Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Et s'il était possible de faire différement? bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Catégorie : Activités 18-24mois (page 1 de 3)

Un verset pour la routine du dodo

Avant l’histoire du soir ou de l’après-midi, il y a cette introduction, un verset que j’ai créer pour mes enfants.
Lorsqu’ils sont plus agités, ils le demandent: ” Parle-moi de la petite chenille, maman.”

Les versets répétés au fil du temps créent un cocon sécurisant, les enfants se l’appropriant. C’est une référence, quelque chose qui ne change pas malgré tout ce qui peut arriver (style: une pandémie ;).)

Pour moi donc, un verset c’est parfois un poème, parfois un ensemble de mots, parfois une intention.. C’est aussi une façon d’exprimer notre gratitude, de se repérer dans le temps.. J’en ai traduit certains de l’anglais, et j’en écris aussi pour mes propres enfants.

Je partage celui-ci dans le but d’apporter un peu de douceur. Osez y mettre vos propres mots évidemment lorsque vous le raconterez aux enfants de votre quotidien. Pendant que je le lis, je créer un cocon de couverture aux petits, bien emmaillotés..

Ps: Merci de ne pas le copier/coller, utilisez la fonction partage plutôt. 😉

Zoé

20 expériences stimulantes dans la nature pour les 0-2 ans. Dehors les bébés !

fb_img_1509223526808230685935.jpg

Accompagner le bébé ou le bambin, dans son développement global tout en étant dehors, c’est tout à fait possible. En fait, c’est même souhaitable, car l’extérieur regorge d’occasions de stimulation.. Ces activités sont toutes très simples, et plusieurs seront initiés par le bébé sans aucune intervention de votre part. Vous n’avez qu’à attendre une invitation de sa part (tel qu’un contact visuel) pour y ajouter votre grain de sel, en nommant, expliquant, racontant, chantant…  C’est en expérimentant, que l’enfant se développe.

Observer
– Les animaux, les insectes, les oiseaux, les humains, la vie du quartier (le camion poubelle, la construction). Les observer en mouvement. Associer chacun à l’endroit et la façon donc il se déplace. Faire des liens. Se créer des références. 
On peut ajouter des photos de ce qu’on voit dehors, dans la maison afin que l’enfant puisse s’y référer.
– Les couleurs, textures, motifs des plantes, des fleurs, des roches.
– Des tissus colorés, un ballon suspendu qui bougent au vent. Attachés au-dessus d’eux, ou plus près du sol.
– Les enfants plus grands qui grimpent, font des culbutes, courent… Être inspiré.
– Des objets qui flottent et qui coulent dans un bac avec un peu d’eau. Découvrir la façon donc les jouets bougent dans l’eau, donc l’eau éclabousse lorsqu’on y dépose un jouet ou qu’on y tape.. Faire des liens de cause à effet, si je tape dans l’eau très fort, je reçois de l’eau au visage.
– On peut mettre un tout petit peu d’eau sur une surface plane, comme une plaque à biscuit, devant lui pour qu’il explore l’eau d’une autre manière. 

* Si le bébé ne se déplace pas seul, essayer de changer son point de vue de temps en temps en l’installant a différents endroits de la cour pour qu’il puisse observer de différents angles.

Ressentir
– Chatouiller doucement les pieds, le ventre avec des fleurs, différentes tiges ou petites plantes… Certaines sont plus douces, d’autres plus rugueuses. Laisser l’enfant nous le faire également.
– L’eau froide, les glaçons (faux glaçons en plastique, sécuritaires 😉 ) , l’eau tiède, la texture du gazon sec ou mouillé, du sable…
– Le vent chaud, froid sur la peau…
– Le poids du sable sur le pied qu’on vient d’enterrer. Aidez-les à cacher et trouver leur pied en jouant dans le sable.
– Marcher en tenant un tissus qui prends dans le vent, ressentir le “poids” du vent, le voir monter et descendre au fil des courants d’airs.
– Sortir dehors lors d’une journée de pluie chaude pour une nouvelle sensation.
– Faire une promenade alors qu’il y a du brouillard.

Entendre
– Les sons de la nature autour de lui. Au fil du temps, faire un lien entre “j’entends un sifflement” et “je vois un animal volant”.
– Suspendre un mobile qui bougera en faisant un son doux au rythme du vent.
– Laisser l’enfant expérimenter avec un bâton et différent type de matériel. Si je tape sur le sol, le son est différent de si je tape sur le dôme en métal.
– Le bruit du sable qui tombe dans un sceau en plastique, une roche dans un bol en métal, le bruit de l’eau lorsqu’elle sort d’un arrosoir vs d’un verre..

