Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Author: zoeleblancphotos (page 2 of 7)

Parce que la maison n’est pas vide

Souvent, une erreur qu’on va faire va être de chercher à reproduire un milieu préscolaire chez soi. On va s’inspirer des cpe, de belles garderies. On va faire une mauvaise corrélation: si ce milieu réponds aux besoins des enfants, alors voici ce que je dois viser pour répondre aux besoins des miens.

On oublie une chose. Un cpe. C’est vide à la base. Sans vie. Personnes n’y habite.

Une maison, avant l’arrivé de l’enfant, c’est déjà remplis de quotidien. De matériel contenant des possibilités. On n’as pas besoin de tout acheter “pour enfant” parce que ce qu’on as déjà peut être suffisant.

On peut remplacer les jouets de bains en lui prêtant tasses à mesurer (on en a souvent en trop en plus), vieux plat de plastique qu’on perce, cuillères…

On peut remplacer le “bac d’eau” en le laissant jouer dans l’eau de vaisselle simplement.

La vaisselle jouet est remplacé par des plats, cuillères sortit de notre armoire.

Des doudous de bébé servent de déguisement, de capes, de cachettes…

Une chaise sert de tour d’observation.

Le matériel de tri par des éléments de la nature ou du quotidien.

On couche les poupées dans une boite ou un panier simplement..

Etc. etc.

Bref. C’est avec ça en tête que j’épure cette semaine. En gardant en tête qu’il n’y a pas de coupure entre la “salle de jeu”, et le reste de la maison. Et c’est parfait. Ses possibilités ne se résume pas à une pièce. Nos enfants ont une maison entière à explorer. Quelle richesse!

​Elles voulaient voir les feuilles tomber

On leur répète chaque automne tel un messager détenant le secret d’un grand mystère: les feuilles tombent des arbres. 

Être témoin du avant: les feuilles dans les arbres, et du après: les feuilles par terre, est assez facile.

Pour avoir la chance de les voir virevolter sous la poussée du vent, il faut savoir être calme et attentif. Regarder exactement au bon moment, au bon endroit.

Elles voulaient voir les feuilles tomber, elles rêvaient même de les attraper comme on attrape des bulles. 

(…)

Je me suis assise par terre.

“Quand j’entends le bruit du vent très fort, comme ceci, je sais que les feuilles tomberont bientôt et que je dois regarder.”

Elles se sont assises. Elles se sont concentrées sur ce qu’elles entendaient. Elles ont fait des remarques sur les différents sons provenant du vent.

“Quand je sens le vent si fort sur ma peau, je remarque que les arbres bougent, c’est ce qui fait tomber les feuilles.”

Elles ont tenté de ressentir. 

Le vent a soufflé.

Les feuilles sont tombées.

Elles ont couru, tenter de les attraper.

Le vent ne soufflait plus.

Nous avons chanté une chanson au vent d’automne pour lui demander de faire tomber les feuilles.

Elles se sont assises, ont observé. 

Nous avons remarqué que le ballon de plage s’envolait quand le vent était fort. Elles s’en sont amusées quelques minutes.

Le vent a soufflé.

Elles ont couru dans la direction où les feuilles tombaient pour tenter de capturer les feuilles récemment tombées.

C’était beau. Elles étaient attentives. Elles écoutaient leurs sensations. Elles écoutaient la nature.

Puis, elles se sont remises à courir partout, se poursuivant, scandant la chanson de l’automne. 

Elles voulaient voir les feuilles tomber.

Elles les ont vu tomber.

Elles sont passées à autre chose.

Ne pas avoir été attentif, on aurait pu croire qu’elles ne faisaient “que jouer dehors”. 😉 

*La photo date de quelques semaines, du pourquoi les vêtements ne fittent pas avec la température d’aujourd’hui  😉

Le guide cadeau alternatif 2018 des meilleurs jouets (sans batteries!)

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Les filles lisant “mon guide de la nature”

On me demande régulièrement des recommandations quant aux meilleurs jouets, et j’essaie de faire une liste une fois par année.  Cette année, j’ai décidé d’organiser la liste selon les besoins auxquels ils répondent. Pour avoir eu 4 enfants, et en avoir côtoyé encore plus, je suis consciente que les types de personnalités varient énormément.

Voici donc quelques jouets que j’aime bien (ou que j’aimerais avoir haha)

Mes critères pour choisir un jouet sont généralement:
– Sans batteries
– Donnant du pouvoir à l’enfant
– S’utilisant de différentes façons
– Répondant aux besoins d’action et d’expérience de l’enfant

Pour se mettre en action
(pour un bébé ou enfant explorateur qui semble avoir envie de tout essayer physiquement. Un enfant moteur, qui aime grimper sur tout ;))

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Planche banane de M.A Fabrique (0-18 mois)
Pour tester le mouvement en la faisant balancer, pour grimper dessus a quatre pattes puis debout.

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Muddy Buddy (ou autre habit du genre)
Un habit complètement imperméable, permettant de jouer dans la pluie, la bouette, même en automne quand c’est frisquet, sans limites.

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Vélo d’équilibre sans pédale (3 ans)
J’ai un coup de cœur pour celui-ci avec le sac incorporé, parfait pour récupérer des trésors sur le chemin (roches, branches). C’est étonnant, la rapidité avec laquelle nos enfants arrivent a l’utiliser.

