Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

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Mes livres préférés sur la parentalité bienveillante

J’aime lire. J’aime encore davantage les livres au sujet des enfants, de la parentalité, des pédagogies etc. J’ai dut lire une cinquantaine voir plus de livres sur le sujet, sans exagération. Je réfléchissait depuis longtemps a l’idée de vous parler de mes lectures sur le blog, afin que vous puissiez aussi vous inspirer. Je commence ce mois-ci avec certains de mes titres préférés tournant autour de la parentalité bienveillante, d’autres thématiques suivront chaque mois.


La discipline positive par Jane Nelsen  c’est un des livres de base à lire absolument si on veut bien comprendre la discipline positive. Il explique tout, les besoins, l’importance de miser sur la relation avec l’enfant, l’effet des punitions… Il va en profondeur dans les explications et propose plusieurs outils pour vivre bien en famille.


Ce livre a été une révélation pour moi quand je l’ai lu la première fois. Il est axé davantage sur l’environnement que la bienveillance en tant que telle, mais je crois que les deux vont ensemble. Il propose une approche inspirée de la pédagogie Waldorf, qui prône plusieurs actions pour que le quotidien de nos enfants réponde mieux à leurs besoins. Bref, il nous inspire à aspirer à une vie plus simple pour notre famille. C’est un livre qui parle entre autres de comment simplifier les jouets de nos enfants et c’est clairement LA ressource pour débuter en ce sens.

Ce livre à mi-chemin entre un roman et un guide de discipline nous permets de suivre la quête de mères décidés à appliquer les principes de l’éducation dite positive. Elles suivent des ateliers et font peu a peu des changements dans leur vie de parent.

Ce récit se veut réaliste et les erreurs de parcours et régressions y ont aussi leur place. Certains passages peuvent être choquants d’ailleurs parce qu’ils font référence à des pratiques dépassés. Par contre, c’est encourageant d’avoir un portrait normalisant les difficultés qu’on peut rencontrer lorsqu’on tente de changer notre façon de faire. C’est un livre anti-culpabilité et c’est la raison pourquoi il vaut la peine d’être lut.

Des mêmes auteurs, “Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent” est un des premiers livres que j’ai lut sur la parentalité. Il existe maintenant plusieurs versions de ce livre. Fait amusant: une version “pour les tout-petits” a été écrite par… les enfants des auteures de la première version.

Ce livre regorge de façons concrètes d’intervenir, et c’est vraiment une bonne base pour le quotidien. Si vous n’avez qu’un livre à lire sur l’éducation des enfants, privilégiez celui-ci. J’utilise des techniques inspiré de celui-ci chaque jour et ça fonctionne vraiment!


Ce livre est axé principalement sur le jeu comme base d’intervention et il m’as émerveillé, simplement. Il révèle a quel point le jeu peut être utile dans toute sortes de situations, et comment l’utiliser comme parent pour répondre aux besoins de nos enfants et mieux les comprendre. (Pour tout dire: j’ai envie de le lire en vous en parlant)

Bonne lecture !

Au rythme de l’enfance : Routine hebdomadaire

Après avoir travaillé sur la routine quotidienne, nous nous sommes penchés sur le rythme des semaines. Naturellement, certaines activités reviennent fréquemment au fil des semaines.

En leur attribuant une journée fixe:
– Nous aidons l’enfant à se repérer dans le temps et à savoir à quoi ressemblera sa journée.
– Nous facilitons l’organisation/planification de nos journées.
– Ça simplifie notre quotidien
– Nous faisons plus régulièrement ce qui fait du bien à notre famille et consolidons le sentiment d’appartenance en donnant des références à l’enfant “dans ma famille nous….”

Le dernier point est important, parce que l’objectif n’est jamais de nous mettre de la pression comme parent. C’est pourquoi nous choisissons des activités que nous faisons déjà et que nous apprécions. Il vaut mieux choisir des activités très simples afin d’être capable de les faire le jour prévu même s’il y a des imprévus. Ce n’est pas le moment de tenter de se convaincre qu’on fera de grands projets chaque jour, de toute façon la simplicité réponds aux besoins de l’enfant.

Bref, vos repères doivent représenter votre famille.

Les repères que nous avons choisis pour notre famille sont ceux-ci. C’est tout simple, j’ai commencé par réfléchir à ce que nous faisions régulièrement et à ce que nous aimerions faire plus régulièrement.

Journée commissions
Pour l’épicerie principalement. C’est une nécessité, alors c’est le premier que j’ai placé dans l’horaire.

Journée ménage et musique
Pourquoi musique? Pour y associer un côté qui nous représente. Nous adorons la musique! Nous créons le matin même une play list contenant les suggestions musicales de chacun et c’est dans cette ambiance joyeuse que chacun aide au ménage hebdomadaire

Journée pyjama
Une journée axée sur le repos où on ne sort pas de la maison/cour. C’est quelque chose que nous faisions déjà mais en le mettant à l’horaire, nous lui accordons plus d’importance.

Journée peinture
J’ai choisit de préciser peinture plutôt qu’art pour ne pas créer des attentes trop élevés de gros bricolage chaque semaine. On peinture, et le reste varie selon les semaines. Les enfants aiment beaucoup la peinture alors ça fait du sens, c’est une activité qu’ils demandent fréquemment. On ne refuse pas qu’ils en fassent les autres jours d’ailleurs ;).

Journée bibliothèque
C’est une activité que j’aime beaucoup, j’adore découvrir de nouveaux livres. Et nos enfants adorent lire. Ça nous permets d’emprunter moins de livres à la fois aussi en y allant souvent, on sait qu’on y retournera bientôt alors pas besoin de tout prendre chaque fois. On profite ainsi davantage des quelques livres que nous choisissons en les relisant plusieurs fois au cour de la semaine.

Journée pain
On y fait du pain pour la semaine. Parfois du pain au raisins. On prépare aussi la pâte à pizza d’avance. Les enfants aiment pétrir le pain, le voir gonfler et cuire.

Journée promenade / aventure
On sort dehors mais plus loin que les autres jours. Cette journée sera consacré aux aventures, aux sentiers de randonnée, et parfois à simplement un tour de la rue. On se laisse une marge de manœuvre pour les jours où partir à l’aventure sera plus difficile.

