Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Et s'il était possible de faire différement? bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

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Aménager un espace de jeu pour bébé à 4 mois et 6 mois

Bébé4 a commencé à être plus actif et j’ai changé son petit coin hier pour lui permettre de bouger davantage.

Voici son coin jeu à 4 mois et ses jouets.

Une doudou tricoté texturé et coloré
Une doudou en mousseline
Un ballon texturé
Un hochet en bois
Un jouet de dentition en bois et un en plastique
Des images contrasté
Une poule qu’il aime
Un mirroir
Un jeu contrasté suspendu (fait en feutrine) (le fil bleu, il est rangé derrière le mirroir sur cette photo).
Une arche en bois avec un mobile et un autre hochet en bois. On le met parfois, et d’autres fois non.

La majorité est récupéré de ses soeurs. L’arche est fait maison par mon père il y a plusieurs années.

Espace de jeu à six mois

Il est près de la fenêtre, il aime regarder l’arbre bouger. Un panier bas lui permet de tenter de choisir des jouets lui-même. J’ai suspendu un mobile qui bouge au vent, coloré.

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Accompagner le bébé ou le bambin, dans son développement global tout en étant dehors, c’est tout à fait possible. En fait, c’est même souhaitable, car l’extérieur regorge d’occasions de stimulation.. Ces activités sont toutes très simples, et plusieurs seront initiés par le bébé sans aucune intervention de votre part. Vous n’avez qu’à attendre une invitation de sa part (tel qu’un contact visuel) pour y ajouter votre grain de sel, en nommant, expliquant, racontant, chantant…  C’est en expérimentant, que l’enfant se développe.

Observer
– Les animaux, les insectes, les oiseaux, les humains, la vie du quartier (le camion poubelle, la construction). Les observer en mouvement. Associer chacun à l’endroit et la façon donc il se déplace. Faire des liens. Se créer des références. 
On peut ajouter des photos de ce qu’on voit dehors, dans la maison afin que l’enfant puisse s’y référer.
– Les couleurs, textures, motifs des plantes, des fleurs, des roches.
– Des tissus colorés, un ballon suspendu qui bougent au vent. Attachés au-dessus d’eux, ou plus près du sol.
– Les enfants plus grands qui grimpent, font des culbutes, courent… Être inspiré.
– Des objets qui flottent et qui coulent dans un bac avec un peu d’eau. Découvrir la façon donc les jouets bougent dans l’eau, donc l’eau éclabousse lorsqu’on y dépose un jouet ou qu’on y tape.. Faire des liens de cause à effet, si je tape dans l’eau très fort, je reçois de l’eau au visage.
– On peut mettre un tout petit peu d’eau sur une surface plane, comme une plaque à biscuit, devant lui pour qu’il explore l’eau d’une autre manière. 

* Si le bébé ne se déplace pas seul, essayer de changer son point de vue de temps en temps en l’installant a différents endroits de la cour pour qu’il puisse observer de différents angles.

Ressentir
– Chatouiller doucement les pieds, le ventre avec des fleurs, différentes tiges ou petites plantes… Certaines sont plus douces, d’autres plus rugueuses. Laisser l’enfant nous le faire également.
– L’eau froide, les glaçons (faux glaçons en plastique, sécuritaires 😉 ) , l’eau tiède, la texture du gazon sec ou mouillé, du sable…
– Le vent chaud, froid sur la peau…
– Le poids du sable sur le pied qu’on vient d’enterrer. Aidez-les à cacher et trouver leur pied en jouant dans le sable.
– Marcher en tenant un tissus qui prends dans le vent, ressentir le “poids” du vent, le voir monter et descendre au fil des courants d’airs.
– Sortir dehors lors d’une journée de pluie chaude pour une nouvelle sensation.
– Faire une promenade alors qu’il y a du brouillard.

Entendre
– Les sons de la nature autour de lui. Au fil du temps, faire un lien entre “j’entends un sifflement” et “je vois un animal volant”.
– Suspendre un mobile qui bougera en faisant un son doux au rythme du vent.
– Laisser l’enfant expérimenter avec un bâton et différent type de matériel. Si je tape sur le sol, le son est différent de si je tape sur le dôme en métal.
– Le bruit du sable qui tombe dans un sceau en plastique, une roche dans un bol en métal, le bruit de l’eau lorsqu’elle sort d’un arrosoir vs d’un verre..

Sentir
– Créer un jardin de fines herbes et faire sentir les différentes herbes aux enfants.
– Prendre le temps de sentir les fleurs alors qu’on les nomme.
– Faire un bac d’eau et y mettre des citrons, ou des pelures d’oranges, ou un peu d’huile essentielle sécuritaire pour les enfants..
– L’odeur humide dans l’air juste après la pluie.