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Bascule arc-en-ciel (M.a Fabrique)
On l’utilise autant pour se balancer, comme bateau, auto, pour construire des maisons, un comptoir de restaurant, pour s’isoler pour jouer tranquille aux blocs…

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Briques en carton Melissa and doug
Pour construire, marcher dessus (on peut marcher sur les plus bleu et rouge sans problème), faire tomber un mur en lançant une balle dessus…

Un crazy carpet ou autre équipement d’extérieur 
Pour profiter de l’hiver en glissant dehors 😉

Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– Des sacs, boîtes à lunch, sacoches, paniers.
Transporter des objets d’un endroit a l’autre, pousser un panier est une activité vraiment appréciée de beaucoup d’enfants…
– Une poussette parapluie
Pour promener les poupées ou se promener entre eux…
– Des bacs a lait vide
pour créer des parcours moteurs, mettre dedans, grimper dessus…

Pour créer, expérimenter, petits artistes en herbes
(pour un enfant plus axé sur la création)
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De la peinture régulière (lavable!!), des crayons a l’aquarelle, des crayons de cire triangulaires (idéal pour faciliter la prise plus jeune) ou encore des crayons-feutres qui sentent bon. On aime aussi BEAUCOUP l’argile a modeler qui ne sèche pas (de crayola!)

Plusieurs fournitures d’art intéressantes font de bons cadeaux !  Lorsqu’on a un enfant qui utilise ces fournitures quotidiennement, elles s’usent rapidement alors les parents sont souvent heureux d’en recevoir (et l’enfant aussi!)

Pour un tout petit, on pourrait y aller pour lui offrir ses premiers ciseaux sécuritaires également.
Pour un plus grand: Un beau cahier a dessin style portfolio, du matériel pour de l’artisanat varié (Tricot, collage, selon ses intérêts..)

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Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– Créer un bac sensoriel et y incorporez nos plats de plastique en surplus ou donc on perdu le couvert 😉 Des petites figurines, des tasses a mesurer également peuvent servir…
– Fabriquer de la pâte a modelé maison ou du sable magique a base de farine.
– Récupérer le papier d’emballage pour le donner comme matériel de découpage, ou pourquoi ne pas garder des éléments du bac de recyclage, des bouts de laines, bouchons de liège, cartons d’œufs, pendant quelques semaines, y ajouté quelques fournitures comme des yeux, de la colle et en faire un “bac-surprise de bricolage”!

Pour faire semblant, s’inventer un monde imaginaire

Une belle poupée en laine

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Pour en prendre soin, imiter maman, la bercer, la nourrir (on peut simplement utiliser un plat vide de la maison et une cuillère, pas besoin d’acheter un kit de poupée du commerce 😉 )

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Des figurines d’animaux ou de personnages réalistes et neutres
Il existe plusieurs gammes intéressantes, ici je privilégie des personnages neutres (rien de la télé ou commercial), des animaux réalistes (pas d’éléphant rose avec des lunettes :P). Certains enfants vont préférés des jouets les plus simples possible, ils se sentiront ainsi moins limités dans créativité. Je dois admettre que j’aime beaucoup schleich qui offre des animaux avec des corps correspondants a la réalité, jusqu’aux empreintes de pas !

De la nourriture pour jouer 
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On essaie de choisir des aliments neutres, ou représentant la réalité de l’enfant 😉 Encore une fois, de simples blocs de bois peuvent suffire, mais notre enfant peut aimer avoir ce type d’aliments très réalistes.
Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– Des doudous en mousseline
Pour se costumer, créer des porte-bébés, avec des épingles pour faire des maisons…
– Des morceaux de bois, de tissus… pour toute sorte d’utilisations.
– De vrais éléments de la cuisine qu’on n’utilise plus (tasse a mesurer, bol en métal, cuillère en bois)

Pour découvrir, satisfaire son envie d’apprendre, sa curiosité intellectuelle

Des cahiers d’activités

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Certains enfants adorent remplir des cahiers d’activités. Et ils n’en auront jamais assez 😉 Personnellement, j’aime bien ceux offerts par la boutique Goélette . Par expérience, je vous dirais que le niveau offert varie énormément d’une maison d’édition à l’autre: si votre enfant a plus ou moins de facilité avec les chiffres, l’alphabet, ça influencera votre choix. Il existe énormément de variété et prenez le temps de regarder l’intérieur, le niveau 3-6 ans peut changer énormément d’un à l’autre. 😉

Des livres !

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Ici, la qualité prévaut sur la quantité. De beaux livres d’histoires ou de références qui dureront plusieurs années. Un livre sélectionné spécialement pour l’enfant. Il existe de beaux livres québécois aussi, ça vaut la peine de regarder dans une librairie. 🙂

Voici des suggestions de fans de ma page ici: 

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Ma fille avait beaucoup aimé ce jeu pour jouer avec les lettres. Ce qu’elle préférait? Aligner pleins de lettres et qu’on lui lise les mots “inventés” ainsi formés. 🙂

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Pas seulement pour découvrir les lettres mais aussi pour s’amuser avec la grande variété d’images cartonnés: on peut inventer des histoires, jouer au jeu de kim, faire des devinettes, un cherche et trouve etc etc…

Des jeux de société

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J’ai été agréablement surprise en recevant ce jeu de serpent et échelle de découvrir qu’on pouvait l’utiliser pour jouer avec des enfants d’âge varié: effectivement, on peut utiliser simultanément un dé des couleurs pour les petits ET un dé de chiffres pour les grands… TRS pratique quand nos enfants ont des âges variés.

