Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

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Le jeu libre est stimulant et éducatif. / Éduquer sans planifications mensuels thématiques


(….)

Un adulte attentif, informé et intéressé/enthousiaste.

C’est ce qui fait la différence selon moi.

Pour certains, il est difficile de comprendre la nuance entre ne pas stimuler les enfants de la façon “traditionnelle” et ne pas stimuler les enfants du tout.

Parfois on va faire l’erreur de penser que croire au jeu libre signifie ne pas accorder d’importance au développement de l’enfant. Quand on ne comprends pas cette façon de faire et la démarche derrière, c’est inquiétant, effrayant. On peut même imaginer qu’on obtient des enfants laissés à eux-mêmes, que c’est la recette qui crée ces enfants qui arrivent en maternelle sans être “prêts”.

C’est bien tout le contraire.

Je vais vous dire ce que moi je vis par rapport au jeu libre.

En laissant les enfants jouer, ils ne cessent de me donner des indices clairs de leurs besoins, de où ils en sont, de leurs intérêts. Ça permet de cibler exactement la bonne période pour introduire quelque chose au moment où ça sera le plus significatif pour l’enfant. Au moment où ça compte, et de la façon dont ça compte.

Pis ben oui, parfois, la bonne réponse que leur jeu m’envoie c’est : non merci, je n’ai besoin de rien. Parfois vaut mieux les laisser jouer, maturer, évoluer, et attendre simplement qu’ils fassent le tour de ces habiletés qu’ils maîtrisent présentement.

Ça peut faire peur au début. On vit dans l’impression que l’enfant doit être en train de se diriger vers l’étape suivante à tout moment. Puis on se rends compte qu’il n’y a pas à avoir peur, la plupart du temps l’enfant a tout ce qu’il faut en lui et dans son environnement pour se développer.

Et s’il a un besoin d’un coup de pouce, un adulte attentif, informé et intéressé pourra accompagner l’enfant. (Ou demander de l’aide, ou mettre des choses en place, ou n’importe quelle autre variable nécessaire.)

Parfois, vu de l’extérieur, on peut avoir l’impression que tout est laissé au hasard.

Je peux vous confirmer qu’il y a énormément de réflexion derrière chacun des aménagements, des opportunités offertes aux enfants. C’est planifié, fait avec intention. C’est une approche dynamique, modulé par les intérêts/envies/choix des enfants.

Choisir de laisser une grande liberté de jeu aux enfants ce n’est pas dire non à tous les jeux “de règles” ou dirigés par l’adulte. C’est simplement cesser de penser que tout ce qui vient de l’adulte a plus de valeur. Revoir la hiérarchie du jeu. Laisser de la place à ce qui part de l’enfant. Proposer plutôt que diriger.

Les résultats sont fascinants.

Évidemment, ça va plus loin. Ça peut être le début vers une nouvelle forme de relation avec l’enfant. Vers un style plus démocratique, bienveillant. Lorsqu’on base la relation sur un sincère intérêt de l’autre. On peut rebondir sur ses acquis, leur permettant de s’enrichir.

Bref, est-ce que je vous ai parlé de mes enfants? Parce qu’ils font des choses magnifiques. Ils démontrent des habiletés qui me surprennent même parfois.

Tout ça est une question d’équilibre, mais j’ai l’impression parfois que plusieurs milieux sont tombées dans le piège du trop. Trop de planification. Trop de règles, de directions. Trop d’informations. Trop de tout au nom de la stimulation. Parce qu’on veut montrer à quel point on tiens au développement de notre enfant et un bricolage ça paraît mieux qu’une photo où notre enfant joue dans la boue avec un bâton.

Ps: on a l’impression qu’encourager le jeu libre c’est se condamner à ne rien faire d’éducatif parce qu’on vit avec cette vieille croyance qu’apprendre est pénible. Mais la plupart des enfants aiment naturellement découper, compter, et tout ces acquis “préscolaire”. Il suffit que le contexte et l’environnement s’y prête, de la bonne façon selon qui ils sont. Parfois ça sera subtil, il faut être attentif pour ne pas manquer ces occasions d’être témoins d’un enfant en plein développement.

Voici pourquoi je n’achèterai aucun jouet en 2019.

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Je suis la mère de cinq enfants entre 0 et 9 ans et
en 2019 je n’achèterai aucun jouet.

Précisions : J’offrirai des cadeaux à noël et à leurs anniversaires comme d’habitude. Par contre, tout au long de l’année, je m’abstiendrai d’acheter des nouveaux jeux “sans raison”.

Vous savez ces achats de jeux et jouets pour nos enfants qu’on fait tout au long de l’année pour un éventail de raisons? C’est ce que je veut arrêter.

Je vois plusieurs avantages à ce choix principalement pour mes enfants et notre famille.
Pour moi, c’est la suite logique dans mon cheminement comme mère minimaliste
.

Premièrement, je veut leur permettre de vivre un noël encore plus magique. Je me souviens enfant de la frénésie à l’approche du seul moment de l’année où je recevais un cadeau. En donnant des cadeaux tout au long de l’année, on rends un peu moins spécial chaque fois l’effet de recevoir. En réduisant la fréquence des cadeaux, ils deviennent plus spéciaux, plus anticipés, plus appréciés.

Ensuite, posséder moins de jouets favorise le jeu. Plutôt que de passer d’un jouet à l’autre, les enfants jouent plus longuement et peuvent explorer toutes les possibilités d’un même jouet. Ils s’attachent davantage à leurs jouets et font plus attention à ceux-ci. 

Aussi, un des mauvais côté des nouveautés, c’est qu’on les pousse à délaisser du matériel avec lequel ils avaient pourtant encore du plaisir. Ils vont mettre de côté leurs jouets pour jouer avec la nouveauté, et ainsi de suite chaque fois… C’est un peu un mauvais pattern qu’on en vient à créer involontairement: ils se mettent a délaisser rapidement les jouets en attente de la prochaine nouveauté.. Je préfère les habituer à apprécier et profiter de matériel durable.

Ça permets également de réduire notre impact écologique. Pourquoi acheter alors qu’on possède déjà suffisamment? Ne pas acheter de jouet pendant an ne signifie pas que mes enfants n’auront plus de jouets du tout, mais plutôt que nous cultiverons davantage l’art de l’appréciation. Tout ce que nous avons déjà possède de la valeur. Tout ce que nous avons déjà est suffisant. Nous n’avons pas besoin d’acheter davantage. C’est une valeur importante pour moi à transmettre à mes enfants. 

J’ai été surprise de constater que ce n’est pas nécessairement facile de se défaire de l’habitude d’acheter. Comme parent, souvent, acheter devient une façon de prendre soin de son enfant. On peut reconnaître dans les jouets une réponse aux “faiblesses” autant qu’aux intérêts de nos enfants. 