Sentir
– Créer un jardin de fines herbes et faire sentir les différentes herbes aux enfants.
– Prendre le temps de sentir les fleurs alors qu’on les nomme.
– Faire un bac d’eau et y mettre des citrons, ou des pelures d’oranges, ou un peu d’huile essentielle sécuritaire pour les enfants..
– L’odeur humide dans l’air juste après la pluie.

Expérimenter
– Remplir et vider un contenant avec du sable, des cocottes, de l’herbe….
Apprendre peu à peu que certains contenus sont plus lourds que d’autres. Qu’ils se renversent différemment.
– Utiliser une pelle de plus en plus efficacement. 
– Remplir un chariot, un bac et le transporter… Avoir un objectif simple et travailler pour l’atteindre (apporter le sable là-bas).
– Marcher sur une surface inégale, grimper, glisser… Apprendre à répartir son poids pour ne pas tomber chaque fois que le sol est en pente.
– Se déplacer dans un grand espace, courir, sauter…
– Ouvrir / fermer la porte de la maisonnette, s’y cacher, se trouver…
– Se promener ou tourner avec un ruban rythmique (fait maison 😉 ) et le voir s’envoler plus haut quand on va plus vite…

 

D’autres idées :
20 apprentissages qui se produisent naturellement dans la cuisine

Le jeu libre est stimulant et éducatif

Les bébés n’ont pas besoin de jouets à batteries

Quels sont les meilleurs jouets pour bébé ? Pensez en terme d’action et d’expérience

Zoé

Pour repenser la salle de jeu, le défi 7 jours épurer pour mieux jouer.

20 apprentissages qui se produisent naturellement dans la cuisine

 

Voici un survol des habiletés que votre enfant apprendra naturellement en partageant son quotidien avec vous, simplement en lui parlant, en lui permettant d’acquérir de l’autonomie et en l’impliquant dans le quotidien. Vous verrez rapidement que même si vous n’avez pas le temps de jouer des heures chaque jour et préparer des activités à la pinterest, vous en faites probablement déjà assez. Le quotidien est suffisant.

Aucuns achats requis! Ici on parle simplement de la vie ordinaire, remplis d’apprentissage pour vos petits, à partir de 18-36 mois environ. 

N’hésitez pas à vous inspirer de ces façons d’impliquer les petits. La plupart des choses peuvent être introduites avant 2 ans et se “compliqueront” naturellement au fur et à mesure que votre enfant prendra de l’expérience. Votre assistant-cuisinier deviendra rapidement de plus en plus autonome.

La cuisine

1) Sortir les assiettes/ustensiles pour elle et les autres enfants de la famille.

Dès 18 mois, on donne cette responsabilité au plus grand bonheur de la petite. Au début, elle sortira n’importe quelle nombre d’assiettes. On l’aide en lui demandant de sortir une assiette pour m, puis une pour L, puis une pour elle-même (correspondance 1-1) plutôt qu’un nombre précis. Doucement, elle sera capable de se figurer le nombre d’assiettes nécessaire pour sa famille.   Seul pré-requis : mettre la vaisselle d’enfants à leur hauteur.

2) Trier les ustensiles propres

Vers le même âge, on lui donne les bacs de rangements et on l’invite à les serrer. Au début, elle trie plastique vs métal, et en vieillissant pourra trier selon le type d’ustensiles. Encore une fois, grosse fierté pour elle à presque 2 ans. Au début on le fait avec elle, et maintenant elle organise elle-même son “espace de travail” en allant chercher les bacs de rangements d’ustensiles, les plaçant à côté du lave vaisselle, puis allant les ranger pleins.

3) Aller vider son assiette dans la poubelle/compostage

Hier, en apercevant ma cocotte de 22 mois manœuvrer son assiette pour y garder en équilibre des morceaux d’oranges à jeter, j’ai vu un bel exemple d’ habiletés qui s’améliorent au quotidien. Elle apprends à adapter l’angle de l’assiette pour éviter que quelque chose tombe.

