Cinq minutes pour jouer

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

La pleine conscience, une des clés du bonheur parental

Pour vous je ne sait pas, mais pour moi, c’est ce qui fait la différence entre percevoir que je passe une mauvaise nuit ou percevoir la richesse de ces moments avec mes enfants. Je réfléchis cette article depuis des semaines, et je suis heureuse de vous l’offrir aujourd’hui. J’espère que ça résonnera en vous.

La première fois qu’on entend la notion de “pleine conscience” ou “pleine présence”, on peut avoir l’impression qu’il s’agit d’une nouvelle mode pour laquelle on devra trouver du temps dans notre horaire. On peut avoir l’impression que la méditation et ces styles d’approches de la vie ne fonctionnent que dans un silence paisible, dans un endroit doux, seule 30 ou 45 minutes. J’aimerais bien un jour avoir ce style de relaxation profonde dans un contexte idéalisé, mais ce n’est pas ma réalité présentement. On en reparlera quand mes enfants feront tous leurs nuits, et que la normalité sonore de ma maison diminuera en décibels.

La pleine conscience n’as pas à être dans un endroit isolé, lumineux et plaisant visuellement a la pinterest pendant 30 minutes matin et soir. Votre vie est bruyante? La pleine conscience le sera. La pleine conscience prend place dans votre vie, comme elle est déjà. La différence n’est pas au niveau de ce qui se passe extérieurement, mais à l’intérieur.

Ce n’est pas une activité qu’on doit ajouté à notre horaire, c’est un état. Lorsque je me place dans cet état, je porte un regard différent sur ce qui se produit autour de moi. Je suis en mode analyse. Je sors du mode automatisé.
J’utilise mes cinq sens pour prendre acte de ce que je ressens. J’interroge mon cœur, mes émotions.

Je souris en pleine conscience, parce que ce que je vis, c’est beau.
Je deviens spectateur de ma vie et c’est généralement savoureux. Il m’arrive régulièrement de me dire: ” Wow, c’est beau ce que je vit” et de sourire aux petits bonheurs. Être dans mon lit avec mon nourrisson qui babille. Lire un livre avec mes enfants autour de moi. Prendre une marche au printemps. Voir mes enfants manifestés des habiletés, des émotions, des traces de leur personnalité. Recevoir ce dont j’avais besoin.

On a perdu la notion d’apprécier “l’ordinaire” mais la vérité c’est que rien n’est ordinaire.

C’est une richesse immense que de pouvoir côtoyer des enfants. De recevoir. De donner. De pouvoir acheter ce dont on as envie. De manger de bons aliments. Rien n’est acquis, tout est un privilège. Il faut en prendre conscience, s’arrêter, et regarder d’un autre regard ce qu’on vit. En considérant tout comme ordinaire, on oublie aussi de s’apprécier. C’est comme si on négligeait de prendre le mérite.

L’ancrage dans le présent : Faire le tour des sens
Je porte attention aux sensations (le poids, la chaleur, le doux, le rugueux),
Je porte attention aux bruits (la musique, la voix, le vent, les oiseaux)
Je porte attention aux odeurs (sa peau de bébé, la chandelle, l’odeur du printemps)
Je porte attention aux goûts
Je porte attention aux images (les détails de ses cheveux, ses oreilles, un coin de ma maison qui me rends heureuse et sereine)

Du même coup, j’apprends à me connaître, à reconnaître ce qui me fait du bien, à prendre soin de moi.

Jouer avec le temps
Je porte aussi attention à ce que se passe a l’intérieur de moi. Est-ce que je vis correspond a une projection que j’ai faite dans le passé ? à un objectif pour lequel j’ai travaillé ? Suis-je fière, heureuse, nostalgique ? Parfois je joue avec le temps, essayant de me replacer dans les sensations que j’avais lorsque j’imaginais, j’anticipais ce moment qui est finalement arrivé. Je le fait également avec le futur; je prends conscience de ces moments dont je veut me rappeler plus tard.

Sur un côté un peu plus “spirituel” ou ésotérique, dans certains moments très importants, je peux imaginer voir presque ressentir les liens invisibles qui me lient à d’autres personnes. Vous savez, ces pensée positives qu’on envoie aà ceux près de nous ? Je me souviens m’être levée le matin de mon accouchement et avoir respiré et imaginé ceux qui étaient avec moi, avoir pris acte de la force qu’ils m’envoyaient.

Pourquoi être plus conscient du moment présent ?
Pour être plus heureux et se rendre compte de ce qu’on a déjà de positif.
Pour moins tomber dans le piège de l’automatisation.
Pour réapprendre à être dans le présent plutôt qu’a toujours chercher la nouveauté, la distraction (avec son téléphone)
Pour se ressourcer, même au milieu du chaos.
Pour remplir notre réservoir d’énergie émotionnelle.