Depuis janvier, il m’est déjà arrivé plusieurs fois de voir un jeu intéressant et de devoir me rappeler: je n’achète pas de jouets présentement. C’est même apaisant comme décision, je m’empêche de tomber dans des questionnements sur la valeur de tel ou tel jouet à la mode. La décision est déjà prise avant même qu’il tombe sous mes yeux.
Mes enfants n’ont besoin de rien. Le quotidien est suffisant et j’y crois profondément. J’en voit les résultats au quotidien d’ailleurs. Chaque fois qu’on a réduit la quantité de jouets, mes enfants ont joués plus calmement, plus profondément. 

Pourtant, j’ai encore ce réflexe de me demander si tel ou tel jouet est le bon. LE jouet qui changerait tout, qui est la clé d’un développement fabuleux, la réponse aux comportements “problématiques”. C’est une vieille croyance sur laquelle je dois encore travailler, celle d’accorder autant de valeurs aux jouets (surtout ceux dit “éducatifs”)

Rationnellement, au travers mon cheminement d’épuration sur plusieurs années, j’ai vu, compris, été témoin, que le développement de mes enfants ne nécessitait pas LE jouet mais que la différence se situait plutôt dans l’accompagnement. Malgré tout, chaque fois qu’un jouet est proposé sur mon fil d’actualité, j’ai encore cette sonnette d’alarme dans mon cerveau qui s’active : regarde comme c’est merveilleux, et si??

Comme avec les émotions, j’essaie de simplement reconnaître, puis laisser partir les réflexions que provoquent cette croyance. Je regarde le jouet, je me permets d’apprécier ses qualités, puis, je le laisse partir en me répétant que je n’ai besoin de rien. C’est d’autant plus facile de se créer des besoins en explorant différentes pédagogies qui donnent parfois envie de tout changer dans la salle de jeu!

Plutôt que de magasiner et choisir le bon jouet pour eux, j’ai envie de concentrer sur mon énergie à simplement être comme famille.  À notre dernier conseil de famille, nous avons d’ailleurs décidés d’acheter une nouvelle machine à coudre. Les grandes (et moi!) avons déjà pleins d’idées pour réutiliser du tissus pour fabriquer nos propres items zéro déchet.

Ah et, cette année, en osant repousser les “besoins” de quelques mois, j’aurai probablement de la facilité à trouver des jouets réellement appréciés comme cadeaux. Quand on y pense, c’est assez rare qu’un nouveau jouet soit réellement nécessaire immédiatement. Elles recevront des cadeaux sélectionnés, désirés spécialement pour elles tout au long de l’année plutôt que de ceux trouvés en décembre juste “parce que”.

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Bref, je suis la mère de cinq enfants et cette année je n’achèterai pas de jouets. Ni de livres d’ailleurs (vive la bibliothèque). Ni de cahiers de jeux (il faudrait bien finit ceux qu’on possède déjà!) Et je suis convaincue que ce sera bénéfique pour notre famille.

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J’ai ce rêve pour mes enfants


Vu de l’extérieur, certains peuvent avoir l’impression que je choisit d’élever mes enfants dans une bulle. Effectivement, jour après jour, ils me voient faire des choix différents de la majorité pour mes enfants.

Si je les élèves dans une bulle, alors c’est une bulle de protection, de douceur, de confiance.. Un univers fait de choix réfléchis, refusant d’obéir aux automatismes dictés par la société. Ça peut être surprenant de me voir remettre en question des régles et choisir d’être l’exception, mais je fait ce choix jour après jour avec un seul objectif: favoriser leur épanouissement.

Parce que j’ai un rêve pour mes enfants.

Je choisis d’oser créer cet environnement pour mes enfants où je ne laisse pas pénétrer encore tout ce qui compose ce “monde réel” qui les entoure. Je tente d’offrir un espace de liberté où l’enfant peut évoluer sans ressentir la pression et l’influence des publicités, de la vulgarité, de la violence ordinaire entre autres. Il y a du beau dans notre monde, mais tellement de non-sens aussi.

Différents choix composent notre quotidien: l’absence de télé et autres écrans, le choix de répondre à leurs besoins (incluant la nuit) au-delà des normes établis, le choix d’une alimentation où les aliments commerciaux sont moins présents, ne pas les envoyer en garderie ou garder une horaire simplifié, non chargé etc, etc.

Dans mon rêve, les enfants vivent au gré d’un quotidien simple, joyeux, parfois chaotique, souvent doux. Ils s’essaient a cuisiner, rient pourchassé par un papa qui joue au monstre, écoutent des histoires de fées, passent des heures dans leur imaginaire et jouent avec un rien. Je veut les voir se passionner pour quelque chose et avoir le temps, vraiment. Je veut les voir se développer à leur rythme, en accord avec leur personnalité, leur style d’apprentissage propre, guidé par leur curiosité naturelle.

Ce n’est pas que je refuse totalement que mon enfant vive du stress ou des contraintes, c’est que je juge que celles imposées par le mode de vie proposé comme la normalité ne font pas toujours du sens. Ces normes sont en oppositions avec le rêve que j’ai pour eux.

Mon enfant n’est pas isolé, loin de là et il fait face comme tous les autres à des défis, des non, des peurs normales d’enfants… Il socialise d’ailleurs avec une variété impressionnante de personnes! (En l’espace d’une semaine, avant noël, mes enfants ont vus des personnes âgées à l’hôpital, chanter dans une chœur de noël improvisé avec un prête et d’autres personnes du quartier, en plus de leur cercle d’amis etc, etc.)

Goutte à goutte, alors qu’ils auront de plus en plus d’outils et de sens critique, mes enfants grandiront et découvriront davantage sur le monde qui les entoure. Déjà, mes grandes découvrent les normes sociales, parfois différentes de nos valeurs. Ce n’est pas un problème, je suis là pour les accompagner. Elles ont une bonne base et je suis confiante que c’est une autre étape qu’on franchira en famille, simplement. Mon rêve ne s’arrête pas à leur petite enfance.

Mais pour l’instant, quand je voit mes touts-petits jouer librement et joyeusement dans un petit univers où la bienveillance est la norme; je suis heureuse. Quand mon enfant inquiet me rejoint dans mon lit et se rendort rassuré, ça me gonfle le cœur d’amour. J’aime sincèrement regarder mes filles jouer ensemble pendant des heures, librement, le matin, alors que rien ne presse.

J’ai la chance de pouvoir leur offrir tout ça et ça me comble. C’est tout simple. Oui, vu de l’extérieur, mes enfants semblent parfois vivre dans une bulle, mais c’est une bulle d’amour. Une bulle de protection, pour leur donner la chance de vivre une enfance sans soucis, dans l’innocence. Une bulle de grand bonheur pour moi, d’en être témoin. Ce qu’ils sont m’émerveille chaque jour.

Au milieu d’un monde stressant, qui va trop vite, qui a trop de normes, trop de “listes à cocher”, me voilà, à refuser, remettre en question, questionner, tout ce qu’on dicte comme normalité en petite enfance. Me voila, à repenser l’enfance, pour mes enfants avant tout…

Parce que pour eux, j’ai un rêve…

 

Gérer ces cadeaux (jouets) de nos enfants dont on ne VEUT PAS !