Des jeux de logique

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J’aime beaucoup les smarts games. Ce que je leur reproche c’est que leur utilisation est limité, un seul jeu possible, par contre, pour les grands, c’est vraiment un plaisir de se mettre au défi en famille ! On les ressort parfois quand on a de la visite pour tester leur capacités 😉

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La gamme placote
Des jeux conçus pour stimuler le langage (et maintenant, ils ont aussi une gamme pour le développement socio-affectif). J’ai bien aimé celui-ci pour les +- 2 ans, les enfants aiment que ce soit de vraies photos entres autres.
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Roule et joue

Ce jeu est un GROS HIT, autant à presque 2 ans qu’ont presque 4 ans… Les enfants lancent le dé et pigent une carte leur demandant d’imiter une émotion, de trouver un objet d’une couleur, d’imiter le son d’un animal…  Voir les petits imiter les grandes est hilarant ! C’est un bon jeu pour un enfant plus moteur qui est moins intéressé par les apprentissages ou les jeux “dirigés” standards..

Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– On peut prendre un cahier de notes auquel il reste plusieurs plages, et le transformer en cahier d’activités maison. Et si vous preniez le temps de créer un code secret avec lequel on pourra communiquer avec l’enfant toute l’année ?
– Un jeu de cartes qu’on assortit a une liste d’idées de jeu à faire en l’utilisant
– Des enveloppes et des timbres, pour permettre à l’enfant de pratiquer son écriture en correspondant toute l’année avec vous (ou sa mamie, sa tante, etc.)

Des outils et du matériel pour lui permettre de participer au quotidien
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Une tour d’apprentissage, un couteau d’apprentissage sécuritaire ou un couteau en bois atelier saint-cerf pour les plus petits ,un balai adapté a sa taille (qui fonctionne pour vraie 😉 ), un livre de recettes adapté aux enfants, un couteau ou épluche-légumes sécuritaires.. Pouvoir participer davantage au quotidien, c’est un cadeau merveilleux qui permettra l’épanouissement de l’enfant toute l’année.

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On peut en profiter aussi pour offrir de beaux sacs a collation ou d’autres éléments “utiles”, mais en se donnant la peine, de les rendre spéciaux en choisissant avec plus de soins le motif du dit-sac, en offrant des élastiques spéciaux, des lipsils..

Mes filles ont adorés les bombes de bains de Efferv’essence d’ailleurs pour ajouter un petit peu de magie au bain (ok, sauf Alice, la première fois, elle a été terrifiée. Maintenant elle aimes haha)

Et si plutôt que de miser sur un jouet spectaculaire qui sera vite délaissée, on réfléchissait a des façons de vraiment passer un beau moment avec l’enfant, créer avec lui, lire avec lui, lui permettre de se sentir valorisé, de découvrir davantage d’informations sur qui il est… Oublions les jouets éphémères, les modes du moment, mettons le focus sur l’enfant devant nous. 

Trouvez d’autres idées dans mon article de 2017 sur le sujet

Pour plus d’idées, je vous invite à faire le tour des suggestions des lecteurs de mon blogue sur ma page Facebook en cliquant ici

 

​J’ai plié les vêtements derrière une barrière / l’art de ne pas être à boutte

C’était un matin de semaine. Seule avec mes deux plus jeunes, j’avais prit le temps de faire des activités de leur choix avec chacune. J’avais lut des livres, peinturée. Maintenant je n’avais qu’un objectif: venir à bout de la pile de vêtements propres sur mon lit.

Je met de la musique et je m’installe.

Je leur propose de m’aider mais clairement, ça ne fonctionne pas ce matin (ça fonctionne souvent pourtant!). Je ne plie pas, je suis en interventions à chaque seconde. 

J’écoute ma tête qui crie: oh my god! J’ai l’impression que cet enfant de 2 ans se lève le matin avec l’objectif de me nuire.

Je répète clairement: Je ne te laisserai pas déplier tous les vêtements en prenant sa main.

Je propose: Veux-tu aller porter les débarbouillettes dans le tirroir?

Ma 4 ans se met de la partie et roule dans mon lit.

Ma tête hurle. 

Ben oui! Mes enfants sont des enfants ordinaires qui ne collaborent pas toujours pis ma tête aussi se dit parfois : “mais comment plier une brassée (ok, 3), peut devenir si compliqué??”

 Stop.

Ça ne fonctionne pas.

Je fait une révision mental du matin, des besoins de chacun.

Je vit une (des!) semaines stressantes. J’ai besoin de retrouver ma chambre en ordre. J’ai donné beaucoup d’attention ce matin. Elles ont fait des choix. Eu du contrôle.

Je pourrais proposer une marche aux enfants et remettre à plus tard mais la vérité c’est que je sait pertinemment que je me sentirais victime. Je ne leur rendrais pas service parce qu’émotionnellenent, je ne serais pas disponible. Tendu probablement. 

Jai eu une idée.

J’ai mit la barrière dans la porte de chambre.

J’ai dit: “J’ai besoin de finir cette tâche, on va faire une promenade ensuite?”

 Elles ont contestés 10 secondes.

J’était face à la porte, à un mètre d’elles.

J’ai proposé de mettre de la musique de princesses et qu’elles me fassent un spectacle.

Contacts visuels. Je te regarde. Je ne t’abandonne pas même si je met temporairement une limite entre nous. 

Elles ont joués devant la porte. Puis m’ont oubliés. Elles sont parties jouer joyeusement. 

Voyez-vous, la barrière est une limite claire. Il n’y a pas de peut-être. Rien à négocier. Alors elles n’avaient plus de raisons d’essayer. La limite étais mise: personne ne touchera à ces vêtements. (Ça sonne vraiment intense dit comme ça, tsé une priorité banale. Mais on as le droit comme parent d’avoir des priorités banales. C’est nous qui savons ce donc nous avons besoin.)

