Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Auteur : zoelsirois (page 1 of 9)

Menu de la semaine 25 janvier

[ ] Salade de lentilles froides (Je n’ai pas encore choisit la recette exacte car je sais que j’ai déjà tous les ingrédients de base. Je pensait à quelque chose de fruitée, avec des clémentines ?)


[ ] Boulettes en ragoût avec patates et carottes


[ ] Végé burgers (champignons, haricots noirs, noix de grenobles) avec salade

La recette vient du livre how not to die cookbook


[ ]burrito bowl : Haricots noirs, salsa, quinoa, avocats et crème sure avec chips de pitas

C’est une recette toute simple tout en un qu’on fait dans l’instapot rapidement et sans grande préparation. J’utilise toujours des légumineuses secs que je fais cuire moi même. Je fais griller des pitas dans le four pour servir avec.

[ ] Bar à bols. Riz brun, couscous, quinoa, différentes légumineuses, oignons rouges, concombres, poivrons, avocats, légumes variés + 2 option de sauce seront au centre de la table. Chacun fait son assiette. Je vais probablement le faire au milieu de la semaine, en prévoyant faire cuire un peu plus de tout ce que je prépare les jours précédents.


[ ] Assiette froide : mangues, fromage, concombres, carottes, céleris, humus ou pois chiches, fruits, craquelins. Cette semaine, j’ai prévu une semaine plus occupée alors voici un autre repas très simple qui va fonctionner sans grande préparations.


[ ] Minis pizzas sur pain naan au goût de chacun, crudités.


[ ] Quesedillas ou wrap haricots blancs et légumes grillés (choux de Bruxelles, champignons, épinards)

C’est un truc que j’aime beaucoup utilisé, on utilise les haricots blancs comme une sauce qui donne un côté crémeux à la recette. Les haricots blancs servent de fromage fondue bref.

Un simple jeu de société, tant d’occasions / jouer et apprendre au préscolaire

C’est avec quelques objectifs en tête que je sélectionne le jeu de société avec lequel on jouera ce matin-là. Je connais les mots qu’un des enfants doit prononcer en continuité avec le travail de l’orthophoniste. Pour un autre, c’est ses habiletés sociales et la capacité de gérer les déceptions.

On s’installe devant ce petit jeu bien populaire : la chasse aux monstres. C’est un jeu de mémoire réinventé, coopératif.

Première partie: On joue à plusieurs. Pour un des enfants, mes interventions sont axé sur le fait de demander qu’elle prononce une phrase précise à l’adresse des monstres (contenant les bons mots) pour provoquer leur fuite. Lorsqu’elle y parvient, la carte s’envole avec éclats (animé par ma main haha) vers le garde-robe en carton.

Pour l’autre, c’est un accompagnement à chaque, chaque, fois qu’un autre enfant trouve un élément, ou qu’elle n’en trouve pas. On valide l’émotion, et tranquillement on apprends à mieux vivre les petits échecs apportés par le jeu. Les réactions sont de moins en moins intense au fil du jeu. Elle s’assoit sur moi pour jouer. Je pose des questions inspirés des éléments du jeu et on en profite pour intégrer un beau parce que bien définis. On modifie la façon donc les monstres se rendent au garde-robe selon leur apparence en riant (on bâtit notre vocabulaire de verbes d’actions 😉 )

Oh bien sur, il y a la mémoire aussi, l’auto-contrôle pour respecter les règles. D’ailleurs, je remarque que ma 5 ans est rendu vraiment douée pour mémoriser l’emplacement des objets.

Deuxième partie.
Je refais une deuxième partie seule avec ma 3 ans. Cette fois-ci, il n’y as pas la pression de l’autre joueur dont on en profite pour jaser.

Et parler avec cet enfant de 3 ans est un plaisir pure. Son sens de la déduction, de la répartie, sa logique est fascinante. Elle parle de façon tellement détaillée pour une enfant de son âge. Quand la carte monstre lui demande” pourquoi dois-je aller dans la boîte ??” Elle réponds : ” parce que tu es une carte!” 😂

C’est ainsi que se passe une partie de la matinée.

