Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Catégorie : servicedegarde (page 1 de 2)

Grandir avec les enfants, au fil du quotidien

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Ce matin, j’ai eu envie de sortir ma guitare. Je gratouille. Je me donne comme objectif d’apprendre une panoplie de chansons pour enfants parce que j’adore partager mes passions avec eux : ça rend tout le monde heureux. Entre deux chansons, j’ai levé les yeux, attirée par un bruit continu. Mon grand de trois ans m’a pris mon « pick » pour gratouiller à son tour alors j’en ai profité pour écouter et regarder plus attentivement ce qui avait attiré mon attention. Je me suis rappelé que j’avais accroché le boyau d’arrosage en haut du carré de sable et, maintenant, une grande flaque d’eau s’était formée. L’eau continuait de couler tranquillement et ça nous faisait entendre une jolie musique. Juste à côté, une demoiselle de deux ans en profitait, calme, paisible et heureuse. Elle remplissait son petit contenant pour le vider dans un autre. Lavait de temps à autre ses mains. C’était beau. Elle avait encore sa serviette sur le dos et, chaque fois, qu’elle se penchait, sa serviette trempait dans la flaque de boue. Ça n’avait pas l’air de la contrarier du tout. Elle a laissé sa serviette imprimer les souvenirs d’une journée sereine.

Comme quelques enfants étaient attirés par les belles tomates rougies par la pluie et le soleil du long weekend, j’ai abandonné ma guitare et les y ai rejoints. Wow! On était tous impressionnés par l’abondance dont on pouvait profiter! Des belles tomates! « On ne prend que les rouges, les vertes sont pas encore prêtes! ». Évidemment, y’en aura toujours un avec une tomate verte dans la main et qui demandera, une fois cueillie « Elle, est tu prête?? »…ça fait partie de la game. On s’accroche dans les toiles d’araignées, on essaie de ne pas piétiner les plants de fraises des champs. On salue au passage un verre de terre qui ferait mieux de retourner sous terre : « Pourquoi Marianne? ». « Parce que le ver va sécher au soleil et mourir. Il doit vite retourner faire son travail sous terre, à nourrir les plantes ». Le plus jeune du groupe va croquer dans sa tomate cerise (chose qu’on apprend vite à ne jamais faire…à moins qu’on veuille se retrouver aspergés de pépins de tomate ou qu’on ait découvert une technique antifuite!!). La vue de ces beaux pépins gaspillés me rappelle qu’on est l’automne, et qu’il est grand temps de choisir les plus beaux fruits pour en récolter les graines qu’on sèmera au printemps prochain.

À l’automne dernier, on est allé cueillir des courges avec les parents. Il y en avait de toutes les formes et de toutes les couleurs! On s’est régalé pendant l’hiver avec les potages, les purées, les courges spaghettis et les graines de citrouilles grillées! Devant toute cette beauté, j’ai eu l’idée de conserver quelques graines de nos spécimens préférés. Pas bien, bien compliqué : il suffit de prélever les graines de courges en santé, de les faire sécher, de les identifier dans un petit sac et de conserver dans la noirceur d’un contenant et à l’abri de l’humidité. Cette année, c’est dans notre jardin que les enfants pourront cueillir leur citrouille! Ils ont eu l’occasion de mettre la graine dans la terre, de voir le plant pointer son nez, grandir et produire de superbes fleurs oranges! Maintenant que l’automne approche, on peut admirer nos beaux fruits ronds profiter du soleil et attendre qu’on les ramasse. Ici, les enfants grandissent au fil des récoltes.

La simplicité du quotidien est ce que je cultive de plus en plus.

J’ai semé de la patience, du lâcher prise. Je me suis permis de donner beaucoup de compost à mes passions et les enfants sont devenus mon engrais. Un peu quétaine comme image, non? Hihi, vous pouvez rire, vous avez le droit. Ici, j’apporte des connaissances aux enfants mais ce sont eux qui m’ont permis de comprendre qu’il n’y a rien à acheter pour être heureux. Pas grand-chose à planifier pour apprendre. Il n’y a qu’à ouvrir grands les yeux et attendre. Sortir dehors, ouvrir les yeux et attendre. Sortir dehors, s’ennuyer, ouvrir les yeux et attendre. On s’assoit, on regarde les enfants au travail et on s’en inspire. Le reste va venir tout seul. Et si, un jour, j’entreprends d’apprendre le nom des insectes aux enfants, ce ne sera pas, en tout cas pas en premier lieu, avec une affiche ou un livre des insectes d’Afrique. Ce sera parce que j’aurai pris un enfant en flagrant délit d’arracher les pattes d’une araignée…et j’en profiterai pour lui dire à quel point son travail est important.

Ce récit d’une journée inspirante nous vient de Marianne St-Pierre, qu’on peut suivre sur le groupe: Mon service de garde vert

Routine d’une journée dans un milieu familial non-traditionnel

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Je me définis comme un milieu plus alternatif que traditionnel, ici il n’y a pas de thématique mensuel entres autres.

