Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Author: zoeleblancphotos (page 1 of 7)

Mes livres préférés sur la parentalité bienveillante

J’aime lire. J’aime encore davantage les livres au sujet des enfants, de la parentalité, des pédagogies etc. J’ai dut lire une cinquantaine voir plus de livres sur le sujet, sans exagération. Je réfléchissait depuis longtemps a l’idée de vous parler de mes lectures sur le blog, afin que vous puissiez aussi vous inspirer. Je commence ce mois-ci avec certains de mes titres préférés tournant autour de la parentalité bienveillante, d’autres thématiques suivront chaque mois.


La discipline positive par Jane Nelsen  c’est un des livres de base à lire absolument si on veut bien comprendre la discipline positive. Il explique tout, les besoins, l’importance de miser sur la relation avec l’enfant, l’effet des punitions… Il va en profondeur dans les explications et propose plusieurs outils pour vivre bien en famille.


Ce livre a été une révélation pour moi quand je l’ai lu la première fois. Il est axé davantage sur l’environnement que la bienveillance en tant que telle, mais je crois que les deux vont ensemble. Il propose une approche inspirée de la pédagogie Waldorf, qui prône plusieurs actions pour que le quotidien de nos enfants réponde mieux à leurs besoins. Bref, il nous inspire à aspirer à une vie plus simple pour notre famille. C’est un livre qui parle entre autres de comment simplifier les jouets de nos enfants et c’est clairement LA ressource pour débuter en ce sens.

Ce livre à mi-chemin entre un roman et un guide de discipline nous permets de suivre la quête de mères décidés à appliquer les principes de l’éducation dite positive. Elles suivent des ateliers et font peu a peu des changements dans leur vie de parent.

Ce récit se veut réaliste et les erreurs de parcours et régressions y ont aussi leur place. Certains passages peuvent être choquants d’ailleurs parce qu’ils font référence à des pratiques dépassés. Par contre, c’est encourageant d’avoir un portrait normalisant les difficultés qu’on peut rencontrer lorsqu’on tente de changer notre façon de faire. C’est un livre anti-culpabilité et c’est la raison pourquoi il vaut la peine d’être lut.

Des mêmes auteurs, “Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent” est un des premiers livres que j’ai lut sur la parentalité. Il existe maintenant plusieurs versions de ce livre. Fait amusant: une version “pour les tout-petits” a été écrite par… les enfants des auteures de la première version.

Ce livre regorge de façons concrètes d’intervenir, et c’est vraiment une bonne base pour le quotidien. Si vous n’avez qu’un livre à lire sur l’éducation des enfants, privilégiez celui-ci. J’utilise des techniques inspiré de celui-ci chaque jour et ça fonctionne vraiment!


Ce livre est axé principalement sur le jeu comme base d’intervention et il m’as émerveillé, simplement. Il révèle a quel point le jeu peut être utile dans toute sortes de situations, et comment l’utiliser comme parent pour répondre aux besoins de nos enfants et mieux les comprendre. (Pour tout dire: j’ai envie de le lire en vous en parlant)

Bonne lecture !

La naissance de cette relation frère-sœur

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Elle venait d’avoir 4 ans, et pour la première fois elle était consciente de ce qui se préparait. Elle avait déjà une petite sœur oui, mais elle était si petite lors de la grossesse de celle-ci qu’elle n’avait pas vécu vraiment l’attente. Cette fois-ci, c’était différent. Elle savait ce qui s’en venait et ça l’intéressait grandement. Des centaines de fois, elle m’a demandé de lui lire le livre “Attendre un bébé.” Elle aimait comparer l’histoire à sa réalité, elle jugeait la taille de mon ventre, attendant qu’il devienne très très gros comme dépeint dans les illustrations du conte.

Plusieurs fois par jour, elle appuyait sa tête contre mon ventre et s’exclamait : “j’ai hâte de te voir bébé Laurent!” On lui répétait qu’il naîtrait après Noël et avant la fête de papa. Oh, elle l’attendait tellement!

Elle aimait particulièrement reproduire les scènes du livre: m’apporter mon repas au lit par exemple ou remarquer les étapes qu’on franchissait : « Nous aussi, on a une photo de bébé maintenant. ». Elle avait plié et rangé les vêtements destinés à son frère avec moi, avec grande attention d’ailleurs.

Le midi du 1er janvier, je n’étais pas en forme. Elle m’avait apporté mon dîner au lit. Elle et sa sœur me l’avaient apporté “en équipe” pour être précis. C’est comme une danse, un tandem synchronisé hasardeux ou chacune tient un côté d’une assiette et on espère que rien ne tombe. Je n’avais rien réussit à manger et elle l’avait remarqué. Je me souviens que papa lui avait répondu : ” Maman est fatiguée, elle n’as pas faim.”