4) Déplacer les chaises de la table

Avant de balayer après chaque repas, je déplace toutes les chaises. Rapidement, elle m’as rejointe. C’est lourd pour elle, et au début elle les prenais d’une façon qui lui compliquait la tâche. Rapidement elle a compris à force d’essais et erreur qu’en les poussant à une certaine hauteur c’était plus facile. Elle arrive aussi à trouver une solution si une chaise ne rentre pas en place. Elle développe sa capacité a résoudre des problèmes, sa force, sa logique…

5) Enrichir son vocabulaire

En m’apportant ce que j’ai besoin dans le frigo, en apprenant tranquillement la différence entre les noms de différents outils de cuisines, fruits et légumes… On met un effort particulier à utiliser des termes plus précis que général, au fur et à mesure que son vocabulaire s’étends…

6) Transvider/ remplir

Au début en jeu pendant que je cuisine, en jouant dans le lavabo avec des tasses à mesurer, puis ensuite en se versant de l’eau aux repas avec un pichet. Truc : acheter de petits pichets d’eau adaptés aux enfants. Certains y arriveront peu après leur premier anniversaire. 

7) Découvrir le froid/chaud

En manipulant un “ice pack”, une guenille tiède-chaude au quotidien, en insistant sur les mots décrivant les sensations… en lui permettant d’explorer ceux-ci… mettre quelques glaçons dans le lavabo remplis d’eau tiède et la laisser y jouer pendant qu’on fait le souper… on peut également rouler une bouteille d’eau froide sur différentes parties du corps de l’enfant pour lui en faire ressentir la sensation.

8) Découvrir des textures et plus.

En lui montrant à utiliser l’éponge… au départ en jeu (la gorger d’eau puis l’essorer), quand on lave la table… en la laissant toucher aux différents fruits et légumes et à leurs feuillages… la laisser jouer un peu de farine quand on fait des pâtés…

9) Découvrir des odeurs

Simplement en le laissant sentir nos épices, fines herbes etc quand on les sorts pour les ajouter à une recette. Prendre le temps de décrire, montrer, laisser découvrir…

10) La liste d’épicerie

Donner une feuille, un crayon et installer l’enfant près de nous quand on fait le menu de la semaine…  ils adorent faire comme nous. Découper des aliments dans les circulaires et lui laisser les coller sur sa feuille pour faire sa propre liste d’épicerie.
Plus vieux, on peut imager quelques uns des aliments à acheter pour eux et leur demander de nous les trouver à l’épicerie.

11) Cuisiner

Apprendre à couper, mesurer, brasser, ouvrir des coquilles d’œufs, suivre une recette imagée… Des instruments à la taille adapté faciliteront votre vie. On peut créer des recettes illustrés pour lui permettre de suivre la recette et nommer les ingrédients nécessaires.

12)  Manipuler un balais

Un mini balais et porte poussière a sa taille lui permettront de développer des habiletés moteurs dans une situation de vie réelle 🙂 On peut aussi se pratiquer avec des pompons en jeu, mais ramasser son propre dégât a souvent plus de sens pour eux.

13) Transporter des objets de différentes tailles/poids

Dans un atelier de stimulation que j’ai suivie à ma deuxième, on nous proposait cette activité toute simple vers 18 mois: l’enfant devait parvenir à remplir ses bras et transporter plusieurs bouteilles d’eau à la fois. Facile à reproduire au quotidien en faisant participer l’enfant à ranger l’épicerie ou transporter les vêtements propres. Travailler les muscles des bras, c’est une des première étape vers l’écriture. 

14) Placement des ustensiles (casse-tête)

On imprime, ou on dessine, un napperon qu’on plastifie, sur lequel on dessine l’ombre de l’assiette, verre, ustensiles. L’enfant dois alors associer les items aux bons endroits. C’est comme un casse-tête utile avant chaque repas 🙂

15) Plier les guenilles et débarbouillettes

Vers 2 ans, 2 ans et demi, on peut initier l’enfant à plier avec nous.. tranquillement ils deviendront meilleurs et meilleurs 🙂

16) Couleurs et nombres

En comptant à haute voix devant lui lorsque vous sortez des ingrédients après avoir annoncé le nombre requis, en nommant les couleurs représentés dans son assiette, ou en associant une couleur à un membre de la famille : “bon, charlotte veut l’assiette jaune! Trouvons -là!”…. spectateur au début, il tentera vite de vous imiter..

