Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Category: 2-5 ans (page 1 of 2)

Le jeu libre est stimulant et éducatif. / Éduquer sans planifications mensuels thématiques


(….)

Un adulte attentif, informé et intéressé/enthousiaste.

C’est ce qui fait la différence selon moi.

Pour certains, il est difficile de comprendre la nuance entre ne pas stimuler les enfants de la façon “traditionnelle” et ne pas stimuler les enfants du tout.

Parfois on va faire l’erreur de penser que croire au jeu libre signifie ne pas accorder d’importance au développement de l’enfant. Quand on ne comprends pas cette façon de faire et la démarche derrière, c’est inquiétant, effrayant. On peut même imaginer qu’on obtient des enfants laissés à eux-mêmes, que c’est la recette qui crée ces enfants qui arrivent en maternelle sans être “prêts”.

C’est bien tout le contraire.

Je vais vous dire ce que moi je vis par rapport au jeu libre.

En laissant les enfants jouer, ils ne cessent de me donner des indices clairs de leurs besoins, de où ils en sont, de leurs intérêts. Ça permet de cibler exactement la bonne période pour introduire quelque chose au moment où ça sera le plus significatif pour l’enfant. Au moment où ça compte, et de la façon dont ça compte.

Pis ben oui, parfois, la bonne réponse que leur jeu m’envoie c’est : non merci, je n’ai besoin de rien. Parfois vaut mieux les laisser jouer, maturer, évoluer, et attendre simplement qu’ils fassent le tour de ces habiletés qu’ils maîtrisent présentement.

Ça peut faire peur au début. On vit dans l’impression que l’enfant doit être en train de se diriger vers l’étape suivante à tout moment. Puis on se rends compte qu’il n’y a pas à avoir peur, la plupart du temps l’enfant a tout ce qu’il faut en lui et dans son environnement pour se développer.

Et s’il a un besoin d’un coup de pouce, un adulte attentif, informé et intéressé pourra accompagner l’enfant. (Ou demander de l’aide, ou mettre des choses en place, ou n’importe quelle autre variable nécessaire.)

Parfois, vu de l’extérieur, on peut avoir l’impression que tout est laissé au hasard.

Je peux vous confirmer qu’il y a énormément de réflexion derrière chacun des aménagements, des opportunités offertes aux enfants. C’est planifié, fait avec intention. C’est une approche dynamique, modulé par les intérêts/envies/choix des enfants.

Choisir de laisser une grande liberté de jeu aux enfants ce n’est pas dire non à tous les jeux “de règles” ou dirigés par l’adulte. C’est simplement cesser de penser que tout ce qui vient de l’adulte a plus de valeur. Revoir la hiérarchie du jeu. Laisser de la place à ce qui part de l’enfant. Proposer plutôt que diriger.

Les résultats sont fascinants.

Évidemment, ça va plus loin. Ça peut être le début vers une nouvelle forme de relation avec l’enfant. Vers un style plus démocratique, bienveillant. Lorsqu’on base la relation sur un sincère intérêt de l’autre. On peut rebondir sur ses acquis, leur permettant de s’enrichir.

Bref, est-ce que je vous ai parlé de mes enfants? Parce qu’ils font des choses magnifiques. Ils démontrent des habiletés qui me surprennent même parfois.

Tout ça est une question d’équilibre, mais j’ai l’impression parfois que plusieurs milieux sont tombées dans le piège du trop. Trop de planification. Trop de règles, de directions. Trop d’informations. Trop de tout au nom de la stimulation. Parce qu’on veut montrer à quel point on tiens au développement de notre enfant et un bricolage ça paraît mieux qu’une photo où notre enfant joue dans la boue avec un bâton.

Ps: on a l’impression qu’encourager le jeu libre c’est se condamner à ne rien faire d’éducatif parce qu’on vit avec cette vieille croyance qu’apprendre est pénible. Mais la plupart des enfants aiment naturellement découper, compter, et tout ces acquis “préscolaire”. Il suffit que le contexte et l’environnement s’y prête, de la bonne façon selon qui ils sont. Parfois ça sera subtil, il faut être attentif pour ne pas manquer ces occasions d’être témoins d’un enfant en plein développement.

Plus que brasser: Intégrer les enfants dans la préparation des repas

Mes enfants aiment cuisiner. Ils se tirent une chaise près du comptoir et demandent à participer régulièrement.

  • C’est logique que préparer les repas attirent les enfants puisque c’est une action répétée par les parents plusieurs fois par jour devant eux. Et c’est tellement plein de sens pour leur développement que de leur laisser une place à nos côtés. Il m’est arrivé de chercher des façons de les intégrer, mais tout ce que je trouvais se résumait à: les faire brasser. Pourtant, dès 2-3 ans, mes enfants se montrent capables de plusieurs techniques simples pour participer à la préparation des repas. J’avais envie de compiler une liste d’idées d’actions accessibles aux petits, de techniques qu’ils peuvent réaliser avec puis sans aide pour qu’ils sentent qu’ils participent “pour de vraie”.

