Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Mois : juillet 2019

3 raisons de ne pas féliciter ses enfants (et quoi faire plutôt)

La semaine dernière, j’ai partagé une tranche de vie sur ma page facebook dans laquelle j’ai précisé que j’avais fait le choix réfléchis de ne pas féliciter ma fille. Ce passage as soulevé beaucoup de questions, et j’ai eu envie de vous en parler plus longuement. Voici dont le post en question, et ensuite je vous explique pourquoi féliciter n’est pas toujours le bon choix, et par quoi remplacer les “bravo!”

“Mais le problème, c’est que… “

C’est un jour d’été, le début des vacances et deux enfants ont joués tout le matin aux legos. En voyant l’heure du repos approché, une enfant commence à s’agiter: Elle veut continuer à jouer encore et encore. Pour pleins de raisons et la logistique, je sais que maintenir la routine est le meilleur choix. Ce qui signifie qu’elle ne pourra pas jouer aux legos pendant 1 heure ou deux, le temps que sa sœur dorme (parce que leurs legos y sont installés).

Je propose des alternatives, j’écoute, je reformule., tentant de comprendre ce qui pourrait rendre la situation acceptable pour tous:

Je valide ses émotions et ce qu’elle souhaite: 
– Hmm… Tu te sent comme ça, tu voudrais cela, et voilà pourquoi…
Je propose d’écrire:
– Et si je notais vos idées de jeux pour que vous puissiez continuer après le repos ?
Je propose un repère visuel: 
– Dès que le minuteur (time timer) sonne, tu peux rejoindre ta sœur.

Elle me regarde et me déclare alors: “ Mais le problème c’est que, j’ai très envie de jouer tout de suite. “ Je réponds : “ Oh, je vois c’est un réel problème.”

Sauf que malgré l’importance que ça as pour elle, et que je comprends tout à fait, ce n’est pas possible. Pour pleins de raisons, c’est le bon choix dans cette situation.

Alors je maintient la consigne, pleine d’empathie mais ferme.

Et alors que mentalement je me questionne sur la tournure que ça prendra. Elle se lève, fâchée… et elle court vers sa chambre. Elle prends sa poupée et la serre dans ses bras.

Je vérifie: “ Si tu le souhaites, tu peux rester dans la chambre pendant que j’endors les petits et je te berce aussi ? “

Elle hoche la tête que non, alors je pars préparer sa sœur pour la routine de la sieste, la laissant un peu seule dans sa chambre.

Et c’est alors que je la voit. Elle traverse le corridor avec sa doudou, son toutou, sa poupée et va s’installer dans le salon pour le repos.

Je danse(et ce n’est pas une expression) dans le corridor de voir que la situation s’est résolu rapidement, facilement. Tout ce qu’on fait, ça porte fruit !!

Sur le coup, j’ai envie d’aller la voir et de la féliciter, mais je sais que ça n’aurait pas le bon effet. Alors je vais dans ma chambre, je prends ma doudou, je vais la voir et j’exagère mes gestes en disant: “Voilà pleins de bisous pour toi dans ma doudou, smack smack smack smack parce que je t’aime. Si tu as besoin de bisous, cette doudou en est pleine !”

Je souris, elle sourit, la connexion est belle et bien rétablis.

cinq minutes pour jouer

3 raisons de ne pas abuser des félicitations comme encouragement

1. Une question de respect / éviter de provoquer une réponse négative

Dans le contexte ci-haut, un “bravo” n’aurait probablement pas reçu l’accueil souhaité. Féliciter quelqu’un qui se montre vulnérable, qui vient en quelque sorte d’accepter notre limite (même sans être d’accord), ça peut être vu comme un manque de respect, comme une moquerie. Selon la personnalité de l’enfant, il est possible que ça lui donne même envie d’agir de façon négative pour venir “prouver” qu’elle n’a pas “céder”.

On peut facilement imaginer qu’après une discussion corsée sur un sujet avec notre conjoint, qu’il nous félicite ensuite de suivre sa ligne de pensée soit mal reçue… Vraiment, pour moi, c’est une position qui demande beaucoup de respect.

