Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Et s'il était possible de faire différement? bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Auteur : zoelsirois (page 1 de 27)

Ma routine pour organiser ma vie de maman de 5

(C’est une vieille photo mais je l’aime beaucoup.)

Comme maman de cinq enfants et selon les choix que j’ai faits, la vérité c’est que j’ai de grosses journées et plusieurs responsabilités. Bon évidemment il y a la gestion de la maison et des repas comme tout le monde, mais pour moi, il y aussi l’éducation de mes enfants qui se module constamment selon leurs besoins présents. Je consacre beaucoup de temps à trouver les bonnes propositions pour enrichir le quotidien de mes enfants et de ceux de mon service de garde alternatif. C’est un plaisir, j’aime vraiment le faire.

J’ai abordé ma réalité récemment d’ailleurs (le slow toute occupé). Ça fait quelque temps que je pense à faire un article du type “Une journée dans ma vie” et pour débuter cette série, j’ai eu envie de vous apporter avec moi dans ma routine du soir.

Que se passe-t-il dans ma maison une fois que les enfants dorment ou sont dans la routine du dodo avec mon mari ?

La première chose que je fais quand la porte de leur chambre se ferme, peu importe l’heure, c’est me faire une tasse de thé et aller me coucher dans mon lit (ou dans un bain chaud). Avec une couverture et tout le kit. Oh, je prends un 15 minutes pour ne rien faire. Je bois mon thé en lisant quelques pages, en allant sur Facebook ou en parlant avec des amies sur Messenger selon mon envie du moment. C’est un moment clé de ma routine. J’ai besoin de me donner cette petite pause avant de repartir pour la soirée.

Donc ensuite, je me lève. Quand c’est difficile de me motiver pour la deuxième ronde, soit je laisse aller et je reste dans mon lit parce que c’est le meilleur choix pour ce soir (et je l’accepte) ou encore je me rappelle combien je serai satisfaite ensuite de ce que j’aurai accompli. Le deuxième gagne souvent.

Juste à côté de mon lit, j’ai un petit panier jaune dans lequel il y a:

Un crayon

Mes 2 agendas

Un cahier de dessin

Un cahier d’écriture

Je l’apporte avec moi dans la cuisine ainsi que la balayeuse-robot. Je bloque le corridor (pour éviter qu’elle se sauve réveiller les enfants ) et je part la balayeuse robot. À ce moment-ci de la journée, c’est tout ce qu’il reste à faire au niveau du ménage de base.

J’ai pris l’habitude de faire tout ce qui tourne autour du rangement avec les enfants présents, avant leur période de lecture. Je trouve que ça a un grand impact parce que quand je reviens vers les pièces principales après le coucher des petits, je ne suis pas accueilli par une to-do list. Ça permet aussi au parent qui endort les enfants d’être plus disponible pour eux, sans avoir l’arrière-pensée du ” Et il me reste tellement encore à faire !” Ce n’est pas toujours possible, mais c’est mon objectif lorsque ca adonne bien.

Comment j’utilise mon agenda familial

Je vais m’asseoir avec mon agenda familial et vérifier si j’ai prévu quelque chose dans la section priorités de cette semaine que je pourrais faire maintenant. Si tout ce qui doit être fait cette semaine l’est, alors je vais passer à la catégorie plus générale du mois en cours. Je fonctionne toujours dans cet ordre.

Lorsque j’ai du temps libre, j’essaie d’avancer tout ce qu’il est possible d’avancer pour toujours avoir une longueur d’avance.

Ce soir par exemple, je vois que je dois préparer un envoi de lettres pour la fête des enfants donc je pourrais ensuite me donner l’objectif de trouver les enveloppes et écrire les adresses. Ensuite, il ne restera qu’à écrire / dessiner les lettres avec les enfants. Je vais donc noter lettres dans la section pour la journée d’aujourd’hui. Demain, lorsque je regarderai, ça me rappellera de faire l’étape suivante de ce projet.

Dans les pages hebdomadaires, j’essaie de noter des mots-clés pour me rappeler de ce que j’ai fait et ce que je compte faire.

Je vais noter par exemple ce qu’on a fait aujourd’hui de particulier (par exemple, aujourd’hui j’ai noté explorations sensorielles, textures d’automne), un livre qu’ils ont aimé, des intérêts ou idées que j’aimerais explorer. En notant, ca me permets de vérifier d’un coup d’œil l’équilibre de mes propositions et même d’avoir des idées pour l’année suivante.