    Intégrer les enfants dans la préparation des aliments, c’est leur donner accès à:

    – Une activité sensorielle remplie de sensations
    – Une activité qui touche au développement du langage (tant de verbes d’action différents, de qualificatifs, de vocabulaire tournent autour de la cuisine)
    – Une activité permettant d’avoir un objectif clair et de l’atteindre
    – Une activité permettant le sentiment d’appartenance, la fierté, l’estime de soi.. “Tiens, mangeons les carottes que J’AI coupées !”
    etc., etc.

    En prime, cuisiner c’est une tâche qu’on doit faire de toute façon, il suffit de faire quelques ajustements pour y intégrer les enfants.
Pour aider un enfant à être plus autonome dans la réalisation d’une recette: On attribue des collants aux différents éléments de mesure.

Des idées pour faire contribuer les enfants au repas:

-Faire un pâté chinois: Les enfants peuvent verser et étendre les différentes couches de mélanges (protéines, légumes, patates pilés).

Retirer les noyaux des cerises pour ensuite en faire une confiture.

Trier des petits fruits pour retirer ceux qui ne sont plus bons, avant la recette.


-Faire une sauce a spaghetti à partir de vraies tomates: Les enfants peuvent “éplucher” les tomates, dès 2-3 ans. (On utilise des tomates congelés entières, on les trempe dans l’eau tiède puis la peau glisse facilement.)


-Pétrir le pain: Mes enfants aiment pétrir le pain, c’est comme de la pâte
à modeler avec un but précis.


-Faire des boulettes: De viande ou végétales, les actions requises pour créer de petites boulettes sont accessible dès 3 ou 4 ans selon l’enfant.


-Faire une soupe, un sauté, une sauce ou des crudités: Les enfants peuvent couper les légumes avec des couteaux adaptés à leur âge.


-Paner: La plupart des enfants peuvent facilement rouler des légumes ou protéines dans la panure.


-Des œufs à la coque: Les enfants peuvent les écailler.


-Des crêpes: C’est un des premiers élément qu’ils apprennent à tourner dans la poêle, vu sa consistance c’est plus facile que bien d’autres choses.

-Assembler son sandwich, sa salade ou son tacos seul


– Préparer une compote ou une croustade aux fruits: l’enfant peut couper les fruits sans avoir à se soucier du format final.


– Pois chiches épicés: Mélanger les pois chiches à l’huile et épices avant de les étendre sur une plaque de cuisson.

-Utilisez le rouleau à pâte pour faire des pâtés ou de la pâte à pizza.


Évidemment, on évite de laisser les enfants manipuler de la viande crue (vive les recettes végé!) et on doit surveiller beaucoup pour le coté “mesures d’hygiènes” mais les petits apprennent vite quand ça les intéresse.

D’autres idées autour de la cuisine:
– Préparer un menu en famille pour une occasion spéciale.
– Inviter les enfants à créer une liste d’épicerie en découpant des images dans le publi-sac, puis demandez-leur de vous décrire leur visite à l’épicerie (et notez-le!)
– Louer des livres de recette pour les regarder ensemble, et choisissez en famille une recette
– Plusieurs idées d’apprentissage dans cet article: https://cinqminutespourjouer.com/2016/09/22/apprendre-naturellement-au-quotidien-dans-la-cuisine/

J’espère que mes idées vous inspireront 🙂

Peinturer avec les enfants: des trucs et des idées


J’en ai parlé dans l’article sur la routine hebdomadaire, nous faisons de la peinture au minimum une fois par semaine.

J’avais envie de vous expliquer comment j’organise la peinture avec des petits, comment se fait l’évolution au fil des années et aussi de vous partager des idées à implanter pendant cette activité.

Introduire la peinture

Mes enfants font généralement leur première peinture un peu avant un an. La première peinture est surtout une expérience de manipulation plus que de l’art. Je les installe par terre, en couche, et je les laisse explorer. Certains enfants vont glisser un doigt et laisser tomber, d’autres vont y patauger avec mains et pieds pendant des heures. C’est toujours intéressant d’y voir déjà des informations sur la personnalité de bébé.

Je propose ensuite de temps en temps de la peinture directement sur la tablette de chaise haute. Pourquoi directement sur la tablette? Parce que 1) le papier va transpercer parce que trop mouillé, ou mal manipulé et 2) ne pas gaspiller du papier, et permettre à l’enfant d’explorer sans devoir penser au nombre de feuilles utilisées. 3) Quand bébé commence à se tanner, je mets du produit naturel non toxique pour nettoyer la chaise haute, et bébé y patauge diluant les couleurs (et commençant à nettoyer ses mains en prime!)