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Voilà le moment.
Votre enfant déballe un cadeau et rapidement vous constatez que ce cadeau correspond à tout ce que vous détestez chez les jouets pour enfant. Pour dire vrai, ça fait déjà plusieurs mois que vous travaillez vraiment fort à sortir ce type de jouets de chez vous. Vos recherches et vos expérimentations vous ont permis de conclure que dans votre famille, ce type de jeu ne fonctionne pas.

Et le voilà.
Flambant neuf.
Votre enfant l’a vu et est probablement enthousiasmé.

Peut-être que ce n’est pas le jouet le problème, mais la quantité. La consigne d’un cadeau par personne a été oubliée (ou ignoré) par une mamie ou un papi qui aime gâter.

Vous avez été éduqué selon la croyance qu’on doit apprécier les cadeaux. Mais c’est plus fort que vous. Vous ne pouvez que voir le négatif. Ce cadeau encombrera l’espace que vous tentez d’épurer. Visuellement. Sonorement.

Alors qu’est qu’on fait ??

La réponse courte: Laissez-le faire sa vie, pas plus, pas moins. Comme tous les jouets.

Si c’est un jouet de mauvaise qualité /trop fragile (genre du dollorama) et que ça vous rebute, vous pouvez compter sur le fait qu’il va rapidement se briser ou perdre des morceaux parce que ces jouets sont souvent fragiles. (Vérifiez également qu’il ne fait pas l’objet d’un rappel).

Si c’est un jouet sonorement agressant, vous pouvez ôter les batteries, puis le laissez faire sa vie comme si de rien n’était. Il se peut qu’il soit encore intéressant sans batterie, ou peut-être que non. Aussi: quand mes enfants sont petits, il m’arrive de garder 1-2 jouet à batteries rangé pour les utiliser comme “jouet d’urgence”. À sortir pour garder captiver le bambin dans une situation particulière (a un rendez-vous, pour répondre à un appel important). L’effet de rareté fait son effet.

Si c’est un jouet avec trop de pièces, qui semble destiné a s’éparpiller dans la maison et causer des heures de rangement chaque fois, on peut le ranger dans un bac et le placer en hauteur, le sortant uniquement sur demande et utilisable dans un espace définit.

Si une personne chez qui vous allez souvent en visite donne trop de jouets, offrez d’en laisser là-bas pour que l’enfant puisse y jouer en visite.

Si c’est un jouet vraiment contre vos valeurs, alors oui, vous avez le droit de le faire disparaître plus rapidement.

La règle générale est:
Vous pouvez simplement le laisser dans un bac, disponible, et l’oublier. Parfois, l’enfant nous surprendra dans son intérêt, mais par expérience, ces jouets à la mode sont vite délaissés. L’enfant se tanne d’être limité dans ses expérimentations par un jouet rigide.

Lorsque vous ferez votre prochain tri, vous pourrez le juger avec les mêmes critères que tous les autres, sans accorder d’importance à sa provenance.  Il se peut même que certains jouets que vous pensiez inadaptés restent (parce qu’ils invitent davantage au jeu spontané) et que des jouets “éducatifs” partent. Il m’est arrivé de faire des mauvais choix, même avec tout ce que je connais des jouets, de la simplicité, etc. D’ailleurs, les jouets que j’achète passent par le même tri que ceux des autres, c’est important aussi, ce n’est pas une mission extermination visée contre grand-papa, mais une hygiène de vie. C’est une routine, tous les quelques mois, je me questionne de nouveau sur ce qui est disponible.

À moins que ce jouet ait une signification particulière pour la personne qui l’a donné (jouet d’enfance, vraiment recherché et personnalisé), je ne crois pas qu’il faut donner plus d’importance à un jouet qu’a un autre. Je crois que la reconnaissance d’avoir reçu un cadeau ne doit pas aller de pair avec une obligation de le garder ae viteam s’il ne répond pas aux besoins de la famille.

Certaines personnes choisissent de prendre des photos des enfants dans la période de “découverte” ou ils jouent avec tout, pour avoir une réponse à donner à ceux qui les ont donnés, si la question vient. J’ai déjà lu que certains gardaient une armoire avec les jouets “cadeaux” pour les sortir au besoin, mais je préfère la réponse honnête: ” C’était une belle idée ! Mon enfant était vraiment excité de découvrir tous les sons qu’il faisait, je comprends ce qui t’a attiré au magasin ! Par contre, il prenait la poussière alors on l’a donné à une autre famille, il était trop beau pour rester au fond d’un bac. Je pense que mon enfant est vraiment plus axé construction ces temps-ci.”

On peut évidemment expliquer le minimalisme, référer à des articles, parler de nos découvertes. La vérité c’est qu’il ne faut pas oublier que c’est un long cheminement, et qu’il est fort possible que les grands-parents, ou la famille n’en soient pas là. Il se peut simplement que pour mamie, réfléchir aux modes actuels de l’enfance, ça ne soit plus dans son intérêt : elle a vu passé plusieurs elle-même quand elle avait de jeunes enfants (vous!).

En prévention, on peut faire attention à faire une liste de cadeaux adaptée à ceux à qui on la propose: on visera des articles facilement trouvables en grande surface. Il se peut que si on demande un jouet en bois trouvable en boutique spécialisé, on obtienne sa version plastique, alors trouvons une façon de leur simplifier la vie. 🙂

Finalement, il faut se rappeler qu’un jouet, ce n’est qu’un jouet. Ce n’est qu’une goutte dans l’océan de l’enfance… Même si on passe 1 ou 2 mois plus encombré, il nous reste 10 mois pour s’en remettre avant le prochain Noël ! 🙂

En début d’épuration ou de changement de philosophie, il se peut que ce soit encore plus difficile à accepter. Je pense qu’avec le temps, la confiance en notre façon de faire aide à accorder moins d’importance a ces cadeaux “encombrants.” On peut donner 1000 poupées parlantes à ma fille de 4 ans, mais j’ai pleinement confiance qu’après l’excitation initiale, elle reviendra à préférer faire parler ses légumes. 😉 Il faut vraiment, vraiment, comprendre que ce n’est pas une attaque de la part de vos proches. Ils n’ont simplement pas la même vision que vous. C’est envahissant, sur le coup, mais vous possédez en vous les solutions maintenant pour y faire face. Ayez confiance en vos choix, vos idéaux.

Je pense que simplifier, ça vient aussi avec accorder moins d’importance aux objets, et donc ne pas laisser le choix de jouet de l’oncle de notre enfant ruiner les moments en famille. Ce n’est qu’un jouet. 

Joyeuses fêtes !!

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Parce que la maison n’est pas vide

Souvent, une erreur qu’on va faire va être de chercher à reproduire un milieu préscolaire chez soi. On va s’inspirer des cpe, de belles garderies. On va faire une mauvaise corrélation: si ce milieu réponds aux besoins des enfants, alors voici ce que je dois viser pour répondre aux besoins des miens.