Parfois, je vais écrire plusieurs mois à l’avance une idée que j’ai eue, un livre que je veux prendre le temps de louer à la bibliothèque pour cette occasion. Si quelque chose me fais dire: “Oh, j’aimerais y penser!”, je tente de l’inscrire.

J’écris aussi mes menus, pas pour les planifier, mais pour me rappeler ce que j’ai eu comme idée de repas, pour la prochaine fois ou je chercherai une idée.

Comment j’utilise l’agenda santé

Oui, j’ai deux agendas pour de vraie.

Le deuxième est un agenda santé qui n’est pas daté et je ne l’utilise pas en continu. En fait, je m’en sers quand je suis dans une période de changement, d’ajustement de routine, de questionnements ou pendant laquelle j’ai beaucoup de projets que je dois mener à terme. Comme chaque jour est séparé par heure, je peux y noter une routine, les heures de sommeil du bébé. Je m’en sers autant pour moi que pour les enfants. Pour vous donner un exemple rapide: quand Laurent est entré dans une phase entre 2 siestes et 1 sieste, j’essayais de comprendre son horaire donc je notais ses heures de sommeil rapidement via les colonnes.

Une autre chose que j’ai faite: je vais prendre le temps de remplir l’horaire d’une journée avec mon horaire idéal. En le remplissant, ça me permet d’y réfléchir et de l’intégrer déjà un peu plus.

Je mets mes agendas sur ma table de chevet pour une raison bien précise: ils me permettent de mieux dormir. Si j’ai une idée, quelque chose qui tourne dans ma tête, je l’écris.

Mes cahiers

Dans mon cahier d’écriture, je note les chansons que j’invente, des débuts d’histoires, des recettes que j’aime beaucoup. C’est un peu pêle-mêle, mais mon objectif est de tout garder au même endroit. Je suis créative, mais parfois, j’ai tellement d’idées que je les oublie d’un jour à l’autre et je veux vraiment tenter d’avoir une routine, des rythmes plus constants. C’est pourquoi je note tout ça. Encore une fois, c’est une question de vider ma tête pour ne plus avoir à ressentir le besoin de me rappeler de tout.

Mon cahier de dessin, c’est un passe-temps et un journal intime du même coup. J’aime l’effet d’un crayon sur le papier, prendre le temps d’écrire des mots, dessiner, faire des listes. Je ne dessine pas vraiment bien honnêtement, mais je ne crois pas que ça devrait être un critère pour le faire.

Puis, après avoir vérifié mon agenda (et mon calendrier (question de ne pas manquer un rendez-vous, ils y sont notés sur le coup lorsque je suis au téléphone), mes intentions pour la soirée et le lendemain sont claires. Je vais faire les lunchs et avancer ce que j’ai choisi d’avancer ce jour-là. Si je fais une tache répétitive, qui ne nécessite pas de réfléchir ou me concentrer, je vais généralement écouter un podcast. J’aime beaucoup ceux dans lesquels des parents racontent leur expérience, je suis vraiment curieuse du vécu des autres.

Ensuite, je vais passer du temps avec mon mari, lire, coudre, dessiner, préparer un aménagement spécial dans la salle de jeu. Bref, profiter de mon temps libre.

Je sais que tout ca peut sembler beaucoup, mais pour moi c’est d’abord libérateur. J’y mets généralement 5 ou 10 minutes et c’est fait. Mon objectif finalement c’est que tout ce qui est dans ma tête, soit sur papier pour libérer de l’espace dans ma tête.



D’ailleurs, j’ai un code promo pour 15% de rabais, valide sur tous les articles au prix régulier chez Pomango: 5MPJ-15

Pour en savoir plus sur l’agenda familial: Cliquez ici
Pour en savoir plus sur l’agenda santé: Cliquez ici

Divulgation: J’ai reçu l’agenda familial dans le cadre d’une collaboration avec Pomango. Cette article reflète mes opinions réelles. J’ai payé de ma poche l’agenda santé. ;).

D’autres articles qui pourraient vous intéresser:
Le jeu libre est stimulant et éducatif. / Éduquer sans planifications mensuels thématiques

J’ai ce rêve pour mes enfants

Du jeu structuré au jeu libre: Accompagner l’enfant vers le jeu sans directives

Aménager un espace de jeu pour bébé à 4 mois et 6 mois

20 expériences stimulantes dans la nature pour les 0-2 ans. Dehors les bébés !

Materner et dormir : 5 conseils concrets pour le sommeil de bébé (et maman!)

Le slow toute occupé

En surface, sur les réseaux sociaux surtout, le slow toute peut donner l’impression d’être un grand étendu de temps libre et relaxant. Ce n’est pas mon vécu, je suis dans une autre saveur du courant.