Voici la première raison pour laquelle j’ai choisi de valider notre connexion, d’envoyer de l’amour plutôt que d’utiliser les félicitations.

2. L’importance de la motivation intrinsèque

C’est sa fierté, elle lui appartient. Elle est en train d’apprendre que cette façon d’agir est gagnante: elle avait recommencé à jouer joyeusement. Mon objectif comme mère c’est que ses actions soient motivées par ce que ça lui apporte à elle, plutôt que “pour me faire plaisir”. Elle s’est calmée, et l’issu c’est qu’ensuite elle joue, c’est une conséquence logique positive. En félicitant, je porte un jugement. J’ajoute mon opinion sur ces sentiments, je qualifie si c’est bien ou mal.

La motivation intrinsèque, c’est ce qui fait qu’on se comporte bien en tout temps parce qu’on y croit, plutôt que de se comporter bien que pour bien paraître. C’est quelque chose d’important, qui nous sert toute notre vie.

3. La perte de signification des mots surutilisée

En félicitant très fréquemment, le bravo perd de la valeur et de la sincérité. Si nos “wow!” sont la réponse standard a chacun des dessins, le jour ou notre enfant montrera un dessin remarquable, nous n’aurons rien pour le signifier. Rien pour le différencier du lot. Habituer notre enfant a ce que chacun de ses gestes, chacune de ses créations reçoivent des félicitations, c’est diminuer l’impact de ce mot, son poids. C’est pourquoi on doit garder ces mots pour les occasions qui le méritent réellement, pour que ça reste spécial. Je ne crois pas qu’il ne faille jamais féliciter notre enfant, il y a des moments ou il nous éblouira réellement et c’est parfait de le signifier.

Une alternative aux félicitations: Voir et connecter plutôt que qualifier

Notre enfant veut être vu. S’il nous montre tous ces dessins, ses prouesses, c’est souvent qu’il souhaite que nous lui confirmions ce que nous voyons en lui. C’est ainsi qu’il bâtit son image de ce qu’il est, son estime de soi. Aussi, ma façon de féliciter est généralement de souligner ce qu’elle fait pour qu’elle sache que j’en ai conscience, ou de lui exprimer l’effet de ses actions.

Devant un dessin ou un oeuvre d’art:

– Je vais décrire ce que je vois que ce soit les procédés (oh, tu as utilisé beaucoup d’orange, ta couleur préférée!), les progrès ( j’ai l’impression que tes points de couture se sont améliorés, ils sont bien droits !), l’avancée : (“Tu as déjà fait la moitié des étapes de ce bricolage.”) etc. Je vais évidemment lancer des wow pour ceux qui se démarquent réellement, mais je les garde précieusement pour mes vrais préférés.

Devant un comportement :

– Je vais décrire ce que je vois (oh, tu aides ta sœur, c’est attentionné de… ” ce que ça me fait ( j’aime être aidée, je me sens… “), décrire les habiletés, caractéristique que ça démontre (tu t’es montrée débrouillarde, il est arrivé x et tu…)

Avec ces remarques, on laisse à l’enfant la responsabilité d’y apposer un jugement, de faire le lien entre ce qu’il fait et la fierté qui en découle. Plutôt que de donner uniquement le résultat à l’enfant (notre appréciation), on lui donne le chemin qui y mène pour qu’il apprenne à voir ce qu’on voit en lui. Souvent, sans s’en rendre compte, notre bravo empêche notre enfant de voir tout l’éventail des qualités qu’il a. Bravo pour ci, bravo pour ça plutôt que de souligner tantôt sa sensibilité, et plus tard sa curiosité..

Finalement, parfois quand c’est une situation plus délicate, rétablir la connexion simplement suffit. Un geste d’amour, un regard, un toucher, tout simplement.

Plus d’articles sur la “discipline”:
La technique du 10 secondes
Sortir de la dynamique du faire faire / La poussette parapluie
La grande conversation sur les petites soeurs / Faire fâcher les grands
Et si punir davantage n’était pas la solution? / Un enfant de 20 mois qui frappe “sans raison”!!
Un quotidien plus facile : 3 trucs pour le quotidien avec un 18-24mois
Le principe des prérequis comme alternative aux punitions

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Zoé
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Des livres inspirants pour jouer avec nos enfants.

