Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Et s'il était possible de faire différement? bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Auteur : zoelsirois (page 1 de 32)

Apprendre à lire et compter par le jeu – Matériel pour la maternelle / première année

J’avais envie de vous partager une partie du matériel que j’ai utilisé pour la maternelle.
(Quand j’utilise le terme maternelle, disons que c’est très fluide entre 4 et 6 ans selon le tempérament de chaque enfant.)

Pour y aller plus clairement : ce sont des outils pour introduire ou consolider différents éléments autour entres autres de la lecture et la numératie. Plusieurs seront de nouveau utilisé en première année, c’est un continuum.

D’abord, je veux expliquer ma philosophie. Pour nous, apprendre c’est quelque chose de très organique et lié au quotidien. Personnellement je considère que c’est mon travail de faire la recherche, de comprendre les objectifs (pareille comme je le fais en petite enfance en favorisant le jeu libre), pour voir les opportunités et ensuite proposer du matériel intéressant. Ici, ce sont des jeux achetés mais sachez que ce n’est pas la seule route possible. Aussi, vous verrez beaucoup de matériel, mais rappelez-vous que c’est réparti sur plusieurs mois.

En maternelle (et plus tard), le jeu libre devrait occuper une grande partie des journées de vos enfants. Les aventures dehors pour découvrir le monde qui nous entoure. Introduire le carnet de la nature. L’art. Le beau. Introduire un rythme de vie. Favoriser la curiosité. Prendre le temps et dire oui plus souvent aux demandes des enfants, c’est un bon point de départ.

J’ai choisi du matériel qui permets de jouer, parce que je ne crois pas qu’apprendre se fasse uniquement dans le trio cahier-crayon aiguisé et chuuutt on se concentre (Ici je dramatise hein, sachez que plusieurs écoles se sont également éloignés de cette façon de faire ;))

Je vous présente ici du matériel qui a fait dire “oui!” à mes enfants lorsque je l’ai proposé, parce qu’il répondait à leurs besoins à ce moment-là. Cependant, ce n’est pas “tout” ce qu’ils ont appris car il est impossible de trier chaque moment de nos journées entre “éducatif” et “non-éducatif”. J’ai tenté de retrouvé dans ma maison ce qui était le plus proche, utilisé le plus souvent. 😉

Apprendre à lire, compter, raisonner, ça se passe d’abord en étant immergé dans un monde où ces outils sont utilisés quotidiennement. Un exemple rapide: Si je nomme les chiffres du numéro de téléphone de mamie et laisse mon enfant appuyé sur les chiffres correspondants, bien il apprends à reconnaître les nombres. La vie d’apprenant est faite de dizaines d’opportunités du genre, le travail du parent est alors de les reconnaître et les favoriser.;).

Je voulais aussi ajouter que ma fille étant un bébé d’automne, nous sommes un peu à cheval entre les deux niveaux. 😉 Suivez le rythme du votre.

Vers la lecture

Nous sommes au tout début de l’apprentissage de la lecture présentement et je vais vous dire que c’est une des choses les plus extraordinaires que j’ai vues. Voir mon enfant fusionner des lettres et lire sa première syllabe. Wow ! Comme beaucoup de parents, je l’imagine, je voyais la lecture comme un apprentissage réellement plus intense que les autres. Nous savons tous (ou presque) lire, mais comment est-ce qu’on en arrive là ? Je n’ai pas toutes les réponses, et je n’ai pas encore parcouru tout le chemin, mais je vous partage du matériel qui m’a permis de croire que ce chemin peut se faire par le jeu et le quotidien. Comme maman, je suis capable d’accompagner mon enfant dans son apprentissage de la lecture !