C’est rare que j’utilise la barrière. Je l’ai acheté juste l’an passé d’ailleurs haha. On peut se sentir coupable d’en arriver là mais c’est drôlement plus sain que bien des solutions. Plus sain de mettre une limite claire que de faire vivre nos frustrations.

Parfois, j’ai juste besoin de plier une brassé. Je prends les moyens pour y arriver. Et puis ma chambre est en ordre. Je suis de nouveau disponible émotionnellement. On va prendre une marche??

Parce que maintenant que c’est fait, ça me tente pour vraie. Je vais pouvoir en profiter.

Bref je voulait vous dire: oser faire ce qui compte pour vous. Oser imposer des limites. Oser mettre une barrière si c’est ce qu’il faut pour plier votre brassé.

​7h du matin…


Je bois mon chocolat chaud en observant le va et vient du matin. À cette heure, généralement tout le monde a finit sa routine du matin et vaque à des projets / jeux divers inspirés par la nuit.

Charlotte promène Alice en poussette (une poussette parapluie prêté il y a quelques jours par mamie). Elles vont de la chambre (la “maison”) au corridor.

Alors qu’elle passe près de moi, j’en profite pour lui poser une question.

Alors que sa compagne de jeu est occupée à me répondre, Alice se trouvant sans attentions, débarque de la poussette et s’empare du balais pour balayer.

Charlotte finit de me répondre. Elle va retrouver Alice et lui déclare: Veux tu revenir dans la poussette bébé? Maman parlais juste à la voisine! 😂😂😂😂

(…..)

Charlotte sort de la chambre et déclare à Léa : Je vais travailler!

Léa s’engage à garder son bébé.

30 secondes après. Léa fait semblant de téléphoner à Charlotte.

– Maman? Je t’apporte ton bébé il veut te voir!

Elle escorte Alice, un bras derrière ses épaules.

– Ok, tu veux que ce soit moi qui te berce bébé??

 Alice fait oui de la tête…. elle adore ce rôle dans les jeux.

(…)

Suis-je la seule à passer ma journée à tourner la tête pour des “maman!” qui ne me sont pas adressés?? :p ça l’air que ce matin je suis la voisine 😂😂

#jeuderole

#quotidien

*la photo date d’un jeu semblable il y a quelques jours…

L’histoire d’un verre d’eau 


Il y a quelques jours ou semaines, je ne sais plus exactement, Alice pleurait. Charlotte (presque 4 ans) me conseilla d’essayer de lui donner de l’eau: “Peut-être qu’elle a soif, moi, quand je pleure, j’aime avoir un verre d’eau.” Je lui en ai donc donné, et ça a adonné que la diversion l’a calmée.

Charlotte, bien heureuse que son truc ait fonctionné a déclaré : “Moi aussi, je vais pleurer et je veux que tu me donnes un verre d’eau. ” 
(….)
1-2 semaine plus tard.

Charlotte est en crise. C’est une dure journée. Elle se remet d’une fièvre et elle est vraiment d’une humeur difficile.

Son papa est avec elle, elle pleure et est en grosse opposition de petite fille trop fatiguée alors que j’endors Alice. Difficile de la faire changer d’humeur.

J’ai alors un flash. Je dépose Alice en lui disant que je reviens, et je me dépêche d’aller chercher un verre d’eau.

Je lui dis: Oh, en t’entendant pleurer, j’ai pensé que tu aimerais peut-être que je t’apporte un verre d’eau. 

Elle ne le boit pas, mais un déclic se fait dans sa tête. Je lui démontre que j’ai accordé de l’importance a ce qu’elle m’avait déjà dit sur elle-même.

Je repars endormir Alice. Moins d’une minute plus tard, Charlotte vient se coucher dans son lit, maintenant calme. Elle s’endort rapidement paisiblement. 
(….)
Le lendemain midi

Alice se réveille de la sieste maussade. Je ne sais pas si vos enfants font ça parfois, mais peu importe ce que je fais, même en la prenant, lui offrant du lait ou de lire un livre, elle reste en crise. C’est un mauvais réveil bref. Charlotte vient me voir. Je lui dis bien honnêtement: “Oh lala, Alice s’est réveillée en pleurs et je n’arrive pas a la calmer. As-tu une idée ?  ”

Elle en a une.

Elle sourit. Un gigantesque sourire qui montre une grande fierté. Elle déclare : ” J’ai un truc !!! Je vais chercher un verre d’eau !!!!”

Elle court a la cuisine, prends un verre, court a la salle de bain (toujours en souriant), remplis un verre d’eau. En fait, elle ne court pas, elle danse presque.

Elle me donne le verre.

Alice, le regarde.

Elle hésite.

Puis elle s’avance.

Bois une gorgée.

Et son humeur se calme déjà.

Charlotte clame fièrement: “mon idée a fonctionné, j’ai un bon truc !”

Je lui réponds: “Oui, tu connais une bonne façon d’aider les autres a se calmer ! ”

(….)

C’est l’histoire d’un verre d’eau, d’un apprentissage, d’un cheminement en cours… D’une enfant qui apprend sur elle-même. Sur les autres.

Une histoire de carottes / Le temps de la congélation

Pendant la sieste, j’épluche un premier 3lbs de carottes. Ces carottes seront coupées, blanchies puis congelées pour l’hiver.

Je n’ai pas le temps d’aller plus loin que l’épluchure, alors je les laisse dans le bac que j’avais déjà prévu pour ça, sur la table.

Charlotte (3 ans) remarque tout de suite les carottes, suivis de près par ses deux sœurs (Léa, 6 ans, Alice, 1 an presque 2).

Charlotte – Pourquoi il y a des carotte sur la table?

Moi – Je dois les couper.

