Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Mois : novembre 2019

Suggestions cadeaux 1-10 ans par Zoé L-Sirois de Cinq minutes pour jouer.

Voici mes suggestions cadeaux pour 2019, choisis avec mon expérience de maman de cinq et mon amour des jouets.

Mes critères pour choisir un jouet sont généralement ceux-ci: sans batteries, pertinent pour l’enfant, amusant. Bien que beaucoup des jouets sont inspirés des critères des pédagogies alternatives, vous trouverez également des classiques.

1-3 ans


3-6 ans

6 – 10 ans

Pour d’autres idées: consulter celui de l’année 2018 ou 2017

Demain, je ne sortirai pas dehors / C’est pour mon équilibre mental.

Je suis une grande convaincue des bienfaits de jouer dehors. Je pense que l’idéal pour un enfant c’est d’y passer le plus de temps possible peu importe la saison. J’acclame de tout mon cœur quand un auteur déclare que les petits devraient passer 4 heures par jour dehors pis qu’il n’y a pas de mauvaise température, que de mauvais habillements.

Mais personne ne parle du fait que mettre les bons vêtements en couches d’oignons sur l’enfant, c’est tout un contrat. Pour une raison obscure, je pouvais habiller 3 poupons et 2 grands de mon service de garde en moins de temps que ça me prends pour un seul de mes enfants. 🤷

C’est toujours ça hein en passant, nos enfants sont ceux qui demandent le plus, c’est bien normal.

Je ne suis pas fâchée, j’ai persévéré en sachant que d’ici janvier la tendance inversera : plus de temps dehors que de temps pour s’habiller.

Par contre, avec le temps, j’ai appris mes limites. Pour être bienveillante avec les autres, il faut savoir être bienveillante avec soi-même. C’est pourquoi je me permets de ME donner les conditions gagnantes plutôt que de tomber dans un cycle de culpabilité pis de “à boutte!!!”.

Alors demain on ne sort pas, parce que je fais le plein d’énergie pour l’activité : on s’habille pour aller dehors de mercredi. Je reconnais le statut de cette étape comme étant une activité à part entière. Parce que c’est pleins de bénéfices pour nos enfants de prendre le temps de.

Bref, j’avais envie de te dire de ne pas te sentir coupable si aller dehors est laborieux, pis que tu te choisis. ❤️

PS: J’ai même créer un poème pour l’habillement avec des images.

PS2: les mitaines. Juste. Les mitaines

La première neige de Laurent.

Il avait neigé quelques jours auparavant, mais c’étais la première fois que tout était recouvert d’une bonne couche de neige.

Le matin en voyant la neige, la première chose qu’ Alice demandé : “est-ce que je vais pouvoir garder juste une mitaine?” 😂

Alors ce matin, dehors, je le dépose au sol. Un de mes meilleurs achats comme parent c’est l’habit de neige qu’il est le deuxième à porter: un habit pour bébé chaud mais tellement mince qu’ils peuvent se déplacer. Finit l’étoile!

Laurent fait quelques avancés à quatre pattes, enthousiaste. Ses sœurs sont déjà parties jouer plus loin. Voyant qu’il semble temporairement heureux au sol, je lui créer un coin près de moi et je me dépêche de pelleter les marches.

Laurent, quand il est offensé, il ne pleure pas, il fait des bruits de pets.

Alors voilà ce qui s’est produit trente secondes après. Bébé patate fort curieux a voulu tester la neige, s’est collé le visage dedans et a réalisé que c’est froid. Il s’est mit à faire des bruits de petit garçon fâché soit les pets de bouche couché sur le ventre genre. Bref, je l’ai prit.

Laurent a modifié sa première impression; il n’aime plus la neige.

Cette après-midi, je retourne finir de pelleter, et je vais utiliser le bon vieux truc du bac à sable/piscine de plastique remplis de doudou pour déposer le bébé.

L’attachement c’est la conversation la plus importante de la vie de nos bébés.

Une conversation faite de gestes, de regards encore plus que de mots. Ce qui compte c’est le rythme: une demande, une perche tendue doit mener à une réponse. Une relation basé sur l’interaction. Sur le “prendre soin”.

Le bébé ne parle pas encore, mais il communique et c’est la capacité de l’adulte donneur de soins d’y répondre qui lui permettra d’entendre la base de son estime de soi: Le monde est bon. Ses besoins sont importants. Et c’est une des raisons pour laquelle il sera confiant de s’éloigner plus tard, d’explorer le monde.

C’est ainsi que la mère et l’enfant entrent dans une danse, une valse. Le bébé regarde sa mère et elle lui parle. Le bébé pleure, et elle le nourrit. La mère parle, et le bébé se retourne pour la regarder. Parfois la danse est imparfaite, mais la perfection n’est pas l’objectif: on vise le suffisamment bien.

Ce rythme de conversation qui peut sembler simple et évident est pourtant menacé par plusieurs facteurs extérieurs. Parce que si l’adulte significatif est sur son téléphone la majorité du temps, il peut manquer le bébé qui cherche son regard. Parce que si les besoins de la mère ne sont pas répondus, elle peut manquer de disponibilité pour répondre à ceux du bébé.

Plein de causes simples et complexes peuvent entraver le dialogue. C’est là qu’il devient important qu’un autre adulte significatif prenne le relais dans certains cas d’ailleurs.

Oh, et il y a aussi cette croyance obsolète qui dicte que les.paroles d’un bébé ne sont “que des pleurs”. Qu’il faut cesser de répondre aux besoins pour qu’il comprenne qu’il ne sert à rien de demander.

Bref. L’essence de mon maternage? La proximité pour faciliter ma disponibilité. Le choix de considérer les besoins de mes bébés comme pertinents et réels.

Il y a des livres entiers sur le sujet et évidemment, je prends des raccourcis ici pour vulgariser, mais j’ai envie de vous inviter à l’imaginer tout simplement comme une conversation au fil du temps.

Un parent, son bébé. Et l’attachement qui se dessine entre les deux.