Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Category: confessions

Chère mère, je te vois

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Ou du moins je le souhaiterais. J’aimerais sincèrement te voir, voir être diffusé ces images de la parentalité réelle dans le monde moderne…

J’aimerais voir ton regard d’amour alors que tu réconforte ton bambin qui se remet d’une “banale” maladie infantile. Tes bras enveloppants. Ton désir sincère que ton amour apporte un peu de douceur à ses symptômes.

J’aimerais te voir heureuse. En balade en vélo dans le quartier alors que tu est fière, simplement. Juste comblée d’être avec eux. Quand chacun roule sur son petit vélo, qu’il y a des discussions ou des chansons, et qu’il n’y a aucun pépin, aucun négatif. Je te vois sourire alors que tu te sens à ton meilleur comme parent.

Oh. Comme j’aimerais voir.

J’aimerais voir ces moments de ta vie où être parent prends tout son sens. Ces secondes où la définition de larousse ne suffit pas pour exprimer l’étendu de ce rôle.

J’aimerais te voir pleurer alors que tu te demandes si ton enfant est normale quand il fait 20 crises en un jour, ou qu’il ne réponds pas à un critère de naître et grandir. Vulnérable dans ton amour sincère. Prête à se questionner, à chercher des réponses pour son bien.

Je veut te voir sourire en carressant ses cheveux alors qu’il dort et que ça te donnes l’impression d’avoir de nouveau devant toi ce petit bébé à qui tu as promis le monde. Je veut te voir même si sa perfection endormie te ravage certains jours, réveillant ta culpabilité : non, vraiment, ce n’est pas ce que tu avais imaginé. Quand tu vois sa beauté, son innocence, parfois tu voudrais lui offrir plus, être plus.

Je veut te voir quand c’est difficile.

À minuit le soir quand tu te demandes s’il fait du tirage, que tu attends d’avoir la ligne au 811 ou quand tu reste assise toute la nuit pour qu’elle dorme un peu mieux sur toi à l’horizontale malgré les sécrétions ou les vomissements.

Je veut te voir quand c’est merveilleux.

Quand elle accomplis des progrès qui t’épate, que tu constates que ça fonctionne ce que tu fais! Tu y arrives toi aussi, il semblerait, à être un “bon parent!”

Je veut te voir avoir l’impression que tu n’arrivera pas à traverser la journée, et pourtant y parvenir. Ta force incroyable. Je veut te voir être malade, avoir deux enfants brûlant de fièvre sur toi, et ne pas lâcher. Murmurer des “maman est là” entre les nausées. Et je veut te voir, soulagée, reprendre une vie plus douce alors que la maladie quitte doucement, que la température redescends…

Je veut te voir prendre des décisions difficiles.  Sentir le poids de tes responsabilités, l’impact  de tes choix sur la vie d’un petit être dépendant  de toi. Prendre action pour améliorer ta vie. Leur vie.

Parce que je le vit. Parce que c’est ça être parent. Parce qu’à ces moments là, ça prends tout son sens. Je suis une mère. Parfois c’est négatif. Souvent c’est positif.

Et ces moments là, comptent. Ils font de moi la mère que je suis.

Si on avait à mettre une image à côté du mot mère dans le dictionnaire, pour moi, ça serait un de ces moments qui raconterait le mieux. La complexité du rôle, des émotions, des responsabilités.

Je suis une mère.
Je veille. Je réconforte. J’encourage. J’aime. Je rit. Je pleure. J’espère.

Je suis une mère, mais aussi une photographe. Pour moi les images valent tout les mots. Je rêve que ces images puissent prendre vie, pour tout ce qu’elles signifient.

Je te vois. Ou plutôt je me vois. Et j’aimerais te voir toi aussi.

Savoir ce que ça signifie pour toi, être mère.

À quel moment on a cessé d’apprécier les enfants? / Choisir de profiter plutôt que de “subir” 

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Sur mon mur Facebook, défilent des textes contre les “mères de caillou”, où on glorifie le parent comme étant constamment “à bout” et ayant besoin de vin pour arriver à “endurer” cette chose qu’est la vie avec les enfants….

Je vous dis ça, en sachant bien que clamer haut et fort qu’on ne trouve pas ça horrible nous, c’est vu comme du jugement. Mais honnêtement, je trouve ça surtout triste.

Ok, je vais le dire. Voilà mon coming-out: J’aime profondément être avec des enfants.

Chaque fois que je prends un bébé dans mes bras, je prends 3 secondes pour sentir la douceur de sa peau pis je suis émerveillée. C’est vrai pour vraie, pas romancé là. Quand le poupon se colle dans mon cou, j’absorbe le bien-être que ça apporte, je souris pis j’oublie que j’ai passé la sieste à bercer les uns les autres. Je tripe pour vraie quand un enfant fait quelque chose de nouveau, s’absorbe dans une tâche.