Charlotte – Je peut les couper moi ?

Moi – Bien sur. Je te sort ton couteau.

Charlotte s’installe donc, a couper ses carottes.

Ses deux sœurs restent proches.

Comme couper une carotte demande une bonne pression sur le couteau de bois, voila que la rondelle s’envole. Apres 2 ou 3 essais, elles se rendent compte que ca risque d’arriver a chaque fois.

Léa se propose pour attraper les carottes au vol. Sa proposition est acceptée.

Alice se cherche aussi un rôle. Les filles la laissent naturellement prendre un rôle qu’elle a souvent: mettre les choses dedans. Elles s’organisent, sans intervention d’un adulte, une façon de faire qui leur convient.  
Donc. Charlotte coupe. Léa attrape. Alice range dans le plat.
Et elles sont satisfaites, chacune, de leur fonction.
Il me reste plusieurs livres, j’ai hâte de voir, il se pourrait que demain ça intéresse des enfants différents, ou personnes, ou qu’elles changent les rôles. Ça n’as jamais été une activités proposée officiellement d’ailleurs, c’est juste quelque chose auquel elles prennent part naturellement. 

Juste le quotidien sur le coin d’une table de cuisine, un jour d’été.

Grandir avec les enfants, au fil du quotidien

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Ce matin, j’ai eu envie de sortir ma guitare. Je gratouille. Je me donne comme objectif d’apprendre une panoplie de chansons pour enfants parce que j’adore partager mes passions avec eux : ça rend tout le monde heureux. Entre deux chansons, j’ai levé les yeux, attirée par un bruit continu. Mon grand de trois ans m’a pris mon « pick » pour gratouiller à son tour alors j’en ai profité pour écouter et regarder plus attentivement ce qui avait attiré mon attention. Je me suis rappelé que j’avais accroché le boyau d’arrosage en haut du carré de sable et, maintenant, une grande flaque d’eau s’était formée. L’eau continuait de couler tranquillement et ça nous faisait entendre une jolie musique. Juste à côté, une demoiselle de deux ans en profitait, calme, paisible et heureuse. Elle remplissait son petit contenant pour le vider dans un autre. Lavait de temps à autre ses mains. C’était beau. Elle avait encore sa serviette sur le dos et, chaque fois, qu’elle se penchait, sa serviette trempait dans la flaque de boue. Ça n’avait pas l’air de la contrarier du tout. Elle a laissé sa serviette imprimer les souvenirs d’une journée sereine.

Comme quelques enfants étaient attirés par les belles tomates rougies par la pluie et le soleil du long weekend, j’ai abandonné ma guitare et les y ai rejoints. Wow! On était tous impressionnés par l’abondance dont on pouvait profiter! Des belles tomates! « On ne prend que les rouges, les vertes sont pas encore prêtes! ». Évidemment, y’en aura toujours un avec une tomate verte dans la main et qui demandera, une fois cueillie « Elle, est tu prête?? »…ça fait partie de la game. On s’accroche dans les toiles d’araignées, on essaie de ne pas piétiner les plants de fraises des champs. On salue au passage un verre de terre qui ferait mieux de retourner sous terre : « Pourquoi Marianne? ». « Parce que le ver va sécher au soleil et mourir. Il doit vite retourner faire son travail sous terre, à nourrir les plantes ». Le plus jeune du groupe va croquer dans sa tomate cerise (chose qu’on apprend vite à ne jamais faire…à moins qu’on veuille se retrouver aspergés de pépins de tomate ou qu’on ait découvert une technique antifuite!!). La vue de ces beaux pépins gaspillés me rappelle qu’on est l’automne, et qu’il est grand temps de choisir les plus beaux fruits pour en récolter les graines qu’on sèmera au printemps prochain.

À l’automne dernier, on est allé cueillir des courges avec les parents. Il y en avait de toutes les formes et de toutes les couleurs! On s’est régalé pendant l’hiver avec les potages, les purées, les courges spaghettis et les graines de citrouilles grillées! Devant toute cette beauté, j’ai eu l’idée de conserver quelques graines de nos spécimens préférés. Pas bien, bien compliqué : il suffit de prélever les graines de courges en santé, de les faire sécher, de les identifier dans un petit sac et de conserver dans la noirceur d’un contenant et à l’abri de l’humidité. Cette année, c’est dans notre jardin que les enfants pourront cueillir leur citrouille! Ils ont eu l’occasion de mettre la graine dans la terre, de voir le plant pointer son nez, grandir et produire de superbes fleurs oranges! Maintenant que l’automne approche, on peut admirer nos beaux fruits ronds profiter du soleil et attendre qu’on les ramasse. Ici, les enfants grandissent au fil des récoltes.

La simplicité du quotidien est ce que je cultive de plus en plus.

J’ai semé de la patience, du lâcher prise. Je me suis permis de donner beaucoup de compost à mes passions et les enfants sont devenus mon engrais. Un peu quétaine comme image, non? Hihi, vous pouvez rire, vous avez le droit. Ici, j’apporte des connaissances aux enfants mais ce sont eux qui m’ont permis de comprendre qu’il n’y a rien à acheter pour être heureux. Pas grand-chose à planifier pour apprendre. Il n’y a qu’à ouvrir grands les yeux et attendre. Sortir dehors, ouvrir les yeux et attendre. Sortir dehors, s’ennuyer, ouvrir les yeux et attendre. On s’assoit, on regarde les enfants au travail et on s’en inspire. Le reste va venir tout seul. Et si, un jour, j’entreprends d’apprendre le nom des insectes aux enfants, ce ne sera pas, en tout cas pas en premier lieu, avec une affiche ou un livre des insectes d’Afrique. Ce sera parce que j’aurai pris un enfant en flagrant délit d’arracher les pattes d’une araignée…et j’en profiterai pour lui dire à quel point son travail est important.