J’ai envie de vous le raconter parce que, la prochaine fois que je répondrai que ce matin, nous avons joué à un jeu de société, vous saurez que c’était bien plus qu’une question de travailler la mémoire.

De vous partager aussi ce qui se passe dans ma tête pendant qu’on joue.

Tu es mon dernier bébé / laisser aller

Il y a bientôt un an, ronde de toi, j’étais sur le point de découvrir un nouvel humain à part entière. Sur le bord de la frontière entre la vie foetale et la vie sur terre. Et pour moi, c’était la transformation entre être une maman de quatre et une maman de cinq. Certains pourraient croire que ce n’est qu’un de plus, mais je t’assure que pour moi c’est chaque fois transformateur.

Tu es né, et j’ai fait de mon mieux. J’ai utilisé mon instinct, les connaissances que j’avais acquises jusque là, et ce que j’ai appris de toi.
Rien de bien différent des autres.

Puis un jour, j’ai découvert quelque chose de nouveau sur les nouveau-né, et plutôt que de remplir mon coffre à outils de “ce que je ferai au prochain bébé “, je l’ai laissé aller.

Parce que tu es mon dernier bébé.

Je laisser aller les idées de prénoms, les nouveaux produits géniaux pour nouveau-né et tout le reste. Ce n’est plus à moi qu’ils s’adressent.

Mon bébé aura un an, et je cesserai de compter en mois. C’est à coup d’année que les prochains chapitres s’écriront. C’est un deuil à faire, souvent incompris.

Mais c’est aussi une invitation à profiter, savourer, et lâcher prise.

Accepter que ces mois vécu x 5 constitueront pour toujours ce qui représente mon expérience de la vie de maman avec un bébé de moins d’un an. Avec mes forces et mes défis, et toute une gamme entre les deux.

Alors voilà. Tu es mon dernier bébé et chaque étape que tu traverse clos un chapitre. Parfois ça me donne le vertige, parfois j’y vois du positif.

Dans trois jours, tu aura un an.

🧡

Vivre les nombres / apprentissages au préscolaire


C’était un jeu sans consignes prévus d’avance qui avait émergé naturellement. La veille, j’avais créer un long parcours moteur au sol. Celui-ci traversait une grande partie du rez-de-chaussée, et était né de mon besoin de leur permettre de dépenser leur énergie de façon plus structurée, moins chaotique.

Juste après le repas donc, elle est d’humeur plus agité. Je l’invite sur mes genoux et lui propose une chanson. Ses yeux s’illuminent encore. Après quelques répétitions, je décide d’ajouter une contrainte. Je lui propose de faire le parcours pour que je chante un autre couplet. Elle s’exécute. Un couplet. Un tour de parcours. Un couplet. Un tour.

Puis elle me regarde et déclare: “Je vais faire deux fois le chemin cette fois-ci pour que tu chante deux fois.” J’approuve. Puis la fois d’après, c’est trois fois.

(….)
Un peu après noël, elle a, sans en avoir conscience, mener un sondage et compiler des résultats. Demandant à chaque personne son dessert de noël préféré parmis ceux que nous avions préparé. Sur une feuille, elle a dessiné les résultats.

(…..)

  • oh, j’en ai 2, il m’en manque… (compte sur ses doigts) comme ça pour en avoir 5. (….)

Le calendrier et autres outils pour faciliter les routines

Je montre une page vierge pour une question de sécurité ;).

Vers ses quatre ans, ma fille Charlotte a commencé à poser beaucoup de questions liées au temps qui s’écoule. Elle voulait savoir si nous avions prévu un rendez-vous, de la peinture ou de cuisiner le jour même et le lendemain. Ce sont des questions qui reviennent régulièrement, encore plus lorsque l’enfant s’initie aux nombres et demandera alors: ” Dans combien de dodos, on va voir mamie?” J’ai donc ressorti des outils utilisés vers les mêmes âges avec mes plus grandes.