  1. Des livres, beaucoup de livres incluant de la lecture à voix haute. De beaux livres. De la poésie. Du vocabulaire riche. C’est une des choses les plus importantes.
  2. Jeu pour la conscience phonologique La pêche aux sons de Placote. Travailler la conscience phonologique, c’est la première étape avant de penser aller plus loin dans l’apprentissage de la lecture. Nous y avons consacré plusieurs mois au début de la maternelle. Pour certains enfants, c’est presque instinctif, pour d’autres, il faut y aller vraiment avec conscience.
  3. Matériel maison pour la conscience phonologique que j’ai fabriqué pour introduire ces concepts autour des repas.
  4. Alpha-bêtes de Placote (Cliquez pour un article complet sur celui-ci). Un petit jeu vraiment sympathique pour le nom des lettres en majuscule et minuscule. Personnellement, je l’ai utilisé plus tard dans l’année, lorsque les sons étaient déjà acquis via les alphas. Je voulais prioriser le son avant le nom.
  5. Des cartes rugueuses de l’alphabet. J’aime bien les utiliser pour le côté sensoriel, je les utilise comme référence pour leur apprendre à former les lettres sur papier ou dans les airs. Mes enfants aiment les manipuler. Elles sont assez solides donc on peut les laisser à hauteur des tout-petits.
  6. Lettres de l’alphabet magnétiques. On sort du dessus du frigo et on les utilise partout avec des plaques à biscuits. À considérer : c’est difficile de les utiliser si un plus jeune est dans la maison. J’ai bien aimé parfois laisser des mots ou syllabes mystères sur le frigo qu’elle devait deviner le matin aussi..
  7. Les alphas. Il s’agit du programme d’apprentissage de la lecture que j’ai choisie après avoir d’abord voulu essayé enquête au village des sons. Ce que nous aimons particulièrement de celui-ci c’est l’attachement développé pour les personnages. Ça rend facile de retenir ensuite leurs chants, puisque ce sont presque des amis, des figurines 3d. C’est particulièrement bien fait, chaque détail a été pensé et repensé. Nous avons surtout utilisé les personnages et l’histoire de base que j’ai intégrés ensuite dans plein d’idées de jeux “maison”. J’ai bien aimé avoir le guide du maître pour commencer, bien que nous nous en sommes éloignés. Le programme est vraiment cher, mais pour notre enfant, ça a fait toute la différence. Cependant, il n’est pas parfait au niveau VEO.
  8. Colima-sons. Pour intégrer davantage les graphèmes, c’est un jeu de cartes qui propose différents jeux à utiliser en mettant de l’avant ceux que l’on souhaite pratiquer. Mes enfants ont du plaisir pour vraie, et je trouve que c’est un bel outil pour automatiser un peu ceux-ci. De temps en temps, j’en introduis un nouveau (comme on, ou, en bricolant une histoire d’alphas ou en utilisant celle déjà prévue.)
  9. Des cahiers, des carnets, des fiches index, un tableau blanc.. En écrivant ce qu’ils disent régulièrement, leurs idées de chansons, d’histoires, dans leur carnet de la nature et en créant des occasions de copier des mots pour eux.

Pour la première partie de la première année, je veux aussi prendre le temps de sélectionner des histoires dans nos livres d’histoire, préhistoire, etc. sur les origines de l’écriture. J’ai envie de partir de la base et de nous y intéresser pour que tout soit plus significatif. Je reviendrai dans un prochain article sur la première année en détails, j’ai récemment fini de planifier les premiers mois.