Lorsque bébé grandit et commence à s’intéresser davantage à “laisser des traces*, je propose une feuille. Au début, je colle la feuille à la table avec du papier collant vert pour que ce soit plus facile pour lui, que la feuille n’ait pas tendance à bouger.

Tranquillement, je vais introduire aussi les séquences d’action liées à la peinture. Plutôt que de me préoccuper d’un résultat, je me concentre sur les techniques. On introduit l’eau pour tremper le pinceau, puis le tissu pour l’essuyer. Au début je n’utilise que de la gouache liquide puis plus tard la gouache en pain. Les premières fois ça prend énormément d’accompagnement mais c’est surprenant comment ils peuvent apprendre vite.


Une retaille de tissus coller pour faire le pot de fleur… On aime mélanger les éléments.

Des idées pour enrichir l’activité

  • Oubliez les dessins, peinturez avec une seule couleur et essayez plutôt de remplir la feuille sans laisser de blanc. En bonus: ça leur permet d’avoir un objectif, et de l’atteindre.
  • Introduire des pochoirs (fait maison en carton?)
  • Lire un livre pendant qu’ils peinturent. J’essaie d’avoir un lien entre l’histoire et la peinture en choisissant un conte utilisant beaucoup de mots liés aux couleurs, de verbes de mouvement ou de qualificatifs.
  • Écouter différents styles de musique en peinturant
  • Peinturer coucher sur le ventre par terre
  • Peinturer en tentant de reproduire un objet réel devant soi
  • Faire une peinture collective. L’utiliser ensuite comme fond pour un collage collectif
  • Peinturer en faisant des points avec des q-tips, ou faire des étampes avec bouchons de liège ou des moitiés de patates sculptées.
  • Peinturer sur un miroir
  • Peinturer une grande feuille pour en faire un décor pour jouer avec des figurines
  • Peinturer une boîte en carton ou autre 3d
  • Utilisez des éponges ou des rouleaux pour introduire de nouveaux mouvements.
  • Peinturer près d’eux en leur demandant de respecter votre feuille, pour les aider à apprendre à respecter la feuille de l’autre. Parfois j’accepte qu’ils peinturent avec moi (souvent!) mais parfois non, et je modèle la façon de faire.
  • Peinturer par dessus des feuilles d’automne ou autres éléments de la nature placés sur la feuille, puis les retirer pour observer la forme que ça laisse.
Cette banderole a été faite en peinturant avec de la glace sur de grandes feuilles récupérées, puis nous avons collé les feuilles ensemble pour ensuite y découper une banderole.

Je donne beaucoup d’idées, mais il ne faut pas faire l’erreur de toujours vouloir rendre ça spécial. Parfois on peinture juste. Parfois on teste des choses. En vieillissant. ils en viennent à faire des projets et à utiliser la peinture pour créer des résultats plus tangibles.

Le processus de l’enfant va souvent l’amener à mélanger, mélanger sur sa feuille, et finir avec du brun partout. Certains appellent ça le “brun préscolaire.” N’essayez pas de faire cadrer l’exploration de votre enfant dans un résultat. L’adulte ressent parfois le besoin que ça soit beau, que ça “vaille la peine” mais l’enfant vit dans le moment présent, il est occupé à être étonné de ce que chaque coup de pinceau supplémentaire va apporter. Ayez du plaisir et oubliez les modèles parfaits de Pinterest 🙂

La meilleure façon de faire pour que tranquillement, un jour, l’enfant converge vers un résultat plus travaillé? Montrer l’exemple. Plutôt que de donner rapidement 2-3 coups de peintures négligemment, parfois, prenez le temps de vous appliquer. Si vous n’aimez pas peinturer, ce n’est pas grave. Parfois c’est sa grande sœur douée en art qui va servir de modèle. Parfois c’est des images qu’il verra dans des livres.

Faites ce que vous aimez devant lui, ou des projets qui font du sens pour vous également. Vous pouvez peinturer en verbalisant, partageant vos projections, vos ressentis. Donnez leur accès à votre petite voix intérieur. Vous pouvez la faire dans le cadre de “vraies” projets aussi comme peinturer la galerie, ne vous limitez pas aux soleils et bonhommes, faites-le parce que ça vous tente et pas juste “parce qu’il faut.”

Finalement, plutôt que d’utiliser toutes les variations de “c’est beau!” comme compliment, vous pouvez tenter le compliment descriptif. Décrivez ce que vous voyez, percevez, l’enfant en sera souvent aussi ravi. “Wow! Tu as utilisé beaucoup d’orange!”

Bonne peinture!

Une peinture recouverte de “Mac Tac” pour ensuite y coller collectivement différents éléments…
Partagé avec sa permission: Cette idée viens de Marianne St-pierre qui a un groupe “Mon service de garde vert”. Elle fait bouillir des pelures d’oignons pour créer une peinture naturel, sans déchets..