Une de mes sections préférées à la bibliothèque ? La section de livres portant sur les activités pour stimuler les enfants. J’aime les lire, découvrir différentes approches, expérimenter… Je vous en présente ici quelques-uns que j’ai bien aimés, visant les 0- 6 an principalement.

Des livres d’idées d’activités simples et classiques

Ce livre regroupe des activités toutes simples: Des comptines, des expériences à faire vivre à notre bébé. Il existe également sa jumelle: Bébés génies, dont les activités sont un peu plus axé sur le développement cognitif. C’est une bonne base d’idées pour quand on se retrouve avec notre bébé et qu’on a envie de varier notre façon de jouer avec lui. J’aime bien le fait que ce soit des activités qui ne demandent pas vraiment de matériel. Il existe des versions s’adressant à d’autres ages également.

Ce que j’aime bien faire avec ce livre, c’est laisser mes plus grandes y choisir une activité a faire avec leur petit frère.

Un autre classique dans le même style 🙂

Pour découvrir la pédagogie Highscope

Pour aller plus loin que simplement une liste d’activités: ce livre permets de réfléchir au niveau de l’aménagement, de l’horaire, des interventions de l’adulte.. C’est un livre axé sur la pédagogie Highscope dans la tranche d’age 6 mois à 2 ans et demi. J’y ai puisé beaucoup d’inspiration.

Pour s’initier aux activités inspirés de la pédagogie Montessori

J’ai beaucoup apprécié la série de livres Montessori a la maison, dont chacun des livres aborde un thème précis. On y retrouve des idées concrètes d’activités, inspiré de la pédagogie Montessori. Un conte pour les enfants, sur le même thème que les activités, vient avec chaque livre.

Se laisser inspirer par la pédagogie Steiner-Waldorf

Ce livre ci-haut, c’est un de ceux que mes enfants ont préférés. Il est très complet: des activités créatives détaillés étape par étape, des contes a lire, des rituels.. C’est une programmation complète d’un an d’activités axé sur Steiner-waldorf en plus d’explications sur cette pédagogie. C’est vraiment un outil merveilleux !

Ce sont mes préférés, mais il y en as beaucoup d’autres pour tous les goûts. Bonnes lectures !

Le jeu libre est stimulant et éducatif. / Éduquer sans planifications mensuels thématiques


(….)

Un adulte attentif, informé et intéressé/enthousiaste.

C’est ce qui fait la différence selon moi.

Pour certains, il est difficile de comprendre la nuance entre ne pas stimuler les enfants de la façon “traditionnelle” et ne pas stimuler les enfants du tout.

Parfois on va faire l’erreur de penser que croire au jeu libre signifie ne pas accorder d’importance au développement de l’enfant. Quand on ne comprends pas cette façon de faire et la démarche derrière, c’est inquiétant, effrayant. On peut même imaginer qu’on obtient des enfants laissés à eux-mêmes, que c’est la recette qui crée ces enfants qui arrivent en maternelle sans être “prêts”.

C’est bien tout le contraire.

Je vais vous dire ce que moi je vis par rapport au jeu libre.

En laissant les enfants jouer, ils ne cessent de me donner des indices clairs de leurs besoins, de où ils en sont, de leurs intérêts. Ça permet de cibler exactement la bonne période pour introduire quelque chose au moment où ça sera le plus significatif pour l’enfant. Au moment où ça compte, et de la façon dont ça compte.

Pis ben oui, parfois, la bonne réponse que leur jeu m’envoie c’est : non merci, je n’ai besoin de rien. Parfois vaut mieux les laisser jouer, maturer, évoluer, et attendre simplement qu’ils fassent le tour de ces habiletés qu’ils maîtrisent présentement.

Ça peut faire peur au début. On vit dans l’impression que l’enfant doit être en train de se diriger vers l’étape suivante à tout moment. Puis on se rends compte qu’il n’y a pas à avoir peur, la plupart du temps l’enfant a tout ce qu’il faut en lui et dans son environnement pour se développer.