Expérimenter
– Remplir et vider un contenant avec du sable, des cocottes, de l’herbe….
Apprendre peu à peu que certains contenus sont plus lourds que d’autres. Qu’ils se renversent différemment.
– Utiliser une pelle de plus en plus efficacement. 
– Remplir un chariot, un bac et le transporter… Avoir un objectif simple et travailler pour l’atteindre (apporter le sable là-bas).
– Marcher sur une surface inégale, grimper, glisser… Apprendre à répartir son poids pour ne pas tomber chaque fois que le sol est en pente.
– Se déplacer dans un grand espace, courir, sauter…
– Ouvrir / fermer la porte de la maisonnette, s’y cacher, se trouver…
– Se promener ou tourner avec un ruban rythmique (fait maison 😉 ) et le voir s’envoler plus haut quand on va plus vite…

 

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Materner et dormir : 5 conseils concrets pour le sommeil de bébé (et maman!)

Je m’identifie comme maternante alias convaincu des bienfaits de l’accompagnement au sommeil. Materner pour moi c’est un ensemble de choix, donc celui de ne pas laisser pleurer mes bébés. Je considère normal que mes petits aient besoin de moi pour s’endormir (d’ailleurs, connaissez-vous les principes du quatrième trimestre ?). Je suis absolument opposé aux techniques de laisser-pleurer.

Materner signifie que notre rôle n’a pas d’heure de fin: 3h de l’après-midi ou du matin, si bébé pleure = je suis disponible. Par contre, il est absolument possible de conjuguer materner et dormir.

C’est pourquoi j’ai décidé de mettre en commun mon expérience et celle de Kathy Dubé, Accompagnante à la naissance-doula et propriétaire de Cigogne et baluchon pour vous proposer cet article. Ce qu’elle as écrit est en italique.

Conseil numéro 1: On fait le meilleur dans les circonstances. Point.

Certains bébés vont vous faire vous questionner parce que rien ne fonctionnera. Pour toutes sortes de raisons qui n’ont probablement rien à voir avec vos habiletés. Parfois, bébé aura un inconfort (voir un chiropraticien ?), une poussée de croissance, etc.

« Quelque soit le type de naissance, tous les bébés devraient voir rapidement après la naissance, un ostéopathe ou un chiropraticien. Les bébés ont souvent des tensions reliés à leur position dans l’utérus et durant leur descente dans le bassin à l’accouchement lorsque leur position n’est pas optimale. L’utilisation d’instruments pour la naissance (forceps, ventouse, césarienne d’urgence) influence aussi l’état physique, voire même psychologique du bébé. »

Conseil no 2: Des cycles plutôt qu’une routine

Dans les premiers mois, une erreur commune est d’essayer de mettre bébé dans une routine à heure fixe. Il est beaucoup plus facile d’y aller en termes de cycle: en apprenant à connaître la période d’éveil optimale selon son âge. Les premiers jours, bébé dort beaucoup, boit et reste peu éveillé. Au fil du temps, sa capacité d’éveil augmente. Quand coucher bébé? Au début, après 30 ou 40 minutes, puis ça étira à 1h, puis 1h30 et 2 heures..

En portant attention au temps d’éveils, on évite d’avoir un bébé trop fatigué (voir en dette de sommeil) qui lutte pour ne pas dormir ou un bébé sur stimulé qui aura +++ de pleurs de décharges en soirée. Lorsqu’on voit l’heure de la fin d’un cycle d’éveil arrivé, on porte davantage attention aux signes de fatigue de notre bébé.

On finit par connaître notre bébé et pouvoir plus efficacement prévoir la journée.

« Avant 4 mois, la plupart des bébés n’ont pas de routine fixe, c’est plutôt aux parents à s’adapter au bébé. Des rituels courts peuvent quand-même être mis en place. »

Conseil no 3: Endormir bébé, de façons variées

Si vous avez lu le livre d’un sommeil paisible et sans pleurs, vous connaissez probablement déjà ce truc. Le principe étant qu’en endormant bébé de 1001 façons, il sera plus facile ensuite de l’amener à se rendormir seul la nuit à la fin d’un cycle de sommeil. (lors d’un micro-réveil)  Parallèlement on peut aussi créer une mini routine, utiliser x ou y façon à x moments donnés… Le principe de la routine est qu’à la longue bébé va pouvoir s’attendre à ce qui arrive, ce qui est sécurisant. Par exemple, j’ai pris l’habitude d’endormir Laurent le matin en mouvement (poussette, portage), l’après-midi en le berçant et le soir en portage / directement dans le lit.