Un article pour savoir comment réutiliser des crayons en fin de vie pour “peinturer”

Un article sur la peinture sur neige

​Jouer avec des objets suspendus

C’est quelque chose que j’aime proposer régulièrement, autant dehors qu’à l’intérieur. Je vais suspendre parfois un ballon, des tissus de soie, un cerf-volant… Ces jours-ci, ce sont des épingles à linge prêtes à être utilisés pour y suspendre ce que l’on souhaite.

 Les poupées y ont été balancé, des tissus ensuite accrochés pour servir de balançoire… Etc.

Suivre des yeux un objet en mouvement, prévoir sa trajectoire pour l’attraper, voir comment loin il va selon la force de poussée, nommer ce qui se produit, manipuler la pince pour l’ouvrir et la fermer…. 

Ça en créer des expériences une simple épingle à linge suspendus à un morceau de laine 😉

Pourquoi vos enfants ont BESOIN d’avoir moins d’objets (et vous aussi)

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C’est le premier jours des vacances, et pour plusieurs parents c’est le moment de l’année où ils vont commencer à mesurer l’ampleur de l’accompagnement que nécessitent leur enfants. C’est un débat en soi d’ailleurs; déterminer le rôle que devrait avoir le bon parent. 

Est-ce qu’un parent doit être avec ses enfants et faire office d’animateur toute la journée pour les divertir ? Est-ce que le parent à la maison doit s’occuper des enfants ET du ménage au court de la journée ? Le lâcher-prise semble l’option rêvée mais bon nombre de parents auront des standards minimum à maintenir…

Laisser les enfants jouer seuls, c’est merveilleux, mais le parent qui se veut pro-actif sait  qu’il doit(veut) assurer un minimum de présence, qu’il doit(veut) avoir le temps de remplir le réservoir de ses enfants d’amour et d’attention, qu’il doit(veut) être prêt à accompagner ces enfants au besoin..

Alors comment on y arrive ?

Et si une partie de la réponse était le minimalisme ??

Réduire le nombre d’objets dans la maison simplifie le quotidien de chacun
Pour le parent: C’est la première étape pour être plus organisé. Et être organisé, c’est un cadeau qu’on se fait à soi-même au quotidien. Retrouvé rapidement ce donc on as besoin permets d’éviter les pertes de temps et les frustrations. On économise également du temps en n’ayant pas à entretenir constamment des objets qui au fond, n’apportent rien à notre vie.

Ce même temps sera mieux utilisé à s’occuper d’humains plutôt que d’objets. Et quand je dit humain, ça inclus le parent lui-même qui pourra lire un livre lorsque les enfants dorment enfin plutôt que de continuer une bataille éternelle avec le ménage…

Pour l’enfant, une maison libre d’objets inutiles favorisera son autonomie. Il est plus facile d’accomplir une tâche lorsqu’on a pas à fouiller pour trouver ce qu’on cherche: caché derrière une pile d’objets divers…

Avoir moins de jouets l’aidera à arriver à jouer plus longuement, développer un attachement pour les jouets qu’il a choisit de garder, jouer vraiment plutôt que de vagabonder d’un objet à l’autre…

On choisira de laisser quelques jouets sélectionnés à sa vue afin de donner davantage envie à l’enfant de prendre le temps de s’asseoir et d’utiliser ces dits-jouets. On l’encourageras à être à l’écoute de son imagination plutôt que de lui proposer un objet pour répondre à chaque contexte de jeu possible.

Avec le minimalisme, il est est possible d’arriver au stade où l’aménagement de notre maison favorise l’épanouissement de chacun de ces membres. Visualisez le bonheur, si chaque jour, les objets donc vous avez vraiment besoins étaient là, prêts à être utilisés et que c’était les seuls donc vous aviez à vous soucier…

D’ailleurs, vos enfants ont besoin d’avoir un parent DISPONIBLE
Soyez honnêtes, êtes-vous déjà aller au parc avec vos enfants alors que dans votre tête, vous étiez occupés à stresser sur toutes les tâches qui vous attendaient ? Oui, vous avez fait l’effort pour eux d’aller au parc, mais vos enfants n’ont qu’une enfance et c’est un peu triste de penser que pour une raison matérielle, vous êtes en trains de manquer la chance de profiter pleinement de ces moments…

Je ne sait pas pour vous mais dans mon cerveau à moi, je vous jure que CHAQUE objet de la maison est une petite charge supplémentaire.

Ce n’est pas qu’un objet, c’est toute la charge de travail qu’il implique: d’abord le nombre d’heures travaillés pour arriver à son achat, puis le temps d’aller au magasin, de le sélectionner, de l’apporter ici, de se débarrasser de l’emballage, de l’utiliser, de le nettoyer, de l’entreposer puis un jour d’acheter une étagère pour pouvoir l’organiser…

Vos enfants ont besoin du minimalisme parce qu’il leur permettras une enfance plus douce, des heures de jeu créatif et un parent plus disponible et surtout moins stressé.