On me demande souvent: “Ok, mais à quoi ça ressemble la routine d’une journée chez toi ?”  J’ai décidé de faire donc un exemple d’une routine d’un jour. J’ai mis des heures pour que ce soit plus facile a suivre que juste écrire “un moment donné”, mais disons que les heures exactes peuvent varier grandement.

7h30-9h50: Projet du jour / Jeu libre

Les enfants arrivent graduellement. Souvent le matin, c’est un moment parfait pour les projets (faire des semis, réaménager la cour (!!), un bricolage, etc.). De temps en temps, je vais préparer un grand bac sensoriel commun (eau + glaçons , eau + fleurs, pailles de pâques, jouets à nettoyer dans de l’eau savonneuse, riz, etc.) sur le plancher de la cuisine, dans lequel ils vont se précipiter pour jouer en arrivant. D’autres fois, ça va être des carottes sur la table et des couteaux de bois, une réalisation artistique de groupe déjà entamé à faire librement, un parcours moteur, une chasse aux trésors, créer des olympiades ou une cabane sous la table. Quand il y a des travaux de construction dans le quartier, on va se déplacer pour aller les voir. Sinon, c’est simplement des jeux libres dans la salle de jeu / cuisine / corridor ou dehors en fonction de la température.

Les enfants jouent ensemble, ou séparément. Parfois, un enfant va peinturer alors que les autres vont lire des livres, ou jouer a la famille.

Parfois ils proposent, parfois je propose; l’objectif d’un projet proposé par l’adulte est toujours de les aider à acquérir de nouvelles habiletés, des outils leur permettant ensuite de créer ensuite leurs propres projets avec ces connaissances. Apprendre à découper, coller, peinturer, régler un conflit, construire, etc., pour que si l’enfant a envie de faire un déguisement de lion, il ait les outils pour y arriver (ou on l’accompagne en lui donnant au besoin, le cas échéant.) Les projets sont aussi guidés par les saisons. Souvent, à l’automne, on va prendre une longue marche pour ramasser des trésors (cocottes, etc.).  Le rôle de l’adulte, dans le projet, est un rôle de soutien: on aide l’enfant à trouver des solutions, à se servir du matériel, etc. Beaucoup d’observation aide a proposer les bonnes opportunités au bon moment a chaque enfant.

 

Aussi, mes projets sont énoncées au JE.

Je souhaite faire de la sauce à spaghettis, qui aimerais aider? ”

“J’aimerais essayer ce bricolage, qu’en pensez-vous?”

Les projets sont sincères, destinés à un objectif(s’amuser simplement parfois  aussi!)

hiver

10h: Collation 

Après la routine habituelle (laver les mains, etc.), les enfants mangent une collation: principalement des fruits frais. Ils discutent de sujets variés, on fait un retour sur leur matin, ce qu’ils aimeraient faire ensuite… On introduit parfois une lettre de Léon (programme d’habileté sociale) et les activités qui en découlent.

10h30-11h30: Jouer, jouer, jouer, bouger et lire.

Une fois tout le monde bien propre, on recommence a joué. Je m’installe dans le fauteuil (ou la chaise berçante si on est dehors), je lis des livres (anglais et français). La majorité du temps, un peu avant le dîner, je vais proposer un jeu actif comme jour/nuit, courir autour de la table et statue, du yoga, des exercices, l’ogre, cache-cache, un “party” de danse etc. Dépenser notre énergie une dernière fois avant de tomber dans une routine plus relaxante.

11h30: La préparation du dîner

Nous mangeons toujours végétarien les dîners bien que nous ne soyons pas vegan a 100%.  Les dîners sont généralement assez simples: protéines (légumineuses en majorité, je n’achète pas de produits végétariens pré fait, question de goût.), légumes ++, féculent…

Par exemple: ces derniers jours nous avons mangé: roulé de patate douce + pois chiches avec légumes poêlés, tomates, haricots noirs et courgettes aux fines herbes fraîches sur couscous de blé entier.  Les enfants m’aident parfois, parfois ils continuent leurs jeux.

On fait un ramassage général des pièces utilisées avant de dîner, se lave les mains, etc.

12h: Le dîner

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On mange, on discute, on rit. On parle de nos plans pour la sieste (Alice est la seule a dormir haha, les enfants vont choisir ce qu’ils prévoient pour le moment de relaxation ou j’endors Alice, un bac de bricolage sur la table, jouer dans le salon doucement, parfois Charlotte est fatiguée elle va demander a se faire bercer elle aussi.)

12h30: On ramasse la cuisine

Les enfants vont parfois laver leur assiette seuls, parfois je vais le faire. Les enfants ont leur petite responsabilité qu’ils peuvent choisir de temps en temps. Une fois la cuisine ramassée, on va souvent lire une autre histoire, puis chacun va s’installer pour la relaxation. Une fois Alice endormie, ça va varier entre m’aider dans ce que je fais ou continuer à jouer.