On oublie une chose. Un cpe. C’est vide à la base. Sans vie. Personnes n’y habite.

Une maison, avant l’arrivé de l’enfant, c’est déjà remplis de quotidien. De matériel contenant des possibilités. On n’as pas besoin de tout acheter “pour enfant” parce que ce qu’on as déjà peut être suffisant.

On peut remplacer les jouets de bains en lui prêtant tasses à mesurer (on en a souvent en trop en plus), vieux plat de plastique qu’on perce, cuillères…

On peut remplacer le “bac d’eau” en le laissant jouer dans l’eau de vaisselle simplement.

La vaisselle jouet est remplacé par des plats, cuillères sortit de notre armoire.

Des doudous de bébé servent de déguisement, de capes, de cachettes…

Une chaise sert de tour d’observation.

Le matériel de tri par des éléments de la nature ou du quotidien.

On couche les poupées dans une boite ou un panier simplement..

Etc. etc.

Bref. C’est avec ça en tête que j’épure cette semaine. En gardant en tête qu’il n’y a pas de coupure entre la “salle de jeu”, et le reste de la maison. Et c’est parfait. Ses possibilités ne se résume pas à une pièce. Nos enfants ont une maison entière à explorer. Quelle richesse!

Épurer pour mieux jouer, mon cheminement.

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J’avais envie de discuter avec vous du cheminement qu’on peut vivre lorsqu’on réduit grandement la quantité offerte de jouets à nos enfants. Comment est-ce qu’on arrive à minimiser la quantité de jouets offerts?

Je vais vous confier un secret: avant d’avoir ce mode de pensée, j’étais tout le contraire.

Il y a plusieurs années, j’étais convaincue que mes enfants avaient besoin de plus, toujours plus. Des jouets les plus éducatifs. Des jouets les plus bruyants, lumineux, stimulants. Je tripais quand je réussissais à mettre la main sur un Vtech qui faisait plein d’affaires.

L’erreur principale que je faisais a ce moment? Croire ce que les fabricants, l’industrie nous laissait croire. Ton bébé a besoin d’une machine complexe qui fait du bruit pour apprendre à mettre dedans. Croire que plus un jouet est animé, plus il a de fonctions, plus il permet le développement de bébé.

Je faisais l’erreur, à cette époque, de négliger le fait que l’enfant est le principal agent de son développement. Qu’expérimenter, vraiment librement, plutôt que de devoir se limiter a des schémas imposés par les jouets, était la meilleure façon de se développer.

Ma première (fausse) étape: Le passage aux jouets de bois et éducatifs.

Un jour, j’ai ramassé tout mon plastique, et j’ai fait une annonce sur kijiji: gros lot de jouets à donner. J’ai donné l’exerciseur, en même temps. À cette période, mes lectures sur les pédagogies alternatives m’avaient conduite vers les jouets en bois, et les jouets dits éducatifs.

Voici donc ma salle de jeu, pour DEUX enfants à cette époque… Tout bien classé, il y avait de tout !! Du matériel de manipulation, de bricolage, faire semblant, sport, etc..

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Le problème de cette période ? Je n’avais pas encore compris que peu était parfois mieux. J’ai eu envie d’avoir tous les jouets. Un jouet pour mettre dedans (mais en bois!), un jouet pour compter, un autre pour…. Un jouet par intention de jeu, par objectif d’apprentissage.

Certaines personnes trouveront cette quantité de jouets très acceptable, et c’est correct. C’est vraiment beau en photo, tout rangé, mais au quotidien, c’était très différent :p  j’avais un garde-robe plein en plus de tout ça…

La première phase

La première fois que j’ai voulu épurer, j’ai simplement réduit la quantité pour chaque catégorie d’objets. Moins de barbies, moins de ci ou de ça. Rejeter les doublons. J’ai fini de retirer les jouets à batteries ou en plastique. J’ai mis plus de jouets dans le garde-robe et beaucoup moins dans la salle de jeu en libre-accès. En isolant les jouets, je gardais accès aux jouets avec toutes ces belles promesses de stimulation, tout en offrant une ambiance plus épurée aux enfants.

J’ai donc observé mes enfants, et j’ai remarqué chez eux les caractéristiques donc on parlait dans le livre qui m’avait inspiré: Simplicity parenting.

Ils jouaient plus longtemps. Ils se chicanaient moins. Et a ma grande surprise: ils se développaient tout aussi bien, en fait, ils ont connu des bonds au niveau de leur développement dans cette période la.

La deuxième phase
Nous avons acheté notre maison, et en déménageant, j’ai vite constaté qu’on avait vraiment trop de jouets. J’ai serré une grande partie au sous-sol. Un jour, j’ai ouvert les portes du garde-robe, et je me suis vraiment demandé, a quoi servaient ces jouets ?? Mon bébé apprenait a mettre dedans, même si le jouet pour mettre dedans était serré.

Je dois l’admettre ici: je suis privilégiée. J’ai étudié en développement de l’enfant, je peux vous pondre un plan de stimulation complet de toutes les sphères avec une branche et trois roches. Mais savez-vous quoi ? Je n’en ai pas besoin, la plupart du temps. Parce que mes enfants semblent savoir de façon innée ce dont ils ont besoin.

Que ce soit un jouet adapté ou une roche et un bol, le bébé va prendre ce qu’il a devant lui pour mettre devant. L’enfant va compter les roches, ses sous ou les jolis oursons à compter. Peu importe.

Nos enfants ont tout ce qu’il faut en eux pour se développer, ils ont surtout besoin d’un adulte présent et intéressé. Et ces jouets en trop sont un obstacle bien souvent. Ils nous volent du temps donc nos enfants ont besoin, alors qu’on les lave, range, et range encore…

J’ai constaté que oui, les jouets devant moi dans mes armoires étaient merveilleux, éducatifs, etc., mais que tant qu’on les laissait ici, loin des mains d’enfants, ils ne pouvaient pas accomplir leur mission. Je les ai tous donnés, pour qu’ils puissent servir à des enfants qui en avaient besoin.

J’ai constaté que beaucoup de jouets dits éducatifs étaient peu intéressants pour les enfants. Qu’ils y jouaient pour nous faire plaisir, davantage a la recherche d’une connexion avec nous que de ce jeu-là en particulier.

La troisième phase
Et dans les mois, années suivantes, chaque jour que mes enfants évoluaient, j’ai appris à me détacher des jouets. J’ai constaté leurs apprentissages, connecté avec leur monde. J’ai appris à les connaître. J’ai presque vidé mon rangement au sous-sol au complet, ne gardant que les jouets visant des âges variés ou des compétences vraiment ciblés ET amusant. Je n’ai pas gardé les jouets “bonne conscience”, comme les dizaines de jeux de société auquel on ne jouait pas, j’ai choisi de garder nos préférés.