Une fois nos activités choisis, nous avons réfléchit à la façon logique de leur associer une journée. On fait le grand ménage avant l’épicerie, par exemple.

Ensuite, nous avons illustrés les journées sur le calendrier. Nous avons ajouté un petit dessin dans chaque case pour le mois à venir, permettant de voir l’activité du jour. Chaque matin, nous regardons le calendrier pour mettre un X sur la journée courante et planifier ce qui se passera aujourd’hui.

Voilà donc à quoi ressemble notre rythme hebdomadaire présentement.

La naissance de cette relation frère-sœur

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Elle venait d’avoir 4 ans, et pour la première fois elle était consciente de ce qui se préparait. Elle avait déjà une petite sœur oui, mais elle était si petite lors de la grossesse de celle-ci qu’elle n’avait pas vécu vraiment l’attente. Cette fois-ci, c’était différent. Elle savait ce qui s’en venait et ça l’intéressait grandement. Des centaines de fois, elle m’a demandé de lui lire le livre “Attendre un bébé.” Elle aimait comparer l’histoire à sa réalité, elle jugeait la taille de mon ventre, attendant qu’il devienne très très gros comme dépeint dans les illustrations du conte.

Plusieurs fois par jour, elle appuyait sa tête contre mon ventre et s’exclamait : “j’ai hâte de te voir bébé Laurent!” On lui répétait qu’il naîtrait après Noël et avant la fête de papa. Oh, elle l’attendait tellement!

Elle aimait particulièrement reproduire les scènes du livre: m’apporter mon repas au lit par exemple ou remarquer les étapes qu’on franchissait : « Nous aussi, on a une photo de bébé maintenant. ». Elle avait plié et rangé les vêtements destinés à son frère avec moi, avec grande attention d’ailleurs.

Le midi du 1er janvier, je n’étais pas en forme. Elle m’avait apporté mon dîner au lit. Elle et sa sœur me l’avaient apporté “en équipe” pour être précis. C’est comme une danse, un tandem synchronisé hasardeux ou chacune tient un côté d’une assiette et on espère que rien ne tombe. Je n’avais rien réussit à manger et elle l’avait remarqué. Je me souviens que papa lui avait répondu : ” Maman est fatiguée, elle n’as pas faim.”

1 heure plus tard, je quittais pour l’hôpital. Et je ne suis revenue dans la maison que 23 jours plus tard. Un bébé dans les bras.

C’est gros quand même, pour un enfant de 4 ans comme événements dans sa vie. S’adapter au départ, à la vie sans maman pendant trois semaines, puis au retour avec un nouveau membre de la famille en bonus.

Elle a aimé son petit frère dès la première seconde où elle l’as vue. C’était le soir, elle était fatiguée mais ses yeux ont brillés tout de suite « C’est Laurent ! ». Elle l’avait attendue. Et il étais enfin la.

Quelques jours après le début de notre vie à 7, elle a demandé pourquoi dans le livre, le bébé n’avait pas les traces laissés par des prise de sang au talon, et pourquoi il ne pleurait pas.  “Ils ont oubliés!”

(….)

Cinq semaines ont passés, et elle reste toujours aussi attentive à celui-ci. Elle est toujours prête à lui caresser les cheveux, chanter pour lui, et surtout « m’avertir » dès qu’il fait un son : « Maman! Le bébé veut du lait ! » « Maman, le bébé veut toi! »

J’ai surpris cette scène cette semaine, alors que bébé était déposé par terre, et qu’elle l’a collé par elle-même. De l’amour fraternel brut. J’ai tout de suite sentit que cette photo allait être importante: c’est les débuts d’une relation, leur relation, capté sur le vif.

Au rythme de l’enfance: notre routine quotidienne

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Dernièrement, nous avons beaucoup travaillé sur les rituels dans notre routine. Nous avons réfléchi davantage certains moments du quotidien pour leur donner une logique et surtout une constance d’un jour à l’autre.

J’avais plusieurs objectifs: Favoriser un déroulement en douceur sans avoir besoin de discipline, permettre aux enfants que ces moments soient prévisibles, utiliser la répétition pour faciliter les apprentissages liés a ces moments, trouver un équilibre dans la journée autant pour les enfants que les parents et rendre plus facile pour nous les adultes aussi de savoir quand telle ou telle chose sera faite et comment.

Je me suis inspirée de différents livres (voir liens à la fin du texte) et aussi de ce que nous faisions déjà et qui marchait bien. La routine au jour le jour est a un point qui me satisfait présentement, et mon prochain objectif est de m’attarder davantage a la routine de la semaine. J’aimerais attribuer des journées aux différentes activités qui reviennent (jour du pain, jour du conseil de famille par exemple) hebdomadairement pour aider les enfants a se situer dans la semaine et pour faciliter notre planification.

Charlotte (4 ans) est dans une phase ou elle s’intéresse beaucoup au temps et/ou avoir des repères dans sa journée est plus important pour elle. Elle a commencé à apprécier qu’on fasse un X sur le calendrier chaque jour et pouvoir voir ce qui s’en vient dans la semaine comme les rendez-vous notamment.

Bref, voici à quoi ça ressemble présentement une journée de semaine, principalement pour les 2 petites à la maison à temps plein (2 et 4 ans).

(Je parle au JE, mais présentement, papa en fait une grosse partie parce que je m’occupe du nouveau-né. Et il faut voir tout ça comme une version idéalisée du quotidien, dans les faits, on essaie de s’en rapprocher, mais il y a aussi la vraie vie.)

Les rituels tournent beaucoup autour des repas, comme ce sont des moments réguliers et déjà ancrés dans le quotidien, c’était logique de broder le reste autour de ceux-ci. C’est plus facile que d’essayer d’insérer des rituels dans la journée sans qu’ils aient de moment déjà routinier attaché à eux.

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Collation du matin
Au début de la collation, je récite une comptine qui inclus des gestes avec les doigts, la même chaque fois pendant quelque temps.  Étonnamment, ils ne se tannent pas de la répétition, ils sont fiers de le maîtriser de plus en plus. Ça les calme aussi d’avoir cette petite activité au début de la collation.