14h-15h: Réveil, jeux

Très très souvent, la relaxation va apporter de nouveaux projets. En jouant seul, les enfants réfléchissent plus qu’on le pense, c’est leur façon a eux d’organiser leurs pensées. Donc on va jouer, parfois faire un bricolage, en attendant 15h pour manger la collation.

15h: Collation

On mange, on fait un retour sur la journée… Généralement des fruits, parfois du gruau, des boules d’énergie, etc..

15h30-17h: Un peu de tout

Jeux extérieurs, jeux libres, finition des projets, cahiers d’activités, chansons… C’est une période qui varie énormément en fonction de l’énergie de chacun et de leurs envies. On peut jouer dehors encore, lire de nouvelles histoires, colorier, faire des fiches d’activités, chanter nos chansons préférées (normalement ou en s’amusant a faire différentes voix). On s’ajuste selon chacun.

Je trouve ça beau et fascinant les observer jouer librement….

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Четвъртък, 30 март 2017 г.

"Et à ce moment où tu fais suffisamment confiance à ton bébé pour le laisser expérimenter, prendre des risques; tu lui donne le pouvoir de t'émerveiller." Alice – 12 mois – et la planche d'équilibre

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Сряда, 8 ноември 2017 г.

 

Alice, 16 mois. De la terre, des cuillères.On était en train de faire nos semis et Alice voulait participer et essayait de fouiller dans le sac de terre. Papa lui as donné un bol, de la terre, deux cuillères, et la voici partit sur une séquence qu'elle s'est créer. Plusieurs minutes de jeu par elle-même.Je trouve ça particulièrement beau.#slowtoute #minimaliste #simplicityparenting #mamanalamaison #maman #dirtykidsarethehappiest

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Четвъртък, 12 април 2018 г.

Il fait -35, on ne peut sortir que quelques minutes dehors et ça me rappelle ce vidéo que j'aime beaucoup… J'aime marcher dans la pluie d'automne avec les enfants. J'aime le son des petits pieds dans l'eau, les gouttes qui tombent doucement sur le plastique protégeant la poussette, la curiosité des enfants se penchant au dessus des égouts et les voir chercher à comprendre pourquoi certaines feuilles coulent et d'autres flottent… J'aime ces petits moments magiques gratuits offerts par la nature où on se laisse surprendre par le début de la pluie avant de sortir en profiter.

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Понеделник, 1 януари 2018 г.

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Ce matin, nous avons passé trois heures dehors à travailler fort dans le but de transformer notre espace sous le toit (normalement vide, utilisé surtout l’hiver) en espace “restaurant et terrasse”. Cette idée nous est venue ce matin en jouant dehors. La maisonnette et tout le reste étaient éparpillés partout dans la cour à la base. Les enfants ont proposé des aménagements, par exemple de faire des tables avec les bacs et d’ajouter un stationnement. Ils ont réfléchi à leurs expériences passées, ont ce que signifiait “un restaurant” pour eux, et se sont servis de leurs connaissances pour trouver des idées. Ils ont travaillé en équipe pour transporter des objets lourds ou gros de façon sécuritaire. Ils ont cherché une idée pour écrire le menu, et ont pensé aux craies. Ils ont fait des jeux de rôles en s’attribuant des rôles dans et autour du restaurant. Ils ont décidés de la meilleure façon d’utiliser la boite aux lettres. À la collation, inspirés par nos jeux du matin, nous avons discuté du nom du restaurant et du menu. Ils se sont approprié l’espace, sont allés par eux-mêmes ranger les véhicules dans le “stationnement” lors des jeux extérieurs cette après-midi. Ils ont proposés que je scie de minces rondelles de bois demain pour faire de la nourriture, quelle bonne idée !

Repenser la stimulation au quotidien / Slow life et simplicité, une réponse naturelle aux besoins de l’enfant

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Je lis souvent, les parents, éducatrices, épuisées de leurs journées à force de ne jamais arrêter, et je voulais vous dire qu’il existe une autre façon de faire…

(…)

On a parfois l’impression que pour pouvoir combler tous les besoins des enfants, il faut absolument vivre dans un tourbillon constant, où l’adulte se place en tant qu’animateur de foule toujours prêt à offrir plus.

Plus de choix, plus de jouets, plus d’activités, plus d’animations, puis plus de décorations et ça ne finit plus. Le parent ou l’éducateur est souvent épuisé ou stressé à la fin de sa journée et l’enfant réagit à sa façon (souvent avec des comportements “négatifs”) à ce surplus de stimulis..

Il existe une alternative. Et si intégrer plus de lenteur et de simplicité dans nos journées était la réponse?

-Et si offrir moins avait du sens?-

Les enfants sont facilement émerveillées, et on peut avoir l’impression que c’est un signe qu’on doit constamment offrir de quoi les intéresser. Alors que si les enfants sont facilement émerveillés, intéressés, c’est plutôt le signe clair que peu est suffisant.