Quelles sont les façons d’endormir bébé ?

– la poussette (à plat et non dans la coquille pour éviter l’asphyxie positionnelle)

– le porte-bébé (certains vont avoir besoin de sentir nos mains sur leur corps ou d’une doudou de mousseline près du visage.)

– en le promenant (position latérale contre nous, soit la tête sur notre bras ou collé comme en allaitement, mais un peu plus haut ou position verticale avec doudou pour imiter l’effet porte-bébé)

– les premiers jours : dans le creux de nos jambes assis en indien.

– en l’emmaillotant, pour ensuite soit le déposer comme ça avec ou sans bruit blanc, ou le promener/bercer.

– La peau à peau ou contact avec nos mains, le creux du cou, etc. peuvent aider.

– en allaitant. Allaiter aussi souvent que nécessaire sans regarder l’heure. Allaiter nourrit, mais réconforte aussi. Bébé boit constamment pendant des heures? Probablement normal. En cas de doute sur la quantité de lait absorbé, demandez l’aide d’une professionnelle.

L’emmaillotement est vraiment efficace, mais prend de la pratique. Beaucoup vont arrêter en pensant que bébé n’aime pas. Le nouveau-né vient de passer 9 mois confiné dans un petit espace, ça vaut la peine de réessayer plusieurs fois et se pratiquer à bien emmailloter.

Pour un bébé avec un sommeil agité, parfois ce qui peut aider c’est le promener (mouvement plus “intense”) et une fois endormie on pourra le bercer (au début plus rapidement puis tranquillement de moins en moins jusqu’à être immobile pour ensuite le déposer.)

« Déposez bébé dans son lit ressemble parfois à une opération de déminage! Voici un petit truc pour réussir à déposer bébé sans que celui-ci se réveille. Premièrement j’aime bien l’idée de réchauffer la literie à l’aide d’un sac magique quelques minutes avant d’y déposer l’enfant. N’oubliez pas qu’il quitte la chaleur de votre corps pour une literie froide, cela crée un gros contraste! De plus, lorsque vous déposez bébé, déposez ses fesses en premier dans le lit, puis son dos et sa tête. Sans le savoir, de nombreux parents déposent la tête en premier, ce qui a pour effet de déclencher le réflexe de Moro et donc de réveiller bébé. »

S’il est en porte-bébé, on peut utiliser un ballon d’exercice pour s’asseoir pendant qu’il dort sur nous.

Autant pour le mouvement que pour le volume du bruit, on suit la règle plus bébé est agité = plus le mouvement est rapide (tout en demeurant sécuritaire et aimant) et le son élevé (comme repère : le son d’une balayeuse allumée). Si on sent que notre fatigue prend le dessus, n’hésitez pas à déposer bébé. In utéro le nombre de décibels entendus par le bébé est l’équivalent du son d’une balayeuse. 

La nuit surtout, certains bébés sont déjà capables de se rendormir seuls. Essayez de temps en temps, on change la couche, emmaillote puis dépose bébé à côté de soi ( dans son lit collé à votre lit par exemple.) Fermer les yeux, s’il a besoin de plus il s’agitera et vous le saurez.

Conseil no 4

Accepter les heures d’éveil la nuit

Dans les premières semaines puis vers la régression de 4 mois, bébé peut être agité et avoir besoin d’être bercé constamment ou refuser de dormir la nuit.

Je fais partie des gens qui pensent que lutter contre ce qui est normal ne sert à rien. Profitez-en pour boire un thé et lire un livre pendant ces périodes. Si bébé est complètement réveillé, jaser doucement avec lui, récolter ses sourires puis réessayer de le coucher au cycle suivant (30-45 minutes).

Conseil no 5 Le sommeil de maman

Les premières semaines, j’essaie de faire 2 siestes puis 1 par jour. Surtout avec les éveils de nuit, ça aide beaucoup. Je dors avec bébé, en allaitant couché au besoin.

Pour faciliter le sommeil, vous pouvez l’emmailloter puis laisser aller du bruit blanc pendant les périodes de dodo de bébé. Quand il se réveille la nuit, la plupart du temps boire collé suffira à le rendormir.

En ayant bébé très près de moi, je me réveille avant qu’il pleure, s’il tousse, etc. et un coup d’œil me permet de savoir si je dois me réveiller ou non.

Demander de l’aide pour dormir est aussi très bénéfique. Papa ou une autre personne qui bercera portera…

Aller se coucher au bon moment peut beaucoup aider, plusieurs bébés ont une période où ils dorment plus longtemps après les tétées groupées, c’est le moment d’aller se coucher dès que bébé semble parti pour quelques heures.