Théoriquement, on passe de la collation au jeu extérieur directement. Cet hiver on a dut réduire la fréquence de nos sorties vu les températures. J’aime bien, pendant qu’elles finissent leur collation, aller faire semblant d’habiller des enfants imaginaires en disposant leurs effets d’hiver sur le plancher comme si c’était sur des enfants. Ça les fait rire chaque fois.

Du dîner à la sieste
Juste avant le dîner, on va ranger un peu les jouets sortis pendant la matinée. Puis elles dînent, routine d’hygiène, et elles vont dans la chambre d’Alice avec un parent. Nous allumons une chandelle, et il y a une période de lecture. Notre façon de fonctionner ressemble à celle-ci: l’adulte lit quelques livres aux enfants, puis l’adulte lit un livre d’adulte qui l’intéresse en silence pendant que les enfants peuvent regarder leurs propres livres. En modelant le comportement de lire, ça les inspire habituellement à lire calmement. Je trouve ça vraiment agréable aussi, ça me donne un moment pour prendre le temps de lire. Et je trouve ça beau les voir calmes. Ensuite, on tombe dans la routine de sieste. Ma 4 ans va dans sa chambre faire des activités tranquilles, ma 2 ans dort.

Collation d’après-midi
Encore la même comptine, suivie généralement du bain cette fois-ci. Je trouve que donner le bain l’après-midi avant l’heure du souper aide vraiment beaucoup a avoir moins de stress rendu au soir.

Du souper au dodo
Après le souper, chaque enfant a une tâche (elles sont effectuées en rotations, j’ai une roue au mur pour déterminer la tâche du jour de chacun) qui tourne autour du repas. Bref, on ramasse la cuisine en famille. Les enfants vont se mettre en pyjama, brosser les dents. Elles peuvent jouer librement, faire un projet artistique ou un jeu en famille (elles aiment bien jouer à l’ogre, un jeu de poursuite avec un adulte qui fait l’ogre). Par contre, 45 minutes avant l’heure du dodo, on tombe aux jeux calmes. On allume une chandelle (j’aime les chandelles, ça transparaît dans ma journée ? :p), on tamise les lumières, on met de la musique plus douce et on s’installe au salon tous ensemble.. Les enfants peuvent alors lire, dessiner, jouer, mais on leur demande de choisir des jeux plus calmes pour ralentir le rythme doucement pendant +- 30 minutes. Ensuite, période de lecture dans la chambre et dodo.

Et sur un horaire plus “heure par heure” (bien qu’on suit davantage l’ordre que les heures)

Horaire d’un jour de semaine
(2 et 4 ans ont la maison)

6h30: Réveil et déjeuner, hygiène, habillement des petites et tournée des chambres en même temps.
7h30 – 9h: Jeux libres c’est le moment de la journée ou elles jouent naturellement le mieux ensemble sans conflits. Pendant ce temps, on fait les taches de la journée. Parfois elles aident.
9h-9h30: Jeu, livres, projet, art ou cuisine.
9h30: Routine de la collation – jeux extérieurs
11h: Jeu libre ou avec nous, livres, dessins ou préparation du dîner
12h: Routine du dîner et sieste
14h30: Réveil de la sieste, des câlins et souvent encore un livre.
15h: Routine de la collation d’après-midi
16h: Jeux, bricolages, livres ou jeu libre, préparation du souper.
17h: Routine du souper
19h30: Dodo

Les périodes de jeux varient selon leurs intérêts du moment, les saisons, etc.
Présentement, a 2 et 4 ans, il y a beaucoup de chansons, de comptines, d’histoires avec ou sans livres, de peinture, d’activités sensorielles et de jeux imaginaires. Charlotte apprécie certains cahiers d’activités et on a introduit raconte-moi les sons récemment a sa demande..

Aussi, elles vont beaucoup participer aux préparations des repas et autres activités du quotidien parce qu’elles aiment vraiment ça.

Bref, voilà où ça en est présentement. J’aimera ajouter différentes comptines à des endroits stratégiques dans la maison pour les lier à certains moments de la routine aussi, un jour 🙂

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Parents Tout Simplement !

Voici pourquoi je n’achèterai aucun jouet en 2019.

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Je suis la mère de cinq enfants entre 0 et 9 ans et
en 2019 je n’achèterai aucun jouet.

Précisions : J’offrirai des cadeaux à noël et à leurs anniversaires comme d’habitude. Par contre, tout au long de l’année, je m’abstiendrai d’acheter des nouveaux jeux “sans raison”.

Vous savez ces achats de jeux et jouets pour nos enfants qu’on fait tout au long de l’année pour un éventail de raisons? C’est ce que je veut arrêter.

Je vois plusieurs avantages à ce choix principalement pour mes enfants et notre famille.
Pour moi, c’est la suite logique dans mon cheminement comme mère minimaliste
.

Premièrement, je veut leur permettre de vivre un noël encore plus magique. Je me souviens enfant de la frénésie à l’approche du seul moment de l’année où je recevais un cadeau. En donnant des cadeaux tout au long de l’année, on rends un peu moins spécial chaque fois l’effet de recevoir. En réduisant la fréquence des cadeaux, ils deviennent plus spéciaux, plus anticipés, plus appréciés.

Ensuite, posséder moins de jouets favorise le jeu. Plutôt que de passer d’un jouet à l’autre, les enfants jouent plus longuement et peuvent explorer toutes les possibilités d’un même jouet. Ils s’attachent davantage à leurs jouets et font plus attention à ceux-ci. 

Aussi, un des mauvais côté des nouveautés, c’est qu’on les pousse à délaisser du matériel avec lequel ils avaient pourtant encore du plaisir. Ils vont mettre de côté leurs jouets pour jouer avec la nouveauté, et ainsi de suite chaque fois… C’est un peu un mauvais pattern qu’on en vient à créer involontairement: ils se mettent a délaisser rapidement les jouets en attente de la prochaine nouveauté.. Je préfère les habituer à apprécier et profiter de matériel durable.