En fait, beaucoup de gens vous diraient même que peu, c’est mieux. Quand on offre un peu moins, moins de jouets, moins de “colle ici, dessine par là”, ce qui se produit c’est que l’enfant reprend sa place d’explorateur. Plutôt que de passer d’un jeu à l’autre de façon superficielle, il explore de différentes façons les mêmes blocs; les empiler, les faire tomber dans un bac de métal ou sur le plancher, les cacher, les emballer, les transporter dans ses mains ou un sac, etc…

Lorsqu’on offre moins, ça répond aussi au besoin de sécurité de l’enfant. Il se créer des repères, des habitudes, et ainsi il a l’impression de savoir davantage à quoi s’attendre. Moins de jouets oui, mais ça peut être aussi de varier un peu moins souvent les chansons qu’on chante, et laisser l’enfant se les approprier davantage. Au lieu de chercher sur Pinterest de nouvelles chansons, on peut simplement intégrer une chanson qu’on a entendu X et sa maman chanter lorsqu’on fera la ronde. Quel fierté et bonheur pour lui de reconnaître une partie de ce qui représente son quotidien avec maman, au service de garde…

La répétition est une clé pour l’enfant, c’est ce qui lui permet de vraiment saisir le monde qui l’entoure…

– Le temps n’a pas à passer vite –

Pour pouvoir explorer davantage, l’enfant a besoin de temps et d’un adulte qui ne considère pas qu’il “perd son temps” quand il utilise son énergie à une observation ou un jeu qui peut sembler ‘inutile”. Un adulte prêt à ralentir le rythme plutôt que d’imposer le sien à l’enfant. Prêt à oublier toutes ces croyances adultes sur “l’efficacité” quelques heures par jour…

Le “slow toute”, c’est refuser de se dire ‘je vais le faire ça va être plus rapide” quand l’enfant observe et semble intéressé à essayer. C’est prendre le temps, simplement, et accorder de la valeur aux intérêts de l’enfant. Ça peut être aussi d’attendre le bon moment avant de parler à un bébé concentré sur son jeu. Plutôt que d’interrompre son focus, on attendra une invitation comme un regard vers nous pour commenter ce qu’il fait.

– Offrir la bonne chose au bon moment –

Plutôt que d’être guidé par un thème fixe, je choisis d’être guidée par un intérêt sincère envers les enfants. En observant les enfants, en portant attention à leurs périodes sensibles d’apprentissage et en reconnaissant la valeur de “l’ordinaire”. Passer le balai seul sous sa place après avoir fait une activité salissante est aussi valable que n’importe quelle activité. Jouer dehors, trier les roches, sauter par dessus, passer en dessous, ce n’est pas “que” jouer dehors, et ça ne devrait pas être hiérarchisé moins important que tracer une ligne, au contraire.

L’enfant n’a pas besoin d’un monde de merveilles superficielles, le quotidien et ce qui l’entoure sont déjà merveilleux pour lui. Laissons les enfants s’émerveiller de ce qui est plutôt que de chercher à trouver mieux…

– Intégrer ces principes à la réalité –

Certains liront ceci et imagineront un monde de licornes et papillons où il n’y a pas les stress et contraintes habituels d’un service de garde. C’est faux, ici aussi on gère des pleurs de dents qui percent, des bébés qui s’ennuient de leurs parents et des 3 ans qui apprennent à partager difficilement: la différence c’est qu’on refuse de s’ajouter le stress que ça “brise” notre routine. Quand l’enfant pleure à 10h, c’est quelque chose d’important à gérer, et non un obstacle à faire l’activité à la mode sur Pinterest. Juste ça, ce changement de mindset permets d’être plus en accompagnement plutôt que de voir l’enfant comme un “dérangement” à l’ordre établi.

On prends alors le temps pour vrai, de régler chaque chose de la meilleure façon possible, car ça, c’est notre priorité.

On reconnaît qu’être bien, émotionnellement, physiquement, en sécurité, c’est ça la vraie base d’un développement sain. Ce n’est pas savoir tracer un A à deux ans. C’est plutôt savoir que le monde est bon, que nos besoins sont importants et que ce qui nous intéresse est valable.

De quoi ont besoin les enfants au préscolaire? 

D’avoir acquis des connaissances (sur soi-même, et le monde qui nous entoure) et compétences de base (gérer ses émotions, régler un conflit autant qu’utiliser son corps entier de différentes façons, reconnaître des odeurs, soulever… ). C’est ainsi que l’enfant naturellement va s’ouvrir au monde avec une curiosité, qui deviendra le moteur pour le motiver à apprendre et découvrir le monde qui l’entoure. C’est au travers de grandes périodes de jeu libres que l’enfant acquiert la plupart de ses compétences.

– Offrir moins n’as pas à égaler offrir rien-

Parfois, on a l’impression que choisir la simplicité c’est se contenter de regarder les fourmis 12 heures par jour, mais c’est bien tout le contraire… Si on aime réellement et notre groupe aussi faire de gros bricolages, alors on en fait. Pareille pour toutes les activités, la simplicité n’est pas un jugement sur ce qui est “bon” ou pas.

En fait, offrir moins c’est justement en arriver à avoir plus de temps pour faire plus de ce qu’on aime, de ce qui a du sens.