Compter

  1. Un cahier des mesures et du matériel varié pour mesurer, chronométrer. Ceci est notre cahier des nombres. Nous y notons des nombres intéressants : nombre de pas de géants pour traverser la rue, hauteur d’une telle plante, temps des jeux d’eau. Pour jouer avec les nombres et aussi avec différents outils de mesures.
  2. Du matériel de manipulation varié. Ici j’ai mis des boutons en bois mais c’est parfois des roches, des cocottes etc. Pouvoir toucher, bouger, peser les objets c’est essentiel selon moi.
  3. Des livres, oui, même en numératie. Ici aussi, j’ai du matériel rugueux via un livre de Balthazar 😉 J’ai un immense coup de cœur pour le grand livre à compter qui permets de jouer avec beaucoup de vocabulaire, décomposer les nombres. Je l’ai emprunté via la bibliothèque, mais je l’aime pas mal.
  4. Des jeux de logiques, des jeux de société pour compter, des jeux maisons. Les jeux de société sont un terrain de jeux magnifiques pour les mathématiques. Compter sur le dé, planifier ses déplacements etc. On peut varier en trouvant des jeux qui demandent deux dés pour les nombres jusqu’à 12 par exemple. Singes en fuite est un des jeux préférés de mes enfants et il permet de développer la planification, le coté cognitif. Je vous recommande de regarder du côté des marques Placote, Smart games, Thinkfun, Foxmind pour des jeux qui développent l’esprit mathématique, l’esprit logique etc.
  5. Du Matériel pour compter dehors, utiliser les nombres hors de la maison. Pour des idées autour de ce thème, il y a le curriculum Wild Math remplis de bonnes idées. Seul détail: les objectifs ne sont pas tout à fait pareilles que le programme québécois. Il faut en tenir compte dans notre choix des activités proposés.
  6. Des chansons numériques (en variant, certaines pour compter en ordre croissant ou décroissant, soustraire ou additionner etc.) J’en ai trouvé plusieurs que j’ai apprise via le livre “Poissons, grenouilles et papillons“. D’autres viennent du matériel d’Hélène Besnard (absolument magnifique!).
    7. Le mouvement. OK, ce n’est pas du matériel mais je voulais simplement mentionner que je crois qu’il faut absolument bouger, s’animer en comptant. Lancer des ballons sur le mur pour atteindre des cibles et crier le chiffre. Sauter sur une marelle. Faire un décompter et sauter en bas de quelque chose. Compter devrait être vivant.
    8. Des affiches de nombres qui ont de la profondeur, crées avec l’enfant et lentement au fil du temps pour s’approprier chacun en y associant quelque chose.

    J’aurais pu continuer longtemps, cependant je voulais simplement faire un petit tour rapide des ressources que nous avons particulièrement appréciés. Si vous voulez voir un peu plus de nos apprentissages plus régulièrement, vous pouvez me suivre via Instagram et Facebook. J’en partage dans les story.


    Zoé

Divulgation : J’ai reçu certains des jeux dans le cadre de collaborations (#produitreçu), cependant mon avis reste le mien.

J’ai testé le nouveau jeu “Alpha-bêtes” de Placote

Les jeux incorporant l’alphabet sont un des thèmes qui revient souvent: voilà bien un des apprentissages qu’on souhaite rendre plus intéressant/amusant.

J’avais bien hâte de découvrir la proposition de Placote à ce sujet et j’étais très enchantée de découvrir alpha-bêtes dans mon courrier postal. Je l’ai reçu en cadeau pour le tester.

Pour vous donner une idée, présentement j’ai deux enfants dans l’âge cible soit Alice 4 ans et demi, qui sera en maternelle en 2022-2023 (bébé d’automne !) et qui reconnaît plusieurs lettres et sons grâce aux alphas (c’est une méthode de lecture). Charlotte, 6 ans et demi est de niveau maternelle (à la maison), elle reconnaît toutes les lettres, mais connaît davantage leurs sons que leurs noms. Aussi, elle reconnaît davantage les minuscules que les majuscules. Ps: Sur les photos, c’est mon mari mais j’ai joué aussi plusieurs parties avec chacune.

Ce jeu tombait à point pour nous parce que je voulais introduire davantage les noms des lettres bientôt.

D’abord, laissez-moi vous parler de la mécanique de jeu. Il existe deux façons de jouer + 2 niveaux de cartes.

Dans le niveau 1, les cartes représentent les lettres en majuscules. Dans le niveau 2, les lettres sont écrites en majuscule et minuscules. La mécanique fait penser à un jeu style loto: chacun son tour pige une carte et la lettre écrite sur la carte dois être retrouvée sur la fiche d’un des joueurs. Là où le jeu va plus loin, c’est dans la suite. Chaque lettre est associée à un symbole qui permet d’avancer sur le plateau.