L’été est le moment parfait pour désencombrer: Les enfants jouent dehors une grande partie de la journée alors il devient plus facile de faire des tests, tenter d’éliminer certains jouets pour voir ce que ça donne. Commencez par remplir des boîtes que vous cacherez simplement. Au fil des semaines, vous verrez que ces objets deviendront oubliés et qu’ils n’étaient pas si utiles finalement et vous pourrez passer à l’étape de donner au suivant et ne garder que les objets qui vous apportent du bonheur au quotidien…

Apprendre naturellement au quotidien : Dans la cuisine

 

Voici un survol des choses que votre enfant apprendra naturellement en partageant son quotidien avec vous, simplement en lui parlant, en lui permettant d’acquérir de l’autonomie et en l’impliquant dans le quotidien. Vous verrez rapidement que même si vous n’avez pas le temps de jouer des heures chaque jour et préparer des activités à la pinterest, vous en faites probablement déjà assez.

Aucuns achats requis! Ici on parle simplement de la vie ordinaire, remplis d’apprentissage pour vos petits, à partir de 18-36 mois environ.

N’hésitez pas à vous inspirer de ces façons d’impliquer les petits. La plupart des choses peuvent être introduites avant 2 ans et se “compliqueront” naturellement au fur et à mesure que votre enfant prendra de l’expérience. Votre assistant-cuisinier deviendra rapidement de plus en plus autonome.

A) La cuisine

1) Sortir les assiettes/ustensiles pour elle et les autres enfants de la famille.

Dès 18 mois, on donne cette responsabilité au plus grand bonheur de la petite. Au début, elle sortira n’importe quelle nombre d’assiettes. On l’aide en lui demandant de sortir une assiette pour m, puis une pour L, puis une pour elle-même (correspondance 1-1) plutôt qu’un nombre précis. Doucement, elle sera capable de se figurer le nombre d’assiettes nécessaire pour sa famille.   Seul pré-requis : mettre la vaisselle d’enfants à leur hauteur.

2) Trier les ustensiles propres

Vers le même âge, on lui donne les bacs de rangements et on l’invite à les serrer. Au début, elle trie plastique vs métal, et en vieillissant pourra trier selon le type d’ustensiles. Encore une fois, grosse fierté pour elle à presque 2 ans. Au début on le fait avec elle, et maintenant elle organise elle-même son “espace de travail” en allant chercher les bacs de rangements d’ustensiles, les plaçant à côté du lave vaisselle, puis allant les ranger pleins.

3) Aller vider son assiette dans la poubelle/compostage

Hier, en apercevant ma cocotte de 22 mois manœuvrer son assiette pour y garder en équilibre des morceaux d’oranges à jeter, j’ai vu un bel exemple d’ habiletés qui s’améliorent au quotidien. Elle apprends à adapter l’angle de l’assiette pour éviter que quelque chose tombe.

4) Déplacer les chaises de la table

Avant de balayer après chaque repas, je déplace toutes les chaises. Rapidement, elle m’as rejointe. C’est lourd pour elle, et au début elle les prenais d’une façon qui lui compliquait la tâche. Rapidement elle a compris à force d’essais et erreur qu’en les poussant à une certaine hauteur c’était plus facile. Elle arrive aussi à trouver une solution si une chaise ne rentre pas en place. Elle développe sa capacité a résoudre des problèmes, sa force, sa logique…

5) Enrichir son vocabulaire

En m’apportant ce que j’ai besoin dans le frigo, en apprenant tranquillement la différence entre les noms de différents outils de cuisines, fruits et légumes… On met un effort particulier à utiliser des termes plus précis que général, au fur et à mesure que son vocabulaire s’étends…

6) Transvider/ remplir

Au début en jeu pendant que je cuisine, en jouant dans le lavabo avec des tasses à mesurer, puis ensuite en se versant de l’eau aux repas avec un pichet. Truc : acheter de petits pichets d’eau adaptés aux enfants

7) Découvrir le froid/chaud

En manipulant un “ice pack”, une guenille tiède-chaude au quotidien, en insistant sur les mots décrivant les sensations… en lui permettant d’explorer ceux-ci… mettre quelques glaçons dans le lavabo remplis d’eau tiède et la laisser y jouer pendant qu’on fait le souper… on peut également rouler une bouteille d’eau froide sur différentes parties du corps de l’enfant pour lui en faire ressentir la sensation.

8) Découvrir des textures et plus.