Ça permets également de réduire notre impact écologique. Pourquoi acheter alors qu’on possède déjà suffisamment? Ne pas acheter de jouet pendant an ne signifie pas que mes enfants n’auront plus de jouets du tout, mais plutôt que nous cultiverons davantage l’art de l’appréciation. Tout ce que nous avons déjà possède de la valeur. Tout ce que nous avons déjà est suffisant. Nous n’avons pas besoin d’acheter davantage. C’est une valeur importante pour moi à transmettre à mes enfants. 

J’ai été surprise de constater que ce n’est pas nécessairement facile de se défaire de l’habitude d’acheter. Comme parent, souvent, acheter devient une façon de prendre soin de son enfant. On peut reconnaître dans les jouets une réponse aux “faiblesses” autant qu’aux intérêts de nos enfants. 

Depuis janvier, il m’est déjà arrivé plusieurs fois de voir un jeu intéressant et de devoir me rappeler: je n’achète pas de jouets présentement. C’est même apaisant comme décision, je m’empêche de tomber dans des questionnements sur la valeur de tel ou tel jouet à la mode. La décision est déjà prise avant même qu’il tombe sous mes yeux.
Mes enfants n’ont besoin de rien. Le quotidien est suffisant et j’y crois profondément. J’en voit les résultats au quotidien d’ailleurs. Chaque fois qu’on a réduit la quantité de jouets, mes enfants ont joués plus calmement, plus profondément. 

Pourtant, j’ai encore ce réflexe de me demander si tel ou tel jouet est le bon. LE jouet qui changerait tout, qui est la clé d’un développement fabuleux, la réponse aux comportements “problématiques”. C’est une vieille croyance sur laquelle je dois encore travailler, celle d’accorder autant de valeurs aux jouets (surtout ceux dit “éducatifs”)

Rationnellement, au travers mon cheminement d’épuration sur plusieurs années, j’ai vu, compris, été témoin, que le développement de mes enfants ne nécessitait pas LE jouet mais que la différence se situait plutôt dans l’accompagnement. Malgré tout, chaque fois qu’un jouet est proposé sur mon fil d’actualité, j’ai encore cette sonnette d’alarme dans mon cerveau qui s’active : regarde comme c’est merveilleux, et si??

Comme avec les émotions, j’essaie de simplement reconnaître, puis laisser partir les réflexions que provoquent cette croyance. Je regarde le jouet, je me permets d’apprécier ses qualités, puis, je le laisse partir en me répétant que je n’ai besoin de rien. C’est d’autant plus facile de se créer des besoins en explorant différentes pédagogies qui donnent parfois envie de tout changer dans la salle de jeu!

Plutôt que de magasiner et choisir le bon jouet pour eux, j’ai envie de concentrer sur mon énergie à simplement être comme famille.  À notre dernier conseil de famille, nous avons d’ailleurs décidés d’acheter une nouvelle machine à coudre. Les grandes (et moi!) avons déjà pleins d’idées pour réutiliser du tissus pour fabriquer nos propres items zéro déchet.

Ah et, cette année, en osant repousser les “besoins” de quelques mois, j’aurai probablement de la facilité à trouver des jouets réellement appréciés comme cadeaux. Quand on y pense, c’est assez rare qu’un nouveau jouet soit réellement nécessaire immédiatement. Elles recevront des cadeaux sélectionnés, désirés spécialement pour elles tout au long de l’année plutôt que de ceux trouvés en décembre juste “parce que”.

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Bref, je suis la mère de cinq enfants et cette année je n’achèterai pas de jouets. Ni de livres d’ailleurs (vive la bibliothèque). Ni de cahiers de jeux (il faudrait bien finit ceux qu’on possède déjà!) Et je suis convaincue que ce sera bénéfique pour notre famille.

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Au milieu de la tempête, je t’attends.

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Crédit photo: Lisa-Marie Savard

En trois semaines hospitalisée, j’ai souvent été étonnée de la météo montréalaise. Parfois il neige, mais la plupart du temps, ça semble se transformer rapidement en neige fondante même au cœur du mois de janvier.

Aujourd’hui c’est différent, la tempête que je guettais par la fenêtre depuis hier est maintenant la. Enceinte de tes sœurs, c’était l’automne que je surveillais par la fenêtre de ma chambre pendant les dernières semaines de ma grossesse. Je me reposait en fixant l’arbre, remarquant les feuilles au vent, leur changement de couleurs. Je les regardait tomber alors que mon ventre s’arrondissait et que leur naissance approchait, sans savoir quand exactement ça se produirait.

J’ai troqué l’automne pour l’hiver, ma chambre pour une chambre d’hôpital et l’incertitude du moment de l’accouchement pour une date de déclenchement.

Ce flottement entre deux monde par contre, reste le même. Me voila pleine d’un bébé que je ressent connaitre profondément avec la certitude qu’il est exactement ce qu’il dois être, alors que je ne l’ai jamais vu. Je n’ai jamais sentit la douceur de ta peau encore, mais je connais ta réaction a mes caresses, a ma voix. Je ne sait rien sur toi mais je sait tout alors qu’on est connecté ensemble de façon plus profonde que jamais pour quelques heures encore.

Je ferme les yeux, j’essaie d’imprimer dans ma mémoire chacune des sensations, chacun de tes mouvements. Je m’ancre dans le moment présent pour pouvoir mieux me souvenir de ce moment. Apres des mois ou être enceinte de toi fut la normalité, me voila a l’aube de redécouvrir la sensation d’un ventre vide.

Heureusement, il y a ce quatrième trimestre que je laisserai s’allonger, pour toi autant que pour moi. Il y a ces heures, ces semaines plutôt, ou nos corps seront tellement proches qu’on oubliera tout les deux parfois que tu n’es plus vraiment en moi. Mon corps continuera de te fournir les nutriments pour grandir, partager sa chaleur et tu pourras rythmé ton cœur aux battements du mien, jour et nuit.

mon bébé, dehors c’est la tempête, et me voila, qui t’attends.

Crédit photo: Lisa-Marie Savard

J’ai ce rêve pour mes enfants


Vu de l’extérieur, certains peuvent avoir l’impression que je choisit d’élever mes enfants dans une bulle. Effectivement, jour après jour, ils me voient faire des choix différents de la majorité pour mes enfants.