(…)

Vous savez, le problème, ce n’est pas les enfants. C’est tout le reste. C’est la vie trop vite, la pression, le stress de partout. C’est vos enfants qui arrivent le soir de l’école déjà à bout d’une journée remplie de petits stress, qui se mélange à votre propre stress et ça explose. C’est le qu’en-dira-t-on qui fait que vous cherchez à ce que votre vie soit “picture perfect” tout le temps.

C’est lourd être dans un monde où tout doit être esthétique, bien réfléchi pis répondre à une tonne de critères selon la mode actuelle. Et ça en prend, pas mal de temps!

(…)

Beaucoup des réponses aux comportements des enfants résidents dans prendre le temps. De jouer. De gérer. D’accompagner. D’enseigner. Être avec eux, et avoir envie de.

Faudrait se rendre compte qu’on ne peut pas s’attendre à ce que nos enfants grandissent plus vite parce qu’on n’a pas le temps de vivre avec les besoins de leur âge.

Je dis ça et je ne suis pas parfaite non plus, j’oublie aussi parfois. Ma meilleure solution c’est l’instant présent : quand tu t’arrêtes, tu regardes autour de toi, tu ne peux pas ne pas voir comment c’est beau, un enfant.

On voudrait que nos enfants soient plus faciles pour avoir plus de temps pour… quoi?
Il faut se le demander. Pourquoi nos enfants sont devenus la “corvée plate” qui nous prive de la “partie le fun” de la vie ?

C’est peut-être ça aussi une partie du problème… Les adultes ont oublié (ou pas appris) comment prendre soin d’eux pour vraie, pour ensuite avoir la disponibilité émotionnelle pour leurs enfants.

Le temps pour soi, oui bien sûr, sortez, prenez du temps pour vous, allez en couple un soir. Ce n’est pas d’être absent parfois le problème. C’est d’être absent (mentalement) tout le temps même quand on est présents.

C’est de ressentir le besoin de fuire constamment vers un monde virtuel, ou à l’aide d’une bouteille de vin qu’on entame du vinlundi au vindredi.

Ce que votre enfant est présentement, avec ses hauts et des bas, ce n’est pas parce que c’est temporaire que ça n’a pas de valeur. Et il mérite d’être apprécié, et non ‘enduré”. Même quand c’est difficile. Vous n’avez pas a faire semblant que c’est facile, faites juste être la, présent, et disponible pour l’accompagner dans cette phase, en pleine conscience que ce n’est qu’une phase, et que ça fait partie de ce qui va l’aider à devenir l’adulte qu’il sera un jour.

Accepteriez-vous ça de votre conjoint? Qu’il détaille constamment à quel point c’est difficile être avec vous, pis comment il endure ça en buvant du vin. Qu’il rende vos défauts si importants, plus même que vos qualités ?

Je ne dis pas que c’est facile être parent. Je dis juste qu’il n’y a rien de plus triste que de donner l’impression qu’on subit l’enfance de notre enfant comme un condamné subit sa peine.

À quel moment dans l’humanité, c’est devenu plus important de faire une belle chambre parfaitement décorée ou un gigantesque party de fête à son enfant que de prendre le temps de jouer cinq minutes avec lui??

Je ne dit pas qu’il est impossible de faire les deux, bien sur que c’est possible. Sauf que quand on est “à bout”, souvent c’est un signe qu’il faut revoir nos priorités. La relation avec notre enfant devrait être la priorité plutôt que de voir en notre enfant une nuisance à arriver à bien-paraître. 

Il faut assumer que nos désirs, nos aspirations nous appartiennent. Que l’enfant vit avec ses propres besoins pis que ça se peut que ça clash ensemble.

Le pouvoir qu’on a vraiment, c’est de mettre fin à tout ça en simplifiant notre vie, en faisant des choix. En se rendant disponible pour être pro-actif dans la parentalité plutôt que de subir notre enfant. Bref. Se donner du temps, de l’espace pour arriver à profiter de l’enfance.

Parce que l’enfance, c’est beau. C’est magique. Et parfois il me semble qu’on l’oublie.

Cher mon’oncle qui aimes agacer les enfants

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Photo by Leah Kelley on Pexels.com

Tu es l’oncle cool.  Celui qui fait l’avion aux petits, qui pourchasse les grands provoquant des éclats de rire. C’est génial! Ils ont de la chance de t’avoir. C’est une richesse pour des enfants d’être en contact avec des adultes intéressés à eux.

Il y a juste une chose donc j’aimerais te parler, un comportement qui me démange. Tu ne t’en rends probablement pas compte, tu reproduis ce que tous les “oncles taquins” ont fait à travers le temps devant toi.

Voilà.
Tu aimes agacer. Jusqu’à ce que l’enfant crie : ” non! Arrête!”. Et toi, tu as grandi avec l’impression que continuer après un “arrête”, ça fait partie du jeu. Alors l’enfant demande d’arrêter et tu continues.