En lui montrant à utiliser l’éponge… au départ en jeu (la gorger d’eau puis l’essorer), quand on lave la table… en la laissant toucher aux différents fruits et légumes et à leurs feuillages… la laisser jouer un peu de farine quand on fait des pâtés…

9) Découvrir des odeurs

Simplement en le laissant sentir nos épices, fines herbes etc quand on les sorts pour les ajouter à une recette. Prendre le temps de décrire, montrer, laisser découvrir…

10) La liste d’épicerie

Donner une feuille, un crayon et installer l’enfant près de nous quand on fait le menu de la semaine…  ils adorent faire comme nous. Découper des aliments dans les circulaires et lui laisser les coller sur sa feuille pour faire sa propre liste d’épicerie.
Plus vieux, on peut imager quelques uns des aliments à acheter pour eux et leur demander de nous les trouver à l’épicerie.

11) Cuisiner

Apprendre à couper, mesurer, brasser, ouvrir des coquilles d’œufs, suivre une recette imagée… Des instruments à la taille adapté faciliteront votre vie. On peut créer des recettes illustrés pour lui permettre de suivre la recette et nommer les ingrédients nécessaires.

12)  Manipuler un balais

Un mini balais et porte poussière a sa taille lui permettront de développer des habiletés moteurs dans une situation de vie réelle 🙂 On peut aussi se pratiquer avec des pompons en jeu, mais ramasser son propre dégât a souvent plus de sens pour eux.

13) Transporter des objets de différentes tailles/poids

Dans un atelier de stimulation que j’ai suivie à ma deuxième, on nous proposait cette activité toute simple vers 18 mois: l’enfant devait parvenir à remplir ses bras et transporter plusieurs bouteilles d’eau à la fois. Facile à reproduire au quotidien en faisant participer l’enfant à ranger l’épicerie ou transporter les vêtements propres.

14) Placement des ustensiles (casse-tête)

On imprime, ou on dessine, un napperon qu’on plastifie, sur lequel on dessine l’ombre de l’assiette, verre, ustensiles. L’enfant dois alors associer les items aux bons endroits. C’est comme un casse-tête utile avant chaque repas 🙂

15) Plier les guenilles et débarbouillettes

Vers 2 ans, 2 ans et demi, on peut initier l’enfant à plier avec nous.. tranquillement ils deviendront meilleurs et meilleurs 🙂

16) Couleurs et nombres

En comptant à haute voix devant lui lorsque vous sortez des ingrédients après avoir annoncé le nombre requis, en nommant les couleurs représentés dans son assiette, ou en associant une couleur à un membre de la famille : “bon, charlotte veut l’assiette jaune! Trouvons -là!”…. spectateur au début, il tentera vite de vous imiter..

17) Expérimenter avec des aimants

Simplement les placer et les retirer du frigo au début, puis coordonner ses mouvements afin de les utiliser pour faire tenir des feuilles. On peut coller des personnages sur des feuilles d’aimants et les découper pour en faire une scène pour jouer, ou encore décorer le frigo selon la saison.

18) Enrichir le vocabulaire plus abstrait, au quotidien.

En utilisant des mots comme “lourd, léger” (au début, on exagère l’effort en transportant un fruit lourd et l’enfant nous imite rapidement). En travaillant les concepts comme gros et petits et en les reliant à nos besoins: “Nous sommes seulement 2 aujourd’hui pour dîner, on va prendre un petit concombre, ça va suffire ! Aide-moi à trouver le concombre parfait! On a besoin d’un PETIT.”

En utilisant des mots comme “sous, dessus, dans, sur, à côté” dans nos consignes.. De temps en temps on peut tester la compréhension en demandant une consigne qui ne fait aucun sens comme “Met la tomate sur ta tête!”

19) Travailler la compréhension des consignes simples, puis double

Au début, avec des gestes pour aider l’enfant (pointer) puis sans geste lorsqu’il est prêt. En vieillissant, on peut intégrer des consignes doubles avec deux directives.. Encore une fois, les consignes loufoques feront rire l’enfant et confirmeront qu’il comprends bien les consignes.

20) La fierté d’être un membre utile de la famille

Qui contribuera à son estime de soi et son sentiment d’appartenance.. Osez-leur donner de petites tâches, les impliquer au quotidien… simplement 🙂

21) Préparer des aliments

Laver les légumes, trier les légumineuses, éplucher… Avant même la recette, il peut participer à la préparation.

22) Feuilleter des livres de recettes

Laissez-le observer, tenter de deviner la recette selon les images, se familiariser avec le format des recettes, jouer à les reproduire…

23) Parvenir à un objectif

Essuyer la vaisselle jusqu’à ce qu’elle soit sèche, couper toutes les carottes.. Lorsque l’enfant travaille en vue d’un objectif, il développe sa persévérance, son sentiment de compétence, il apprends à s’auto -évaluer (hmm, l’assiette est sèche? Oui! J’ai réussis!)