L’objectif est celui-ci : le loup ou un animal arrivera en premier à la maison de grand-mère pour manger le petit chaperon rouge (!) ou la prévenir du danger imminent. D’ailleurs, chez moi, quand un enfant gagne, il chuchote :”Ce n’est pas ta grand-mère mais un loup !”

La réaction des enfants a été unanime: ils s’amusaient.

Moi, j’ai rapidement remarqué plusieurs bons cotés de ce jeu.

  • Les cartes alphabets sont simples et le léger cadrage fleuri permit de les mettre à l’endroit presque instinctivement. Si les fleurs sont à l’endroit (en bas), les lettres le sont.
  • La cabane en 3d ajoute une dimension intéressante au jeu et rends le plateau encore plus intéressant.
  • Le jeu permet à l’adulte de nommer les lettres même si l’enfant ne les connaît pas encore.
  • Dans le premier jeu, il faut reconnaître en utilisant la discrimination visuelle (trouver le pareil) donc c’est accessible même sans connaissance de l’alphabet. À force que l’adulte répète chaque fois le nom de la lettre, l’enfant apprend au travers du jeu. Dans le deuxième jeu, le joueur dois nommer la lettre (donc la reconnaître et y associer son nom) et les autres joueurs doivent l’identifier par son nom sans la voir.
  • J’aime le fait qu’on isole ici l’apprentissage de l’alphabet dans un jeu qui ne demande pas de dénombrer. Comme on avance avec des symboles, les enfants qui ont plus de difficultés avec les nombres peuvent jouer et avoir du plaisir aussi plutôt que de devoir relever plusieurs défis simultanément.
  • Le symbole pousse également l’enfant à bien regarder la lettre puisqu’il dois avancer selon le symbole associé à la lettre. Plutôt que de juste se souvenir qu’il a “P”, il dois retourner vérifier le symbole associé à P.
  • Les enfants ont hâte qu’on tourne la carte suivante pour découvrir qui avancera, c’est vraiment amusant pour eux! C’est comme une petite adrénaline le fun et on en ajoute en jouant le jeu de façon théâtrale: “mais qui va avancer ensuite? Oh non! Le loup est près!”

Les cartes de l’alphabet peuvent être utilisés de différentes façons pour créer d’autres jeux.


Par exemple: jeu de mémoire, associer majuscule et minuscule, associer les lettres à des lettres 3d en bois ou les alpha, les mettre en ordre pour chanter l’alphabet, traçage dans le sel, une chasse au trésor d’un objet commençant par une lettre qu’on vient de piger etc.

Une fois nos parties terminées hier, j’ai justement profité de l’intérêt de Charlotte pour continuer à jouer avec les cartes. Elle les a placées en ordre et a associé les alpha. Elle était hyper motivée.

Bref, en résumé c’est un très bon jeu pour introduire et jouer avec l’alphabet et le nom des lettres qui allie plaisir et apprentissages !

Transparence: J’ai reçu gratuitement ce jeu en échange de mon opinion honnête.

Lecture à voix haute- Des suggestions comme premiers livres à chapitres.

Pourquoi la lecture partagée (communément appelé read aloud) ?
Pour moi, la lecture partagée c’est une part importante de nos activités éducatives, de notre école-maison et de notre famille. Il faut comprendre que ca va plus loin que juste écouter une histoire. Nos enfants entendent des modèles de personnages qui vivent des choses, qui trouvent des solutions, qui ont des émotions. C’est une forme de modélisation vraiment intéressante pour eux.