(……)

(…..)

8h30: mardi matin. Un bébé (plus fatigué ces jours-ci ) s’est endormi en portage dans mon dos, un autre joue par terre à mettre des blocs dans un bol de métal. Toc, Toc, les blocs résonnent au fond du bol, motivant l’enfant à recommencer pendant plusieurs minutes. Je l’observe, attendant une invitation tel un regard vers moi pour commenter ce qu’il fait. En attendant, je prends une note mentale de son intérêt du moment.

11h30: Je prépare le dîner quand une petite fille de 2 ans cherche à attirer mon attention. Je lui détaille ce que je prépare et l’invite à m’aider. Elle grimpe sur une chaise et m’aide à brasser un délicieux curry au lait de coco. Les odeurs sont magnifiques.

(….)

Bref.

Préparer une tourtière de millet et saisir l’occasion de pratiquer le mouvement de “rouler” avec le rouleau à pâte. Simplement.

 

Je lit souvent, les parents, éducatrices, épuisées de leurs journées à force de ne jamais arrêter, et je voulais vous dire qu'il existe une autre façon de faire…(…)Repenser la stimulation au quotidien / Slow life et simplicité, une réponse naturelle aux besoins de l'enfant.On a parfois l'impression que pour pouvoir combler tout les besoins des enfants, il faut absolument vivre dans un tourbillon constant, où l'adulte se place en tant qu'animateur de foule toujours prêt à offrir plus.Plus de choix, plus de jouets, plus d'activités, plus d'animations, puis plus de décorations et ça ne finit plus. Le parent ou l'éducateur est souvent épuisé ou stressé à la fin de sa journée et l'enfant réagit à sa façon (souvent avec des comportements "négatifs") à ce surplus de stimulis.. Il existe une alternative. Et si intégrer plus de lenteur et de simplicité dans nos journées était la réponse? -Et si offrir moins faisait du sens?-Les enfants sont facilement émerveillées, et on peut avoir l'impression que c'est un signe qu'on doit constamment offrir de quoi les intéresser. Alors que si les enfants sont facilement émerveillés, intéressés, c'est plutôt le signe clair que peu est suffisant.En fait, beaucoup de gens vous diraient même que peu, c'est mieux. Quand on offre un peu moins, moins de jouets, moins de "colle ici, dessine par là", ce qui se produit c'est que l'enfant reprends sa place d'explorateurs. Plutôt que de passer d'un jeu à l'autre de façon superficielle, il explore de différentes façons les mêmes blocs; les empiler, les faire tomber dans un bac de métal ou sur le plancher, les cacher, les emballer, les transporter dans ses mains ou un sac, etc… Lorsqu'on offre moins, ça réponds aussi au besoin de sécurité de l'enfant. Il se créer des repères, des habitudes, et ainsi il a l'impression de savoir davantage à quoi s'attendre. Moins de jouets oui, mais ça peut être aussi de varier un peu moins souvent les chansons qu'on chante, et laisser l'enfant se les approprier davantage. Au lieu de chercher sur Pinterest de nouvelles chansons, on peut simplement intégrer une chanson qu'on a entendu X et sa maman chanté lorsqu'on fera la ronde. Quel fierté et bonheur pour lui de reconnaître une partie de ce qui représente son quotidien avec maman, au service de garde…La répétition est une clé pour l'enfant, c'est ce qui lui permets de vraiment saisir le monde qui l'entoure… – Le temps n'as pas à passer vite -Pour pouvoir explorer davantage, l'enfant a besoin de temps et d'un adulte qui ne considère pas qu'il "perds son temps" quand il utilise son énergie à une observation ou un jeu qui peut sembler 'inutile". Un adulte prêt à ralentir le rythme plutôt que d'imposer le sien à l'enfant. À oublier toutes ces croyances adultes sur "l'efficacité" quelques heures par jour…Le "slow toute", c'est refuser de se dire 'je vais le faire ça va être plus rapide" quand l'enfant observe et semble intéressé à essayer. C'est prendre le temps, simplement et accorder de la valeur aux intérêts de l'enfant. Ça peut être aussi d'attendre le bon moment avant de parler à un bébé concentré sur son jeu. Plutôt que d'interrompre son focus, on attendra une invitation comme un regard vers nous pour commenter ce qu'il fait.- Offrir la bonne chose au bon moment -Plutôt que d'être guidé par un thème fixe, je choisit d'être guidée par un intérêt sincère envers les enfants. En observant les enfants, en portant attention à leurs périodes sensibles d'apprentissage et en reconnaissant la valeur de "l'ordinaire". Passer le balais seul sous sa place après avoir fait une activité salissante est aussi valable que n'importe quelle activitée. Jouer dehors, trier les roches, sauter par dessus, passer en dessous, ce n'est pas "que" jouer dehors, et ça ne devrait pas être hiérarchisé moins important que tracer une ligne, au contraire. L'enfant n'as pas besoin d'un monde de merveilles superficielles, le quotidien et ce qui l'entoure est déjà merveilleux pour lui. Laissons les enfants s'émerveiller de ce qui est plutôt que de chercher à trouver mieux…- Intégrer ces principes à la réalité -Certains liront ceci et imagineront un monde de licornes et papillons où il n'y a pas les stress et contraintes habituels d'un service de garde. C'est faux, ici aussi on gère des pleurs de dents qui percent, des bébés qui s'ennuient de leurs parents et des 3 ans qui apprennent à partager difficilement: la différence c'est qu'on refuse de s'ajouter le stress que ça "brise" notre routine. Quand l'enfant pleure à 10h, c'est quelque chose d'important à gérer, et non un obstacle à faire l'activité à la mode sur Pinterest. Juste ça, ce changement de mindset permets d'être plus en accompagnement plutôt que de voir l'enfant comme un "dérangement" à l'ordre établis.On prends alors le temps pour vraie, de régler chaque chose de la meilleure façon possible car ça, c'est notre priorité. On reconnaît qu'être bien, émotionnellement, physiquement, en sécurité, c'est ça la vraie base d'un développement sain. C'est pas savoir tracer un A à deux ans. C'est plutôt savoir que le monde est bon, que nos besoins sont importants et que ce qui nous intéresse est valable. De quoi ont besoins les enfants au préscolaire? D'avoir acquis des connaissances (sur soi-même, et le monde qui nous entoure) et compétences de base (gérer ses émotions, régler un conflit autant qu'utiliser son corps entiers de différentes façons, reconnaître des odeurs, soulever… ). C'est ainsi, que l'enfant naturellement va s'ouvrir au monde avec une curiosité, qui deviendra le moteur pour le motiver à apprendre et découvrir le monde qui l'entoure.- Offrir moins n'as pas à égaler offrir rien-Parfois, on a l'impression que choisir la simplicité c'est d'obliger à se contenter de regarder les fourmis 12 heures par jour mais c'est bien tout le contraire… Si on aime réellement et notre groupe aussi faire de gros bricolages, alors on en fait. Pareille pour toutes les activités, la simplicité n'est pas un jugement sur ce qui est "bon" ou pas. En fait, offrir moins c'est justement en arriver à avoir plus de temps pour faire plus de ce qu'on aime, de ce qui as du sens. (……)(…..)8h30: mardi matin. Un bébé (plus fatigué ces jours-ci ) s'est endormit en portage dans mon dos, un autre joue par terre à mettre des blocs dans un bol de métal. Toc, Toc, les blocs résonnent au fond du bol, motivant l'enfant à recommencer pendant plusieurs minutes. Je l'observe, attendant une invitation tel un regard vers moi pour commenter ce qu'il fait. En attendant, je prends une note mentale de son intérêt du moment. 11h30: Je prépare le dîner quand une petite fille de 2 ans cherche à attirer mon attention. Je lui détaille ce que je prépare et l'invite à m'aider. Elle grimpe sur une chaise et m'aide à brasser un délicieux curry au lait de coco. Les odeurs sont magnifiques.(….)Bref.Préparer une tourtière de millet et saisir l'occasion de pratiquer le mouvement de "rouler" avec le rouleau à pâte. Simplement.