Tu aimes nos enfants, mais par ta façon de jouer tu leur imposes un message qu’on ne souhaite pas qu’ils reçoivent. “Ton “non” n’a pas de valeur face à un adulte ” ” Tu ne peux pas décider quand tu en as assez par toi-même.” ” Tes émotions, ton envie que ça arrête ne valent pas la peine d’être entendues.”

Et ça, ça me dérange. Profondément. Vois-tu, nos enfants aussi petits soient-ils devraient avoir un pouvoir sur leur corps selon nous. Ils devraient être ceux qu’on écoute quant à savoir si on arrête ou on continue.

Ils devraient être respectés.

Et pour qu’ils grandissent en s’attendant à ce que ce respect soit la normalité, c’est de personnes comme toi qu’on a besoin. Tu es la personne parfaite pour montrer l’exemple. On a besoin que tu sois cool, que tu agaces, mais que tu accordes autant d’importance à leur stop qu’à celui d’un adulte.

Parce que ce stop, on a travaillé fort à leur apprendre. C’est une alternative à frapper, à crier, chez nous, c’est un signe qui est respecté et protégé. Une demande claire et polie d’arrêter. Quand notre 2 ans te dit stop, c’est comme s’il te disait ” Mon’oncle, quand tu me chatouilles trop, j’ai mal, ça me fatigue, j’aimerais que tu arrêtes dès maintenant.”

Cher adulte qui a la chance de côtoyer des enfants, aide-nous. Fait ta part pour que nos enfants grandissent respectés, libres de consentir ou non aux chatouilles et autres contacts physiques “amusants”, confiant d’être en sécurité pendant les réunions de famille, confiant que leur “non” vaut la peine d’être entendu.

Nos enfants sont merveilleux, et avec ton aide, il est clair qu’ils développeront des capacités qui les aideront toute leur vie. Soyons une équipe.

Les mères de 2018 sont-elles “lâches?”

“En 1900, elles géraient 13 enfants et le ménage sans problèmes.”
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C’est un argument sur lequel je tombe souvent, dans les débats visant à déterminer si les mères à la maison en font assez (!!). Le oui mais ma grand mère avait 15 enfants et faisait tout à la main…
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Première parenthèse : la plupart des ouvrages traitant de la question vous révéleront que plusieurs de ses mères n’était pas nécessairement heureuses, plutôt épuisés et certaines ont même avoués être soulagés de la perte d’un enfant (parce que ça signifiait moins de travail.) Aussi, elle avaient souvent plus d’aide qu’aujourd’hui.
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Je n’ai pas envie de jouer à qui est la meilleure, donc je vais laisser au passé les bons et mauvais coups des mères de 1900 pour vous parler de la réalité de certaines mères de 2018.
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Ce que j’en voit, et ce qu’on oublie quand on en arrive au débat ménage ou pas ménage.
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Beaucoup d’entre elles travaillent. Dans les mères à la maison de mon entourage, au moins la moitié consacrent du temps à une entreprise, un travail de la maison ou plusieurs heures de bénévolat.
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Elles travaillent fort pour le développement optimale de leur enfants, et sont très informées. Je voit régulièrement des choses merveilleuses dans mon fil d’actualité, des mamans qui prennent le temps de s’asseoir et travailler le langage de leurs enfants ou de rénover une pièce pour l’adapter aux besoins particuliers de ceux-ci.
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Beaucoup ont choisis d’être parent la nuit aussi. C’est facile d’oublier que la simple décision de ne pas laisser pleurer peut avoir une grande influence sur l’énergie d’une maman, parce qu’au lieu de dormir, elles bercent, consolent, nourrient…
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Beaucoup portent une grande attention à des détails. Est-ce nécessaire de faire une belle coiffure à un 2 ans? De vouloir lui faire un look, une chambre à la mode? Peu importe. C’est important pour celles-ci et elles consacrent beaucoup de temps et d’amour à soigner les détails autour de leurs enfants..
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Plusieurs mettent de l’importance sur leur rythme de vie et celui de leurs enfants aussi. Elles veillent à ce qu’ils mangent bien, essaient de nouveaux courants alimentaires qui demandent du temps pour tout préparer bien souvent… Elles s’éloignent du déjà préparé pour offrir du fait maison.
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Et la liste se continue… Elle est différente selon chaque mère.. chaque mère (chaque père aussi d’ailleurs) as ses propres préoccupations. Influencé par ses enfants, ses croyances ancrés, son entourage. C’est plus complexe que de savoir si le panier de linge est plié ou non….
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Ça revient un peu au débat sur la mère au cellulaire dans un parc…
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Moi quand je voit une mère au parc sur son cellulaire, ce que j’en retiens c’est surtout tout ce qui viens avec cette sortie.
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Avez-vous regardé ses enfants? Ils sont propres, peignés (j’admire secrètement celles qui font des peignures plus complexe que les lulus d’ailleurs!), ont des vêtements, des souliers….
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Ce qui veut dire que quelqu’un, quelque part a prit le temps. Quelqu’un a acheté ces vêtements, ces souliers (achetés à la course un mardi soir parce que poussée de croissance soudaine), à chanté pour convaincre l’enfant de les mettre, puis à essayée d’occuper le bébé en le mettant devant des blocs pour réussir à préparer un sac à couches. Il ou elle a cherché dans la maison pour trouver une veste pas trop sale pour au cas où il ferait soudainement froid. Puis il a annoncé ” on range! On part pour le parc!” Puis à gérer les différentes réactions à cette annonce selon le tempérament de chacun de ses enfants.
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Ou peut-être que non. Peut être que la sortie au parc n’était pas vraiment prémédité, qu’elle n’as même pas apporté de sac à couches.. peut être que son regard s’est posé sur des crayolas donc les bouchons étaient encore égarés et qu’elle a déclaré un besoin pressant de changer d’air plutôt que de tomber dans le négatif avec eux..
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Peu importe. Les mères en 2017, les pères aussi d’ailleurs, et bien elles ne font pas pareilles que les mères de 1900, mais elles en font tellement aussi..
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“Et chaque fois qu’on les juge sur ce qu’elles devraient faire sans tenir compte de ce qu’elles font déjà, on ajoute sans s’en rendre compte une attente sur leur to-do liste, pis c’est un peu triste parce que cette tâche qui ne comptait pas pour elle avant, et bien maintenant c’est du temps de moins qui l’éloigne du moment où elle pourra prendre cinq minutes pour jouer avec ses enfants… ”
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Notre rencontre dans la tempête : la naissance d’Alice.