Très honnêtement, mes journées commencent entre 5h et 6h du matin selon le levée du premier enfant et se terminent entre 21h ou 22h. J’avais envie de mettre ma réalité sur papier pour tous ceux qui ont une vie semblable. J’ai cinq enfants donc trois qui ont entre 1 ans et 5 ans. J’ai eu 3 bébés en 4 ans, ce qui est en soit un choix conscient de renonciation au temps libre tel qu’on l’imagine.

Les heures de yoga au grand air dans le silence ? Pas pour moi présentement. Sauf que, j’ai choisis ma propre définition. Pouvoir balancer mes enfants en chantant alors qu’ils éclatent de rire. Manger un pain aux poires comme déjeuner.

Ne pas me dépêcher. Créer une routine qui me convient. Être disponible pour la part de négatif sans que ce soit la goutte de trop qui me submerge.

Le slow toute n’est pas l’absence d’occupations mais la présence du choix. Avoir la liberté de prioriser ce qui fait du sens.

En créant de l’espace . En choisissant d’avoir les pieds ancrés dans le sol et de respirer au milieu des enfants. C’est une attitude, une vision de la vie, un refus de courir du matin au soir dans sa tête.

Et pour ça, il y a un coût de renonciation. Comme pour tout.

Le slow toute implique d’accepter de porter une façon de faire différente.

De laisser aller ce qui nous bloque. Le slow toute ne devrait pas être une injection de plus à remplir!

Pour moi, de choisir de vivre avec moins d’objets. Un horaire plus simplifié (pas 100 cours ou loisirs!)Etc. Bref, ralentir ne signifie pas ne plus rien avoir à faire. Ça signifie juste faire les choses en conscience, reprendre un peu plus de pouvoir sur sa vie. Les vivres au lieu de les laisser défiler. Et ça, ça dépend davantage de soi que de ce qu’on as à faire.

Divulgation : Il est possible que vous soyez dans une situation où le slow toute est hors de portée. Ce n’est pas un signe que vous ne faites pas bien les choses.

Zoé

🌻 Ce matin j’ai choisi de ne pas me dépêcher

Des livres à lire en septembre

Dans mon salon, j’ai eu envie d’immortaliser nos tablettes en cette première semaine de septembre. Ce sont les livres en vedettes, ceux qu’on lis le plus souvent cette semaine là. Je vous donne plus de détails dans l’article.

Des livres légers et drôles parfaits pour la période des intégrations/d’une nouvelle routine.

J’ai sélectionné plusieurs livres courts et amusants parce qu’ils favorisent la connexion.

Soit :

  • Nous sommes dans un livre! Et Regarde-moi lancer la balle!
  • Lièvre et ours: Où est Ours?

Bien que ce soit des livres plutôt simples, il s’y cache des perspectives éducatives intéressantes lorsqu’on s’y attarde. Dans “Nous sommes dans un livre”, les personnages découvrent la présence du lecteur. Le vocabulaire utilisé ouvre donc à des apprentissages sur ce qu’est un lecteur par exemple.

Caramel va aux pommes

Pour faire un lien avec les pommes cueillis, j’ai lut une histoire tournant autour des pommes de la collection de Caramel. Ce que j’aime particulièrement de cette série, c’est un détail mais ils ont choisis d’utiliser le mot : “pense” au lieu de “dit” lorsqu’ils présentent le dialogue de l’animal-vedette. J’aime bien cette petite touche qui permets de lui donner une voix sans pour autant tomber dans les animaux parlants.

Des histoires inspirantes

Au-delà de la forêt et Le petit chevalier qui n’aimait pas la pluie sont deux favoris ici. Ce sont des livres qui mettent à l’honneur de belles valeurs. Ce sont les préférés de ma 5 ans. On y découvre la persévérance entres autres, l’entraide, la débrouillardise..

This is my home, this is my school pour normaliser l’école à la maison. J’ai toujours proposé des livres anglais au travers les livres français par choix. Je traduis au fur et à mesure qu’on lit ensemble.

J’ai trouvé ce livre sur un site web appelé book outlet canada. On y retrouve des surplus de livres à prix avantageux, si on s’intéresse aux livres en anglais. La première commande donne droit à 10$ de rabais si on s’inscrit via un lien de référence (http://bookoutlet.ca/Loyalty/Referral?raf=y3wbVBIV&c=url). Ça me donne le même rabais si vous prennez mon lien.

Mon atlas du monde des éditions Petits Génies est le livre préféré d’Alice présentement, elle aime le regarder ++++ d’où sa présence.