Ce récit d’une journée inspirante nous vient de Marianne St-Pierre, qu’on peut suivre sur le groupe: Mon service de garde vert

Routine d’une journée dans un milieu familial non-traditionnel

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Je me définis comme un milieu plus alternatif que traditionnel, ici il n’y a pas de thématique mensuel entres autres.

On me demande souvent: “Ok, mais à quoi ça ressemble la routine d’une journée chez toi ?”  J’ai décidé de faire donc un exemple d’une routine d’un jour. J’ai mis des heures pour que ce soit plus facile a suivre que juste écrire “un moment donné”, mais disons que les heures exactes peuvent varier grandement.

7h30-9h50: Projet du jour / Jeu libre

Les enfants arrivent graduellement. Souvent le matin, c’est un moment parfait pour les projets (faire des semis, réaménager la cour (!!), un bricolage, etc.). De temps en temps, je vais préparer un grand bac sensoriel commun (eau + glaçons , eau + fleurs, pailles de pâques, jouets à nettoyer dans de l’eau savonneuse, riz, etc.) sur le plancher de la cuisine, dans lequel ils vont se précipiter pour jouer en arrivant. D’autres fois, ça va être des carottes sur la table et des couteaux de bois, une réalisation artistique de groupe déjà entamé à faire librement, un parcours moteur, une chasse aux trésors, créer des olympiades ou une cabane sous la table. Quand il y a des travaux de construction dans le quartier, on va se déplacer pour aller les voir. Sinon, c’est simplement des jeux libres dans la salle de jeu / cuisine / corridor ou dehors en fonction de la température.

Les enfants jouent ensemble, ou séparément. Parfois, un enfant va peinturer alors que les autres vont lire des livres, ou jouer a la famille.

Parfois ils proposent, parfois je propose; l’objectif d’un projet proposé par l’adulte est toujours de les aider à acquérir de nouvelles habiletés, des outils leur permettant ensuite de créer ensuite leurs propres projets avec ces connaissances. Apprendre à découper, coller, peinturer, régler un conflit, construire, etc., pour que si l’enfant a envie de faire un déguisement de lion, il ait les outils pour y arriver (ou on l’accompagne en lui donnant au besoin, le cas échéant.) Les projets sont aussi guidés par les saisons. Souvent, à l’automne, on va prendre une longue marche pour ramasser des trésors (cocottes, etc.).  Le rôle de l’adulte, dans le projet, est un rôle de soutien: on aide l’enfant à trouver des solutions, à se servir du matériel, etc. Beaucoup d’observation aide a proposer les bonnes opportunités au bon moment a chaque enfant.

 

Aussi, mes projets sont énoncées au JE.

Je souhaite faire de la sauce à spaghettis, qui aimerais aider? ”

“J’aimerais essayer ce bricolage, qu’en pensez-vous?”

Les projets sont sincères, destinés à un objectif(s’amuser simplement parfois  aussi!)

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10h: Collation 

Après la routine habituelle (laver les mains, etc.), les enfants mangent une collation: principalement des fruits frais. Ils discutent de sujets variés, on fait un retour sur leur matin, ce qu’ils aimeraient faire ensuite… On introduit parfois une lettre de Léon (programme d’habileté sociale) et les activités qui en découlent.

10h30-11h30: Jouer, jouer, jouer, bouger et lire.

Une fois tout le monde bien propre, on recommence a joué. Je m’installe dans le fauteuil (ou la chaise berçante si on est dehors), je lis des livres (anglais et français). La majorité du temps, un peu avant le dîner, je vais proposer un jeu actif comme jour/nuit, courir autour de la table et statue, du yoga, des exercices, l’ogre, cache-cache, un “party” de danse etc. Dépenser notre énergie une dernière fois avant de tomber dans une routine plus relaxante.

11h30: La préparation du dîner

Nous mangeons toujours végétarien les dîners bien que nous ne soyons pas vegan a 100%.  Les dîners sont généralement assez simples: protéines (légumineuses en majorité, je n’achète pas de produits végétariens pré fait, question de goût.), légumes ++, féculent…

Par exemple: ces derniers jours nous avons mangé: roulé de patate douce + pois chiches avec légumes poêlés, tomates, haricots noirs et courgettes aux fines herbes fraîches sur couscous de blé entier.  Les enfants m’aident parfois, parfois ils continuent leurs jeux.

On fait un ramassage général des pièces utilisées avant de dîner, se lave les mains, etc.

12h: Le dîner

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On mange, on discute, on rit. On parle de nos plans pour la sieste (Alice est la seule a dormir haha, les enfants vont choisir ce qu’ils prévoient pour le moment de relaxation ou j’endors Alice, un bac de bricolage sur la table, jouer dans le salon doucement, parfois Charlotte est fatiguée elle va demander a se faire bercer elle aussi.)

12h30: On ramasse la cuisine

Les enfants vont parfois laver leur assiette seuls, parfois je vais le faire. Les enfants ont leur petite responsabilité qu’ils peuvent choisir de temps en temps. Une fois la cuisine ramassée, on va souvent lire une autre histoire, puis chacun va s’installer pour la relaxation. Une fois Alice endormie, ça va varier entre m’aider dans ce que je fais ou continuer à jouer.

14h-15h: Réveil, jeux

Très très souvent, la relaxation va apporter de nouveaux projets. En jouant seul, les enfants réfléchissent plus qu’on le pense, c’est leur façon a eux d’organiser leurs pensées. Donc on va jouer, parfois faire un bricolage, en attendant 15h pour manger la collation.