1 heure plus tard, je quittais pour l’hôpital. Et je ne suis revenue dans la maison que 23 jours plus tard. Un bébé dans les bras.

C’est gros quand même, pour un enfant de 4 ans comme événements dans sa vie. S’adapter au départ, à la vie sans maman pendant trois semaines, puis au retour avec un nouveau membre de la famille en bonus.

Elle a aimé son petit frère dès la première seconde où elle l’as vue. C’était le soir, elle était fatiguée mais ses yeux ont brillés tout de suite « C’est Laurent ! ». Elle l’avait attendue. Et il étais enfin la.

Quelques jours après le début de notre vie à 7, elle a demandé pourquoi dans le livre, le bébé n’avait pas les traces laissés par des prise de sang au talon, et pourquoi il ne pleurait pas.  “Ils ont oubliés!”

(….)

Cinq semaines ont passés, et elle reste toujours aussi attentive à celui-ci. Elle est toujours prête à lui caresser les cheveux, chanter pour lui, et surtout « m’avertir » dès qu’il fait un son : « Maman! Le bébé veut du lait ! » « Maman, le bébé veut toi! »

J’ai surpris cette scène cette semaine, alors que bébé était déposé par terre, et qu’elle l’a collé par elle-même. De l’amour fraternel brut. J’ai tout de suite sentit que cette photo allait être importante: c’est les débuts d’une relation, leur relation, capté sur le vif.

Bon 1 mois sur terre mon bébé!

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Ce matin à 4 heures et quelques, tu t’es réveillé. Téter n’as pas suffit à te rendormir alors je me suis levée, j’ai changé ta couche et je t’ai emmaillotté. Puis, je me suis installée dans la chaise berçante avec toi. Je t’ai parlé et tu me regardais, les yeux dans les yeux. Je t’ai dit : tu as un mois mon fils! Je t’ai flatté les cheveux. J’ai tenté de profiter de chaque seconde, d’emmagasiner en moi ces souvenirs. Puis j’ai chanté alors que tu as commencé à t’agiter. J’en étais à la poulette brune quand tu as finalement fermé les yeux.

5h30 du matin
Pendant que je te berçait encore, ta soeur de 4 ans est venue se glisser dans mon lit. Elle s’est collé à papa. J’ai attendu un peu, puis je t’ai déposé à côté de papa et je l’ai prit.

Elle s’est réveillée à cause du bruit des déneigeuses qui lui fait peur.
Je l’ai emmené devant la fenêtre pour regarder avec elle les tracteurs qui déneigent les rues. Ils sont bruyants, lumineux dans la nuit. Nous les avons observé quelques minutes. Elle a but de l’eau. J’ai proposée de lui prêter ma veste en laine et d’y mettre un peu de he de lavande. “Des gouttes qui sentent bons”. Elle as acquiescé, à sentit l’odeur et elle est retournée à son lit où je l’ai bordée. Je lui ai confiée que quand j’était à l’hôpital, je dormait avec quelques gouttes de lavande près de moi. Moi aussi, j’aime ça sentir ces gouttes qui sentent bon… Si pour elle ça sent “maman”, pour moi ça sent la maison.

En sortant de sa chambre, j’ai entendue Alice (2 ans) qui se réveillait. Probablement à cause de mes pas. Je suis allée la bercer, j’ai profiter de la douceur de ses cheveux et de la beauté de ses traits. Je l’ai déposée dans son lit, je me suis couchée à côté d’elle et elle m’as prit dans ses bras. Collée collée. J’ai passé plusieurs minutes ainsi à me rappeler le petit bébé qu’elle as été, l’enfant qu’elle devient. Je lui ai proposé ma jaquette pour la recouvrir.

Dans le silence du matin, j’ai allumée une chandelle. Il était 6h. J’ai mit des fleurs au centre de la table. Ramassé un peu le salon. Préparé des ciseaux et de la laine pour qu’elles puissent reprendre l’activité de la veille dès le réveil.

Puis tu t’es réveillé mon bébé, tu avais soif. Tes soeurs relaxaient dans leurs lits, lisaient. Je suis allée les inviter à venir me rejoindre. Je t’ai allaité en regardant la vie autour de moi. Tu es resté éveillé un moment, je t’ai habillé sur la table au milieu du déjeuner de tes soeurs. Puis, fatigué, tu as dormit au travers la routine matinale, alors que d’une main je te gardais contre moi et de l’autre je peignait des cheveux, brossait des dents etc..