Si je les élèves dans une bulle, alors c’est une bulle de protection, de douceur, de confiance.. Un univers fait de choix réfléchis, refusant d’obéir aux automatismes dictés par la société. Ça peut être surprenant de me voir remettre en question des régles et choisir d’être l’exception, mais je fait ce choix jour après jour avec un seul objectif: favoriser leur épanouissement.

Parce que j’ai un rêve pour mes enfants.

Je choisis d’oser créer cet environnement pour mes enfants où je ne laisse pas pénétrer encore tout ce qui compose ce “monde réel” qui les entoure. Je tente d’offrir un espace de liberté où l’enfant peut évoluer sans ressentir la pression et l’influence des publicités, de la vulgarité, de la violence ordinaire entre autres. Il y a du beau dans notre monde, mais tellement de non-sens aussi.

Différents choix composent notre quotidien: l’absence de télé et autres écrans, le choix de répondre à leurs besoins (incluant la nuit) au-delà des normes établis, le choix d’une alimentation où les aliments commerciaux sont moins présents, ne pas les envoyer en garderie ou garder une horaire simplifié, non chargé etc, etc.

Dans mon rêve, les enfants vivent au gré d’un quotidien simple, joyeux, parfois chaotique, souvent doux. Ils s’essaient a cuisiner, rient pourchassé par un papa qui joue au monstre, écoutent des histoires de fées, passent des heures dans leur imaginaire et jouent avec un rien. Je veut les voir se passionner pour quelque chose et avoir le temps, vraiment. Je veut les voir se développer à leur rythme, en accord avec leur personnalité, leur style d’apprentissage propre, guidé par leur curiosité naturelle.

Ce n’est pas que je refuse totalement que mon enfant vive du stress ou des contraintes, c’est que je juge que celles imposées par le mode de vie proposé comme la normalité ne font pas toujours du sens. Ces normes sont en oppositions avec le rêve que j’ai pour eux.

Mon enfant n’est pas isolé, loin de là et il fait face comme tous les autres à des défis, des non, des peurs normales d’enfants… Il socialise d’ailleurs avec une variété impressionnante de personnes! (En l’espace d’une semaine, avant noël, mes enfants ont vus des personnes âgées à l’hôpital, chanter dans une chœur de noël improvisé avec un prête et d’autres personnes du quartier, en plus de leur cercle d’amis etc, etc.)

Goutte à goutte, alors qu’ils auront de plus en plus d’outils et de sens critique, mes enfants grandiront et découvriront davantage sur le monde qui les entoure. Déjà, mes grandes découvrent les normes sociales, parfois différentes de nos valeurs. Ce n’est pas un problème, je suis là pour les accompagner. Elles ont une bonne base et je suis confiante que c’est une autre étape qu’on franchira en famille, simplement. Mon rêve ne s’arrête pas à leur petite enfance.

Mais pour l’instant, quand je voit mes touts-petits jouer librement et joyeusement dans un petit univers où la bienveillance est la norme; je suis heureuse. Quand mon enfant inquiet me rejoint dans mon lit et se rendort rassuré, ça me gonfle le cœur d’amour. J’aime sincèrement regarder mes filles jouer ensemble pendant des heures, librement, le matin, alors que rien ne presse.

J’ai la chance de pouvoir leur offrir tout ça et ça me comble. C’est tout simple. Oui, vu de l’extérieur, mes enfants semblent parfois vivre dans une bulle, mais c’est une bulle d’amour. Une bulle de protection, pour leur donner la chance de vivre une enfance sans soucis, dans l’innocence. Une bulle de grand bonheur pour moi, d’en être témoin. Ce qu’ils sont m’émerveille chaque jour.

Au milieu d’un monde stressant, qui va trop vite, qui a trop de normes, trop de “listes à cocher”, me voilà, à refuser, remettre en question, questionner, tout ce qu’on dicte comme normalité en petite enfance. Me voila, à repenser l’enfance, pour mes enfants avant tout…

Parce que pour eux, j’ai un rêve…

 

Gérer ces cadeaux (jouets) de nos enfants dont on ne VEUT PAS !

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Voilà le moment.
Votre enfant déballe un cadeau et rapidement vous constatez que ce cadeau correspond à tout ce que vous détestez chez les jouets pour enfant. Pour dire vrai, ça fait déjà plusieurs mois que vous travaillez vraiment fort à sortir ce type de jouets de chez vous. Vos recherches et vos expérimentations vous ont permis de conclure que dans votre famille, ce type de jeu ne fonctionne pas.

Et le voilà.
Flambant neuf.
Votre enfant l’a vu et est probablement enthousiasmé.

Peut-être que ce n’est pas le jouet le problème, mais la quantité. La consigne d’un cadeau par personne a été oubliée (ou ignoré) par une mamie ou un papi qui aime gâter.

Vous avez été éduqué selon la croyance qu’on doit apprécier les cadeaux. Mais c’est plus fort que vous. Vous ne pouvez que voir le négatif. Ce cadeau encombrera l’espace que vous tentez d’épurer. Visuellement. Sonorement.

Alors qu’est qu’on fait ??

La réponse courte: Laissez-le faire sa vie, pas plus, pas moins. Comme tous les jouets.

Si c’est un jouet de mauvaise qualité /trop fragile (genre du dollorama) et que ça vous rebute, vous pouvez compter sur le fait qu’il va rapidement se briser ou perdre des morceaux parce que ces jouets sont souvent fragiles. (Vérifiez également qu’il ne fait pas l’objet d’un rappel).

Si c’est un jouet sonorement agressant, vous pouvez ôter les batteries, puis le laissez faire sa vie comme si de rien n’était. Il se peut qu’il soit encore intéressant sans batterie, ou peut-être que non. Aussi: quand mes enfants sont petits, il m’arrive de garder 1-2 jouet à batteries rangé pour les utiliser comme “jouet d’urgence”. À sortir pour garder captiver le bambin dans une situation particulière (a un rendez-vous, pour répondre à un appel important). L’effet de rareté fait son effet.