Posted by Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois on Sunday, March 11, 2018

Hier, j’ai bercé un bébé qui n’était pas le mien

D’ailleurs, c’est pour ça que je le berçais: je tentais de le réconforter parce que c’était sa première journée sans ses parents.

Hier donc, j’ai bercé un bébé qui n’était pas le mien. Je l’ai porté dans mon dos pour l’aider à apprivoiser ce nouveau milieu qui deviendra une partie de son quotidien. Je lui ai chanté une berceuse alors que j’essayais de déterminer la meilleure façon de l’aider à s’endormir. Il a glissé sa tête dans le creux de mon cou, et s’est laissé bercer comme ça jusqu’au sommeil.

Hier, j’ai bercé un bébé qui n’était pas le mien. Puis je l’ai déposé dans le parc et j’ai tapoté son dos pour l’aider à s’endormir. Jour après jour, j’ai travaillé avec lui pour l’aider à avoir une routine, pour qu’il s’endorme plus facilement. Parfois, il a dormi en poussette sous le chant des oiseaux…

Hier, j’ai bercé un bébé qui n’était pas le mien. Je l’ai nourri, je l’ai promené en poussette en lui faisant découvrir le quartier. Je l’ai aidé à apprivoiser le vent, la neige, le froid et le chaud. Je lui ai pointé des écureuils, des oiseaux, des fleurs… Je l’ai porté sur ma hanche en cuisinant, lui ai tenu la main pour traverser la rue. 8 ou 10 heures par jour, j’ai veillé sur son quotidien.

Hier, j’ai bercé un bébé qui n’était pas le mien. J’ai trouvé des activités pour l’aider à développer son langage, sa motricité. J’ai appris à connaître ce qui le rendait heureux, sa façon d’apprendre, de jouer. J’ai passé des heures à chantonner “chacun son tour” jusqu’à ce qu’il parvienne à demander un jouet plutôt que le voler des mains d’un autre…

Hier j’ai bercé un bébé qui n’était pas le mien. J’ai laissé des “inconnus” entrer dans ma maison deux fois par jour, et j’ai travaillé en équipe avec eux. Nous avions un but commun après tout: aider leur enfant à s’épanouir.