Maintenant, papa s’occupe de tes sœurs et nous on profite du calme de ma chambre. Tu dort contre moi alors que j’écris ces mots pour ne jamais oublier le bonheur d’un simple matin. Pour me souvenir quand tu sera grand du matin où tu as atteint 4 semaines de vie.

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Voici pourquoi je n’achèterai aucun jouet en 2019.

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Je suis la mère de cinq enfants entre 0 et 9 ans et
en 2019 je n’achèterai aucun jouet.

Précisions : J’offrirai des cadeaux à noël et à leurs anniversaires comme d’habitude. Par contre, tout au long de l’année, je m’abstiendrai d’acheter des nouveaux jeux “sans raison”.

Vous savez ces achats de jeux et jouets pour nos enfants qu’on fait tout au long de l’année pour un éventail de raisons? C’est ce que je veut arrêter.

Je vois plusieurs avantages à ce choix principalement pour mes enfants et notre famille.
Pour moi, c’est la suite logique dans mon cheminement comme mère minimaliste
.

Premièrement, je veut leur permettre de vivre un noël encore plus magique. Je me souviens enfant de la frénésie à l’approche du seul moment de l’année où je recevais un cadeau. En donnant des cadeaux tout au long de l’année, on rends un peu moins spécial chaque fois l’effet de recevoir. En réduisant la fréquence des cadeaux, ils deviennent plus spéciaux, plus anticipés, plus appréciés.

Ensuite, posséder moins de jouets favorise le jeu. Plutôt que de passer d’un jouet à l’autre, les enfants jouent plus longuement et peuvent explorer toutes les possibilités d’un même jouet. Ils s’attachent davantage à leurs jouets et font plus attention à ceux-ci. 

Aussi, un des mauvais côté des nouveautés, c’est qu’on les pousse à délaisser du matériel avec lequel ils avaient pourtant encore du plaisir. Ils vont mettre de côté leurs jouets pour jouer avec la nouveauté, et ainsi de suite chaque fois… C’est un peu un mauvais pattern qu’on en vient à créer involontairement: ils se mettent a délaisser rapidement les jouets en attente de la prochaine nouveauté.. Je préfère les habituer à apprécier et profiter de matériel durable.

Ça permets également de réduire notre impact écologique. Pourquoi acheter alors qu’on possède déjà suffisamment? Ne pas acheter de jouet pendant an ne signifie pas que mes enfants n’auront plus de jouets du tout, mais plutôt que nous cultiverons davantage l’art de l’appréciation. Tout ce que nous avons déjà possède de la valeur. Tout ce que nous avons déjà est suffisant. Nous n’avons pas besoin d’acheter davantage. C’est une valeur importante pour moi à transmettre à mes enfants. 

J’ai été surprise de constater que ce n’est pas nécessairement facile de se défaire de l’habitude d’acheter. Comme parent, souvent, acheter devient une façon de prendre soin de son enfant. On peut reconnaître dans les jouets une réponse aux “faiblesses” autant qu’aux intérêts de nos enfants. 

Depuis janvier, il m’est déjà arrivé plusieurs fois de voir un jeu intéressant et de devoir me rappeler: je n’achète pas de jouets présentement. C’est même apaisant comme décision, je m’empêche de tomber dans des questionnements sur la valeur de tel ou tel jouet à la mode. La décision est déjà prise avant même qu’il tombe sous mes yeux.
Mes enfants n’ont besoin de rien. Le quotidien est suffisant et j’y crois profondément. J’en voit les résultats au quotidien d’ailleurs. Chaque fois qu’on a réduit la quantité de jouets, mes enfants ont joués plus calmement, plus profondément. 

Pourtant, j’ai encore ce réflexe de me demander si tel ou tel jouet est le bon. LE jouet qui changerait tout, qui est la clé d’un développement fabuleux, la réponse aux comportements “problématiques”. C’est une vieille croyance sur laquelle je dois encore travailler, celle d’accorder autant de valeurs aux jouets (surtout ceux dit “éducatifs”)

Rationnellement, au travers mon cheminement d’épuration sur plusieurs années, j’ai vu, compris, été témoin, que le développement de mes enfants ne nécessitait pas LE jouet mais que la différence se situait plutôt dans l’accompagnement. Malgré tout, chaque fois qu’un jouet est proposé sur mon fil d’actualité, j’ai encore cette sonnette d’alarme dans mon cerveau qui s’active : regarde comme c’est merveilleux, et si??