Il y a quelques mois, alors que je pleure, dépassée par une crise de ta grande sœur; ton papa ne dit rien mais il a un pressentiment. Il n’est pas surpris du test positif quelques jours plus tard. C’est très drôle car tu est apparut dans mon ventre exactement le mois que nous avions prévu en blaguant : tu naîtras dans la même période de l’année que tes trois sœurs.

Les rencontres avec la sage-femme restent courtes et rapides au fil des mois : tu es mon quatrième bébé alors les questionnements sont rares. Nous voulons simplement un accouchement naturel, pour ensuite profiter de notre famille. Lors de la grossesse de ta sœur, ton papa m’avait dit que sa seule peur pour l’accouchement étais que je meurt, j’avait trouvé ça intense, pour moi ce n’étais même pas un risque. Cette fois-ci, il n’étais pas stressé, il espérait seulement ne pas manquer ta naissance parce que j’accouche rapidement.

À l’échographie, nous rions quand on nous annonce que tu es une petite fille. Nous ne sommes pas surpris, après trois filles, il semble que je soit destiné à porter des filles.

Les sages femmes me rappelaient à chaque rendez-vous d’appeler dès le premier doute de travail; elles devaient avoir le temps d’arriver! Mon dernier accouchement a duré moins de 2 heures.

Je prépare ta naissance. La liste de numéros de téléphones d’urgence est affichée. Le piqué en plastique au bruit agaçant pour protéger le matelas. Je fait du yoga. J’utilise beaucoup le ballon pour soulager mon dos. Je dit à tout le monde que tu pèsera plus de 8lbs, je le sent…

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J’ai tracé un grand décompte sur un carton dans la cuisine, chaque semaine nous encerclons le nombre de semaine de grossesse correspondant. Le mardi, nous encerclons le chiffre 40. Nous sommes curieux de savoir quand tu naîtra, sachant que ca arrivera bientôt. Ton papa, avec raison, a prédit le 4 novembre, une suite logique à la naissance de tes 2 dernières sœurs (elles sont nés à 40+2 toutes les deux, et pour toi ça donne 40+3).

Ce matin-là, un peu avant 5h, j’ai été réveillée par une contraction très douloureuse: rien d’anormal, c’etais normalement un signe de vessie trop pleine. D’autres contractions, moins douloureuses ont suivis, avec seulement des 3-4 minutes d’écart. J’ai été prendre un bain rapide pour voir si ça arrêtais le travail: aucun effets.

À 5h tappant, tes soeurs se sont toutes réveillées une après l’autre. Elles se réveillent toujours vers six heures normalement alors ça m’as un peu déstabilisée. Je les ai envoyé déjeuner alors que j’essayais d’évaluer le sérieux ou non de mes contractions.

Vers 5h15, j’appelle la sage-femme, au cas où ce soit le bon moment mais je doute encore un peu, elle me réponds qu’elle viendra m’examiner au cas ou… Puis j’appelle ton papa qui est chargé d’appeler ta mamie afin qu’elle vienne s’occuper de tes sœurs.