Et si vous essayiez, quelques fois par jour, d’être pleinement conscient de la vie autour de vous ? Au milieu des difficultés, du chaos, il y a certainement de petites choses positives qui méritent votre attention, reconnaissance, joie.


Un exemple raconté

Bon 1 mois sur terre mon bébé! 

Ce matin à 4 heures et quelques, tu t’es réveillé. Téter n’as pas suffit à te rendormir alors je me suis levée, j’ai changé ta couche et je t’ai emmaillotté. Puis, je me suis installée dans la chaise berçante avec toi. Je t’ai parlé et tu me regardais, les yeux dans les yeux. Je t’ai dit : tu as un mois mon fils! Je t’ai flatté les cheveux. J’ai tenté de profiter de chaque seconde, d’emmagasiner en moi ces souvenirs. Puis j’ai chanté alors que tu as commencé à t’agiter. J’en étais à la poulette brune quand tu as finalement fermé les yeux.

5h30 du matin
Pendant que je te berçait encore, ta soeur de 4 ans est venue se glisser dans mon lit. Elle s’est collé à papa. J’ai attendu un peu, puis je t’ai déposé à côté de papa et je l’ai prit.

Elle s’est réveillée à cause du bruit des déneigeuses qui lui fait peur.
Je l’ai emmené devant la fenêtre pour regarder avec elle les tracteurs qui déneigent les rues. Ils sont bruyants, lumineux dans la nuit. Nous les avons observé quelques minutes. Elle a but de l’eau. J’ai proposée de lui prêter ma veste en laine et d’y mettre un peu de he de lavande. “Des gouttes qui sentent bons”. Elle as acquiescé, à sentit l’odeur et elle est retournée à son lit où je l’ai bordée. Je lui ai confiée que quand j’était à l’hôpital, je dormait avec quelques gouttes de lavande près de moi. Moi aussi, j’aime ça sentir ces gouttes qui sentent bon… Si pour elle ça sent “maman”, pour moi ça sent la maison.

En sortant de sa chambre, j’ai entendue Alice (2 ans) qui se réveillait. Probablement à cause de mes pas. Je suis allée la bercer, j’ai profiter de la douceur de ses cheveux et de la beauté de ses traits. Je l’ai déposée dans son lit, je me suis couchée à côté d’elle et elle m’as prit dans ses bras. Collée collée. J’ai passé plusieurs minutes ainsi à me rappeler le petit bébé qu’elle as été, l’enfant qu’elle devient. Je lui ai proposé ma jaquette pour la recouvrir.

Dans le silence du matin, j’ai allumée une chandelle. Il était 6h. J’ai mit des fleurs au centre de la table. Ramassé un peu le salon. Préparé des ciseaux et de la laine pour qu’elles puissent reprendre l’activité de la veille dès le réveil. 

Puis tu t’es réveillé mon bébé, tu avais soif. Tes soeurs relaxaient dans leurs lits, lisaient. Je suis allée les inviter à venir me rejoindre. Je t’ai allaité en regardant la vie autour de moi. Tu es resté éveillé un moment, je t’ai habillé sur la table au milieu du déjeuner de tes soeurs. Puis, fatigué, tu as dormit au travers la routine matinale, alors que d’une main je te gardais contre moi et de l’autre je peignait des cheveux, brossait des dents etc..

Maintenant, papa s’occupe de tes soeurs et nous on profite du calme de ma chambre. Tu dort contre moi alors que j’écris ces mots pour ne jamais oublier le bonheur d’un simple matin. Pour me souvenir quand tu sera grand du matin où tu as atteint 4 semaines de vie.



2 Comments

  1. Geneviève Côté

    April 9, 2019 at 1:29 am

    J’essaie de vivre la pleine conscience moi aussi, je trouve cela très important, par contre je n’y arrive pas à tous les jours, il y a des journées où sa vas moins bien et lorsqu’il y a la pleine conscience, c’est là que je réalise comment je suis chanceuse de vivre cela!!!

    Ton texte de ton bébé de 1 mois est tout simple magnifique, j’adore!!!

    Et, j’ai pensé à toi aujourd’hui car en préparant mon souper, j’ai donner les tomates congelées de mon jardin, pour enlever la pelure aux enfants, ils ont adorés ça, moi je pouvait préparer autre chose et ils étaient contents de m’aidez, donc voilà, merci pour ton truc car je l’avais lu dans un tes articles!!!

    • zoelsirois

      April 12, 2019 at 2:32 pm

      Merci de ton commentaire!
      Évidemment, j’ai aussi de moins bonnes journées.
      Je suis contente de lire que l’idée des tomates a plut a tes enfants 🙂

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