. Ça peut être aussi d'attendre le bon moment avant de parler à un bébé concentré sur son jeu. Plutôt que d'interrompre son focus, on attendra une invitation comme un regard vers nous pour commenter ce qu'il fait.- Offrir la bonne chose au bon moment -Plutôt que d'être guidé par un thème fixe, je choisit d'être guidée par un intérêt sincère envers les enfants. En observant les enfants, en portant attention à leurs périodes sensibles d'apprentissage et en reconnaissant la valeur de "l'ordinaire". Passer le balais seul sous sa place après avoir fait une activité salissante est aussi valable que n'importe quelle activitée. Jouer dehors, trier les roches, sauter par dessus, passer en dessous, ce n'est pas "que" jouer dehors, et ça ne devrait pas être hiérarchisé moins important que tracer une ligne, au contraire. L'enfant n'as pas besoin d'un monde de merveilles superficielles, le quotidien et ce qui l'entoure est déjà merveilleux pour lui. Laissons les enfants s'émerveiller de ce qui est plutôt que de chercher à trouver mieux…- Intégrer ces principes à la réalité -Certains liront ceci et imagineront un monde de licornes et papillons où il n'y a pas les stress et contraintes habituels d'un service de garde. C'est faux, ici aussi on gère des pleurs de dents qui percent, des bébés qui s'ennuient de leurs parents et des 3 ans qui apprennent à partager difficilement: la différence c'est qu'on refuse de s'ajouter le stress que ça "brise" notre routine. Quand l'enfant pleure à 10h, c'est quelque chose d'important à gérer, et non un obstacle à faire l'activité à la mode sur Pinterest. Juste ça, ce changement de mindset permets d'être plus en accompagnement plutôt que de voir l'enfant comme un "dérangement" à l'ordre établis.On prends alors le temps pour vraie, de régler chaque chose de la meilleure façon possible car ça, c'est notre priorité. On reconnaît qu'être bien, émotionnellement, physiquement, en sécurité, c'est ça la vraie base d'un développement sain. C'est pas savoir tracer un A à deux ans. C'est plutôt savoir que le monde est bon, que nos besoins sont importants et que ce qui nous intéresse est valable. De quoi ont besoins les enfants au préscolaire? D'avoir acquis des connaissances (sur soi-même, et le monde qui nous entoure) et compétences de base (gérer ses émotions, régler un conflit autant qu'utiliser son corps entiers de différentes façons, reconnaître des odeurs, soulever… ). C'est ainsi, que l'enfant naturellement va s'ouvrir au monde avec une curiosité, qui deviendra le moteur pour le motiver à apprendre et découvrir le monde qui l'entoure.- Offrir moins n'as pas à égaler offrir rien-Parfois, on a l'impression que choisir la simplicité c'est d'obliger à se contenter de regarder les fourmis 12 heures par jour mais c'est bien tout le contraire… Si on aime réellement et notre groupe aussi faire de gros bricolages, alors on en fait. Pareille pour toutes les activités, la simplicité n'est pas un jugement sur ce qui est "bon" ou pas. En fait, offrir moins c'est justement en arriver à avoir plus de temps pour faire plus de ce qu'on aime, de ce qui as du sens. (……)(…..)8h30: mardi matin. Un bébé (plus fatigué ces jours-ci ) s'est endormit en portage dans mon dos, un autre joue par terre à mettre des blocs dans un bol de métal. Toc, Toc, les blocs résonnent au fond du bol, motivant l'enfant à recommencer pendant plusieurs minutes. Je l'observe, attendant une invitation tel un regard vers moi pour commenter ce qu'il fait. En attendant, je prends une note mentale de son intérêt du moment. 11h30: Je prépare le dîner quand une petite fille de 2 ans cherche à attirer mon attention. Je lui détaille ce que je prépare et l'invite à m'aider. Elle grimpe sur une chaise et m'aide à brasser un délicieux curry au lait de coco. Les odeurs sont magnifiques.(….)Bref.Préparer une tourtière de millet et saisir l'occasion de pratiquer le mouvement de "rouler" avec le rouleau à pâte. Simplement.

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Неделя, 11 март 2018 г.