Si c’est un jouet avec trop de pièces, qui semble destiné a s’éparpiller dans la maison et causer des heures de rangement chaque fois, on peut le ranger dans un bac et le placer en hauteur, le sortant uniquement sur demande et utilisable dans un espace définit.

Si une personne chez qui vous allez souvent en visite donne trop de jouets, offrez d’en laisser là-bas pour que l’enfant puisse y jouer en visite.

Si c’est un jouet vraiment contre vos valeurs, alors oui, vous avez le droit de le faire disparaître plus rapidement.

La règle générale est:
Vous pouvez simplement le laisser dans un bac, disponible, et l’oublier. Parfois, l’enfant nous surprendra dans son intérêt, mais par expérience, ces jouets à la mode sont vite délaissés. L’enfant se tanne d’être limité dans ses expérimentations par un jouet rigide.

Lorsque vous ferez votre prochain tri, vous pourrez le juger avec les mêmes critères que tous les autres, sans accorder d’importance à sa provenance.  Il se peut même que certains jouets que vous pensiez inadaptés restent (parce qu’ils invitent davantage au jeu spontané) et que des jouets “éducatifs” partent. Il m’est arrivé de faire des mauvais choix, même avec tout ce que je connais des jouets, de la simplicité, etc. D’ailleurs, les jouets que j’achète passent par le même tri que ceux des autres, c’est important aussi, ce n’est pas une mission extermination visée contre grand-papa, mais une hygiène de vie. C’est une routine, tous les quelques mois, je me questionne de nouveau sur ce qui est disponible.

À moins que ce jouet ait une signification particulière pour la personne qui l’a donné (jouet d’enfance, vraiment recherché et personnalisé), je ne crois pas qu’il faut donner plus d’importance à un jouet qu’a un autre. Je crois que la reconnaissance d’avoir reçu un cadeau ne doit pas aller de pair avec une obligation de le garder ae viteam s’il ne répond pas aux besoins de la famille.

Certaines personnes choisissent de prendre des photos des enfants dans la période de “découverte” ou ils jouent avec tout, pour avoir une réponse à donner à ceux qui les ont donnés, si la question vient. J’ai déjà lu que certains gardaient une armoire avec les jouets “cadeaux” pour les sortir au besoin, mais je préfère la réponse honnête: ” C’était une belle idée ! Mon enfant était vraiment excité de découvrir tous les sons qu’il faisait, je comprends ce qui t’a attiré au magasin ! Par contre, il prenait la poussière alors on l’a donné à une autre famille, il était trop beau pour rester au fond d’un bac. Je pense que mon enfant est vraiment plus axé construction ces temps-ci.”

On peut évidemment expliquer le minimalisme, référer à des articles, parler de nos découvertes. La vérité c’est qu’il ne faut pas oublier que c’est un long cheminement, et qu’il est fort possible que les grands-parents, ou la famille n’en soient pas là. Il se peut simplement que pour mamie, réfléchir aux modes actuels de l’enfance, ça ne soit plus dans son intérêt : elle a vu passé plusieurs elle-même quand elle avait de jeunes enfants (vous!).

En prévention, on peut faire attention à faire une liste de cadeaux adaptée à ceux à qui on la propose: on visera des articles facilement trouvables en grande surface. Il se peut que si on demande un jouet en bois trouvable en boutique spécialisé, on obtienne sa version plastique, alors trouvons une façon de leur simplifier la vie. 🙂

Finalement, il faut se rappeler qu’un jouet, ce n’est qu’un jouet. Ce n’est qu’une goutte dans l’océan de l’enfance… Même si on passe 1 ou 2 mois plus encombré, il nous reste 10 mois pour s’en remettre avant le prochain Noël ! 🙂

En début d’épuration ou de changement de philosophie, il se peut que ce soit encore plus difficile à accepter. Je pense qu’avec le temps, la confiance en notre façon de faire aide à accorder moins d’importance a ces cadeaux “encombrants.” On peut donner 1000 poupées parlantes à ma fille de 4 ans, mais j’ai pleinement confiance qu’après l’excitation initiale, elle reviendra à préférer faire parler ses légumes. 😉 Il faut vraiment, vraiment, comprendre que ce n’est pas une attaque de la part de vos proches. Ils n’ont simplement pas la même vision que vous. C’est envahissant, sur le coup, mais vous possédez en vous les solutions maintenant pour y faire face. Ayez confiance en vos choix, vos idéaux.

Je pense que simplifier, ça vient aussi avec accorder moins d’importance aux objets, et donc ne pas laisser le choix de jouet de l’oncle de notre enfant ruiner les moments en famille. Ce n’est qu’un jouet. 

Joyeuses fêtes !!

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Chère mère, je te vois

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Ou du moins je le souhaiterais. J’aimerais sincèrement te voir, voir être diffusé ces images de la parentalité réelle dans le monde moderne…

J’aimerais voir ton regard d’amour alors que tu réconforte ton bambin qui se remet d’une “banale” maladie infantile. Tes bras enveloppants. Ton désir sincère que ton amour apporte un peu de douceur à ses symptômes.

J’aimerais te voir heureuse. En balade en vélo dans le quartier alors que tu est fière, simplement. Juste comblée d’être avec eux. Quand chacun roule sur son petit vélo, qu’il y a des discussions ou des chansons, et qu’il n’y a aucun pépin, aucun négatif. Je te vois sourire alors que tu te sens à ton meilleur comme parent.

Oh. Comme j’aimerais voir.

J’aimerais voir ces moments de ta vie où être parent prends tout son sens. Ces secondes où la définition de larousse ne suffit pas pour exprimer l’étendu de ce rôle.

J’aimerais te voir pleurer alors que tu te demandes si ton enfant est normale quand il fait 20 crises en un jour, ou qu’il ne réponds pas à un critère de naître et grandir. Vulnérable dans ton amour sincère. Prête à se questionner, à chercher des réponses pour son bien.

Je veut te voir sourire en carressant ses cheveux alors qu’il dort et que ça te donnes l’impression d’avoir de nouveau devant toi ce petit bébé à qui tu as promis le monde. Je veut te voir même si sa perfection endormie te ravage certains jours, réveillant ta culpabilité : non, vraiment, ce n’est pas ce que tu avais imaginé. Quand tu vois sa beauté, son innocence, parfois tu voudrais lui offrir plus, être plus.