24) Porter attention aux  détails

En apprenant à distinguer une tomate mûre ou non, un raisin trop moche pour être mangé… L’enfant apprends à analyser ce qui se trouve devant lui, à bien observer et chercher des indicateurs visuelles d’un état…

 

 

 

+ 5 autres activités à faire dans le lavabo pendant que maman ou papa cuisine
Pourquoi le lavabo ? Parce que ça me permets de l’avoir proche pendant que je suis au comptoir. Et que l’eau captive longtemps habituellement. Mes enfants adorent faire la vaisselle et voici d’autres variations.
1) savon à vaisselle + eau pour faire de la mousse + bonhommes
2) eau + objets qui flotte + objets qui coulent
3) eau + bouteille de savon à vaisselle vide remplis d’eau à presser pour la vider dans le lavabo.
4) eau + fruits/légumes en plastique à laver puis sécher.
5) eau + petits jouets + filet ou louche pour les attraper.

On joue aux cartes !

Il y a quelques temps, je faisait du ménage dans les jeux du sous-sol quand je suis tombé sur un paquet de cartes thématiques reçu en cadeau à noël.. Je l’avais presque oublié, rangé dans un coin..
J’ai déjà joué aux cartes avec ma plus grande, mais il semble que ça n’avais jamais adonné avec ma deuxième..

J’ai dont apporté le paquet de carte, je l’ai mis sur une étagère de la cuisine en me promettant de l’utiliser plus souvent.. Puis, une après-midi que bébé dormait longuement (et m’avait laissé le temps de tout faire ce que j’avais à faire), je suis allé voir ma 4 ans qui jouait doucement dans sa chambre et je lui ai proposé de jouer…

Je lui ai montré le jeu de la bataille en premier, qui a eu un bon succès.

Quelques jours plus tard, je le ressort lors de notre temps de grande du soir (pendant que papa joue avec la petite, ou l’apporte en jogging en poussette).

Voici donc quelques jeux très simples que nous avons fait.

Votre enfant est plus jeune? Simplifiez-les en utilisant moins de cartes différentes… (la bataille avec les cartes de 1 à 5 par exemple)


La bataille

On sépare le paquet de carte selon le nombre de joueurs (en 2 si on est 2, en 3 si on est 3). Ensuite, on dépose le paquet devant soi (cartes face contre la table) et on retourne tous une carte en même temps. Celui avec le plus gros chiffre gagne, et ajoute les cartes “perdantes” des autres dans son paquet.

Rouge ou noir

Je fait un seul paquet de carte, chacun son tour les enfants doivent deviner si la prochaine carte sera rouge ou noir. Si ils gagnent, ils remportent la carte. Le premier à avoir 10 cartes gagne. Chaque fois qu’ils obtiennent une carte, ils comptent pour voir combien il leur en manque. Beaucoup de rires 🙂

Le magasin

Je sépare le paquet de carte en 2 (seulement les cartes avec chiffres) , les enfants étalent les cartes devant eux en ordre de 2 à 10 en faisait des petits paquets par chiffre pareille. Ensuite, chacun leur tour elles demandent à l’autre une carte qu’il leur manque pour compléter leur collection (soit rouge ou noir, selon leur choix) pour avoir tous les chiffres de 2 à 10.

Rapidité 
Je sépare les cartes en 2 paquets (trèfle et cœur ensemble, pique et carreau ensemble).
Avec un paquet, je fait une pile, et j’étends les autres cartes sur la table.
On retourne une carte du paquet et c’est le premier qui retrouve une carte de même couleur et chiffre dans les cartes étendus au milieu.

Jeu de mémoire

Encore une fois, en utilisant les couleurs et chiffres (sans égards à la sorte), on fait simplement un jeu de mémoire avec les cartes 🙂

Nous ne sommes pas encore rendu aux jeux élaborés avec ma 4 ans, ça viendra plus tard, mais ces quelques jeux simples nous permettent de s’amuser en famille 🙂 Je veut apprendre go fish à ma grande cette été, c’est dans mes plans aussi.

Finalement, les cartes peuvent être utilisé comme un support pour apprendre les chiffres également, en mettant le bon nombre de pompons sur une carte ou pour apprendre à faire des additions ou multiplications plus tard.. C’est un bel outil de jeu et d’apprentissage accessible.

L’art de jouer avec rien: les petits morceaux

Des petits morceaux de carton utilisés non-stop depuis hier pour un éventail de possibilité:
En remplir un dessin

Créer des formes représentant des objets ou personnages
Les trier

Les animer

Les petits morceaux peuvent être utilisés de 1000 façon, et c’est souvent un hit qui va être utilisé puis réutilisé jour après jour. Ces temps-ci, les filles jouent à environ un jeu par semaine à l’intérieur en plus du temps dehors. Elles explorent à fond chaque jeu et j’en suis ravie. La même chose peut être reproduite avec du plus gros matériel aussi, dehors par exemples avec des tranches de troncs d’arbres etc..

