Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

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Voici pourquoi mes enfants n’ont pas à partager.

Je fais partie des parents qui ne croient pas au partage obligé.

Ça peut sembler surprenant à première vue: mes enfants ne sont jamais incités à “partager parce qu’on doit partager”.

  • Ils peuvent partager par choix parce qu’ils ressentent de l’empathie pour l’envie d’avoir de l’autre enfant.
  • Ils peuvent partager par choix parce qu’ils ont envie de jouer ensemble.
  • Ils peuvent se mettre d’accord sur le fait de séparer un jeu moitié-moitié ou utiliser une minuterie pour déterminer le rythme des tours parce qu’ils veulent jouer au même jeu.
  • Ils peuvent soumettre un problème au conseil familial s’ils sentent une injustice.
  • Ils peuvent avoir à gérer la déception qu’un jouet soit déjà prit (et je les aide à y faire face. )
  • Ils peuvent choisir de jouer pendant 1 heure avec un jeu, et refuser de partager si d’autres enfants veulent le même jeu. Ils ont le droit d’affirmer: “Présentement, j’aimerais jouer seul avec ce jeu.”

Pourquoi? Parce que je considère qu’il y a deux gros défauts au partage absolu.

1) Il limite le jeu
Plus l’enfant a du temps, plus le jeu devient profond et significatif. Si on demande toujours de changer après 5 minutes parce qu’un autre enfant veut le jouet, on entrave le déroulement du jeu; à long terme on l’habitue à limiter son attention à quelques minutes. Il reste en surface plutôt que d’aller au bout de ses idées.

2) On empêche l’enfant d’accéder à un partage plus significatif, choisi de plein gré.

Il partage parce qu’il n’a pas le choix et non par empathie, compréhension du désir de l’autre, envie de partager etc. On tombe dans la discipline de l’adulte vers l’enfant plutôt que de le laisser expérimenter les conséquences naturelles de ses gestes. On lui refuse le droit d’affirmer ses besoins, ses limites.

Aussi, partager par choix et recevoir la conséquence naturelle du plaisir de l’autre, du plaisir avec l’autre, c’est une richesse. Pour se faire, il faut absolument laisser le pouvoir de décider aux enfants.

De l’importance de gérer ses frustrations, de bâtir sa résilience.
Aussi, le partage forcé possède un défaut pour l’enfant qui reçoit. Pourquoi les adultes forcent le partage? Pour plein de bonnes raisons donc le désir d’ouvrir leur enfant à de belles valeurs, mais, aussi, pour ne pas gérer de déceptions. C’est vrai; nous n’avons pas envie que le petit pleure parce qu’il n’a pas son camion. Accepter que l’autre ait quelque chose qu’on n’ait pas, c’est difficile. Cependant, c’est nécessaire d’accueillir ses émotions et de les laisser être plutôt que de toujours chercher une solution.

Malgré tout, à force de modeler, de respecter aussi leurs désirs, le partage vient naturellement chez les enfants. Ils ont envie de partager lorsqu’on leur laisse la possibilité de choisir de le faire, ou non. Le rôle de l’adulte ici est d’accompagner. De nommer, possiblement, ce qui semble dériver un peu du cours normal des choses: “Je vois que…” “Je me demande.. ” De mettre en place une structure comme le conseil de famille ou de groupe pour que les enfants puissent discuter ensemble, trouver des règles qui leur conviennent.

Et c’est précieux, un partage qui vient du cœur. Le partage d’un enfant qui choisis de le faire parce qu’il souhaite réellement le faire. Parce qu’il en as expérimenté le bonheur.

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La visualisation guidée comme outil de retour au calme pour les enfants

Lundi, j’ai partagé sur ma page facebook une publication portant sur le fait d’avoir un enfant intense. J’ai eu envie, pour ceux qui se sentiraient interpellés par ce témoignage de vous partager un des outils qui fonctionne dans ma famille: la visualisation guidée.

La capacité d’introduire mes enfants vers ce type d’outils part de ma propre quête de la pleine conscience. J’ai d’abord expérimenté avec ceux-ci moi-même avant de les proposer pour mes enfants.

La visualisation, qu’est-ce que ça représente pour les enfants ?

– C’est un pouvoir spécial, celui de te transporter dans un endroit qui te réconforte, te fait sentir bien.

À un moment elle est agitée, mécontente. Elle n’est pas bien. Elle est près de moi, et je lui parle pour essayer de voir ce qui se passe. Je lui nomme :” j’ai l’impression que tu aimerais retourner à la maison?” Elle confirme. Son réflexe pour gérer l’anxiogène, c’est de fuir vers le connu.