– Pour donner accès à nos enfants à un vocabulaire plus riche, des situations variés, des habiletés, des traits de personnalités. Avec notre accompagnement pour expliquer, pour clarifier ou pour préciser au besoin.
– Pour le plaisir de lire comme activité ensemble: on savoure une histoire en famille comme on pourrait écouter une émission. C’est une activité à part entière, on s’émerveille ensemble de découvrir ces livres.
– Pour donner une utilité aux mots et s’ouvrir à la lecture, l’écriture. On peut remarquer les règles de grammaires, les lettres, les styles d’écritures. En lisant avec eux, on peut sentir quand c’est le bon moment de creuser ou non.
– Pour semer des graines d’intérêts pour des sujets variées qui nous donnent envie ensuite d’aller plus loin.

Voici donc certains livres que nous avons lut et mes commentaires. Ce sont des livres qui sont appropriées selon moi pour 3-6 ans, mais je tiens à préciser que je censure. Donc parfois, il y a de petits trucs qui clochent (c’est difficile de trouver un livre sans langage un peu violent banalisé, ou 100% adapté) mais je passe par dessus, je ne les lit pas, je modifie…

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Winnie l’ourson
C’est un livre avec un vocabulaire très riche, et des chapitres assez courts avec beaucoup d’action. Il retient beaucoup l’attention des enfants par ses situations. Mes enfants surtout ma 6 ans avaient toujours hâte que je le lise. Le langage est parfois dégradant (Winnie est parfois vu comme “pas de cervelle”) mais ce n’est pas non plus trop envahissant si on le saute. Si vous pensez connaitre Winnie avec la version “grand public” au langage plutôt ordinaire, vous serez épaté par la version originale. Pour de vraie, un gros coup de cœur !

La cabane magique
Celui-ci, c’est une série de livres qui sont beaucoup plus court que mes autres suggestions. Le langage est moins riches et les conversations entre le frère et la sœur sont un peu conflictuel, cependant comme première lecture partagée c’est très intéressant. Ce qu’on aime de cette série malgré ses quelques défauts, c’est la variété des sujets explorés. Chaque livre nous apporte dans un thème complètement différent, et ils intéressent beaucoup les enfants même les plus petits.

 Robot Sauvage
Je crois que c’est un très bon livre comme initiation aux lectures partagés car les chapitres sont courts particulièrement au début. Il capte l’intérêt et c’est un des meilleurs livres que j’ai lu! L’histoire est simple et parfaite à la fois: un robot tout neuf est égaré dans la nature et découvre son environnement, s’adapte, fait face à des difficultés. Le vocabulaire est riche et les sujets mentionnés sont particulièrement pertinents. Ça donne beaucoup de matériel d’où partir pour vivre d’autres apprentissages, par exemple nous avons fait des activités sur le thème du camouflage abordé dans un des chapitres.


D’autres livres intéressant: J’aime beaucoup partir du désir de partager et proposer des livres significatifs de mon enfance. Voici d’autres livres que mes enfants ont appréciés et qui ont été lus vers 5-6 ans.




Du matériel pour apprendre à compter, reconnaître les chiffres dehors et en action.

Dans l’objectif de s’éloigner des fiches et du matériel 2d, je voulais vous montrer quelques trucs qui m’aide au quotidien à favoriser la place des nombres par le jeu, dedans ou dehors.

L’idée qui me guide est toujours celle-ci : pour que quelque chose soit appris, cette notion dois être intégrée de façon à être intéressante et utile pour les enfants. Je présente les nombres, les lettres aussi comme des outils.

J’essaie que la majorité des éléments soient utilisables en action, en mouvement et surtout dans le jeu.

Dans la maison, j’ai plusieurs jeux de société qui répondent à ce besoin de rendre l’accès à la numératie intéressante et amusante (un autre article sur le sujet à prévoir!). J’ai voulu trouver des idées pour dehors.

Les nombres en bois sont gravés et l’enfant peut suivre avec son doigt la forme du chiffre. On les utilise dans des chasses au trésor, pour sauter par dessus, comme argent etc…
Des dés en bois, en carton, avec les chiffres choisis selon où en est l’enfant. Pour sauter, jouer à des jeux de société improvisé etc.