17) Expérimenter avec des aimants

(Attention au choix d’aimant pour la sécurité de l’enfant plus jeune) Simplement les placer et les retirer du frigo au début, puis coordonner ses mouvements afin de les utiliser pour faire tenir des feuilles. On peut coller des personnages sur des feuilles d’aimants et les découper pour en faire une scène pour jouer, ou encore décorer le frigo selon la saison.

18) Enrichir le vocabulaire plus abstrait, au quotidien.

En utilisant des mots comme “lourd, léger” (au début, on exagère l’effort en transportant un fruit lourd et l’enfant nous imite rapidement). En travaillant les concepts comme gros et petits et en les reliant à nos besoins: “Nous sommes seulement 2 aujourd’hui pour dîner, on va prendre un petit concombre, ça va suffire ! Aide-moi à trouver le concombre parfait! On a besoin d’un PETIT.”

En utilisant des mots comme “sous, dessus, dans, sur, à côté” dans nos consignes.. De temps en temps on peut tester la compréhension en demandant une consigne qui ne fait aucun sens comme “Met la tomate sur ta tête!”

19) Travailler la compréhension des consignes simples, puis double

Au début, avec des gestes pour aider l’enfant (pointer) puis sans geste lorsqu’il est prêt. En vieillissant, on peut intégrer des consignes doubles avec deux directives.. Encore une fois, les consignes loufoques feront rire l’enfant et confirmeront qu’il comprends bien les consignes.

20) La fierté d’être un membre utile de la famille

Qui contribuera à son estime de soi et son sentiment d’appartenance.. Osez-leur donner de petites tâches, les impliquer au quotidien… simplement 🙂

21) Préparer des aliments

Laver les légumes, trier les légumineuses, éplucher… Avant même la recette, il peut participer à la préparation.

22) Feuilleter des livres de recettes

Laissez-le observer, tenter de deviner la recette selon les images, se familiariser avec le format des recettes, jouer à les reproduire…

23) Parvenir à un objectif

Essuyer la vaisselle jusqu’à ce qu’elle soit sèche, couper toutes les carottes.. Lorsque l’enfant travaille en vue d’un objectif, il développe sa persévérance, son sentiment de compétence, il apprends à s’auto -évaluer (hmm, l’assiette est sèche? Oui! J’ai réussis!)

24) Porter attention aux  détails

En apprenant à distinguer une tomate mûre ou non, un raisin trop moche pour être mangé… L’enfant apprends à analyser ce qui se trouve devant lui, à bien observer et chercher des indicateurs visuelles d’un état…

Pour d’autres idées et pour intégrer vos enfants dans la cuisine, voyez cet article: Plus que brasser, intégrer les enfants dans la préparation des repas.

+ 5 autres activités à faire dans le lavabo pendant que maman ou papa cuisine
 
Pourquoi le lavabo ? Parce que ça me permets de l’avoir proche pendant que je suis au comptoir. Et que l’eau captive longtemps habituellement. Mes enfants adorent faire la vaisselle et voici d’autres variations.
 
1) savon à vaisselle + eau pour faire de la mousse + bonhommes
2) eau + objets qui flotte + objets qui coulent
3) eau + bouteille de savon à vaisselle vide remplis d’eau à presser pour la vider dans le lavabo.
4) eau + fruits/légumes en plastique à laver puis sécher.
5) eau + petits jouets + filet ou louche pour les attraper.
 
 

Ces articles pourraient vous intéresser:
Deux initiatives intéressantes pour nos enfants / La grande journée des petits entrepreneurs et #OnCuisineEnFamille

Pourquoi avoir moins de jouets (graphique)

Fermez la télé, ouvrez les enfants: 12 stratégies pour réduire / cesser l’utilisation de la télé

Besoin de plus d’inspiration comme parent ? Pour des publications exclusives chaque mois et un accès privilégié à mon univers, découvrez la communauté Parent en cheminement.

Zoé cinqminutespourjouer.com
facebook.com/cinqminpourjouer

Le jeu libre est stimulant et éducatif. / Éduquer sans planifications mensuels thématiques


(….)

Un adulte attentif, informé et intéressé/enthousiaste.

C’est ce qui fait la différence selon moi.

Pour certains, il est difficile de comprendre la nuance entre ne pas stimuler les enfants de la façon “traditionnelle” et ne pas stimuler les enfants du tout.