Celles-ci déjeunent encore et discutent a table alors que je calcule les contractions dans mon lit en les écoutant parler. C’est la vie normale qui se déroule juste a coté alors que les vagues sont la, régulières. Je suis couchée sur le ventre, sous la robe de chambre de papa.

Vers 5h30, les contractions sont plus douloureuses, et papa me préviens que mamie aura du retard. J’appelle donc mon père qui habite plus près pour venir en attendant. À un moment Charlotte vient demander du lait-lait alors elle s’installe coucher à côté de moi et tête un peu avant de repartir. Pendant qu’elle boit, les contractions sont peu présentes, un cinq minutes de calme.

La sage femme arrive et salue tes soeurs, leur demandant si elles ont hâte de te voir. Elles ont effectivement très hâte !

Je suis encore couchée, dans ma bulle. Elle me demande où est le café et je répond un peu n’importe quoi, je suis là mais ailleurs. Je suis au milieu des vagues, dans mon cocon de chaleur.

Dès son arrivée, je mets mon téléphone de côté, je n’ai plus besoin de calculer les contractions, tu sera bientôt la, je le sais…

Elle avait parlée de m’examiner au téléphone, mais finalement elle opte pour tout installer tout de suite… Elle est probablement consciente que ça risque d’aller vite.

Papi arrive juste après la sage-femme. Celle-ci s’occupe de tout installer alors que je continue de vivre dans les contractions presque constantes.

Mamie arrive, elle fait du café et je les entends discuter de tout et de rien. C’est un souvenir très important pour moi, je t’attends, on t’attends, dans le calme et le bonheur. La douleur est là, oui, mais dans le reste de la maison, la routine matinale continue.

Ta mamie prépare aussi un café pour la sage femme qui a été réveillée tôt.

Celle-ci m’examine finalement et je suis à 9cm, tu sera bientôt la! Il est environ 6h30. À un moment, j’entends ta mamie demander à la sage-femme si elle pense que tu naîtras ce matin, ce à quoi elle réponds que ce sera dans la prochaine heure.

Papa arrive enfin! Les contractions sont maintenant très intenses. Je demande à ce qu’on éloigne les enfants, alors comme prévue elles sont installés dans le sous-sol avec un film, coupé du son et de ce qui arrive en haut. Les points de pression me soulage énormément, je les exige à chaque contractions.

La douleur est très forte, ça me rapelle mon dernier accouchement, ce moment où seul la poche des eaux retient la tête. J’ai l’impression que je n’y arriverai pas, je tombe un peu en mode panique, la douleur est trop forte et je n’en peut plus. La sage-femme m’examine, tu es prête à sortir. À la prochaine contraction elle crèvera les eaux. La deuxième sage femme va chercher ton papa, qui est en train d’aider à installer les grandes en bas, elle lui dit de venir maintenant pour ne pas rater ta naissance.

Elle crève les eaux, je pousse, je sent ta tête descendre puis je la touche de mes doigts. Je pousse encore, ta tête est sortie, il ne reste que les épaules à passer. Tu pousses ton premier cri alors que j’attends la prochaine contraction pour pousser encore, et que ton corps est encore en moi…

6h45*: on te dépose sur moi. Mon bébé est là !

J’ai passé des mois à préparer la suite; nous avons acheté des draps remplis de douceur pour nos premiers jours ensemble, du jus en boîte (celui que j’ai eu de la difficulté à résister à boire en entier enceinte) est dans la table de chevet, le congélateur contient des repas rapides. J’imaginais ton arrivée dans mes bras rimer avec la fin de la douleur et le début du bonheur. Je te voyais ramper jusqu’à mon sein, tes sœurs venant te rencontrer…

Mais voilà, 6h46*, l’orage éclate. Tu es en parfaite santé mon bébé, mais dans la minute suivant ta naissance, ma santé à moi commence à décliner.

Je perds (trop) de sang, la sage femme tombe en mode protocole. Elle coupe rapidement le cordon et dit à papa de se préparer à te recevoir en peau à peau.

Tu as une minute de vie et tout ce qui étais prévue pour la suite vient de s’écrouler.

On me donne une piqûre, un médicament sous la langue, puis un autre, puis un soluté. On m’aide à faire sortir le placenta espérant que ça fonctionne. Encore du sang.

On demande à ton papa, collé à toi, d’appeler le 911 “juste par prévention”, elles espèrent encore reprendre le contrôle. Le répartiteur est surpris que ce soit papa qui appelle, il lui demande pourquoi ce n’est pas les sage-femmes qui font l’appel et papa lui réponds qu’elles sont trop occupés.

Je voulais pour toi une naissance dans le calme, et tu vit tes premiers moments dans le stress ambiant.