Comme avec les émotions, j’essaie de simplement reconnaître, puis laisser partir les réflexions que provoquent cette croyance. Je regarde le jouet, je me permets d’apprécier ses qualités, puis, je le laisse partir en me répétant que je n’ai besoin de rien. C’est d’autant plus facile de se créer des besoins en explorant différentes pédagogies qui donnent parfois envie de tout changer dans la salle de jeu!

Plutôt que de magasiner et choisir le bon jouet pour eux, j’ai envie de concentrer sur mon énergie à simplement être comme famille.  À notre dernier conseil de famille, nous avons d’ailleurs décidés d’acheter une nouvelle machine à coudre. Les grandes (et moi!) avons déjà pleins d’idées pour réutiliser du tissus pour fabriquer nos propres items zéro déchet.

Ah et, cette année, en osant repousser les “besoins” de quelques mois, j’aurai probablement de la facilité à trouver des jouets réellement appréciés comme cadeaux. Quand on y pense, c’est assez rare qu’un nouveau jouet soit réellement nécessaire immédiatement. Elles recevront des cadeaux sélectionnés, désirés spécialement pour elles tout au long de l’année plutôt que de ceux trouvés en décembre juste “parce que”.

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Bref, je suis la mère de cinq enfants et cette année je n’achèterai pas de jouets. Ni de livres d’ailleurs (vive la bibliothèque). Ni de cahiers de jeux (il faudrait bien finit ceux qu’on possède déjà!) Et je suis convaincue que ce sera bénéfique pour notre famille.

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Au milieu de la tempête, je t’attends.

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Crédit photo: Lisa-Marie Savard

En trois semaines hospitalisée, j’ai souvent été étonnée de la météo montréalaise. Parfois il neige, mais la plupart du temps, ça semble se transformer rapidement en neige fondante même au cœur du mois de janvier.

Aujourd’hui c’est différent, la tempête que je guettais par la fenêtre depuis hier est maintenant la. Enceinte de tes sœurs, c’était l’automne que je surveillais par la fenêtre de ma chambre pendant les dernières semaines de ma grossesse. Je me reposait en fixant l’arbre, remarquant les feuilles au vent, leur changement de couleurs. Je les regardait tomber alors que mon ventre s’arrondissait et que leur naissance approchait, sans savoir quand exactement ça se produirait.

J’ai troqué l’automne pour l’hiver, ma chambre pour une chambre d’hôpital et l’incertitude du moment de l’accouchement pour une date de déclenchement.

Ce flottement entre deux monde par contre, reste le même. Me voila pleine d’un bébé que je ressent connaitre profondément avec la certitude qu’il est exactement ce qu’il dois être, alors que je ne l’ai jamais vu. Je n’ai jamais sentit la douceur de ta peau encore, mais je connais ta réaction a mes caresses, a ma voix. Je ne sait rien sur toi mais je sait tout alors qu’on est connecté ensemble de façon plus profonde que jamais pour quelques heures encore.

Je ferme les yeux, j’essaie d’imprimer dans ma mémoire chacune des sensations, chacun de tes mouvements. Je m’ancre dans le moment présent pour pouvoir mieux me souvenir de ce moment. Apres des mois ou être enceinte de toi fut la normalité, me voila a l’aube de redécouvrir la sensation d’un ventre vide.

Heureusement, il y a ce quatrième trimestre que je laisserai s’allonger, pour toi autant que pour moi. Il y a ces heures, ces semaines plutôt, ou nos corps seront tellement proches qu’on oubliera tout les deux parfois que tu n’es plus vraiment en moi. Mon corps continuera de te fournir les nutriments pour grandir, partager sa chaleur et tu pourras rythmé ton cœur aux battements du mien, jour et nuit.

mon bébé, dehors c’est la tempête, et me voila, qui t’attends.

Crédit photo: Lisa-Marie Savard

J’ai ce rêve pour mes enfants


Vu de l’extérieur, certains peuvent avoir l’impression que je choisit d’élever mes enfants dans une bulle. Effectivement, jour après jour, ils me voient faire des choix différents de la majorité pour mes enfants.

Si je les élèves dans une bulle, alors c’est une bulle de protection, de douceur, de confiance.. Un univers fait de choix réfléchis, refusant d’obéir aux automatismes dictés par la société. Ça peut être surprenant de me voir remettre en question des régles et choisir d’être l’exception, mais je fait ce choix jour après jour avec un seul objectif: favoriser leur épanouissement.

Parce que j’ai un rêve pour mes enfants.