Parfois on va faire l’erreur de penser que croire au jeu libre signifie ne pas accorder d’importance au développement de l’enfant. Quand on ne comprends pas cette façon de faire et la démarche derrière, c’est inquiétant, effrayant. On peut même imaginer qu’on obtient des enfants laissés à eux-mêmes, que c’est la recette qui crée ces enfants qui arrivent en maternelle sans être “prêts”.

C’est bien tout le contraire.

Je vais vous dire ce que moi je vis par rapport au jeu libre.

En laissant les enfants jouer, ils ne cessent de me donner des indices clairs de leurs besoins, de où ils en sont, de leurs intérêts. Ça permet de cibler exactement la bonne période pour introduire quelque chose au moment où ça sera le plus significatif pour l’enfant. Au moment où ça compte, et de la façon dont ça compte.

Pis ben oui, parfois, la bonne réponse que leur jeu m’envoie c’est : non merci, je n’ai besoin de rien. Parfois vaut mieux les laisser jouer, maturer, évoluer, et attendre simplement qu’ils fassent le tour de ces habiletés qu’ils maîtrisent présentement.

Ça peut faire peur au début. On vit dans l’impression que l’enfant doit être en train de se diriger vers l’étape suivante à tout moment. Puis on se rends compte qu’il n’y a pas à avoir peur, la plupart du temps l’enfant a tout ce qu’il faut en lui et dans son environnement pour se développer.

Et s’il a un besoin d’un coup de pouce, un adulte attentif, informé et intéressé pourra accompagner l’enfant. (Ou demander de l’aide, ou mettre des choses en place, ou n’importe quelle autre variable nécessaire.)

Parfois, vu de l’extérieur, on peut avoir l’impression que tout est laissé au hasard.

Je peux vous confirmer qu’il y a énormément de réflexion derrière chacun des aménagements, des opportunités offertes aux enfants. C’est planifié, fait avec intention. C’est une approche dynamique, modulé par les intérêts/envies/choix des enfants.

Choisir de laisser une grande liberté de jeu aux enfants ce n’est pas dire non à tous les jeux “de règles” ou dirigés par l’adulte. C’est simplement cesser de penser que tout ce qui vient de l’adulte a plus de valeur. Revoir la hiérarchie du jeu. Laisser de la place à ce qui part de l’enfant. Proposer plutôt que diriger.

Les résultats sont fascinants.

Évidemment, ça va plus loin. Ça peut être le début vers une nouvelle forme de relation avec l’enfant. Vers un style plus démocratique, bienveillant. Lorsqu’on base la relation sur un sincère intérêt de l’autre. On peut rebondir sur ses acquis, leur permettant de s’enrichir.

Bref, est-ce que je vous ai parlé de mes enfants? Parce qu’ils font des choses magnifiques. Ils démontrent des habiletés qui me surprennent même parfois.

Tout ça est une question d’équilibre, mais j’ai l’impression parfois que plusieurs milieux sont tombées dans le piège du trop. Trop de planification. Trop de règles, de directions. Trop d’informations. Trop de tout au nom de la stimulation. Parce qu’on veut montrer à quel point on tiens au développement de notre enfant et un bricolage ça paraît mieux qu’une photo où notre enfant joue dans la boue avec un bâton.

Ps: on a l’impression qu’encourager le jeu libre c’est se condamner à ne rien faire d’éducatif parce qu’on vit avec cette vieille croyance qu’apprendre est pénible. Mais la plupart des enfants aiment naturellement découper, compter, et tout ces acquis “préscolaire”. Il suffit que le contexte et l’environnement s’y prête, de la bonne façon selon qui ils sont. Parfois ça sera subtil, il faut être attentif pour ne pas manquer ces occasions d’être témoins d’un enfant en plein développement.

​Jouer avec des objets suspendus

C’est quelque chose que j’aime proposer régulièrement, autant dehors qu’à l’intérieur. Je vais suspendre parfois un ballon, des tissus de soie, un cerf-volant… Ces jours-ci, ce sont des épingles à linge prêtes à être utilisés pour y suspendre ce que l’on souhaite.

 Les poupées y ont été balancé, des tissus ensuite accrochés pour servir de balançoire… Etc.

Suivre des yeux un objet en mouvement, prévoir sa trajectoire pour l’attraper, voir comment loin il va selon la force de poussée, nommer ce qui se produit, manipuler la pince pour l’ouvrir et la fermer…. 

Ça en créer des expériences une simple épingle à linge suspendus à un morceau de laine 😉

« Articles précédents