Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Catégorie : enfants (page 1 de 4)

La visualisation guidée comme outil de retour au calme pour les enfants

Lundi, j’ai partagé sur ma page facebook une publication portant sur le fait d’avoir un enfant intense. J’ai eu envie, pour ceux qui se sentiraient interpellés par ce témoignage de vous partager un des outils qui fonctionne dans ma famille: la visualisation guidée.

La capacité d’introduire mes enfants vers ce type d’outils part de ma propre quête de la pleine conscience. J’ai d’abord expérimenté avec ceux-ci moi-même avant de les proposer pour mes enfants.

La visualisation, qu’est-ce que ça représente pour les enfants ?

– C’est un pouvoir spécial, celui de te transporter dans un endroit qui te réconforte, te fait sentir bien.

À un moment elle est agitée, mécontente. Elle n’est pas bien. Elle est près de moi, et je lui parle pour essayer de voir ce qui se passe. Je lui nomme :” j’ai l’impression que tu aimerais retourner à la maison?” Elle confirme. Son réflexe pour gérer l’anxiogène, c’est de fuir vers le connu.

Je vais un peu plus loin, je lui dis de me suivre. Je m’assois en indien, et elle est assise sur moi. Je lui dis de fermer les yeux et d’appuyer sa tête sur mon cœur.

-“Je vais te dire un secret. Quand on est avec quelqu’un qu’on aime, on peut se sentir à la maison. Écoute mon cœur et ensemble on va faire comme si tu étais à la maison avec moi. Nous sommes sur le fauteuil vert, tu es assise sur moi et devant nous il y a tes sœurs qui jouent dans le corridor. Tu entends leur voix? De l’autre côté, papa fait la cuisine. On entend le bruit des bols, l’eau qui coule. On est bien à la maison, ça sent la lavande, il fait chaud. “

Elle s’est apaisée, elle est retournée jouer et elles se sont amusées encore plus qu’avant. Je les ai observés, assise par terre avec mon café et le bébé bien éveillé qui babillait, collaborer pour choisir qui tourne, quand sauter, etc.

La première étape est d’abord d’être soi-même suffisamment attentif à la normalité de notre chez-soi pour pouvoir la transporter ailleurs. Il faut, comme parent, être en mesure de se créer une image mentale forte pour pouvoir la transmettre.

Certains enfants choisiront un autre endroit, aussi. Un souvenir d’un moment heureux.

Et ensuite, on peut aider l’enfant à s’y transporter, en douceur.

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Donner la main / le jeu du robot

Je ne suis pas une grande convaincue du besoin que mes enfants me tiennent la main en tout temps. Je préfère plutôt les habituer avec des consignes de sécurité et globalement ça suffit la majorité du temps.

Je leur ai appris en jouant des mots qui signifient d’arrêter de marcher ou le contraire, et régulièrement je vérifie qu’elles s’en souviennent. Ça me permets de m’assurer à distance qu’en une syllabe, je peux les faire s’immobiliser si c’est nécessaire. Ça leur donne la liberté de marcher, courrir parfois sur le trottoir en toute sécurité. Je les incite aussi à être attentives aux stationnements et autres dangers possibles.

Elles donnent la main dans deux occasions précises :
– traverser la rue
– dans un endroit public bondé

Avec le temps, nous avons créer un petit jeu qui reprends le principe des pré-requis. Je suis un robot activé uniquement lorsqu’on tiens mes mains. Si on lâche ma main, j’arrête de marcher.

Charlotte et Alice aiment beaucoup ce jeu, où elles ont la responsabilité de me tenir la main pour que je puisse marcher. Je vais faire des bruits de robots parfois pour ajouter au contexte. C’est agréable !

Ça fonctionne aussi parce que dans notre famille, la conséquence prévu lorsqu’on ne tiens pas la main est qu’on ne traverse pas la rue. C’est relié et logique.

L’autre chose que j’ai implanté, et j’en avais déjà parlé, c’est que j’ai une petite chanson associé à la traverse de la rue. Je chante dès que mes pieds touchent la rue et mes enfants ont associé cette air à tenir la main et traverser. Ça devient automatique : je chante et ils prennent ma main.

Pourquoi je lave le plancher en présence des enfants

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Vivre les nombres / apprentissages au préscolaire


C’était un jeu sans consignes prévus d’avance qui avait émergé naturellement. La veille, j’avais créer un long parcours moteur au sol. Celui-ci traversait une grande partie du rez-de-chaussée, et était né de mon besoin de leur permettre de dépenser leur énergie de façon plus structurée, moins chaotique.

Juste après le repas donc, elle est d’humeur plus agité. Je l’invite sur mes genoux et lui propose une chanson. Ses yeux s’illuminent encore. Après quelques répétitions, je décide d’ajouter une contrainte. Je lui propose de faire le parcours pour que je chante un autre couplet. Elle s’exécute. Un couplet. Un tour de parcours. Un couplet. Un tour.

Puis elle me regarde et déclare: “Je vais faire deux fois le chemin cette fois-ci pour que tu chante deux fois.” J’approuve. Puis la fois d’après, c’est trois fois.

(….)
Un peu après noël, elle a, sans en avoir conscience, mener un sondage et compiler des résultats. Demandant à chaque personne son dessert de noël préféré parmis ceux que nous avions préparé. Sur une feuille, elle a dessiné les résultats.

(…..)

  • oh, j’en ai 2, il m’en manque… (compte sur ses doigts) comme ça pour en avoir 5. (….)

Comment perdre des objets prépare mes enfants à apprendre à lire

Ce matin, elle a perdu son pain grillé. Oui, perdre une toast 🤔. Chez nous, depuis plusieurs années, nous avons pris l’habitude de créer des avis de recherche lorsque quelque chose reste introuvable. Souvent, un bouchon de crayon, un toutou, un vêtement..

Alors, je pose des questions :
– de quel couleur? quel forme, grandeur? peux-tu me le dessiner?

Je note le tout et l’affiche sur le mur pour informer tous les membres de la famille de ce qui manque, et d’à qui le remettre.

C’est un bon exemple je crois de quelque chose de très simple dans lequel se cache des notions qu’on pourrait attribuer à la pré-lecture.

– Comprendre que les mots ont un objectif. Faire le lien entre l’écrit et l’objet perdu. C’est là une des grandes motivations à apprendre à lire et écrire qu’on alimente.

– Reconnaître les noms des membres de la famille.

– Utiliser des mots pour décrire quelque chose. On accroît notre vocabulaire ainsi, notre champ lexical.

– Les enfants qui en sont rendu là dans leur développement remarque les lettres, font des liens “T comme tomate!” Recopie le mot pour faire leur propre affiche d’objet perdu.

– On développe ainsi leur sentiment d’appartenance parce que ça fait partie de notre culture de famille, on formule des hypothèses sur ce qui est arrivé à l’objet..

Bref, nous avons retrouvé la toast. Dans le frigo. 🤔🤔🤔

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