Je choisis d’oser créer cet environnement pour mes enfants où je ne laisse pas pénétrer encore tout ce qui compose ce “monde réel” qui les entoure. Je tente d’offrir un espace de liberté où l’enfant peut évoluer sans ressentir la pression et l’influence des publicités, de la vulgarité, de la violence ordinaire entre autres. Il y a du beau dans notre monde, mais tellement de non-sens aussi.

Différents choix composent notre quotidien: l’absence de télé et autres écrans, le choix de répondre à leurs besoins (incluant la nuit) au-delà des normes établis, le choix d’une alimentation où les aliments commerciaux sont moins présents, ne pas les envoyer en garderie ou garder une horaire simplifié, non chargé etc, etc.

Dans mon rêve, les enfants vivent au gré d’un quotidien simple, joyeux, parfois chaotique, souvent doux. Ils s’essaient a cuisiner, rient pourchassé par un papa qui joue au monstre, écoutent des histoires de fées, passent des heures dans leur imaginaire et jouent avec un rien. Je veut les voir se passionner pour quelque chose et avoir le temps, vraiment. Je veut les voir se développer à leur rythme, en accord avec leur personnalité, leur style d’apprentissage propre, guidé par leur curiosité naturelle.

Ce n’est pas que je refuse totalement que mon enfant vive du stress ou des contraintes, c’est que je juge que celles imposées par le mode de vie proposé comme la normalité ne font pas toujours du sens. Ces normes sont en oppositions avec le rêve que j’ai pour eux.

Mon enfant n’est pas isolé, loin de là et il fait face comme tous les autres à des défis, des non, des peurs normales d’enfants… Il socialise d’ailleurs avec une variété impressionnante de personnes! (En l’espace d’une semaine, avant noël, mes enfants ont vus des personnes âgées à l’hôpital, chanter dans une chœur de noël improvisé avec un prête et d’autres personnes du quartier, en plus de leur cercle d’amis etc, etc.)

Goutte à goutte, alors qu’ils auront de plus en plus d’outils et de sens critique, mes enfants grandiront et découvriront davantage sur le monde qui les entoure. Déjà, mes grandes découvrent les normes sociales, parfois différentes de nos valeurs. Ce n’est pas un problème, je suis là pour les accompagner. Elles ont une bonne base et je suis confiante que c’est une autre étape qu’on franchira en famille, simplement. Mon rêve ne s’arrête pas à leur petite enfance.

Mais pour l’instant, quand je voit mes touts-petits jouer librement et joyeusement dans un petit univers où la bienveillance est la norme; je suis heureuse. Quand mon enfant inquiet me rejoint dans mon lit et se rendort rassuré, ça me gonfle le cœur d’amour. J’aime sincèrement regarder mes filles jouer ensemble pendant des heures, librement, le matin, alors que rien ne presse.

J’ai la chance de pouvoir leur offrir tout ça et ça me comble. C’est tout simple. Oui, vu de l’extérieur, mes enfants semblent parfois vivre dans une bulle, mais c’est une bulle d’amour. Une bulle de protection, pour leur donner la chance de vivre une enfance sans soucis, dans l’innocence. Une bulle de grand bonheur pour moi, d’en être témoin. Ce qu’ils sont m’émerveille chaque jour.

Au milieu d’un monde stressant, qui va trop vite, qui a trop de normes, trop de “listes à cocher”, me voilà, à refuser, remettre en question, questionner, tout ce qu’on dicte comme normalité en petite enfance. Me voila, à repenser l’enfance, pour mes enfants avant tout…

Parce que pour eux, j’ai un rêve…

 

​Jouer avec des objets suspendus

C’est quelque chose que j’aime proposer régulièrement, autant dehors qu’à l’intérieur. Je vais suspendre parfois un ballon, des tissus de soie, un cerf-volant… Ces jours-ci, ce sont des épingles à linge prêtes à être utilisés pour y suspendre ce que l’on souhaite.

 Les poupées y ont été balancé, des tissus ensuite accrochés pour servir de balançoire… Etc.

Suivre des yeux un objet en mouvement, prévoir sa trajectoire pour l’attraper, voir comment loin il va selon la force de poussée, nommer ce qui se produit, manipuler la pince pour l’ouvrir et la fermer…. 

Ça en créer des expériences une simple épingle à linge suspendus à un morceau de laine 😉

Gérer ces cadeaux (jouets) de nos enfants dont on ne VEUT PAS !

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Voilà le moment.
Votre enfant déballe un cadeau et rapidement vous constatez que ce cadeau correspond à tout ce que vous détestez chez les jouets pour enfant. Pour dire vrai, ça fait déjà plusieurs mois que vous travaillez vraiment fort à sortir ce type de jouets de chez vous. Vos recherches et vos expérimentations vous ont permis de conclure que dans votre famille, ce type de jeu ne fonctionne pas.