Aujourd’hui, j’ai dit au revoir à un enfant qui n’est pas le mien. Après avoir cuisiné, joué, bricolé, marché, courut, chanté, dansé, le voilà qui part vers une nouvelle aventure.

Demain, je vais bercer un autre bébé qui n’est pas le mien. Je le laisserai appuyer sa tête dans mon cou en chantant : ” les petits poissons dans l’eau, nagent nagent…”

Endormir sans laisser pleurer, c’est possible en garderie aussi!

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Après 9 ou 12 mois dans les bras de maman, plusieurs bébés se retrouvent en service de garde et doivent faire face à une grosse adaptation : le quotidien loin de leur figure d’attachement principale. Cette adaptation peut prendre des proportions gigantesques si le milieu qui les prends en charge opte pour la politique du laisser-pleurer pour la sieste. Des alternatives sont possibles et je voulais vous les partager afin d’aider les éducatrices à la recherche d’une façon de mieux s’adapter à l’arrivée d’un bébé “materné”.

Pourquoi ne pas fermer la porte et laisser bébé pleurer simplement?

Premièrement, parce que ça ne fait aucun sens. Bébé est en recherche de repères, de sécurité et ce donc il a besoin c’est de créer des liens avec une nouvelle figure d’attachement en douceur. Lui envoyer le message que “ici tes besoins ne sont pas entendus”, c’est risquer d’affecter son sentiment de sécurité, de confiance envers l’adulte, bref les bases de son estime de soi.

Ne pas laisser pleurer, est-ce-que ça signifie avoir bébé dans les bras 8h par jour?

Non. Il y a des façons, des trucs, pour amener bébé à dormir et éventuellement à dormir son 1-2 heure sans interventions de l’adulte une fois endormi. En intégrant l’endormissement à la routine, on peut arriver à un moment où endormir se fera en quelques minutes et même éventuellement sans avoir besoin de la présence de l’adulte.

Des attentes réalistes

Selon le tempérament de bébé, l’adaptation sera plus ou moins longue. Ce n’est pas la faute des parents, et la pire erreur à faire est de demander aux parents de modifier leur façon de faire : si l’adaptation est longue parce que bébé est de tempérament plus anxieux, modifier son quotidien à la maison, donc ses repères, ne fera que rendre la situation plus difficile.

Il est possible qu’on doive modifier la routine temporairement afin de faciliter la sieste au début ou encore qu’on ait l’impression d’avoir une surcharge de travail, mais il ne faut pas oublier que ce sont des petits pas qui nous amènerons à l’objectif finale : une sieste paisible, sans pleurs.

Comment les parents peuvent collaborer?

1. En introduisant bébé à s’endormir de façons variés avant le début de la garderie. On endormira bébé en berçant en poussette, en automobile, en porte bébé, avec mamie, en chantant, dehors, en allaitant, dans la maison, dans un lieu animé etc… Ce qu’on cherche à faire ici, c’est d’éviter que bébé n’ait qu’une référence quant aux conditions pour s’endormir.

2. En acceptant la routine un peu chaotique du début. Parfois bébé s’endormira plus tard que prévu pour la sieste, parfois ça affectera son horaire, vaut mieux être zen et comprendre que c’est temporaire… Souriez et soyez heureux et n’oubliez pas le principe de la hiérarchie des priorités (voir plus bas).

3. En étant positif avec bébé quand ils parlent de la situation de garde.
Si vous êtes incapable de vous imaginer le laisser en service de garde, ne le faites pas. Votre bébé se fit à vous, et s’il sent une réticence, il en sera affecté. Soyez positif, parlez-lui des avantages de la nouvelle situation (et faites-lui vivre). Souvent, les parents en congé sont détendus et au retour du travail, la pression et la routine les rends stressés… Il est difficile pour votre bébé de faire une association positive avec le fait d’aller à la garderie dans ses conditions.

Surtout, n’envoyez jamais votre enfant à un endroit si vous n’êtes pas à l’aise pour une raison ou une autre. Votre enfant le sentira et son comportement en sera affecté.

4. En acceptant que ce soit différent de la maison. Si vous faites confiance à votre éducatrice et qu’il est clairement établis que laisser pleurer bébé n’est pas une option, pour le reste laissez-la choisir sa méthode et faites lui confiance. Vous serez peut être surpris de la façon donc il s’endort, surtout si ça ne marche pas à la maison. C’est simplement que bébé s’adapte à la réalité de chaque endroit.

Le principe de la hiérarchie des priorités et le sommeil

Qu’est-ce qui est le plus important, dans votre situation? L’heure à laquelle bébé dort ou l’endroit? La rapidité d’endormissement puisque vous avez un groupe de poupons et avez besoin de trouver une solution qui fonctionnera pour avoir le temps de les endormir tous?