La sage femme tente d’arrêter le saignement en maintenant une pression interne et externe sur l’utérus. À la seconde qu’elle retire sa main, de gros caillots passent. Elle remets ses mains en place pour contrôler le saignement. Les ambulanciers arrivent, elle les informe qu’elle ne peut pas retirer ses mains tant qu’elle n’est pas devant le gynécologue prêt à réagir. Ils m’installent dans un brancard sans jamais qu’elle retire ses mains. Ton papa les voit partir, leur demande quoi faire avec toi, la sage-femme réponds de venir les rejoindre à l’hôpital. Elle est avec moi sur le brancard alors qu’on embarque dans l’ambulance. Parfois l’autre sage femme prends le relais pour la pression externe: sa main est engourdis. Elle essais de me rassurer: peut-être que le saignement est déjà finit, elle ne veut prendre aucun risque. Quatre petites filles ont besoin de moi.

À l’arrivé à l’hôpital, ça semble un peu mieux. Elle retire sa main. Les saignements se calment légèrement bien qu’ils restent présents. Pendant ce temps, tu rencontres tes sœurs puis papa t’habille rapidement, tu feras ton premier trajet en auto à moins d’une heure de vie. Il vient nous rejoindre. Notre première rencontre ne dure pas longtemps; tu prends le sein quelques courtes minutes puis je dois te retirer: le bloc opératoire m’attends. Même si moins intenses, les saignements restent constants et personne ne comprends pourquoi : j’ai pourtant reçu plusieurs médicaments et ça devrait être complètement arrêté. En attendant le bloc, tu es pesé. Depuis des semaines, je dit que je sent que tu dépassera le 8lbs, et j’ai raison. Tu pèse 8lbs 1 once.

Vers 10 heure. Je pleure en attendant mon tour au bloc, tu va avoir soif et tu as besoin de moi. Le médecin me rassure, une révision utérine et peut-être un curetage, c’est rapide. 45 minutes et nous serons ensemble mon bébé. 45 minutes et enfin nous serons tranquille, à se coller.

Je suis endormie.

[….]

2 heures passent. Papa n’as pas de nouvelles encore. Peut-être un délais à cause d’une chirurgie plus urgente?

[…]

La gynécologue vient rencontrer papa et toi, qui m’attendez encore… Elle lui explique que ça ne va pas bien. Mon état est critique, je perds énormément de sang, et ni le curetage ni le ballonet n’ont fonctionné. Ils m’envoient en radiologie subir une embolisation (en résumé : obstruer l’artère en passant par l’aine, afin de couper le flux sanguin vers l’utérus). Si ça ne fonctionne pas, ils vont enlever l’utérus. J’ai perdu 2 litres de sang, le saignement doit absolument arrêter.

Papa a peur, il pleure avec toi dans ses bras, en te nourrissant à la seringue (il évite le biberon pour préserver mon allaitement). C’est dur à admettre encore aujourd’hui mais il y a eu un moment où ils ont craints qu’on ne se rencontre jamais, mon bébé.

J’ai reçu quatre transfusions de sang et deux de plasmas. C’est en grande partie ce qui m’as sauvé mon bébé, on me l’as répété plusieurs fois.

Papa se couche avec toi en peau à peau.

De la chance dans la tempête : ma cousine travaille justement à l’hôpital ce jour-là et veillera à le supporter et l’aider à avoir tout le nécessaire pour prendre soin de toi.

[….]

Je me réveille vers l’heure du souper, j’ai soif. Je ne me rends pas compte des fils tout de suite, ni que je suis aux soins intensifs. J’ai juste soif et je ne peut pas boire. Je demande à te voir, ma gorge est douloureuse quand je parle.

On m’explique que je dois rester coucher absolument, de toute façon mon corps est trop faible.

Papa et toi arrivez, je suis presque incapable de bouger. Je ne peut pas te prendre ni t’avoir sur moi; l’infirmière prends le temps de t’installer à côté de moi…

Tu es belle mon amour.

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Tranquillement je prends conscience de ce qui est autour de moi. La sensation des bas compressions sur mes jambes qui gonflent à un rythme constant. Mes 2 bras qui ont des solutés, la voie artérielle, les moniteurs, la sonde urinaire, la morphine libre-service. j’interroge constamment les infirmières sur tout, chaque bonne nouvelle sur mon état me rapproche de toi et moi collé dans mon lit.

Nous sommes ensemble mais je ne peut que te regarder. Regarder les autres te manipuler. J’ai droit à presque 2 heures avec toi, puis tu doit me quitter. Tu va dormir à la maison avec papa. Ta mamie va rester avec vous pour la nuit, afin que ton papa puisse revenir à l’hôpital en cas d’urgence.

Après ton départ, j’ai droit à un premier essais assis. Je mange du jello. Je dort. Je rencontre le radiologiste qui s’est occupé de moi. Il dit que j’ai été chanceuse, un timing parfait, il sortait d’une opération quand ils ont eu besoin de lui pour moi.

[….]
3 heures du matin.