Surtout ne laisse personne te faire croire que tu as un mauvais bébé/enfant.

Comment ca va la nouvelle année ou l’intégration du bébé en milieu de garde ?

Je veux aborder un sujet délicat lié de près à la rentrée, les intégrations. Ces moments sont propices à transformer temporairement nos enfants, qui réagissent chacun à leur façon au changement.

Et ce qui peut arriver c’est qu’on se retrouve avec des commentaires qui nous font douter de nous, voir même de notre enfant.

Parce que l’enfant “dérangeant” ou ” celui qui pleure plus” a des parents, pis ça se peut que ce soit le tien.

La perception des autres n’est pas nécessairement une réalité.

Je veux juste te rappeler que ça se peut que ça soit difficile mais que ça ne signifie pas que tu ait mal fait ton travail de parent. Ton enfant n’est pas un défaut, une difficulté, ne laisse pas ta perception se résumer à ça. Il y a tellement plus en lui.

Ton bébé qui ne fait pas ses siestes n’est pas la preuve que faire du cododo, l’allaiter, l’endormir dans tes bras etc était une erreur. En fait, c’est un signe que peut-être il as besoin de bâtir davantage son lien de confiance avec l’éducatrice. D’une routine différente.

Ton enfant de cinq ans qui fait ceci ou cela, c’est probablement pareille. Pis même ton plus vieux d’ailleurs. Il y a des besoins légitimes qui se camouflent dans ces comportements.

J’aimerais juste qu’on se rappelle qu’en mars, il y a pas si longtemps, on as arraché leurs repères aux enfants. Sans prévenir. Tout a changé, il y a eu des restrictions, des limites. Il existe peu d’informations sur comment un enfant s’adapte à une pandémie mais il ne faut pas perdre de vue ce qu’ils ont vécus. Ça peut avoir un impact, considérons-le.

La perception des autres peut avoir de la valeur lorsqu’elle est constructive mais ne perds pas confiance en ce que toi tu sait de ton enfant.

Parce vous surmonterez les défis, il les surmonteras à la hauteur de ses capacités. Il faudra peut-être adapter, modifier des choses. Ton intérêt sincère et ta volonté pour ton enfant seront ta force.

Bref, je voulais juste te répéter que tu es un bon parent, même si c’est plus difficile cette semaine.

(La photo c’est Laurent qui fait voler un cerf-volant improvisé.)

Zoé
www.cinqminutespourjouer.com

3 alternatives à “Ne sois pas triste” quand on quitte notre enfant et qu’il pleure.

C’est la période des intégrations / trois phrases à dire à ton enfant lorsque tu quittes la garderie ou l’école.

1.“Je vois / j’entends que tu es triste, tu préférerais rester avec maman! “

Lorsqu’on reconnaît son émotion, l’enfant sait qu’il est compris. On lui confirme que son émotion est valide et on accepte qu’il ait cette réaction (normale) face à notre départ. Nos mots sont cohérents avec comment il se sent à l’intérieur de lui et c’est vraiment aidant puisqu’on l’aide à mettre des mots sur son ressenti.

On évite le : “Ne sois pas triste!” qui semble aidant, mais ne l’est pas vraiment puisqu’il nie l’émotion.

2. “Maman va aller travailler et toi, tu vas jouer/ faire X avec (Nom de l’éducatrice ou du professeur.) ”

On se sent coupable et parfois ça va se traduire par une expression de remords. On va dire : “si seulement je pouvais, je resterais avec toi, mais je n’ai pas le choix d’aller travailler.” Cependant, ça peut envoyer un message confus à l’enfant : “Mon parent n’est pas certain que ce soit une bonne idée… oh c’est inquiétant !.”

C’est pourquoi je pense qu’utiliser un vocabulaire ferme (j’ai choisi, je veux ou tout simplement je vais) est rassurant. On créer une certitude, on lui montre que sa référence, son parent est certain de son choix et en confiance.

3. “Passons une bonne journée et ce soir on se raconte tout! “

On évite encore une fois de projeter nos inquiétudes, notre ennui sur l’enfant. Ce n’est pas malsain de lui mentionner que nous aussi nous avons hâte de le retrouver, mais axons davantage sur le plaisir de se revoir que la dureté de la séparation.

Oh et le soir venu, on le fais. On prends le temps de reconnecter, de s’intéresser, de raconter notre journée et (s’il ne parle pas encore) ce qu’on sait de la sienne.

Bonne rentrée / Intégration pour ceux que ça concerne ! 🙂

(Je sais que pour certains c’est passé, désolé !)

Zoé

« Articles précédents