Et le voilà.
Flambant neuf.
Votre enfant l’a vu et est probablement enthousiasmé.

Peut-être que ce n’est pas le jouet le problème, mais la quantité. La consigne d’un cadeau par personne a été oubliée (ou ignoré) par une mamie ou un papi qui aime gâter.

Vous avez été éduqué selon la croyance qu’on doit apprécier les cadeaux. Mais c’est plus fort que vous. Vous ne pouvez que voir le négatif. Ce cadeau encombrera l’espace que vous tentez d’épurer. Visuellement. Sonorement.

Alors qu’est qu’on fait ??

La réponse courte: Laissez-le faire sa vie, pas plus, pas moins. Comme tous les jouets.

Si c’est un jouet de mauvaise qualité /trop fragile (genre du dollorama) et que ça vous rebute, vous pouvez compter sur le fait qu’il va rapidement se briser ou perdre des morceaux parce que ces jouets sont souvent fragiles. (Vérifiez également qu’il ne fait pas l’objet d’un rappel).

Si c’est un jouet sonorement agressant, vous pouvez ôter les batteries, puis le laissez faire sa vie comme si de rien n’était. Il se peut qu’il soit encore intéressant sans batterie, ou peut-être que non. Aussi: quand mes enfants sont petits, il m’arrive de garder 1-2 jouet à batteries rangé pour les utiliser comme “jouet d’urgence”. À sortir pour garder captiver le bambin dans une situation particulière (a un rendez-vous, pour répondre à un appel important). L’effet de rareté fait son effet.

Si c’est un jouet avec trop de pièces, qui semble destiné a s’éparpiller dans la maison et causer des heures de rangement chaque fois, on peut le ranger dans un bac et le placer en hauteur, le sortant uniquement sur demande et utilisable dans un espace définit.

Si une personne chez qui vous allez souvent en visite donne trop de jouets, offrez d’en laisser là-bas pour que l’enfant puisse y jouer en visite.

Si c’est un jouet vraiment contre vos valeurs, alors oui, vous avez le droit de le faire disparaître plus rapidement.

La règle générale est:
Vous pouvez simplement le laisser dans un bac, disponible, et l’oublier. Parfois, l’enfant nous surprendra dans son intérêt, mais par expérience, ces jouets à la mode sont vite délaissés. L’enfant se tanne d’être limité dans ses expérimentations par un jouet rigide.

Lorsque vous ferez votre prochain tri, vous pourrez le juger avec les mêmes critères que tous les autres, sans accorder d’importance à sa provenance.  Il se peut même que certains jouets que vous pensiez inadaptés restent (parce qu’ils invitent davantage au jeu spontané) et que des jouets “éducatifs” partent. Il m’est arrivé de faire des mauvais choix, même avec tout ce que je connais des jouets, de la simplicité, etc. D’ailleurs, les jouets que j’achète passent par le même tri que ceux des autres, c’est important aussi, ce n’est pas une mission extermination visée contre grand-papa, mais une hygiène de vie. C’est une routine, tous les quelques mois, je me questionne de nouveau sur ce qui est disponible.

À moins que ce jouet ait une signification particulière pour la personne qui l’a donné (jouet d’enfance, vraiment recherché et personnalisé), je ne crois pas qu’il faut donner plus d’importance à un jouet qu’a un autre. Je crois que la reconnaissance d’avoir reçu un cadeau ne doit pas aller de pair avec une obligation de le garder ae viteam s’il ne répond pas aux besoins de la famille.

Certaines personnes choisissent de prendre des photos des enfants dans la période de “découverte” ou ils jouent avec tout, pour avoir une réponse à donner à ceux qui les ont donnés, si la question vient. J’ai déjà lu que certains gardaient une armoire avec les jouets “cadeaux” pour les sortir au besoin, mais je préfère la réponse honnête: ” C’était une belle idée ! Mon enfant était vraiment excité de découvrir tous les sons qu’il faisait, je comprends ce qui t’a attiré au magasin ! Par contre, il prenait la poussière alors on l’a donné à une autre famille, il était trop beau pour rester au fond d’un bac. Je pense que mon enfant est vraiment plus axé construction ces temps-ci.”

On peut évidemment expliquer le minimalisme, référer à des articles, parler de nos découvertes. La vérité c’est qu’il ne faut pas oublier que c’est un long cheminement, et qu’il est fort possible que les grands-parents, ou la famille n’en soient pas là. Il se peut simplement que pour mamie, réfléchir aux modes actuels de l’enfance, ça ne soit plus dans son intérêt : elle a vu passé plusieurs elle-même quand elle avait de jeunes enfants (vous!).