Le responsable des soins intensifs vient me voir. Mon état va beaucoup mieux, ma pression a remonté, mon hémoglobine semble stabilisé. J’aurai mon congé des soins intensifs le lendemain matin. Il m’explique ce qui s’est passé: j’ai fait peur à beaucoup de gens. Il est merveilleux; il autorise dès maintenant l’allaitement et le retrait de certains moniteurs et d’un soluté pour que ce soit possible.

J’appelle ton papa, qui te prépare pour venir me rejoindre. Je suis très heureuse; enfin mon bébé nous serons ensemble !

On me met une poche de soluté qui brûle en pénétrant dans mes veines. Je t’attends.

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21 heures après ta naissance, tu es enfin déposée à côté de moi, sans rien pour nous séparer. Papa doit m’aider à te mettre au sein mais nous sommes ensemble.

Quelques heures plus tard, ta tante prends le relais une deuxième fois de papa. Hors de question de nous séparer maintenant qu’on est ensemble, mais mes mouvements sont encore limités.

Le deuxième jour est difficile. Tu hurles quand j’essaie de te mettre en peau à peau. Tu refuses le sein. J’ai peur de ne jamais arriver à ce moment espéré : toi collé contre moi qui s’endort paisiblement en tetouillant.

Pour toi, j’ai une odeur de tempête, on dois prendre le temps de s’adapter ensemble, de te rassurer. Tout va bien mon bébé, maman est là.

Les levés sont atroces, j’ai mal, j’ai peur de saigner…J’ai besoin de quitter l’hôpital pour qu’on soit au calme toutes les deux mais je me rends compte que je n’aurai pas mon congé si je n’arrive pas à me déplacer seule. Je passe ainsi la soirée à forcer mon corps douloureux à se mouvoir. Le lendemain je convaint le médecin de me laisser quitter plus tôt..

La sortie d’hôpital est remplis de rires.. ton papa et moi sommes tellement heureux.

Notre petit nid dans mon lit. Puis doucement on y arrive. On dort collé une première fois alors que tu es bien emmailloté. Puis un autre jour tu prends le sein sans pleurs.

Et nous voilà à jour 7, collées ensemble dans les draps super doux, tu te réveilles, tête un peu, te rendort collée contre moi…

Le bonheur après la tempête…

(…)

Le premier mois est difficile. Mon corps est faible. Je suis étourdie facilement, limitée dans mon énergie. Mon hémoglobine est basse et je le ressent. Je passe une grande partie de mes journées à dormir avec toi et t’allaiter. J’installe la chaise berçante dans la cuisine et j’y passe de plus en plus de temps au fil des jours. Je suis heureuse, collée sur toi, à profiter de la vie de famille de ma chaise.

Noël approche, je t’installe en portage sous mon manteau et je vais prendre une première marche. Ta sœur est fascinée par les décorations, elle s’asseoit pour les admirer.

En janvier, je vais mieux. Physiquement, je suis remise; j’ai gagné contre l’anémie.

Puis, après le corps, j’ai dut guérir mon esprit. Écrire, parler, t’aimer, pour faire le deuil, accepter…

J’ai fait un journal, j’y ai écrit tout ce que j’avais manqué, ce qui me rendait triste. Et de l’autre l’autre côté de la page, j’ai écrit tout ce que j’était heureuse d’avoir vécue. Au fil des jours, la colonne positive s’est agrandit et à dépassé le négatif.

Quelques mois après, j’ai revu le gynécologue, j’avais besoin de parler du futur. Il m’as regardé droit dans les yeux et m’as dit: ” si tu veux un autre enfant, je ne te laisserai pas mourrir, ne t’inquiète pas de ça…”

….

J’ai écrit plusieurs articles sur le sujet sur différents blogs, magasines, sur notre allaitement aussi. J’ai raconté, raconté, raconté, aux autres et a moi-même aussi. Je suis allée à des rencontres pour mamans. Je pense que j’avais besoin de raconter pour accepter que c’était vraiment arrivé. Et tranquillement, j’ai commencé à moins ressentir le besoin d’en parler.

Et nous voilà à quelques jours de tes un an. Tu es mon bébé le plus calme, mais aussi la plus colleuse. J’aime être près de toi et toi de moi. Tu as une personnalité fascinante. Il y a quelques jours, tu t’es levé au milieu du salon et tu as marché, juste comme ça.

Un jour tu vieillira et tu découvrira la tempête qui a entouré ta naissance. Sache que c’est ok. Ca valait la peine: tu valais la peine, je n’en ai jamais douté.

Rayonnes mon bébé, car tu es né tel un soleil lumineux au cœur d’une tempête.

*Je ne connais pas l’heure exacte de sa naissance. Personne n’as eu le temps de regarder.

Au parent qui n’en peut plus.