Quand on y réfléchit, on s’en rend compte: en tant que parent, on contrôle l’horaire, la séquence des événements et notre petit la suit, sans avoir de pouvoir décisionnel. C’est pourquoi lui donner la possibilité de savoir ce qui s’en vient peut être une façon de le respecter et de lui permettre de sentir que le quotidien est un peu moins flou. Plutôt que de naviguer aveuglément et d’attendre qu’on lui dise ce qu’on va faire et où l’on va aller, il devient capable de prévoir lui aussi et de ne plus se laisser surprendre par les événements.

Il existe plusieurs façons d’intégrer notre enfant dans la planification, et je vais vous parler de quelques outils que j’utilise.

Le calendrier pour le rythme hebdomadaire

Accroché au mur de la cuisine, trône notre planificateur familial. J’utilise celui-ci depuis plusieurs années parce qu’il contient de grandes cases et qu’il est adapté aux fêtes québécoises. J’aime bien les illustrations qui sont simples et représentent la vie de famille réaliste.

La première chose qui est faite lorsqu’on ouvre une nouvelle page du calendrier c’est de dessiner les codes pour montrer les congés de papa, la présence de mes grandes, les pédagogiques. Donc, chez nous, une étoile signifie papa en congé. Un soleil signifie une pédagogique.

Une fois ceci réalisé, nous allons transférer notre routine hebdomaire sur le calendrier. Nous allons dessiner de petits dessins sur chaque case pour représenter la journée peinture, la journée cuisine, etc.. Chez nous, les jours de la semaine sont souvent associés au rythme lorsqu’on les nomme: mardi-peinture par exemple. Les plus petits utilisent ces repères fréquemment en parlant de demain comme la journée yoga, ou en expliquant qu’on va passer Halloween pendant la journée aventure.

Troisièmement, les rendez-vous et autres obligations sont également ajoutés en utilisant les autocollants. Nous allons les apposer et signifier ce qu’ils représentent aux enfants pour qu’ils le sachent.

Chaque matin, un des enfants va faire une barre sur la journée d’aujourd’hui et annoncer ce qui est prévu.

La poutre du temps pour le rythme des saisons

La poutre du temps est un dérivé du calendrier, utilisé dans la pédagogie Montessori. Nous avons lu d’ailleurs un livre de Balthazar (Balthazar et le temps qui passe) dans lequel son utilisation est expliquée et un modèle est fourni.

Le principe de celle-ci c’est qu’on la met sur un mur pour voir l’année, ses cycles au travers les saisons, les mois, et ça continuée.. Comme elle est plutôt longue, beaucoup vont choisir de mettre la poutre soit en plusieurs lignes une au-dessous de l’autre, soit quelques mois a la fois. Chez moi, j’ai choisi pour cette année de mettre la ligne pour illustrer les quatre prochains mois. Dans le passé, j’avais utilisé le principe de la poutre du temps pour illustrer ma grossesse de Laurent et ça avait été très populaire, les enfants s’y référaient. On y mets quelques repères (fêtes, saisons).

L’horloge pour la routine quotidienne

Une astuce toute simple que j’ai utilisée plusieurs fois est de transformer une horloge pour y afficher les différentes étapes de la journée. On s’en sert entre autres pour déterminer l’heure du lever, les collations, les repas, le coucher. L’enfant pourra acquérir de l’indépendance. Il pourra, par lui-même, prendre compte de l’heure et de si, par exemple, il est l’heure de se lever ou de rester couché. On peut créer des pictogrammes pour la routine et en associer les couleurs à notre horloge pour un outil encore plus précis.

Produit reçu: Cet article a été écrit dans le cadre d’une collaboration avec le site Pomango. Toutes les opinions émises demeurent les miennes.

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