En prévention, on peut faire attention à faire une liste de cadeaux adaptée à ceux à qui on la propose: on visera des articles facilement trouvables en grande surface. Il se peut que si on demande un jouet en bois trouvable en boutique spécialisé, on obtienne sa version plastique, alors trouvons une façon de leur simplifier la vie. 🙂

Finalement, il faut se rappeler qu’un jouet, ce n’est qu’un jouet. Ce n’est qu’une goutte dans l’océan de l’enfance… Même si on passe 1 ou 2 mois plus encombré, il nous reste 10 mois pour s’en remettre avant le prochain Noël ! 🙂

En début d’épuration ou de changement de philosophie, il se peut que ce soit encore plus difficile à accepter. Je pense qu’avec le temps, la confiance en notre façon de faire aide à accorder moins d’importance a ces cadeaux “encombrants.” On peut donner 1000 poupées parlantes à ma fille de 4 ans, mais j’ai pleinement confiance qu’après l’excitation initiale, elle reviendra à préférer faire parler ses légumes. 😉 Il faut vraiment, vraiment, comprendre que ce n’est pas une attaque de la part de vos proches. Ils n’ont simplement pas la même vision que vous. C’est envahissant, sur le coup, mais vous possédez en vous les solutions maintenant pour y faire face. Ayez confiance en vos choix, vos idéaux.

Je pense que simplifier, ça vient aussi avec accorder moins d’importance aux objets, et donc ne pas laisser le choix de jouet de l’oncle de notre enfant ruiner les moments en famille. Ce n’est qu’un jouet. 

Joyeuses fêtes !!

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​La plus longue promenade et la plus petite glissade / petites histoires d’hiver

Nous sommes dehors depuis un petit bout de temps quand les enfants en viennent à s’éloigner davantage de moi, plutôt que de rester dans mon projet (pelter!), elles partent dans la cour.
Charlotte demande à Alice: “veux-tu aller dans le traîneau?! Je vais te promener. ” Alice, encore malhabile avec l’ensemble d’hiver s’y rends doucement. Elle décide de se coucher dans le traîneau parce que c’est plus simple que s’asseoir. 

Charlotte donc, tire sur la corde.

Le traîneau n’avance pas vraiment. Elle essais différente techniques et y parvient. Un centimètre à la fois. Alice rit à chaque mouvement un peu désordonnée du traîneau.

C’est qu’elle a prit le plus grand traîneau, beaucoup plus difficile a manoeuvrer que le petit. Le poids est mal répartit quand un seul enfant y est installé.

Elle tire donc. Se satisfait de chaque centimètre parcourue.

Voilà qu’elle as un plan précis en tête: faire descendre le traîneau sur un petit tas de neige qu’elle a fait, ce qu’elle nomme une glissade. Avant tout, le traîneau doit monter sur cette montagne miniature. Elle tire, le traîneau menace de basculer. Alice continue à se satisfaire de son expérience. Plusieurs minutes s’écoulent. Elle tire tellement fort qu’elle tombe sur les fesses. Grand rire partagée entre les deux soeurs. Elle y est parvenue.
Dans les minutes suivantes donc, elle complète un tour de la cour non sans difficultés avant de ramener Alice au point de départ. Oh mais j’ai aussi découvert a son retour que depuis le début j’avais mal compris un aspect de la situation: elle n’est plus Charlotte, elle est une mamie qui promène son bébé. Elle en est bien fière, déclarant : avec mon traîneau, je peut traîner mon bébé partout!!
(…..)
Le jour de la première neige, notre projet préféré a reprit vie: la volonté de créer une glissade gigantesque. C’est devenu un élément central du temps passé dehors depuis 2 hivers. Les enfants vont chercher de la neige dans toute la cour, la charge dans un traîneau et la dépose sur notre petite toute petite butte. On tappe avec nos mains pour la solidifier. On y travaille 15 ou 30 minutes. Puis on l’essaie. On commente sur l’avancement du projet. Le premier jour, elle devait faire 30 centimètre de haut. La satisfaction est aussi entière que si elle en faisait 300, c’est le résultat projeté, le rêve, qui les fait carburer. On est allée y travailler deux fois aujourd’hui. Elle doit atteindre le 80 cm ! 