« Je dis souvent que ce sont les parents qui devraient s’entrainer au sommeil ! Dans mes rencontres en prénatal je donne toujours aux parents l’idée de se pratiquer à faire des siestes de jour. Pour récupérer vous aurez besoin d’une sieste équivalent à un cycle complet de sommeil chez l’adulte soit 90 min. Je suggère aussi de se pratiquer à faire des micro-siestes de 20 min maximum pour les moments où le temps manque. La micro-sieste est très efficace pour regagner de l’énergie sans tomber dans un sommeil profond. Et meme si vous ne dormez pas, dites-vous que vous économiserez au moins 50% de votre énergie à être allongé! »

Dernier conseil : réconforter, bercer tant que bébé en as besoin.

Un besoin doit être comblé, simplement. Lutter à essayer de modifier bébé par une technique risque de créer plus de frustration que d’autres choses.

Les premiers mois, on doit surtout se concentrer sur apprendre à connaître notre bébé et les façons, ces rituels à lui qui le réconforte.

Découvrez mon article sur le sommeil et le transition vers le milieu de garde: https://cinqminutespourjouer.com/2017/11/07/endormir-sans-laisser-pleurer-cest-possible-en-garderie-aussi/

Un truc simple pour favoriser le jeu libre des poupons

La plupart des parents ont déjà remarqué que leur bébé pouvait passer de longues minutes à fixer au plafond, ou ses mains. Certains croient que c’est un signe d’ennui, mais il ne faut pas s’y tromper: lorsqu’il observe longuement, le poupon est en train de se développer. C’est que tout est nouveau pour lui, alors tout le fascine.

Voici un truc très simple pour favoriser le jeu libre chez le bébé, et pour nourrir sa capacité a observer longuement les objets.

Ne pas l’interrompre et attendre une invitation avant de mettre en mot ce qu’il voit. Ça s’applique aussi aux transitions. Avant de le prendre dans nos bras pour aller changer sa couche, on attends quelques minutes de plus si on remarque qu’il est occupé dans la contemplation de son mobile.

On observe notre bébé qui regarde sa main avec attention?

Plutôt que d’avoir le réflexe de nommer: “C’est ta main !”, on attend.

Le bébé, aussi petit soit-il, est un être social et capable.

À sa façon, il peut déjà montrer quand il est prêt a être en communication.

Ce qu’on attend, c’est une invitation, c’est à dire, qu’il cesse de fixer, bouge la tête, nous regarde carrément ou simplement s’agite, montrant qu’il n’est plus occupé. Lorsqu’il le fera, ça sera le bon moment de lui parler.

Ce faisant, nous montrons du respect pour ce qui l’intéresse en ne l’interrompant pas. Au fil du temps, le fait d’être intéressé longuement par un objet sans avoir constamment de stimulus extérieurs (le parent!) l’aidera à jouer plus facilement et longuement seul.

Tu es mon dernier bébé / laisser aller

Il y a bientôt un an, ronde de toi, j’étais sur le point de découvrir un nouvel humain à part entière. Sur le bord de la frontière entre la vie foetale et la vie sur terre. Et pour moi, c’était la transformation entre être une maman de quatre et une maman de cinq. Certains pourraient croire que ce n’est qu’un de plus, mais je t’assure que pour moi c’est chaque fois transformateur.

Tu es né, et j’ai fait de mon mieux. J’ai utilisé mon instinct, les connaissances que j’avais acquises jusque là, et ce que j’ai appris de toi.
Rien de bien différent des autres.

Puis un jour, j’ai découvert quelque chose de nouveau sur les nouveau-né, et plutôt que de remplir mon coffre à outils de “ce que je ferai au prochain bébé “, je l’ai laissé aller.

Parce que tu es mon dernier bébé.

Je laisser aller les idées de prénoms, les nouveaux produits géniaux pour nouveau-né et tout le reste. Ce n’est plus à moi qu’ils s’adressent.

Mon bébé aura un an, et je cesserai de compter en mois. C’est à coup d’année que les prochains chapitres s’écriront. C’est un deuil à faire, souvent incompris.

Mais c’est aussi une invitation à profiter, savourer, et lâcher prise.

Accepter que ces mois vécu x 5 constitueront pour toujours ce qui représente mon expérience de la vie de maman avec un bébé de moins d’un an. Avec mes forces et mes défis, et toute une gamme entre les deux.

Alors voilà. Tu es mon dernier bébé et chaque étape que tu traverse clos un chapitre. Parfois ça me donne le vertige, parfois j’y vois du positif.

Dans trois jours, tu aura un an.

🧡

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