En faisant mes choix, je modelais l’identité de notre famille. Nous voilà, nous sommes une famille qui aime jouer aux cartes, partir en promenade, lire des histoires…

J’ai fait la même chose avec les livres. J’ai gardé ceux qui signifiaient quelque chose pour notre famille, qui deviendraient les souvenirs de mes filles devenus adultes, ainsi que des livres utiles de références qu’on aime consulter. Et les autres, je les ai laissé partir… Pour le reste, nous allons a la bibliothèque…

J’ai laissé partir les jouets qui ne nous rejoignaient pas, qui ne suscitaient pas l’envie de jouer. Qui ne donnadonn pas envie à mes enfants de partir quelques heures dans un monde inventé.
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La quatrième phase: l’équilibreIMG_7768.jpg
J’ai maintenant, plus de jouets qu’a la phase 3. En fait, une fois toutes ces étapes franchies, j’ai l’impression d’avoir retrouvé l’équilibre. Nous avons moins de jouets que la majorité des gens, mais suffisamment de ceux qui intéressent nos enfants.  J’ai des jouets en bois géniaux, pis j’ai des jouets en plastiques qui rendent mes enfants heureux. Leur jouet préféré reste les tissus de soie d’ailleurs 😛

Ce n’est pas tant la quantité, la qualité, que la relation qu’on a avec ceux-ci.

J’ai une quantité de jouets qui nous convient.

Qui se range assez rapidement pour nous.

Qui permet à mes enfants de rester concentré sur leur jeu, sans papillonner d’un à l’autre.

Qui leur permet d’être disponibles pour jouer joyeusement (parfois, après la période de Noël, quand la quantité de jouets augmente un peu trop, je vois des comportements réapparaître, ils jouent moins, sont plus agités, etc.).

Aucun jouet n’est plus extraordinaire que l’enfant qui l’utilise. Je sais qu’ils ne sont qu’un outil, et non pas le moteur. Le moteur de ses apprentissages reste mon enfant.

Si vous avez envie d’en jaser, je vous invite sur mon groupe facebook: Épurer pour mieux jouer, vie de famille simplifiée 

 

 

Repenser la stimulation au quotidien / Slow life et simplicité, une réponse naturelle aux besoins de l’enfant

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Je lis souvent, les parents, éducatrices, épuisées de leurs journées à force de ne jamais arrêter, et je voulais vous dire qu’il existe une autre façon de faire…

(…)

On a parfois l’impression que pour pouvoir combler tous les besoins des enfants, il faut absolument vivre dans un tourbillon constant, où l’adulte se place en tant qu’animateur de foule toujours prêt à offrir plus.

Plus de choix, plus de jouets, plus d’activités, plus d’animations, puis plus de décorations et ça ne finit plus. Le parent ou l’éducateur est souvent épuisé ou stressé à la fin de sa journée et l’enfant réagit à sa façon (souvent avec des comportements “négatifs”) à ce surplus de stimulis..

Il existe une alternative. Et si intégrer plus de lenteur et de simplicité dans nos journées était la réponse?

-Et si offrir moins avait du sens?-

Les enfants sont facilement émerveillées, et on peut avoir l’impression que c’est un signe qu’on doit constamment offrir de quoi les intéresser. Alors que si les enfants sont facilement émerveillés, intéressés, c’est plutôt le signe clair que peu est suffisant.

En fait, beaucoup de gens vous diraient même que peu, c’est mieux. Quand on offre un peu moins, moins de jouets, moins de “colle ici, dessine par là”, ce qui se produit c’est que l’enfant reprend sa place d’explorateur. Plutôt que de passer d’un jeu à l’autre de façon superficielle, il explore de différentes façons les mêmes blocs; les empiler, les faire tomber dans un bac de métal ou sur le plancher, les cacher, les emballer, les transporter dans ses mains ou un sac, etc…

Lorsqu’on offre moins, ça répond aussi au besoin de sécurité de l’enfant. Il se créer des repères, des habitudes, et ainsi il a l’impression de savoir davantage à quoi s’attendre. Moins de jouets oui, mais ça peut être aussi de varier un peu moins souvent les chansons qu’on chante, et laisser l’enfant se les approprier davantage. Au lieu de chercher sur Pinterest de nouvelles chansons, on peut simplement intégrer une chanson qu’on a entendu X et sa maman chanter lorsqu’on fera la ronde. Quel fierté et bonheur pour lui de reconnaître une partie de ce qui représente son quotidien avec maman, au service de garde…

La répétition est une clé pour l’enfant, c’est ce qui lui permet de vraiment saisir le monde qui l’entoure…

– Le temps n’a pas à passer vite –

Pour pouvoir explorer davantage, l’enfant a besoin de temps et d’un adulte qui ne considère pas qu’il “perd son temps” quand il utilise son énergie à une observation ou un jeu qui peut sembler ‘inutile”. Un adulte prêt à ralentir le rythme plutôt que d’imposer le sien à l’enfant. Prêt à oublier toutes ces croyances adultes sur “l’efficacité” quelques heures par jour…

Le “slow toute”, c’est refuser de se dire ‘je vais le faire ça va être plus rapide” quand l’enfant observe et semble intéressé à essayer. C’est prendre le temps, simplement, et accorder de la valeur aux intérêts de l’enfant. Ça peut être aussi d’attendre le bon moment avant de parler à un bébé concentré sur son jeu. Plutôt que d’interrompre son focus, on attendra une invitation comme un regard vers nous pour commenter ce qu’il fait.

– Offrir la bonne chose au bon moment –

Plutôt que d’être guidé par un thème fixe, je choisis d’être guidée par un intérêt sincère envers les enfants. En observant les enfants, en portant attention à leurs périodes sensibles d’apprentissage et en reconnaissant la valeur de “l’ordinaire”. Passer le balai seul sous sa place après avoir fait une activité salissante est aussi valable que n’importe quelle activité. Jouer dehors, trier les roches, sauter par dessus, passer en dessous, ce n’est pas “que” jouer dehors, et ça ne devrait pas être hiérarchisé moins important que tracer une ligne, au contraire.

L’enfant n’a pas besoin d’un monde de merveilles superficielles, le quotidien et ce qui l’entoure sont déjà merveilleux pour lui. Laissons les enfants s’émerveiller de ce qui est plutôt que de chercher à trouver mieux…

– Intégrer ces principes à la réalité –

Certains liront ceci et imagineront un monde de licornes et papillons où il n’y a pas les stress et contraintes habituels d’un service de garde. C’est faux, ici aussi on gère des pleurs de dents qui percent, des bébés qui s’ennuient de leurs parents et des 3 ans qui apprennent à partager difficilement: la différence c’est qu’on refuse de s’ajouter le stress que ça “brise” notre routine. Quand l’enfant pleure à 10h, c’est quelque chose d’important à gérer, et non un obstacle à faire l’activité à la mode sur Pinterest. Juste ça, ce changement de mindset permets d’être plus en accompagnement plutôt que de voir l’enfant comme un “dérangement” à l’ordre établi.

On prends alors le temps pour vrai, de régler chaque chose de la meilleure façon possible, car ça, c’est notre priorité.

