Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Et s'il était possible de faire différement? bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Catégorie : Confessions (page 1 de 4)

Jouer, prendre soin, en mode économie d’énergie / Miser sur l’ordinaire avec intention.

Aujourd’hui, j’ai une migraine. Depuis ma grossesse de Laurent, j’en ai régulièrement et les conseils sur la noirceur et le repos ne s’appliquent pas vraiment à mon quotidien. 😂

Cette tranche de vie s’applique à toutes les raisons possibles d’avoir moins d’énergie.

Je commence ma matinée tranquillement parce que j’attends l’effet du Tylenol pour être plus fonctionnel.

Et voilà que vers 9 heures, je suis prête à enclencher les routines de préparation, la douche, les dents.

Ça pourrait sembler bien ordinaire comme moment. J’ai choisis d’y mettre de l’intention pour le transformer en moment important, positif, joyeux.

On aurait dit les coulisses d’un événement important dans ma maison alors que chacune prit sa douche l’une après l’autre pour ensuite passer à travers des stations.

J’ai sortit la crème hydrante, le séchoir, la brosse, et même le parfum.

J’ai accueillit les plus jeunes à la sortie de la douche avec un :”Voici votre serviette, mademoiselle.” et j’ai proposé mes services de styliste aux plus grandes pour sélectionner leurs vêtements.

J’ai prit soin de chacune d’elle en peignant, séchant les cheveux tout en leur parlant. Elles ont brossés leurs dents en attendant leur tour.

J’ai regardé dans le mirroir et j’ai sourit. C’était beau. Leurs yeux brillaient.

Ce n’était que la période des douches, vous savez.

Plutôt que de tenter de concilier des tâches en même temps ou de tout faire vite, j’ai choisis de rendre ça important. De voir ce moment comme un espace privilégié dans le quotidien.

Ce n’était que la période des douches, rien d’extraordinaire mais j’en ai profité pour remplir leur réservoir d’attention. J’ai transformé un moment de routine en moment de qualité.

Une clé pour économiser de l’énergie ? Cesser de voir ces deux moments comme nécessairement séparé.
On souhaite évidemment avoir des moments de qualité avec nos enfants, mais on pense que la seule voie possible est le jeu.

Ça fait une grosse charge, cette pression de jouer suffisament tout en ayant cette routine à faire aussi (les nourrir, les laver, etc.) On peut avoir l’impression de ne jamais arrêter.

J’ai envie de vous proposer : Le prendre soin étant nécessaire, et si vous tentiez d’y mettre un peu plus d’intention pour en faire du même coup un moment de “remplissage” de réservoir affectif?

Des bulles dans le bain et des émotions / mère en pandémie

Au dîner, Charlotte a mentionnée qu’elle s’ennuyais de mamie et qu’elle étais tannée de la maladie. Elle veut la voir en vraie sa mamie, pas juste en vidéo. Malheureusement, pour une fois, je suis bien limitée dans mes possibilités pour répondre à ses besoins.

Elle demande si elle peut prendre un bain, parce que ça lui fais du bien. J’accepte, et je suis soulagée de voir qu’elle sait reconnaître ce qui lui fais du bien: je me dis que nos enfants seront résilients après avoir grandis en temps de pandémie.

Je propose du liquide à bulle (fais maison) dans le bain. Les bulles restent à la surface de l’eau ce qui ajoute une dimension sensorielle vraiment agréable. L’eau c’est son monde imaginaire, la chaleur de l’eau, l’odeur des bombes de bains..

Je ne peut lui donner ce qu’elle veut, mais je peut lui apprendre à prendre soin d’elle, à vivre au travers tout ça.

Au même moment.

Alice pleure, couché sur le plancher. Elle veut prendre son bain, elle aussi.

“Tu aimerais prendre ton bain”: je confirme.

Une fois qu’elle est attentive à moi, connectée, je propose:” Et si j’écrivais sur un papier que tu pourras prendre un bain après ta sieste, pour être sure que je n’oublie pas ?”

Ce n’est pas suffisant.
Je décide de tenter l’imaginaire et papa embarque aussi dans le jeu.
“J’aimerais qu’on aille 2 bains!”, dis-je.
“3!” Renchérit papa.

Elle approuve.

“Où est-ce qu’on mettrais le deuxième bain?”
“Dans ton lit???!!!”
Et on rit un peu, s’imaginant dormir dans l’eau…
“Viens, dans mes bras” dis-je en l’apportant dans son lit.
“Alors c’est ici, qu’on prendrais notre bain…” dis-je en me couchant avec elle dans son lit. Sa tête repose sur mon bras, nous sommes collés et je chantonne…

“Si mon lit était un bain, je ferais dodo dans l’eau…”

Je répète la même phrase constamment en chantant, parce que je veut apaiser et non stimule..

Sa respiration est calme, elle baille.

J’appuie un peu sur son dos doucement pour faire une pression, pour favoriser son sommeil. Je fais des caresses sur son visage. Je chante toujours mais je suis passé au berceuse. Elle tiens ma main.

