Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Simplicité volontaire, bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

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Les jeux préférés de Laurent vers 15 mois

Depuis quelques semaines, je remarque que la façon de jouer de Laurent évolue, nous sommes dans une nouvelle dimension du jeu. J’ai pensé vous partager ses activités préférés pour vous donner des idées.

Cache-cache version bambin

J’ai le souvenir d’avoir jouer à ce jeu avec chacun de mes enfants vers cette âge.. L’idée est très simple, je me cache dans une des pièces qui donne sur le corridor, il court me trouver et on recommence. C’est un jeu qui permets de normaliser l’absence temporaire du parent également (oui, ce jeu contribue même à faciliter/préparer l’endormissement seul éventuellement. )

Musique et stop

À l’aide d’instruments de musique, nous alternons entre la musique et la silence. On agite nos maracas ou frappe sur nos tambours jusqu’au moment où un des joueurs lève les mains en l’air. À ce moment, tous arrêtent et lèvent également leurs mains. Laurent aime beaucoup beaucoup ce jeu, surtout quand je le laisse être celui qui décide le rythme des alternances. Il adore voir que ces gestes ou paroles ont un effet sur nous.

Tomber et oh oh

En fait, tout ce qui entre dans le principe d’action et réaction est un gros hit. Faire tomber une tour et s’exclamer oh oh, les mains sur les joues par exemple. Il aime pouvoir avoir le contrôle, le pouvoir de provoquer une réaction prévisible. Je passe parfois plusieurs minutes avec lui à réagir à ces gestes et ce sont de beaux moments.

Danse, jeux de mouvements, chansons

Il imite de plus en plus et est bien heureux d’observer tout ce qui est jeux de mouvements, comptines, chansons. Nous en avons quelques unes que nous répétons régulièrement, et il essais vraiment de faire comme nous! Il parvient à imiter des mouvements comme être en petit bonhomme etc. Les courses avec ses soeurs sont également un grand plaisir pour lui, et les jeux comme jour/nuit (quand je dit jour, on court autour de la table, quand je dit nuit, on se couche au sol.)

Passer le balais, brasser, aider.

Pour rendre Laurent particulièrement heureux? Donnez-lui une petite mission. Ranger une débarbouillette. Apporter quelque chose ou mettre dedans. Il as ce désir grandissant de faire comme nous, d’être utile. C’est quelque chose qui est parfois incompris chez les petits trottineurs mais tenter de comprendre leur angle de vue peut faciliter le quotidien. Il est vraiment intelligent d’ailleurs et les liens qu’il fait uniquement en nous observant nous étonnent régulièrement. À 15 mois, ce petit garçon semble avoir une bonne connaissance de la vie quotidienne de la maison.

Grimper.

Partout. Ai-je besoin de donner plus d’explications? Hahaha. Son gros défi présentement ? Il tente de réussir à grimper en haut de la bascule m.a fabrique... il y est presque!

Les imagiers et photos

Il est vraiment +++ intéressé par les images qu’on nomme / fait les sons pour lui. Ici il pointe un dessin de chien sur la nappe éducative bimoo. Ce que j’aime du format nappe? Facile à laver, à apporter partout, bébé peut marcher dessus..

J’ai également imprimé et plastifier une photo de lui et d’objets qu’il aime. Je lui donne dans les moments d’attente.

Autre découverte : le dé des premiers mots de la marque placote. Encore une fois, ça reste dans son intérêt des images et mots. Il adore le lancer aussi! Gros succès, c’est définitivement un très bon jeu!

Peinture et activités sensoriels

Il aime bien peinturer. Ce qui fonctionne bien pour moi c’est de mettre un tout petit peu de peinture dans un pot et il trempe son pinceau lui-même.

Parfois je met de l’eau avec un peu de fécule de mais sur une plaque de cuisson et il joue à expérimenter avec ce mélange mi-solide, mi-liquide. Il aime aussi “m’aider” à faire la vaisselle…. et jouer dans la boue!!

Communauté : parent en cheminement pour découvrir une nouvelle façon de faire avec ses enfants

Jouer, prendre soin, en mode économie d’énergie / Miser sur l’ordinaire avec intention.

Aujourd’hui, j’ai une migraine. Depuis ma grossesse de Laurent, j’en ai régulièrement et les conseils sur la noirceur et le repos ne s’appliquent pas vraiment à mon quotidien. 😂

Cette tranche de vie s’applique à toutes les raisons possibles d’avoir moins d’énergie.