Je vais un peu plus loin, je lui dis de me suivre. Je m’assois en indien, et elle est assise sur moi. Je lui dis de fermer les yeux et d’appuyer sa tête sur mon cœur.

-“Je vais te dire un secret. Quand on est avec quelqu’un qu’on aime, on peut se sentir à la maison. Écoute mon cœur et ensemble on va faire comme si tu étais à la maison avec moi. Nous sommes sur le fauteuil vert, tu es assise sur moi et devant nous il y a tes sœurs qui jouent dans le corridor. Tu entends leur voix? De l’autre côté, papa fait la cuisine. On entend le bruit des bols, l’eau qui coule. On est bien à la maison, ça sent la lavande, il fait chaud. “

Elle s’est apaisée, elle est retournée jouer et elles se sont amusées encore plus qu’avant. Je les ai observés, assise par terre avec mon café et le bébé bien éveillé qui babillait, collaborer pour choisir qui tourne, quand sauter, etc.

La première étape est d’abord d’être soi-même suffisamment attentif à la normalité de notre chez-soi pour pouvoir la transporter ailleurs. Il faut, comme parent, être en mesure de se créer une image mentale forte pour pouvoir la transmettre.

Certains enfants choisiront un autre endroit, aussi. Un souvenir d’un moment heureux.

Et ensuite, on peut aider l’enfant à s’y transporter, en douceur.

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Donner la main / le jeu du robot

Je ne suis pas une grande convaincue du besoin que mes enfants me tiennent la main en tout temps. Je préfère plutôt les habituer avec des consignes de sécurité et globalement ça suffit la majorité du temps.

Je leur ai appris en jouant des mots qui signifient d’arrêter de marcher ou le contraire, et régulièrement je vérifie qu’elles s’en souviennent. Ça me permets de m’assurer à distance qu’en une syllabe, je peux les faire s’immobiliser si c’est nécessaire. Ça leur donne la liberté de marcher, courrir parfois sur le trottoir en toute sécurité. Je les incite aussi à être attentives aux stationnements et autres dangers possibles.

Elles donnent la main dans deux occasions précises :
– traverser la rue
– dans un endroit public bondé

Avec le temps, nous avons créer un petit jeu qui reprends le principe des pré-requis. Je suis un robot activé uniquement lorsqu’on tiens mes mains. Si on lâche ma main, j’arrête de marcher.

Charlotte et Alice aiment beaucoup ce jeu, où elles ont la responsabilité de me tenir la main pour que je puisse marcher. Je vais faire des bruits de robots parfois pour ajouter au contexte. C’est agréable !

Ça fonctionne aussi parce que dans notre famille, la conséquence prévu lorsqu’on ne tiens pas la main est qu’on ne traverse pas la rue. C’est relié et logique.

L’autre chose que j’ai implanté, et j’en avais déjà parlé, c’est que j’ai une petite chanson associé à la traverse de la rue. Je chante dès que mes pieds touchent la rue et mes enfants ont associé cette air à tenir la main et traverser. Ça devient automatique : je chante et ils prennent ma main.

Protégé : Janvier: Pourquoi je lave le plancher en présence des enfants

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Vivre les nombres / apprentissages au préscolaire


C’était un jeu sans consignes prévus d’avance qui avait émergé naturellement. La veille, j’avais créer un long parcours moteur au sol. Celui-ci traversait une grande partie du rez-de-chaussée, et était né de mon besoin de leur permettre de dépenser leur énergie de façon plus structurée, moins chaotique.

Juste après le repas donc, elle est d’humeur plus agité. Je l’invite sur mes genoux et lui propose une chanson. Ses yeux s’illuminent encore. Après quelques répétitions, je décide d’ajouter une contrainte. Je lui propose de faire le parcours pour que je chante un autre couplet. Elle s’exécute. Un couplet. Un tour de parcours. Un couplet. Un tour.

Puis elle me regarde et déclare: “Je vais faire deux fois le chemin cette fois-ci pour que tu chante deux fois.” J’approuve. Puis la fois d’après, c’est trois fois.

(….)
Un peu après noël, elle a, sans en avoir conscience, mener un sondage et compiler des résultats. Demandant à chaque personne son dessert de noël préféré parmis ceux que nous avions préparé. Sur une feuille, elle a dessiné les résultats.

(…..)

  • oh, j’en ai 2, il m’en manque… (compte sur ses doigts) comme ça pour en avoir 5. (….)
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