Et s’il a un besoin d’un coup de pouce, un adulte attentif, informé et intéressé pourra accompagner l’enfant. (Ou demander de l’aide, ou mettre des choses en place, ou n’importe quelle autre variable nécessaire.)

Parfois, vu de l’extérieur, on peut avoir l’impression que tout est laissé au hasard.

Je peux vous confirmer qu’il y a énormément de réflexion derrière chacun des aménagements, des opportunités offertes aux enfants. C’est planifié, fait avec intention. C’est une approche dynamique, modulé par les intérêts/envies/choix des enfants.

Choisir de laisser une grande liberté de jeu aux enfants ce n’est pas dire non à tous les jeux “de règles” ou dirigés par l’adulte. C’est simplement cesser de penser que tout ce qui vient de l’adulte a plus de valeur. Revoir la hiérarchie du jeu. Laisser de la place à ce qui part de l’enfant. Proposer plutôt que diriger.

Les résultats sont fascinants.

Évidemment, ça va plus loin. Ça peut être le début vers une nouvelle forme de relation avec l’enfant. Vers un style plus démocratique, bienveillant. Lorsqu’on base la relation sur un sincère intérêt de l’autre. On peut rebondir sur ses acquis, leur permettant de s’enrichir.

Bref, est-ce que je vous ai parlé de mes enfants? Parce qu’ils font des choses magnifiques. Ils démontrent des habiletés qui me surprennent même parfois.

Tout ça est une question d’équilibre, mais j’ai l’impression parfois que plusieurs milieux sont tombées dans le piège du trop. Trop de planification. Trop de règles, de directions. Trop d’informations. Trop de tout au nom de la stimulation. Parce qu’on veut montrer à quel point on tiens au développement de notre enfant et un bricolage ça paraît mieux qu’une photo où notre enfant joue dans la boue avec un bâton.

Ps: on a l’impression qu’encourager le jeu libre c’est se condamner à ne rien faire d’éducatif parce qu’on vit avec cette vieille croyance qu’apprendre est pénible. Mais la plupart des enfants aiment naturellement découper, compter, et tout ces acquis “préscolaire”. Il suffit que le contexte et l’environnement s’y prête, de la bonne façon selon qui ils sont. Parfois ça sera subtil, il faut être attentif pour ne pas manquer ces occasions d’être témoins d’un enfant en plein développement.

Faire ses nuits n’est pas un critère de qualité / En finir avec les caprices d’adulte

Alors qu’on est de sortie avec notre bébé, la question vient rapidement, redondante: “Est-ce qu’il fait ses nuits?” La question se veut intéressée, prévenante, mais la réalité c’est que la réponse pousse parfois notre bébé dans une de ces deux catégories définis par la société:

– le bon bébé
– le bébé difficile ou gâté par ses parents (qui fait des caprices)

Ma réponse personnellement est toujours la même: “Je ne sais pas. Ce n’est pas quelque chose à laquelle j’accorde de l’importance.”

Il y a des bébés qui font rapidement leur nuits, presque par magie, pis il y en a d’autres qui se réveillent pour boire aux demi-heures. Ce n’est pas qu’ils sont défectueux; il y a beaucoup de facteurs qui peuvent l’expliquer (pic de croissance, wonder weeks, surcharge) mais ce qu’il faut retenir c’est que c’est normal. On a l’impression qu’ils dorment tous douze heures en sortant de l’hôpital mais des statistiques montrent que les enfants se réveillent en général quelques fois par nuits jusqu’à 3 ans !

En fait, se réveiller la nuit, c’est même un facteur de protection contre la mort subite du nourrisson.

Le problème avec la notion de caprice, ou de bébé “difficile” c’est que ca sous-entends qu’il faut y remédier. On veut modifier quelque chose de complètement normal pour que ca réponde davantage à notre rythme de vie d’adulte. Laisser pleurer son bébé simplement parce qu’à partir de 4 mois, on décide qu’on souhaite répondre à ses besoins uniquement de 7h à 19h, c’est un caprice d’adulte*.