Le jeu du magasin peut avoir différents objectifs. Ici je l’ai fait avec des jouets de la salle de jeu mais ça pourrait être des branches et des fleurs. L’enfant compte le bon nombre de sous pour payer, reconnaît le chiffre sur l’étiquette ou dans le rôle du vendeur associe avec la bonne facture.
Pour compter en promenade, j’ai préparé différentes fiches comme celle-là qu’on met sur notre tableau à pince. J’ai fait exprès de choisir des éléments qu’on voit en grand nombre en promenade parce que je veux surtout travailler les nombres supérieures à 10.
J’ai aussi créer ce petit tableau pour comparer le nombre de différents éléments. Ça peut être : fleurs par couleur, auto par couleur, type d’arbres… peu importe.

une règle en bois fait maison pour mesurer dehors, la profondeur des trous d’eau par exemple.
Des chansons utilisant les nombres.

Elle n’est pas illustré mais j’aime bien utiliser “10 kilomètres à pied, ça use, ça use… 10 kilomètres à pied ça use les souliers. (jusqu’à 20 ou 25) quand les enfants courrent ou en promenade. J’utilise 1-2-3 surtout quand ils se balancent.

Bref, voici quelques unes de mes idées 🙂

Développement du langage : 3 trucs pour le stimuler au quotidien.

J’ai récidivé. J’ai invité une autre personne à écrire sur mon blog, et je vous explique pourquoi. Le langage c’est quelque chose d’important dans les premières années qui est souvent au centre de nos préoccupations. Personnellement, j’ai eu des enfants qui parlaient tôt, des enfants qui parlaient tard et aussi j’ai connu le retard de langage. Je sais qu’on veut absolument faire le mieux pour nos enfants et que parfois, on se met à douter. J’avais envie d’entendre une experte sur le sujet.

C’est Lorianne Lacerte, une orthophoniste vraiment pertinente à suivre sur les réseaux sociaux qui m’a offert cet article en ligne dans laquelle elle fait rimer simplicité et langage. Je vous mets aussi le lien de son podcast en fin d’article.


“Le développement langagier est un sujet qui touche tous les parents. Certains parents s’inquiètent, d’autres se questionnent. En tant qu’orthophoniste, on me pose surtout ces questions. Est-ce que le langage de mon enfant se développe bien? Est-ce que je dois m’inquiéter si…? Qu’est-ce que je peux faire pour l’aider à parler plus ou à parler mieux? Quels sont les meilleurs jeux pour développer le langage ?

Je comprends tout à fait leur questionnement. Quand ma fille était jeune, elle ne se déplaçait pas. Il ne rampait pas, ne se mettait pas à quatre pattes, ne se levait pas en s’agrippant aux meubles. J’étais inquiète, je lisais beaucoup sur le sujet, je cherchais quoi faire, comment faire. Est-ce que je devais consulter ou attendre ? À quel âge est-ce qu’un enfant devait marcher? Est-ce qu’il y avait un problème moteur, anatomique ? Je suis une professionnelle du langage, pas de la motricité. Je me sentais donc mal outillée pour aider ma fille.

Comme parents, on veut le mieux pour notre enfant. Quand on a l’impression qu’on n’a pas les connaissances, compétences pour lui offrir le mieux, on s’inquiète, on se questionne, on cherche des réponses. Peut-être que c’est votre cas pour le développement langagier.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous dire que vous avez plus d’outils que vous le pensez. Vous êtes déjà probablement un super allié pour le développement de votre enfant. J’ai aussi envie de vous donner quelques petits trucs simples, à appliquer dans votre quotidien. Rien qui demande du temps, de la préparation, l’achat des jeux ou de matériel. Des petits trucs simples pour changer votre façon de communiquer avec votre enfant et ainsi créer des situations qui favoriseront le développement de sa communication.