On reconnaît qu’être bien, émotionnellement, physiquement, en sécurité, c’est ça la vraie base d’un développement sain. Ce n’est pas savoir tracer un A à deux ans. C’est plutôt savoir que le monde est bon, que nos besoins sont importants et que ce qui nous intéresse est valable.

De quoi ont besoin les enfants au préscolaire? 

D’avoir acquis des connaissances (sur soi-même, et le monde qui nous entoure) et compétences de base (gérer ses émotions, régler un conflit autant qu’utiliser son corps entier de différentes façons, reconnaître des odeurs, soulever… ). C’est ainsi que l’enfant naturellement va s’ouvrir au monde avec une curiosité, qui deviendra le moteur pour le motiver à apprendre et découvrir le monde qui l’entoure. C’est au travers de grandes périodes de jeu libres que l’enfant acquiert la plupart de ses compétences.

– Offrir moins n’as pas à égaler offrir rien-

Parfois, on a l’impression que choisir la simplicité c’est se contenter de regarder les fourmis 12 heures par jour, mais c’est bien tout le contraire… Si on aime réellement et notre groupe aussi faire de gros bricolages, alors on en fait. Pareille pour toutes les activités, la simplicité n’est pas un jugement sur ce qui est “bon” ou pas.

En fait, offrir moins c’est justement en arriver à avoir plus de temps pour faire plus de ce qu’on aime, de ce qui a du sens.

(……)

(…..)

8h30: mardi matin. Un bébé (plus fatigué ces jours-ci ) s’est endormi en portage dans mon dos, un autre joue par terre à mettre des blocs dans un bol de métal. Toc, Toc, les blocs résonnent au fond du bol, motivant l’enfant à recommencer pendant plusieurs minutes. Je l’observe, attendant une invitation tel un regard vers moi pour commenter ce qu’il fait. En attendant, je prends une note mentale de son intérêt du moment.

11h30: Je prépare le dîner quand une petite fille de 2 ans cherche à attirer mon attention. Je lui détaille ce que je prépare et l’invite à m’aider. Elle grimpe sur une chaise et m’aide à brasser un délicieux curry au lait de coco. Les odeurs sont magnifiques.

(….)

Bref.

Préparer une tourtière de millet et saisir l’occasion de pratiquer le mouvement de “rouler” avec le rouleau à pâte. Simplement.

 

Je lit souvent, les parents, éducatrices, épuisées de leurs journées à force de ne jamais arrêter, et je voulais vous dire qu'il existe une autre façon de faire…(…)Repenser la stimulation au quotidien / Slow life et simplicité, une réponse naturelle aux besoins de l'enfant.On a parfois l'impression que pour pouvoir combler tout les besoins des enfants, il faut absolument vivre dans un tourbillon constant, où l'adulte se place en tant qu'animateur de foule toujours prêt à offrir plus.Plus de choix, plus de jouets, plus d'activités, plus d'animations, puis plus de décorations et ça ne finit plus. Le parent ou l'éducateur est souvent épuisé ou stressé à la fin de sa journée et l'enfant réagit à sa façon (souvent avec des comportements "négatifs") à ce surplus de stimulis.. Il existe une alternative. Et si intégrer plus de lenteur et de simplicité dans nos journées était la réponse? -Et si offrir moins faisait du sens?-Les enfants sont facilement émerveillées, et on peut avoir l'impression que c'est un signe qu'on doit constamment offrir de quoi les intéresser. Alors que si les enfants sont facilement émerveillés, intéressés, c'est plutôt le signe clair que peu est suffisant.En fait, beaucoup de gens vous diraient même que peu, c'est mieux. Quand on offre un peu moins, moins de jouets, moins de "colle ici, dessine par là", ce qui se produit c'est que l'enfant reprends sa place d'explorateurs. Plutôt que de passer d'un jeu à l'autre de façon superficielle, il explore de différentes façons les mêmes blocs; les empiler, les faire tomber dans un bac de métal ou sur le plancher, les cacher, les emballer, les transporter dans ses mains ou un sac, etc… Lorsqu'on offre moins, ça réponds aussi au besoin de sécurité de l'enfant. Il se créer des repères, des habitudes, et ainsi il a l'impression de savoir davantage à quoi s'attendre. Moins de jouets oui, mais ça peut être aussi de varier un peu moins souvent les chansons qu'on chante, et laisser l'enfant se les approprier davantage. Au lieu de chercher sur Pinterest de nouvelles chansons, on peut simplement intégrer une chanson qu'on a entendu X et sa maman chanté lorsqu'on fera la ronde. Quel fierté et bonheur pour lui de reconnaître une partie de ce qui représente son quotidien avec maman, au service de garde…La répétition est une clé pour l'enfant, c'est ce qui lui permets de vraiment saisir le monde qui l'entoure… – Le temps n'as pas à passer vite -Pour pouvoir explorer davantage, l'enfant a besoin de temps et d'un adulte qui ne considère pas qu'il "perds son temps" quand il utilise son énergie à une observation ou un jeu qui peut sembler 'inutile". Un adulte prêt à ralentir le rythme plutôt que d'imposer le sien à l'enfant. À oublier toutes ces croyances adultes sur "l'efficacité" quelques heures par jour…Le "slow toute", c'est refuser de se dire 'je vais le faire ça va être plus rapide" quand l'enfant observe et semble intéressé à essayer. C'est prendre le temps, simplement et accorder de la valeur aux intérêts de l'enfant. Ça peut être aussi d'attendre le bon moment avant de parler à un bébé concentré sur son jeu. Plutôt que d'interrompre son focus, on attendra une invitation comme un regard vers nous pour commenter ce qu'il fait.- Offrir la bonne chose au bon moment -Plutôt que d'être guidé par un thème fixe, je choisit d'être guidée par un intérêt sincère envers les enfants. En observant les enfants, en portant attention à leurs périodes sensibles d'apprentissage et en reconnaissant la valeur de "l'ordinaire". Passer le balais seul sous sa place après avoir fait une activité salissante est aussi valable que n'importe quelle activitée. Jouer dehors, trier les roches, sauter par dessus, passer en dessous, ce n'est pas "que" jouer dehors, et ça ne devrait pas être hiérarchisé moins important que tracer une ligne, au contraire. L'enfant n'as pas besoin d'un monde de merveilles superficielles, le quotidien et ce qui l'entoure est déjà merveilleux pour lui. Laissons les enfants s'émerveiller de ce qui est plutôt que de chercher à trouver mieux…- Intégrer ces principes à la réalité -Certains liront ceci et imagineront un monde de licornes et papillons où il n'y a pas les stress et contraintes habituels d'un service de garde. C'est faux, ici aussi on gère des pleurs de dents qui percent, des bébés qui s'ennuient de leurs parents et des 3 ans qui apprennent à partager difficilement: la différence c'est qu'on refuse de s'ajouter le stress que ça "brise" notre routine. Quand l'enfant pleure à 10h, c'est quelque chose d'important à gérer, et non un obstacle à faire l'activité à la mode sur Pinterest. Juste ça, ce changement de mindset permets d'être plus en accompagnement plutôt que de voir l'enfant comme un "dérangement" à l'ordre établis.On prends alors le temps pour vraie, de régler chaque chose de la meilleure façon possible car ça, c'est notre priorité. On reconnaît qu'être bien, émotionnellement, physiquement, en sécurité, c'est ça la vraie base d'un développement sain. C'est pas savoir tracer un A à deux ans. C'est plutôt savoir que le monde est bon, que nos besoins sont importants et que ce qui nous intéresse est valable. De quoi ont besoins les enfants au préscolaire? D'avoir acquis des connaissances (sur soi-même, et le monde qui nous entoure) et compétences de base (gérer ses émotions, régler un conflit autant qu'utiliser son corps entiers de différentes façons, reconnaître des odeurs, soulever… ). C'est ainsi, que l'enfant naturellement va s'ouvrir au monde avec une curiosité, qui deviendra le moteur pour le motiver à apprendre et découvrir le monde qui l'entoure.- Offrir moins n'as pas à égaler offrir rien-Parfois, on a l'impression que choisir la simplicité c'est d'obliger à se contenter de regarder les fourmis 12 heures par jour mais c'est bien tout le contraire… Si on aime réellement et notre groupe aussi faire de gros bricolages, alors on en fait. Pareille pour toutes les activités, la simplicité n'est pas un jugement sur ce qui est "bon" ou pas. En fait, offrir moins c'est justement en arriver à avoir plus de temps pour faire plus de ce qu'on aime, de ce qui as du sens. (……)(…..)8h30: mardi matin. Un bébé (plus fatigué ces jours-ci ) s'est endormit en portage dans mon dos, un autre joue par terre à mettre des blocs dans un bol de métal. Toc, Toc, les blocs résonnent au fond du bol, motivant l'enfant à recommencer pendant plusieurs minutes. Je l'observe, attendant une invitation tel un regard vers moi pour commenter ce qu'il fait. En attendant, je prends une note mentale de son intérêt du moment. 11h30: Je prépare le dîner quand une petite fille de 2 ans cherche à attirer mon attention. Je lui détaille ce que je prépare et l'invite à m'aider. Elle grimpe sur une chaise et m'aide à brasser un délicieux curry au lait de coco. Les odeurs sont magnifiques.(….)Bref.Préparer une tourtière de millet et saisir l'occasion de pratiquer le mouvement de "rouler" avec le rouleau à pâte. Simplement.