C’est pas facile avoir un bébé. Il faut accepter de revoir nos attentes, nos priorités pour parvenir à concilier nos besoins aux siens. Le problème d’ailleurs c’est surtout ça : une incompatibilité entre leurs besoins et les nôtres. Quand on change notre façon de penser, qu’on se met en mode solutions en acceptant que c’est la normalité de cette phase de notre vie, ça va déjà un peu mieux. Et les phases finissent toujours par passer.

Je veux vous rappeler que ça vaut la peine ses nuits blanches. Quand on le berce la nuit, on pose les bases de son estime de soi (ce qui est la base de pas mal tout.) Quand on l’allaite trois fois en trois heures, on lui apprends qu’il peut avoir confiance. Il a besoin de lait, il reçoit du lait. Il a besoin de réconfort, il reçoit du réconfort. Son cerveau est libre de stress inutiles, lui laissant la possibilité de se développer pleinement.

Alors oui, j’ai encore mon bébé dans mes bras jour, soir, nuit. Non, il n’est jamais à plus d’un ou deux mètres de ses parents. Un très bon bébé oui, qu’il se réveille aux demi-heures ou pas du tout.

*Laisser pleurer son bébé quand on est épuisé, à bout, incertain de nos réactions ça reste la solution la plus sécuritaire et c’est tout à fait différent. Demandez de l’aide. ♥️

Toutes les façons d’être avec son enfant ne s’équivalent pas, mais ça ne veut pas dire que tu dois être parfaite.

La maternité n’est pas un art que l’on perfectionne jusqu’à en trouver la recette gagnante. J’ai été mère cinq fois, quatre fois j’ai pensé avoir maintenant tout compris jusqu’à ce que le bébé suivant dévoile sa contradiction et fasse voler en éclat tout ce que je pensais savoir.

Ce n’est pas naturel pour certaines d’entre-nous de tolérer une si grande part de variables inconnus. On aimerait bien qu’il existe une liste à cocher : faites ceci et vous serez un bon parent. Au contraire, on fait face à des dizaines de livres qui se contredisent et on espère tomber sur le bon choix… Même quand on sent qu’on a trouvé ce vers quoi on veut aller, on se rends compte qu’il y a tout un travail à faire sur soi pour laisser aller de vieux réflexes, de vieilles croyances imprégnés en nous..

Parfois on as l’impression que notre parentalité c’est une mise en scène. Comme s’il suffisait de sélectionner les bon dialogues et la bonne pédagogie pour obtenir à la fin un enfant qui suscite les applaudissements de la foule sous le charme. Et encore là, ça dépend de quel foule parce chacun a son idée bien précise sur ce que nos enfants devraient être.

C’est qu’on as envie que tout soit beau, tout soit parfait en tout temps jusqu’au moindre détail. Pis c’est pas nécessairement négatif, vouloir évoluer dans sa parentalité et aller vers des pratiques alternatives, c’est bon pour notre famille.

Le seul problème c’est qu’il est possible qu’au milieu de ton scénario, les petits humains / acteurs de ta vie ne réagissent pas comme prévu.. Tu peux passer des mois à tout planifier, des années même à choisir les bonnes façons de faire, et ça se peut que ça ne marche pas comme dans tes attentes.

Les attentes.
Oh ces fameuses attentes-là.
Je parle de l’enfant rêvé, du parent rêvé que tu voulais être ou voir ton conjoint être. De l’accouchement rêvé. De la grossesse rêvé.

De là l’escalade vers la remise en question, le doute, le suis-je assez ou pas? Devrais-je tout changer?

(…)

Il n’y a pas de mère parfaite mais les erreurs de la mère suffisamment bonnes sont une source d’apprentissage pour elle, ses enfants. C’est sain pour eux de la voir s’excuser, progresser.. Bien sûr qu’il y a un minimum, je ne crois pas que toutes les façons de faire s’équivalent. Mais les difficultés, les rechutes, les mauvaises journées sont normales. C’est un cheminement et tu va y arriver.

Tu n’as pas à être une mère parfaite parce que ce n’est pas ce dont ton enfant a besoin.