Et ainsi, elle s’endort.

Cette après-midi, je ne me suis pas dépêché à préparer la sieste pour écouter la conférence quotidienne.

J’ai prit mes enfants, je leur ai proposé de tous se réfugier dans mon lit. Doudous et oreillers en prime.

Le bébé en portage.
J’ai allumé une chandelle.
J’ai entrepris de lire à haute voix le livre qui fait le plus l’unanimité ici.
J’ai raconté à la lueur de la cire d’abeille alors que le bébé s’endormait, l’histoire du jeune sorcier bien connu.

Aujourd’hui, j’ai pris le contrôle sur ce qui m’est possible : créer un cocon de douceur sécurisant pour mes enfants.

Tout ferme dehors, mais à l’intérieur des maisons; l’enfance ne s’arrête pas pour autant.

Chers parents, prenez soin de vous pour pouvoir prendre soins de vos enfants.

Je ne parle pas de moucher des nez ou de s’assurer que vos enfants n’oublient pas comment lire et écrire. Je vous parle de quelque chose
d’infiniment plus profond.

Quand l’humain est stressé, se sent en danger, sa disponibilité émotionnelle diminue.

Ce que ça veut dire concrètement c’est que si vous êtes envahis par la peur de manquer d’argent, de gardienne, de ne pas travailler suffisament (et c’est bien naturel), lorsque votre enfant fera une crise, il pourrais être plus difficile de bien réagir. Vous pourriez être plus prompt, moins compréhensif et ça serait bien naturel. Vous pourriez vous éloigner du parent que vous aimeriez être pour vos enfants, alors que nous sommes en période de crise où ils ont besoin de nous comme ancre plus que jamais.

La vérité c’est que même sans le nommer, les enfants sont des thermomètres d’ambiance et ils finiront par réagir aux changements et stress ambiant.

Quand je mets une routine “d’urgence ” en place, plutôt stricte, ce n’est pas par besoin que mes enfants ne perdent pas d’acquis ou un refus de profiter d’eux simplement. Je me protège et eux aussi en m’assurant qu’ils aient des repères sur ce que seront mes attentes (ce qui minimise la gestion), qu’ils soient sécurisés par une routine redondante alors que le reste de la vie sera modifié sans qu’on ait grand contrôle.

Pour l’instant, nous avons des réserves de patience et ça semble amusant comme un congé. Peut-être que ce sera le cas et pour vraie, je vais aussi m’amuser avec mes enfants. Je choisis déjà sur quoi je mets mon énergie, ou pas. Je me rapelle les façons que j’ai de prendre soin de moi, pour m’apaiser, répondre au stress possible, faire le plein d’énergie.

Juste au cas où, je porte une attention plus grande que jamais à protéger mon moi aussi. Mes enfants ont besoin de parents forts. C’est de la façon donc nous réagissons dont dépendront les souvenirs de nos enfants sur cette pandémie.

Ça pourrait devenir très grave, ou pas. Nous verrons, d’ici là, prenez soins de vous et vos enfants.

Zoé,

J’ai activé le mode économie d’énergie / malades à relais

Depuis le jour où on célèbre l’amour; je suis en fonction mère soignante. Nuit et jour. Mes petits ont attrapés un virus. Vitesse de contagion: De 1 à 5 contaminés en 48 heures.

Ça fait donc 6 jours que je ne dort pas vraiment. Que je prends la température de l’un et de l’autre. Que je note. Que fais du peau à peau, flatte des cheveux. Accompagne des enfanfs alors que leur disponibilité émotionnelle est à – 200.

J’ai moi-même attrapé le virus d’ailleurs (well, quand les malades te toussent au visage 24/24 c’est un peu prévisible .)

Là où je veut en venir, c’est qu’aujourd’hui j’ai sentit arriver la limite de ma batterie. Vous allez peut-être avoir tendance à penser par réflexe que ce n’est que 6 jours, qu’il y a pire.

C’est vraie et moi aussi, j’ai ce réflexe. Cependant, j’avais envie de rappeler que le fait qu’il y ait pire n’annule pas la validité de ce qu’on ressent.

J’ai appris à mes enfants à respecter quand un autre humain leur dit ” stop”. Et de même, je choisi de me respecter quand mon corps me dit stop.

Bon, je ne peut pas guérir miraculeusement, mais j’ai fait de petits choix concrets pour alléger ma journée. Un repas plus simple, un film, du laisser-aller sur ben des affaires.

Je dis ça et je suis consciente que de pouvoir ralentir un peu est un privilège. Avoir quelqu’un pour surveiller les enfants pendant qu’on dort une petite sieste. Pouvoir s’offrir des aliments qui se préparent facilement ou déjà préparés.

Bref, il ne reste plus qu’un enfant malade, demain devrait aller mieux. Je teste présentement tous les trucs maisons contre la toux sur moi-même 😂.

Vous comprendrez que c’est la raison pour laquelle je suis au ralentis sur le blog aussi.

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