Публикувахте от Cinq minutes pour jouer / Zoé L. Sirois в Неделя, 11 март 2018 г.

Et si les enfants n’avaient pas besoin d’autant d’activités?

Le courant populaire semble être de remplir le quotidien de nos enfants d’activités, et les parents, les éducatrices sont souvent découragés devant ces standards de plus en plus contraignants…

On s’attends à ce qu’un enfant de 3 ans fasse du yoga, des activités structurés sur les couleurs, les formes, le tour du monde, les chiffres, les lettres, les habiletés sociales, oh et la gestion émotive, puis aussi telle ou telle activité à la mode… tout ça la même journée !

D’un autre côté, de plus en plus de nouvelles pédagogies recommencent à valoriser le jeu libre… Voici mon point de vue.

Je pense qu’il faut prendre conscience qu’on fait parfois des activités pour répondre à notre besoin à nous, pour se sentir bien et avoir l’impression de travailler activement pour le développement de notre enfant. Nous exigeons la même chose des éducatrices en garderie d’ailleurs parce qu’on se sent coupable de les faire garder et l’on réussit à se convaincre que chaque bricolage est une preuve que le développement de notre enfant est important pour celle-ci.

C’est à nous que ça fait du bien, on se sent bon parent quand notre enfant vit un quotidien remplit d’activités variées et éducatives, touchant tous les sujets possibles.

Nous avons dû mal à faire confiance à l’enfant, à croire que si on est assis à l’observer pendant qu’il joue seul, il est activement en train de se développer aussi…  Le jeu libre est stimulant et éducatif. 

Parce qu’à force de se faire répéter de les stimuler, on en est arrivé à se convaincre du besoin de remplir leurs petites têtes d’informations, d’expériences, parfois sans aucun sens pour eux. Parce qu’on se convainc que si une activité est éducative ou intéressante, ça signifie que notre enfant doit absolument la vivre la tout de suite. On a du mal a attendre que notre enfant nous démontre (par ses jeux, ses intérêts) que c’est le bon moment.  On veut qu’il expérimente tout ce qui se fait !

Naître et grandir sensibilise les parents à nommer les fruits et légumes devant leurs enfants et les parents Pinterest en concluent qu’ilsdoivent faire 5 activités par jour pour faire apprendre le nom latin des dits aliments à leurs 2 ans.

(…)

– STOP –

Votre 2 ans n’a probablement pas besoin d’apprendre l’alphabet, et si jamais il fait partie des enfants particulièrement attirés par ce type d’apprentissage (j’en ai eu une comme ça), il vous le fera savoir.

Parlez-leur de sujets qui ont du sens pour eux, qui leur permettront de faire des rapprochements avec leur quotidien. Permettez-leur d’être libre de suivre leur imagination et soyez les spectateurs fascinés de voir comment chacun utilisera ce temps libre différemment.

One size fit all en petite enfance ça ne fait aucun sens.

Je ne suis pas contre les thématiques d’activités mensuels, il m’arrive même d’en utiliser. Le problème c’est que nous nous sommes tellement convaincue qu’ils ont besoin de variétés, qu’on préfère imposer des thèmes sans se questionner, plutôt que leur faire confiance et répondre à leur curiosité naturelle juste pour être sûre qu’ils soient “assez stimulés”.

….

Je suis la première à dire que stimuler son enfant est vitale. Mais stimuler son enfant, ce n’est pas le faire peindre avec une drill pour pouvoir cocher une liste montrant qu’on lui a fait vivre toutes les expériences.

Revenons à la base. Parlez-leur. Jouer aux cartes, aux jeux de mémoires, lisez des livres…

Plutôt que de vous coucher à minuit pour préparer 100 activités, couchez-vous plus tôt pour être émotionnellement disponible. C’est ce dont votre enfant a besoin.

Faire des activités c’est génial. Surtout pour le parent ou l’éducatrice, avouons-le. Ça fait changement, ça désennuie de manger 50 fois une soupe aux carottes imaginaires en faisant hmmm alors que sans le savoir, on travaille le langage, le cognitif, l’affectif…

Les enfants ont besoin de rituels, de pouvoir de décision, d’expérimenter… Faites des activités oui, mais soyez sûre qu’elles aient un sens pour eux. Faites des activités, mais ne cherchez pas à rendre tout spécial. Faites des activités centrées sur vos enfants, leurs intérêts plutôt que ce qu’il est “bien vue” de dire qu’on a appris à nos enfants.

Le développement de vos enfants, ça se passe en tout temps. C’est du 24/7. Jouer dehors librement. Faire semblant d’aller à l’épicerie 20 fois d’affilée. Passer le balai ou aider à préparer le repas. C’est s’arrêter en plein milieu d’une marche pour vérifier dans notre livre de quel espèce est cet arbre surprenant.