15h: Collation

On mange, on fait un retour sur la journée… Généralement des fruits, parfois du gruau, des boules d’énergie, etc..

15h30-17h: Un peu de tout

Jeux extérieurs, jeux libres, finition des projets, cahiers d’activités, chansons… C’est une période qui varie énormément en fonction de l’énergie de chacun et de leurs envies. On peut jouer dehors encore, lire de nouvelles histoires, colorier, faire des fiches d’activités, chanter nos chansons préférées (normalement ou en s’amusant a faire différentes voix). On s’ajuste selon chacun.

Je trouve ça beau et fascinant les observer jouer librement….

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Четвъртък, 30 март 2017 г.

"Et à ce moment où tu fais suffisamment confiance à ton bébé pour le laisser expérimenter, prendre des risques; tu lui donne le pouvoir de t'émerveiller." Alice – 12 mois – et la planche d'équilibre

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Сряда, 8 ноември 2017 г.

 

Alice, 16 mois. De la terre, des cuillères.On était en train de faire nos semis et Alice voulait participer et essayait de fouiller dans le sac de terre. Papa lui as donné un bol, de la terre, deux cuillères, et la voici partit sur une séquence qu'elle s'est créer. Plusieurs minutes de jeu par elle-même.Je trouve ça particulièrement beau.#slowtoute #minimaliste #simplicityparenting #mamanalamaison #maman #dirtykidsarethehappiest

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Четвъртък, 12 април 2018 г.

Il fait -35, on ne peut sortir que quelques minutes dehors et ça me rappelle ce vidéo que j'aime beaucoup… J'aime marcher dans la pluie d'automne avec les enfants. J'aime le son des petits pieds dans l'eau, les gouttes qui tombent doucement sur le plastique protégeant la poussette, la curiosité des enfants se penchant au dessus des égouts et les voir chercher à comprendre pourquoi certaines feuilles coulent et d'autres flottent… J'aime ces petits moments magiques gratuits offerts par la nature où on se laisse surprendre par le début de la pluie avant de sortir en profiter.

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Понеделник, 1 януари 2018 г.

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Ce matin, nous avons passé trois heures dehors à travailler fort dans le but de transformer notre espace sous le toit (normalement vide, utilisé surtout l’hiver) en espace “restaurant et terrasse”. Cette idée nous est venue ce matin en jouant dehors. La maisonnette et tout le reste étaient éparpillés partout dans la cour à la base. Les enfants ont proposé des aménagements, par exemple de faire des tables avec les bacs et d’ajouter un stationnement. Ils ont réfléchi à leurs expériences passées, ont ce que signifiait “un restaurant” pour eux, et se sont servis de leurs connaissances pour trouver des idées. Ils ont travaillé en équipe pour transporter des objets lourds ou gros de façon sécuritaire. Ils ont cherché une idée pour écrire le menu, et ont pensé aux craies. Ils ont fait des jeux de rôles en s’attribuant des rôles dans et autour du restaurant. Ils ont décidés de la meilleure façon d’utiliser la boite aux lettres. À la collation, inspirés par nos jeux du matin, nous avons discuté du nom du restaurant et du menu. Ils se sont approprié l’espace, sont allés par eux-mêmes ranger les véhicules dans le “stationnement” lors des jeux extérieurs cette après-midi. Ils ont proposés que je scie de minces rondelles de bois demain pour faire de la nourriture, quelle bonne idée !

Épurer pour mieux jouer, mon cheminement.

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J’avais envie de discuter avec vous du cheminement qu’on peut vivre lorsqu’on réduit grandement la quantité offerte de jouets à nos enfants. Comment est-ce qu’on arrive à minimiser la quantité de jouets offerts?

Je vais vous confier un secret: avant d’avoir ce mode de pensée, j’étais tout le contraire.

Il y a plusieurs années, j’étais convaincue que mes enfants avaient besoin de plus, toujours plus. Des jouets les plus éducatifs. Des jouets les plus bruyants, lumineux, stimulants. Je tripais quand je réussissais à mettre la main sur un Vtech qui faisait plein d’affaires.

L’erreur principale que je faisais a ce moment? Croire ce que les fabricants, l’industrie nous laissait croire. Ton bébé a besoin d’une machine complexe qui fait du bruit pour apprendre à mettre dedans. Croire que plus un jouet est animé, plus il a de fonctions, plus il permet le développement de bébé.

Je faisais l’erreur, à cette époque, de négliger le fait que l’enfant est le principal agent de son développement. Qu’expérimenter, vraiment librement, plutôt que de devoir se limiter a des schémas imposés par les jouets, était la meilleure façon de se développer.

Ma première (fausse) étape: Le passage aux jouets de bois et éducatifs.

Un jour, j’ai ramassé tout mon plastique, et j’ai fait une annonce sur kijiji: gros lot de jouets à donner. J’ai donné l’exerciseur, en même temps. À cette période, mes lectures sur les pédagogies alternatives m’avaient conduite vers les jouets en bois, et les jouets dits éducatifs.

Voici donc ma salle de jeu, pour DEUX enfants à cette époque… Tout bien classé, il y avait de tout !! Du matériel de manipulation, de bricolage, faire semblant, sport, etc..

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Le problème de cette période ? Je n’avais pas encore compris que peu était parfois mieux. J’ai eu envie d’avoir tous les jouets. Un jouet pour mettre dedans (mais en bois!), un jouet pour compter, un autre pour…. Un jouet par intention de jeu, par objectif d’apprentissage.