Adaptez votre langage au niveau de l’enfant

Ceci ne veut pas dire lui parler en bébé. Adapter son langage c’est de produire des mots ou des phrases que votre enfant pourra comprendre et tenter de reproduire. L’idée est de produire un message un peu plus complexe que ce que l’enfant produit. Par exemple, si votre enfant s’exprime avec des petites combinaisons « encore lait », vous pouvez lui répondre en donnant un modèle un peu plus complexe « Oui, tu veux encore du lait. ». Si vous produisez une phrase très longue « Oui, tu aimerais beaucoup que je te verse d’autre lait. C’est bon du lait froid. », il est très probable qu’il ne comprenne pas votre message. Le but est donc d’observer comment votre enfant s’exprime et d’ajouter un peu d’information, mais pas trop. S’il s’exprime avec des petits mots, produisez de courtes phrases. S’il s’exprime avec des phrases, allongez les phrases avec des compléments.

Donnez des choix

Je recommande toujours de donner des choix à l’enfant, ceci lui permet d’entendre une 1re fois le mot ou la phrase et pouvoir ensuite plus facilement produire ce mot ou cette phrase seul. Par exemple, si votre enfant pointe au lieu de dire des mots, offrez-lui un choix entre deux éléments : une pomme ou une banane? Placer alors les deux objets près de votre visage pour qu’il voie vos lèvres. Il sera alors beaucoup plus porté à essayer de produire le mot. S’il pointe, dites à nouveau le mot en le lui tendant. Utiliser cette stratégie régulièrement, même si vous savez très bien ce qu’il veut! C’est une façon de l’encourager à essayer de produire le mot, sans lui demander directement de le dire. On évite donc les phrases comme « Dis-le. Allez, dis une banane », ce qui peut mettre une pression sur l’enfant et amener certains enfants à refuser de faire une tentative.

J’utilise aussi beaucoup cette stratégie pour pratiquer les sons dans les mots, par exemple, quand un enfant produit le mot, mais qu’il le transforme (Ex. banane  « nanane »). En entendant le mot, l’enfant aura le modèle en tête et ce sera plus facile pour lui de le produire. S’il fait une erreur, dites à nouveau le mot en exagérant le son mal produit « une banane ».

Suivez les intérêts de l’enfant

Cette stratégie semble évidente, mais elle est très importante. Si vous ne suivez pas l’intérêt de votre enfant ou vous ne vous intégrez pas dans son jeu, vous ratez des opportunités d’interaction.

Si votre enfant préfère jouer avec des voitures et que vous tentez de le stimuler avec un casse-tête, vous perdez un peu votre temps. Allez vous asseoir avec lui et ses voitures et interagissez avec lui. Commentez son jeu, posez-lui des questions ouvertes ou inventez des scénarios. N’oubliez pas d’adapter votre langage à son niveau.

Si votre enfant s’intéresse toujours aux mêmes jouets, inventez de nouvelles règles ou intégrez d’autres jouets en lien avec ceux-ci. Soyez créatifs! Par exemple, si votre enfant aime beaucoup un casse-tête, cachez les pièces dans la maison, partez à leur recherche et nommez ce que vous avez trouvé. Pigez les pièces dans un sac et faites des devinettes (« J’ai pigé un animal à quatre pattes qui donne du lait »). Vous pouvez alors pratiquer les tours de rôle, la production de petites phrases, la production du pronom « je », etc. Bref, les possibilités sont très grandes, mais l’important, c’est d’être en interaction avec votre enfant et de partager un moment agréable.

Si vous suivez les intérêts de l’enfant, il aura alors beaucoup plus d’intérêt pour interagir avec vous et sera beaucoup plus attentif à votre modèle verbal que si vous lui imposez un jeu.

Voilà! C’était mes trois petits trucs pour soutenir le développement langagier de vos enfants. Je vous reviens prochainement avec des pistes pour adapter les jeux ou les activités, afin qu’ils deviennent de super outils pour stimuler le langage.

Lorianne Lacerte

Orthophoniste
Podcast: L’orthophonie simplement

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