La première priorité sera probablement que bébé dorme suffisamment pour être en forme. Pour le reste, ça dépends de votre réalité, de votre groupe, de vos attentes et celles des parents. Prenez le temps d’y penser car cette hiérarchie sera importante pour choisir votre méthode.

Il serait irréaliste de s’attendre à ce que bébé intègre tout dès le premier jour, c’est pourquoi savoir ce qu’on veut en premier aide beaucoup.

Trouver la balance entre constance et flexibilité

Bébé arrive avec un bagage : il sait comment s’endormir fonctionne chez maman, chez mamie aussi peut-être ou en sortie mais n’as aucune idée de ce qui l’attends chez vous. C’est un avantage qu’il ne faut pas gaspiller en faisant l’erreur de vouloir absolument reproduire ce qui se passe chez les parents, si ce n’est pas réaliste dans le contexte de votre milieu.

Dès le premier jour, vous avez la possibilité de poser les bases de ce qu’il verra comme étant la normalité de la garderie. C’est ici que le deuxième point de votre hiérarchie est important : ce point sera respecté dès le jour 1. Donc admettons que pour vous c’est l’heure, dès le jour 1, vous allez travailler pour qu’il s’endorme à la bonne heure.

Il faut également faire preuve de flexibilité évidemment : respecter les besoins du bébé en intégration. C’est une balance difficile à trouver mais vous pouvez y arriver. Suivez votre intuition, et observez bébé pour arriver a trouver le meilleur compromis.

Des trucs à intégrer tout au long de la journée
-Habituer l’enfant a des mots-clés qui seront réutilisés au besoin lors du sommeil, par exemple: “Je reviens, reste ici” pour l’habituer a ce que vous quittiez momentanément sans qu’il en soit inquiet.
– Jouer à coucou, favoriser la permanence de l’objet
– Répondre à ses pleurs rapidement de façon rassurante.
– Faire du portage pour renforcer le lien d’attachement
– Le rassurer à distance avec votre voix: Utilisez toujours la même chanson pour le faire patienter lorsque vous êtes occupés a changer une couche par exemple, lorsque cette chanson le calme le jour, intégrez-la au besoin à la sieste.

L’ambiance autour du moment de la sieste

Avoir une routine fixe, un moment plus calme (lumière tamisée, histoire, odeurs calmantes) vont aider évidemment. Aussi, vous assurer que bébé bouge et dépense de l’énergie juste avant le dîner vous aidera. Le sommeil d’un enfant est le reflet de sa journée, on ne peut pas s’attendre a ce qu’il dorme s’il ne vit que des moments négatifs dans les heures précédents la sieste.

Fatigue physique + bedon plein + ambiance apaisante = bébé prêt à dormir.

Une musique douce, du white noise, peuvent également aider pendant l’endormissement. On conseille d’arrêter la musique une fois que les enfants sont endormis. Une doudou avec laquelle les parents ont dormis est également un bon truc..

Ok, et je l’endort comment?

Le matin? Réponse facile: dans la poussette pendant une sortie dehors. Il s’habituera ainsi à s’endormir au milieu du bruit des autres enfants.

L’après-midi?

-Couché sur un matelas à côté de vous pendant que vous flatter les cheveux en chantonnant.

– Couché sur vos jambes (en indien) alors que vous êtes assises entre les matelas des autres enfants.

– En portage simple ou double sur un ballon d’exercice.

– En faisant une légère pression sur son dos, comme un massage doux, pour l’aider à s’endormir…

Pour un bébé qui refuse complètement le parc/matelas:
Vous pouvez commencez avec vous sur le divan pour tranquillement aller en transition vers le matelas dans une progression constante ressemblant à ceci: dans vos bras, puis 4 jours plus tard, accoté sur vous, puis 4 jours plus tard, à coté de vous, puis 4 jours plus tard on ré-introduit le matelas ou le parc.. Ici la clé, c’est de ne pas laisser s’installer les habitudes mais de constamment progresser…

Pour plusieurs poupons
En le mettant dans la chaise haute pendant la routine des autres, puis en le berçant.
Vous pouvez préparer des bacs de jouets spéciaux réservés pour les bébés attendant leur tour…

Vous pouvez également décaler les intégrations ou simplement, les habituer un à un en utilisant une poussette ou coquille balancé avec le pied le temps d’habituer le premier, puis le deuxième.. Vous pouvez ensuite les transférer sur le matelas/parc une fois tous les bébés endormis. Comme la plupart des bébés ont déjà dormit en poussette en plus d’une autre façon, ce n’est pas une association qui sera très difficile à défaire.

etc.

La clé ici, c’est vraiment de décider de prendre le temps, de se donner la peine d’analyser pour trouver une solution plutôt que d’aller vers le laisser pleurer. Oui, pendant une semaine, un mois peut-être, votre horaire sera chamboulé, mais un jour, il sera 13h et tous les enfants dormiront paisiblement en sachant que leurs besoins sont importants, qu’ils sont importants pour vous.

Bon travail !

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Zoé
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