C’est fascinant, regarder un enfant jouer aux bonhommes, former des arc-en-ciel puis des fleurs avec le même matériel..

Les enfants sont attirés naturellement a manipuler des petits morceaux, et ça peut être facilement réalisé avec des objets de la maison.

Voici des idées, habituellement je combine 2 ou 3 type de matériel puis je laisse le tout sur la table à disposition. Je vais participer avec elles ou les laisser jouer librement selon les jours. Le tout est ensuite rangé dans un bac qu’on laisse au salon et les enfants vont le reprendre à volonté.

– Points et arc-en-ciels de toutes les couleurs
– Petits morceaux de bois
–  glands ramassés dehors

– Pompons
– Rubans variés
– Carrés de feutrine

– Formes simples découpés dans une feuille de mousse
– Cailloux
– liens de learning ressources

et tout ce que vous avez à la maison qui peut être utilisé pour jouer librement…

Pour varier, je vais soit offrir directement sur la table, avec un cadre (feuille de carton) ou même sur une doudou noire pour constraster.

À voir aussi: http://cinqminpourjouer.blogspot.ca/2014/09/cinq-minutes-pour-jouer-les-bacs.html

Récupérer + s’amuser = Peinture maison

Peinture maison (crayons marqueurs récupérés)
 

Nous utilisons beaucoup d’articles de bricolages.
La colle, les crayons, tout est utilisé et rapidement, on se retrouve à avoir des crayons qui fonctionnent à moitié.

Depuis quelques temps, je travaille principalement à éliminer les petites frustrations de notre quotidien. Samedi dernier, j’ai pris le temps de tester tous les crayons feutres pour éliminer ceux qui fonctionnaient moins bien.

Je n’étais pas prête à les jeter; j’ai utilisé une technique lue sur un blog  pour utiliser le reste d’encre des crayons.

C’est tout simple. J’ai simplement pris des pots des petits pots de yogourts vides, j’ai mis de l’eau, mis 3 crayons par pot (pointe par en bas, sans bouchon) dedans, et recouvert de papier d’aluminium.

Après 2 jours au soleil, nous avons testés notre nouvelle peinture. Nous avons utilisé les crayons eux-mêmes pour ces dessins, mais avec un pinceau ça fonctionne aussi. Il est possible d’atteindre plus longtemps pour une couleur plus foncée.

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Récupérer des dessins coloriésLe coloriage est un hit chez nous, mais que-faire de dizaine de dessins coloriés ?

1. Décorer la chambre. J’ai collé 3 gros dessins ensembles et utilisé un marqueur permanent noir pour ajouter des détails afin d’unifier les trois dessins. Pour d’autres dessins, j’ai découpé les personnages pour les coller individuellement sur le mur.

2. Créer des casse-têtes. Dessin + carton + ciseau pour un casse-tête adapté au niveau de votre enfant

3. Créer des jeux autonomes avec auto-correction
Vous avez besoin d’une feuille de carton + votre dessin. Tracer le contour de votre dessin sur la feuille de carton. Découper le dessin et tracer les différentes parties sur le carton.

Pour simplifier, vous pouvez simplement dessiner un rectangle sur le carton séparé en 6, et donc découper le dessin en 6.

À l’arrière du dessin, mettez un élément “question”. Soit une addition, une forme à associer à un pareille, une lettre minuscule à associer à sa majuscule.

 
Sur le carton, dans chaque section une réponse. 
 
Ensuite, l’enfant fait les bonnes associations selon la question/réponse et à la fin peut retourner les morceaux du dessin pour vérifier s’il a réussit (et donc re-créer le dessin).

 

 

 

 

 

 

Apprendre à jouer ensemble – Serpent et échelle à deux

 

En tant que maman de trois filles, c’est quelque chose qui me tiens à cœur: Renforcer leur esprit “d’équipe”.

Voici quelques idées de jeux que j’ai fabriqué/modifié dans l’esprit “collaboration”
et qui ont bien fonctionné.

Serpent et échelles à deux
Je prends une figurine que je pose sur la dernière case. L’objectif c’est d’amener l’autre figurine (sur le case départ) à son “ami”. Chaque enfant lance le dé à son tour et avance la même figurine.
Bonus: elles sont contentes à deux quand elles tombent sur une échelle, et déçus ensemble lors d’une glissade.

Pour des plus jeunes, un jeu du genre avec des couleurs au lieu des chiffres pourrait être plus facile.

et d’autres idées:
-Fabriquer un casse-tête pour l’autre
Parce qu’elles aiment se faire des cadeaux, sur un carton j’ai dessiné des œufs de pâques qu’elles ont décorés, puis je les ai découpés et elles ont échangés leur casse-têtes 🙂

-Faire un coloriage géant à plusieurs

-Faire un jeu style lite-brigth ensemble

-Faire un bricolage ensemble (papier mâché par exemple)

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