Certaines personnes trouveront cette quantité de jouets très acceptable, et c’est correct. C’est vraiment beau en photo, tout rangé, mais au quotidien, c’était très différent :p  j’avais un garde-robe plein en plus de tout ça…

La première phase

La première fois que j’ai voulu épurer, j’ai simplement réduit la quantité pour chaque catégorie d’objets. Moins de barbies, moins de ci ou de ça. Rejeter les doublons. J’ai fini de retirer les jouets à batteries ou en plastique. J’ai mis plus de jouets dans le garde-robe et beaucoup moins dans la salle de jeu en libre-accès. En isolant les jouets, je gardais accès aux jouets avec toutes ces belles promesses de stimulation, tout en offrant une ambiance plus épurée aux enfants.

J’ai donc observé mes enfants, et j’ai remarqué chez eux les caractéristiques donc on parlait dans le livre qui m’avait inspiré: Simplicity parenting.

Ils jouaient plus longtemps. Ils se chicanaient moins. Et a ma grande surprise: ils se développaient tout aussi bien, en fait, ils ont connu des bonds au niveau de leur développement dans cette période la.

La deuxième phase
Nous avons acheté notre maison, et en déménageant, j’ai vite constaté qu’on avait vraiment trop de jouets. J’ai serré une grande partie au sous-sol. Un jour, j’ai ouvert les portes du garde-robe, et je me suis vraiment demandé, a quoi servaient ces jouets ?? Mon bébé apprenait a mettre dedans, même si le jouet pour mettre dedans était serré.

Je dois l’admettre ici: je suis privilégiée. J’ai étudié en développement de l’enfant, je peux vous pondre un plan de stimulation complet de toutes les sphères avec une branche et trois roches. Mais savez-vous quoi ? Je n’en ai pas besoin, la plupart du temps. Parce que mes enfants semblent savoir de façon innée ce dont ils ont besoin.

Que ce soit un jouet adapté ou une roche et un bol, le bébé va prendre ce qu’il a devant lui pour mettre devant. L’enfant va compter les roches, ses sous ou les jolis oursons à compter. Peu importe.

Nos enfants ont tout ce qu’il faut en eux pour se développer, ils ont surtout besoin d’un adulte présent et intéressé. Et ces jouets en trop sont un obstacle bien souvent. Ils nous volent du temps donc nos enfants ont besoin, alors qu’on les lave, range, et range encore…

J’ai constaté que oui, les jouets devant moi dans mes armoires étaient merveilleux, éducatifs, etc., mais que tant qu’on les laissait ici, loin des mains d’enfants, ils ne pouvaient pas accomplir leur mission. Je les ai tous donnés, pour qu’ils puissent servir à des enfants qui en avaient besoin.

J’ai constaté que beaucoup de jouets dits éducatifs étaient peu intéressants pour les enfants. Qu’ils y jouaient pour nous faire plaisir, davantage a la recherche d’une connexion avec nous que de ce jeu-là en particulier.

La troisième phase
Et dans les mois, années suivantes, chaque jour que mes enfants évoluaient, j’ai appris à me détacher des jouets. J’ai constaté leurs apprentissages, connecté avec leur monde. J’ai appris à les connaître. J’ai presque vidé mon rangement au sous-sol au complet, ne gardant que les jouets visant des âges variés ou des compétences vraiment ciblés ET amusant. Je n’ai pas gardé les jouets “bonne conscience”, comme les dizaines de jeux de société auquel on ne jouait pas, j’ai choisi de garder nos préférés.

En faisant mes choix, je modelais l’identité de notre famille. Nous voilà, nous sommes une famille qui aime jouer aux cartes, partir en promenade, lire des histoires…

J’ai fait la même chose avec les livres. J’ai gardé ceux qui signifiaient quelque chose pour notre famille, qui deviendraient les souvenirs de mes filles devenus adultes, ainsi que des livres utiles de références qu’on aime consulter. Et les autres, je les ai laissé partir… Pour le reste, nous allons a la bibliothèque…

J’ai laissé partir les jouets qui ne nous rejoignaient pas, qui ne suscitaient pas l’envie de jouer. Qui ne donnadonn pas envie à mes enfants de partir quelques heures dans un monde inventé.
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La quatrième phase: l’équilibreIMG_7768.jpg
J’ai maintenant, plus de jouets qu’a la phase 3. En fait, une fois toutes ces étapes franchies, j’ai l’impression d’avoir retrouvé l’équilibre. Nous avons moins de jouets que la majorité des gens, mais suffisamment de ceux qui intéressent nos enfants.  J’ai des jouets en bois géniaux, pis j’ai des jouets en plastiques qui rendent mes enfants heureux. Leur jouet préféré reste les tissus de soie d’ailleurs 😛

Ce n’est pas tant la quantité, la qualité, que la relation qu’on a avec ceux-ci.

J’ai une quantité de jouets qui nous convient.

Qui se range assez rapidement pour nous.

Qui permet à mes enfants de rester concentré sur leur jeu, sans papillonner d’un à l’autre.

Qui leur permet d’être disponibles pour jouer joyeusement (parfois, après la période de Noël, quand la quantité de jouets augmente un peu trop, je vois des comportements réapparaître, ils jouent moins, sont plus agités, etc.).

Aucun jouet n’est plus extraordinaire que l’enfant qui l’utilise. Je sais qu’ils ne sont qu’un outil, et non pas le moteur. Le moteur de ses apprentissages reste mon enfant.

Si vous avez envie d’en jaser, je vous invite sur mon groupe facebook: Épurer pour mieux jouer, vie de famille simplifiée 

 

 

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