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(….)
La valeur de l’observation

Fin de l’après-midi, les petites jouent sur le balcon avec des figurines d’animaux et des pelles. Puis elles s’arrêtent. Elle se figent. Des voisins peltent à plusieurs. Deux petites têtes curieuses les observent. Plusieurs minutes. Je ne sait pas pourquoi, j’ai encore un vieux réflexe qui y voit du négatif. Une peur du jugement. C’est absurde, personne ne trouverait bizarre que mes enfants regardent la télé, mais qu’elles observent la vraie vie en directe me donne l’impression qu’on pourrait penser qu’elles s’ennuient (et ont besoin d’un adulte pour les amuser, alors que ce qu’elles font les rends bien satisfaites!), etc…

Observer c’est pourtant plein de valeur. C’est aussi valide que tout le reste comme occupation. Pourtant j’ai l’impression que c’est quelque chose de moins répandue qu’avant. C’est rare qu’on voit des enfants aux fenetres, ou assis dehors, juste observant la vie quotidienne, non ? Je ne sait trop pourquoi…

Chère mère, je te vois

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Ou du moins je le souhaiterais. J’aimerais sincèrement te voir, voir être diffusé ces images de la parentalité réelle dans le monde moderne…

J’aimerais voir ton regard d’amour alors que tu réconforte ton bambin qui se remet d’une “banale” maladie infantile. Tes bras enveloppants. Ton désir sincère que ton amour apporte un peu de douceur à ses symptômes.

J’aimerais te voir heureuse. En balade en vélo dans le quartier alors que tu est fière, simplement. Juste comblée d’être avec eux. Quand chacun roule sur son petit vélo, qu’il y a des discussions ou des chansons, et qu’il n’y a aucun pépin, aucun négatif. Je te vois sourire alors que tu te sens à ton meilleur comme parent.

Oh. Comme j’aimerais voir.

J’aimerais voir ces moments de ta vie où être parent prends tout son sens. Ces secondes où la définition de larousse ne suffit pas pour exprimer l’étendu de ce rôle.

J’aimerais te voir pleurer alors que tu te demandes si ton enfant est normale quand il fait 20 crises en un jour, ou qu’il ne réponds pas à un critère de naître et grandir. Vulnérable dans ton amour sincère. Prête à se questionner, à chercher des réponses pour son bien.

Je veut te voir sourire en carressant ses cheveux alors qu’il dort et que ça te donnes l’impression d’avoir de nouveau devant toi ce petit bébé à qui tu as promis le monde. Je veut te voir même si sa perfection endormie te ravage certains jours, réveillant ta culpabilité : non, vraiment, ce n’est pas ce que tu avais imaginé. Quand tu vois sa beauté, son innocence, parfois tu voudrais lui offrir plus, être plus.

Je veut te voir quand c’est difficile.

À minuit le soir quand tu te demandes s’il fait du tirage, que tu attends d’avoir la ligne au 811 ou quand tu reste assise toute la nuit pour qu’elle dorme un peu mieux sur toi à l’horizontale malgré les sécrétions ou les vomissements.

Je veut te voir quand c’est merveilleux.

Quand elle accomplis des progrès qui t’épate, que tu constates que ça fonctionne ce que tu fais! Tu y arrives toi aussi, il semblerait, à être un “bon parent!”

Je veut te voir avoir l’impression que tu n’arrivera pas à traverser la journée, et pourtant y parvenir. Ta force incroyable. Je veut te voir être malade, avoir deux enfants brûlant de fièvre sur toi, et ne pas lâcher. Murmurer des “maman est là” entre les nausées. Et je veut te voir, soulagée, reprendre une vie plus douce alors que la maladie quitte doucement, que la température redescends…

Je veut te voir prendre des décisions difficiles.  Sentir le poids de tes responsabilités, l’impact  de tes choix sur la vie d’un petit être dépendant  de toi. Prendre action pour améliorer ta vie. Leur vie.

Parce que je le vit. Parce que c’est ça être parent. Parce qu’à ces moments là, ça prends tout son sens. Je suis une mère. Parfois c’est négatif. Souvent c’est positif.

Et ces moments là, comptent. Ils font de moi la mère que je suis.

Si on avait à mettre une image à côté du mot mère dans le dictionnaire, pour moi, ça serait un de ces moments qui raconterait le mieux. La complexité du rôle, des émotions, des responsabilités.

Je suis une mère.
Je veille. Je réconforte. J’encourage. J’aime. Je rit. Je pleure. J’espère.

Je suis une mère, mais aussi une photographe. Pour moi les images valent tout les mots. Je rêve que ces images puissent prendre vie, pour tout ce qu’elles signifient.

Je te vois. Ou plutôt je me vois. Et j’aimerais te voir toi aussi.

Savoir ce que ça signifie pour toi, être mère.

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