Le problème avec la thématique chaque semaine incluant 50 nouveaux jeux et un bricolage où il ne font que coller sans comprendre le but? Ils font diversion aux réels apprentissages. Ils font parfois peu de sens pour l’enfant; on voit parfois des pouponnière (0-18 mois) devoir suivre une thématique sur des sujets tellement éloignés de la réalité des bébés que ça en est risible…

Les enfants ont besoin de temps, de répétitions pour s’approprier le matériel, les jouets, et en exploiter toutes les possibilités. Quand ils sont constamment dans la nouveauté, ils restent en surface, dans le superficiel… “L’enfance c’est fait pour jouer “

Aussi, du côté de la dimension affective : ces activités créent des attentes, et qui dit attente dit frustrations, déceptions.. Nos enfants moins intéressés peuvent être perçus négativement (j’ai mis 3 heures et 60$ à préparer ce thème et il refuse de le faire!) et d’autres enfants vont se forcer à faire nos activités pour nous faire plaisir (alors qu’on se force à les faire pour la même raison.)

Bref, faites des thèmes si ça vous apporte du bonheur, car les enfants bénéficient d’être avec des adultes heureux, mais réfléchissez davantage. Prenez le temps d’adapter la trousse aux enfants de votre groupe, vraiment. Étirez un peu plus longtemps la thématique plutôt que de changer chaque semaine… Choisissez des sujets qui ont du sens pour les enfants plutôt que des thèmes à la mode.

Et surtout, ne vous sentez pas coupable les jours sans thématiques, nos enfants apprennent tout le temps, être présent, disponible et intéressé, c’est tout ce dont vous avez réellement besoin.

Le reste? Vous pouvez probablement le faire vous-même. Papiers, crayons, ciseaux, quelques images, des objets à manipuler, des livres, la nature.

Stimuler c’est important oui, mais stimuler ce n’est pas remplir notre enfant d’informations, de variétés à tout prix… épurer les jouets c’est bien, mais épurer le quotidien est aussi essentiel.

Sur le même sujet: 

Repenser la stimulation au quotidien / Slow life et simplicité, une réponse naturelle aux besoins de l’enfant

Déposer le bébé par terre / la motricité libre: Pourquoi c’est important et plus logique que n’importe où ailleurs.

Simplicité au quotidien

Du jeu structuré au jeu libre: Accompagner l’enfant vers le jeu sans directives

Toutes ces choses (ou, SVP pas de montagne de jouets à Noel !)

Le choc est apparut lors d’une vente de garage regroupant plus de 200 tables; j’étais devant cette étalage d’objets et j’étais incapable de trouver ça normal. L’événement n’étais pas en cause, j’étais moi-même venu profiter des aubaines, ce qui me consternait c’étais le nombre incroyables d’objets qui se trouvaient devant moi.

Ce qui me frappais encore plus c’était que ces 20 000 objets étaient apparus là, en moins de 30 minutes et disparaîtraient le soir venu. Probablement même que les invendus seraient rapportés et stocké pour l’an prochain. Pourtant, logiquement, chacun de ses objets avait été sélectionné par quelqu’un au départ, qui avait prit la peine de l’acheter…

(….)

Quand j’était enfant, je me souviens clairement d’avoir reçu une poupée et ses accessoires pour mes 5 ou 6 ans, des cowboys pour mes 7 ans, un vélo une autre année.. Je me souviens de ces jouets, de m’y être attaché, d’y avoir jouer pendant des heures.. Je veux offrir cette chance à mes enfants.

J’ai parfois fait l’erreur de m’imaginer que les enfants avaient besoin de toucher à tout, de posséder un exemplaire de chaque jouet pour évoluer. J’ai encore parfois de mauvais réflexes mais j’apprends chaque jour.

Dernièrement encore, nous étions au magasin et nous avons vu une adorable peluche de rat. Une de mes filles dort avec un rat en plastique Halloween depuis des mois, par choix. Notre premier réflexe a été de vouloir lui acheter, parce qu’elle aime les rats (alors qu’elle aime LE rat). Puis je l’ai déposée me rendant compte de mon impulsion.

Aimer quelque chose ne veux pas dire que nous avons besoin de plus d’exemplaires.  En fait c’est le contraire, nous gâchons tout en voulant en donner plus juste parce qu’ils aiment ça. Nous risquons de briser la “relation spécial”, le rituel autour du jeu que notre enfant a créer avec son toutou préféré..

Souvent, les gens se questionnent sur les comportements de leurs enfants, parce qu’ils semblent si éloignés de la normalité d’antan donc ils ont des souvenirs.
“Pourquoi les enfants aujourd’hui ne sont jamais satisfaits, en veulent toujours plus ?”

Nous sommes les responsables, c’est aussi simple que ça. Nos enfants se modulent selon notre façon d’agir (en plus de leur propre personnalité, évidemment).

Nous arrivons au parc, et nous leur disons d’arrêter de jouer dans l’herbe et de profiter des modules. “viens essayer ici, et celui-la” Le lendemain nous nous demandons pourquoi nos enfants ne savent pas apprécier les petites choses et cherchent toujours a passer au suivant ?

Je pourrais parler de ce cheminement sur ma perception de l’enfance pendant des heures, mais je reviens sur le sujet principale: Les choses (et noël).

En fait, ce que j’ai décidé de faire dernièrement, c’est de non seulement faire le tri mais également de prendre le temps de me questionner sur chaque objet chez nous.

J’ai pris en main un jouet très beau, mais jamais utilisé, je m’interroge, comment me suis-je sentit en l’achetant ? Pourquoi l’ai-je acheté?

Vous me répondrez peut-être que c’est simple, on achète pour faire plaisir aux enfants.

Mais la réponse est beaucoup plus compliqué….

On achète pour se convaincre qu’on as ce qu’il faut pour nos enfants.
On achète pour avoir l’impression d’en faire assez.
……

J’aime les jouets, je tiens à le répéter. J’aime trouver les bons jouets. J’aime acheter de beaux vêtements aux enfants. J’aime leur cuisiner de bons repas. Le minimaliste ce n’est pas se priver.
Le minimaliste c’est optimiser.

Le minimaliste, c’est faire des choix différents.
C’est oser déroger des “devrais” et besoins créer par la société.

C’est refuser de perdre du temps pour des objets donc on ne se sert pas vraiment. Parce que le jouet, faut faire l’argent pour l’acheter oui mais aussi le ranger, le nettoyer, les batteries..

C’est permettre à nos enfants d’avoir quelques jouets significatifs au lieu d’une montagne de jouets vides de sens.

——

 

PS: Être minimaliste ne viens pas avec des règles, c’est à nous de créer les nôtres.

Jouets de bois = summum éducatif ?

Pssst: Mon article sur mes jouets préférés comme mère minimaliste est ici:

Pourquoi vos enfants ont besoin d’avoir moins d’objets et vous aussi