Je veut te voir quand c’est difficile.

À minuit le soir quand tu te demandes s’il fait du tirage, que tu attends d’avoir la ligne au 811 ou quand tu reste assise toute la nuit pour qu’elle dorme un peu mieux sur toi à l’horizontale malgré les sécrétions ou les vomissements.

Je veut te voir quand c’est merveilleux.

Quand elle accomplis des progrès qui t’épate, que tu constates que ça fonctionne ce que tu fais! Tu y arrives toi aussi, il semblerait, à être un “bon parent!”

Je veut te voir avoir l’impression que tu n’arrivera pas à traverser la journée, et pourtant y parvenir. Ta force incroyable. Je veut te voir être malade, avoir deux enfants brûlant de fièvre sur toi, et ne pas lâcher. Murmurer des “maman est là” entre les nausées. Et je veut te voir, soulagée, reprendre une vie plus douce alors que la maladie quitte doucement, que la température redescends…

Je veut te voir prendre des décisions difficiles.  Sentir le poids de tes responsabilités, l’impact  de tes choix sur la vie d’un petit être dépendant  de toi. Prendre action pour améliorer ta vie. Leur vie.

Parce que je le vit. Parce que c’est ça être parent. Parce qu’à ces moments là, ça prends tout son sens. Je suis une mère. Parfois c’est négatif. Souvent c’est positif.

Et ces moments là, comptent. Ils font de moi la mère que je suis.

Si on avait à mettre une image à côté du mot mère dans le dictionnaire, pour moi, ça serait un de ces moments qui raconterait le mieux. La complexité du rôle, des émotions, des responsabilités.

Je suis une mère.
Je veille. Je réconforte. J’encourage. J’aime. Je rit. Je pleure. J’espère.

Je suis une mère, mais aussi une photographe. Pour moi les images valent tout les mots. Je rêve que ces images puissent prendre vie, pour tout ce qu’elles signifient.

Je te vois. Ou plutôt je me vois. Et j’aimerais te voir toi aussi.

Savoir ce que ça signifie pour toi, être mère.

Le guide cadeau alternatif 2018 des meilleurs jouets (sans batteries!)

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Les filles lisant “mon guide de la nature”

On me demande régulièrement des recommandations quant aux meilleurs jouets, et j’essaie de faire une liste une fois par année.  Cette année, j’ai décidé d’organiser la liste selon les besoins auxquels ils répondent. Pour avoir eu 4 enfants, et en avoir côtoyé encore plus, je suis consciente que les types de personnalités varient énormément.

Voici donc quelques jouets que j’aime bien (ou que j’aimerais avoir haha)

Mes critères pour choisir un jouet sont généralement:
– Sans batteries
– Donnant du pouvoir à l’enfant
– S’utilisant de différentes façons
– Répondant aux besoins d’action et d’expérience de l’enfant

Pour se mettre en action
(pour un bébé ou enfant explorateur qui semble avoir envie de tout essayer physiquement. Un enfant moteur, qui aime grimper sur tout ;))

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Planche banane de M.A Fabrique (0-18 mois)
Pour tester le mouvement en la faisant balancer, pour grimper dessus a quatre pattes puis debout.

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Muddy Buddy (ou autre habit du genre)
Un habit complètement imperméable, permettant de jouer dans la pluie, la bouette, même en automne quand c’est frisquet, sans limites.

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Vélo d’équilibre sans pédale (3 ans)
J’ai un coup de cœur pour celui-ci avec le sac incorporé, parfait pour récupérer des trésors sur le chemin (roches, branches). C’est étonnant, la rapidité avec laquelle nos enfants arrivent a l’utiliser.

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Bascule arc-en-ciel (M.a Fabrique)
On l’utilise autant pour se balancer, comme bateau, auto, pour construire des maisons, un comptoir de restaurant, pour s’isoler pour jouer tranquille aux blocs…

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Briques en carton Melissa and doug
Pour construire, marcher dessus (on peut marcher sur les plus bleu et rouge sans problème), faire tomber un mur en lançant une balle dessus…

Un crazy carpet ou autre équipement d’extérieur 
Pour profiter de l’hiver en glissant dehors 😉

Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– Des sacs, boîtes à lunch, sacoches, paniers.
Transporter des objets d’un endroit a l’autre, pousser un panier est une activité vraiment appréciée de beaucoup d’enfants…
– Une poussette parapluie
Pour promener les poupées ou se promener entre eux…
– Des bacs a lait vide
pour créer des parcours moteurs, mettre dedans, grimper dessus…

Pour créer, expérimenter, petits artistes en herbes
(pour un enfant plus axé sur la création)
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De la peinture régulière (lavable!!), des crayons a l’aquarelle, des crayons de cire triangulaires (idéal pour faciliter la prise plus jeune) ou encore des crayons-feutres qui sentent bon. On aime aussi BEAUCOUP l’argile a modeler qui ne sèche pas (de crayola!)

Plusieurs fournitures d’art intéressantes font de bons cadeaux !  Lorsqu’on a un enfant qui utilise ces fournitures quotidiennement, elles s’usent rapidement alors les parents sont souvent heureux d’en recevoir (et l’enfant aussi!)

Pour un tout petit, on pourrait y aller pour lui offrir ses premiers ciseaux sécuritaires également.
Pour un plus grand: Un beau cahier a dessin style portfolio, du matériel pour de l’artisanat varié (Tricot, collage, selon ses intérêts..)

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Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– Créer un bac sensoriel et y incorporez nos plats de plastique en surplus ou donc on perdu le couvert 😉 Des petites figurines, des tasses a mesurer également peuvent servir…
– Fabriquer de la pâte a modelé maison ou du sable magique a base de farine.
– Récupérer le papier d’emballage pour le donner comme matériel de découpage, ou pourquoi ne pas garder des éléments du bac de recyclage, des bouts de laines, bouchons de liège, cartons d’œufs, pendant quelques semaines, y ajouté quelques fournitures comme des yeux, de la colle et en faire un “bac-surprise de bricolage”!