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Tu es devant ton enfant qui te regarde sans comprendre. Il y a quelques secondes tu as crié, désespéré de te faire écouter. Tes émotiojns ont explosés, tu n’as pas sut les contrôler.

Tu connais la théorie par cœur, tu peux me réciter toutes les techniques à utiliser par ordre alphabétique mais tu n’en peux plus. Tu t’es peut-être levée remplis d’espoir, avec des projets, une bonne attitude, et tout allait peut-être bien jusque là.

Puis il a fait quelque chose, peut-être que ce n’étais même pas vraiment une raison de le chicaner, peut-être que les circonstances ont rendu son geste pire, peut-être que c’est un problème qui te semble sans issus et reviens jour après jour.

Dans ces moments, tu te replonge peut-être dans tes souvenirs, ce moment où ils ont déposé son petit corps nu sur toi et que tu t’es promis de l’aimer pour toujours.
et tu as l’impression d’échouer.
Tu l’aime, tu l’aime plus que tu t’aimes mais tu n’es pas le parent que tu voulais.

Je ne veux pas te faire la morale, je ne veux pas te donner de leçon, je veux juste te donner les solutions concrètes que tu recherche tout de suite.

1. Sort de chez toi

Prends les enfants et sauve-toi où tu peux. Dans une bibliothèque publique, un jeu d’eau, au parc.. S’ils ont l’âge, met-les dans une poussette ou la remorque de vélo, voir l’auto. Apporte de la musique, une limonade pour toi.

Laisse-les jouer seuls, sort ton cellulaire, un livre, fait de squats. Ose aller jaser à la maman d’à côté au parc. Court jusqu’à une maison des familles ouverte. Savais-tu que certaines offrent des activités gratuites pour apprendre à mieux vivre les sorties dans les endroits publics, par exemple ?

mais surtout sort de la situation problématique 

Si tu ne peux pas sortir, alors dès que les enfants seront calmes, occupe-les. Branche-les devant sur l’ordi sur YouTube, met de la musique pour danser, laisse-les jouer dans n’importe-quoi qui ne fait pas de dégât et ne demande pas de supervision. Je suis contre la télé quotidienne, mais il y a des moments dans ta vie où c’est ça ou l’enfer quotidien, alors je préfère ça. Ose peu importe les jugement, met tes enfants 30 minutes devant la télé plutôt que leur faire passer une journée entière à subir ton trop-plein.

2. Calme toi avant de réfléchir

3. Trouve le vraie problème, et arrête de penser aux 1000 façons de faire
La constance et l’encadrement peuvent régler beaucoup de problèmes, mais surtout, croire en ta propre façon de faire. Si tu passe ton temps à appliquer quelque chose en doutant, tu ne réussira pas à être constante.
Une routine peut te sauver, parce que tu peux ainsi prévoir mieux tout ce qui pourrait causer problème. Éviter les crises dut à des “erreurs” suite auxquels tu ne veux pas revenir en arrière.
J’en parle souvent, mais c’est tellement LA chose qui m’aide le plus.

4. Ose te questionner sur toi-même
La cyberdépendance.
Le manque de sommeil.
Le manque d’exercice.
La dépression post-partum.

Pleins de choses peuvent influencer tes difficultés.
C’est dur oser avouer ça hey, oser dire que oups, le problème est peut-être que tu est tellement occupé sur ton téléphone que tu n’encadre pas suffisamment. Ou que ton manque de quoi que ce soit te rends moins patiente. Mais il faut le faire.

5. Soit fière de chaque minute qui va bien.

Être une bonne mère, c’est pas un titre à remporter. C’est quelque chose que tu peux changer à chaque minute, en te comportant d’une meilleure façon la minute d’après.
Respire. et agit-mieux.
Et un jour, tu arrivera à respirer avant même de crier.


Apprends à anticiper

Coupe-toi de la situation avant de te rendre au point où c’est trop.

Soit réaliste.
Les enfants de pinterest, c’est comme la télé-réalité. Tu n’en vois qu’une partie.
Renseigne-toi sur le stade de développement de ton enfant, intègre un groupe d’activité de son âge pour mieux comprendre son comportement selon son âge.

Retourne à la base
Oublie les activités, les recettes spéciales, met tout ton attention à retourner à la base, à travailler la routine de base, les comportements attendus, ton bonheur.

Prendre la peine de lire un texte sur ce sujet, c’est une preuve juste-là que tu as tout ce qu’il faut. Tout ce donc tu as besoin pour commencer à changer la situation c’est d’être capable de l’admettre et de vouloir.

et si tu as besoin d’aide plus précise, il y a la ligne parents et pleins d’autres ressources.

Des articles qui pourraient t’aider:

http://cinqminpourjouer.blogspot.ca/2015/04/confessions-cinq-minutes-de-la-mere.html

http://cinqminpourjouer.blogspot.ca/2015/04/confessions-dune-maman-la-maison-on.html