Pour faire semblant, s’inventer un monde imaginaire

Une belle poupée en laine

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Pour en prendre soin, imiter maman, la bercer, la nourrir (on peut simplement utiliser un plat vide de la maison et une cuillère, pas besoin d’acheter un kit de poupée du commerce 😉 )

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Des figurines d’animaux ou de personnages réalistes et neutres
Il existe plusieurs gammes intéressantes, ici je privilégie des personnages neutres (rien de la télé ou commercial), des animaux réalistes (pas d’éléphant rose avec des lunettes :P). Certains enfants vont préférés des jouets les plus simples possible, ils se sentiront ainsi moins limités dans créativité. Je dois admettre que j’aime beaucoup schleich qui offre des animaux avec des corps correspondants a la réalité, jusqu’aux empreintes de pas !

De la nourriture pour jouer 
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On essaie de choisir des aliments neutres, ou représentant la réalité de l’enfant 😉 Encore une fois, de simples blocs de bois peuvent suffire, mais notre enfant peut aimer avoir ce type d’aliments très réalistes.
Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– Des doudous en mousseline
Pour se costumer, créer des porte-bébés, avec des épingles pour faire des maisons…
– Des morceaux de bois, de tissus… pour toute sorte d’utilisations.
– De vrais éléments de la cuisine qu’on n’utilise plus (tasse a mesurer, bol en métal, cuillère en bois)

Pour découvrir, satisfaire son envie d’apprendre, sa curiosité intellectuelle

Des cahiers d’activités

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Certains enfants adorent remplir des cahiers d’activités. Et ils n’en auront jamais assez 😉 Personnellement, j’aime bien ceux offerts par la boutique Goélette . Par expérience, je vous dirais que le niveau offert varie énormément d’une maison d’édition à l’autre: si votre enfant a plus ou moins de facilité avec les chiffres, l’alphabet, ça influencera votre choix. Il existe énormément de variété et prenez le temps de regarder l’intérieur, le niveau 3-6 ans peut changer énormément d’un à l’autre. 😉

Des livres !

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Ici, la qualité prévaut sur la quantité. De beaux livres d’histoires ou de références qui dureront plusieurs années. Un livre sélectionné spécialement pour l’enfant. Il existe de beaux livres québécois aussi, ça vaut la peine de regarder dans une librairie. 🙂

Voici des suggestions de fans de ma page ici: 

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Ma fille avait beaucoup aimé ce jeu pour jouer avec les lettres. Ce qu’elle préférait? Aligner pleins de lettres et qu’on lui lise les mots “inventés” ainsi formés. 🙂

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Pas seulement pour découvrir les lettres mais aussi pour s’amuser avec la grande variété d’images cartonnés: on peut inventer des histoires, jouer au jeu de kim, faire des devinettes, un cherche et trouve etc etc…

Des jeux de société

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J’ai été agréablement surprise en recevant ce jeu de serpent et échelle de découvrir qu’on pouvait l’utiliser pour jouer avec des enfants d’âge varié: effectivement, on peut utiliser simultanément un dé des couleurs pour les petits ET un dé de chiffres pour les grands… TRS pratique quand nos enfants ont des âges variés.

Des jeux de logique

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J’aime beaucoup les smarts games. Ce que je leur reproche c’est que leur utilisation est limité, un seul jeu possible, par contre, pour les grands, c’est vraiment un plaisir de se mettre au défi en famille ! On les ressort parfois quand on a de la visite pour tester leur capacités 😉

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La gamme placote
Des jeux conçus pour stimuler le langage (et maintenant, ils ont aussi une gamme pour le développement socio-affectif). J’ai bien aimé celui-ci pour les +- 2 ans, les enfants aiment que ce soit de vraies photos entres autres.
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Roule et joue

Ce jeu est un GROS HIT, autant à presque 2 ans qu’ont presque 4 ans… Les enfants lancent le dé et pigent une carte leur demandant d’imiter une émotion, de trouver un objet d’une couleur, d’imiter le son d’un animal…  Voir les petits imiter les grandes est hilarant ! C’est un bon jeu pour un enfant plus moteur qui est moins intéressé par les apprentissages ou les jeux “dirigés” standards..

Récupérer des objets qu’on a déjà: 
– On peut prendre un cahier de notes auquel il reste plusieurs plages, et le transformer en cahier d’activités maison. Et si vous preniez le temps de créer un code secret avec lequel on pourra communiquer avec l’enfant toute l’année ?
– Un jeu de cartes qu’on assortit a une liste d’idées de jeu à faire en l’utilisant
– Des enveloppes et des timbres, pour permettre à l’enfant de pratiquer son écriture en correspondant toute l’année avec vous (ou sa mamie, sa tante, etc.)

Des outils et du matériel pour lui permettre de participer au quotidien
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Une tour d’apprentissage, un couteau d’apprentissage sécuritaire ou un couteau en bois atelier saint-cerf pour les plus petits ,un balai adapté a sa taille (qui fonctionne pour vraie 😉 ), un livre de recettes adapté aux enfants, un couteau ou épluche-légumes sécuritaires.. Pouvoir participer davantage au quotidien, c’est un cadeau merveilleux qui permettra l’épanouissement de l’enfant toute l’année.

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On peut en profiter aussi pour offrir de beaux sacs a collation ou d’autres éléments “utiles”, mais en se donnant la peine, de les rendre spéciaux en choisissant avec plus de soins le motif du dit-sac, en offrant des élastiques spéciaux, des lipsils..

Mes filles ont adorés les bombes de bains de Efferv’essence d’ailleurs pour ajouter un petit peu de magie au bain (ok, sauf Alice, la première fois, elle a été terrifiée. Maintenant elle aimes haha)

Et si plutôt que de miser sur un jouet spectaculaire qui sera vite délaissée, on réfléchissait a des façons de vraiment passer un beau moment avec l’enfant, créer avec lui, lire avec lui, lui permettre de se sentir valorisé, de découvrir davantage d’informations sur qui il est… Oublions les jouets éphémères, les modes du moment, mettons le focus sur l’enfant devant nous. 

Trouvez d’autres idées dans mon article de 2017 sur le sujet

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