Je commence ma matinée tranquillement parce que j’attends l’effet du Tylenol pour être plus fonctionnel.

Et voilà que vers 9 heures, je suis prête à enclencher les routines de préparation, la douche, les dents.

Ça pourrait sembler bien ordinaire comme moment. J’ai choisis d’y mettre de l’intention pour le transformer en moment important, positif, joyeux.

On aurait dit les coulisses d’un événement important dans ma maison alors que chacune prit sa douche l’une après l’autre pour ensuite passer à travers des stations.

J’ai sortit la crème hydrante, le séchoir, la brosse, et même le parfum.

J’ai accueillit les plus jeunes à la sortie de la douche avec un :”Voici votre serviette, mademoiselle.” et j’ai proposé mes services de styliste aux plus grandes pour sélectionner leurs vêtements.

J’ai prit soin de chacune d’elle en peignant, séchant les cheveux tout en leur parlant. Elles ont brossés leurs dents en attendant leur tour.

J’ai regardé dans le mirroir et j’ai sourit. C’était beau. Leurs yeux brillaient.

Ce n’était que la période des douches, vous savez.

Plutôt que de tenter de concilier des tâches en même temps ou de tout faire vite, j’ai choisis de rendre ça important. De voir ce moment comme un espace privilégié dans le quotidien.

Ce n’était que la période des douches, rien d’extraordinaire mais j’en ai profité pour remplir leur réservoir d’attention. J’ai transformé un moment de routine en moment de qualité.

Une clé pour économiser de l’énergie ? Cesser de voir ces deux moments comme nécessairement séparé.
On souhaite évidemment avoir des moments de qualité avec nos enfants, mais on pense que la seule voie possible est le jeu.

Ça fait une grosse charge, cette pression de jouer suffisament tout en ayant cette routine à faire aussi (les nourrir, les laver, etc.) On peut avoir l’impression de ne jamais arrêter.

J’ai envie de vous proposer : Le prendre soin étant nécessaire, et si vous tentiez d’y mettre un peu plus d’intention pour en faire du même coup un moment de “remplissage” de réservoir affectif?

Un verset pour la routine du dodo

Avant l’histoire du soir ou de l’après-midi, il y a cette introduction, un verset que j’ai créer pour mes enfants.
Lorsqu’ils sont plus agités, ils le demandent: ” Parle-moi de la petite chenille, maman.”

Les versets répétés au fil du temps créent un cocon sécurisant, les enfants se l’appropriant. C’est une référence, quelque chose qui ne change pas malgré tout ce qui peut arriver (style: une pandémie ;).)

Pour moi donc, un verset c’est parfois un poème, parfois un ensemble de mots, parfois une intention.. C’est aussi une façon d’exprimer notre gratitude, de se repérer dans le temps.. J’en ai traduit certains de l’anglais, et j’en écris aussi pour mes propres enfants.

Je partage celui-ci dans le but d’apporter un peu de douceur. Osez y mettre vos propres mots évidemment lorsque vous le raconterez aux enfants de votre quotidien. Pendant que je le lis, je créer un cocon de couverture aux petits, bien emmaillotés..

Ps: Merci de ne pas le copier/coller, utilisez la fonction partage plutôt. 😉

Zoé

L’art de ne pas être à bout / Prendre soin de soi comme parent

Nous avons accès à énormément d’informéations sur la façon d’être avec nos enfants, d’organiser leurs journées, de planifier des activités. C’est génial d’ailleurs ! Il existe cependant un flou, une zone parfois négligé : la disponibilité émotionnelle des parents n’étant pas illimité, il faut absolument parler davantage des moyens de la protéger. Je veux vous parler de l’art de ne pas être à bout.

Bien des adultes n’ont pas eu la chance d’apprendre à prendre soin de soi ou, l’ont oublié avec le temps. C’est d’autant plus d’actualité dans une période de stress comme celle que l’on vit présentement.

Quand notre téléphone cellulaire est sur le point de manquer de batterie, nous activons le mode économie d’énergie afin de prolonger sa vie jusqu’à un moment où il sera possible de le recharger. Ce que je vous propose, c’est de faire la même chose avec votre énergie de parent.

L’objectif n’est donc pas d’avoir une énergie, une disponibilité illimité et de ne jamais avoir d’émotions. C’est plutôt le contraire : développer une conscience, une connaissance de soi pour vivre mieux avec nos capacités réelles en tentant de ne pas les dépasser. Ça nous permettra de mettre des choses en place pour nous avant d’en arriver à un débordement.

Il y a plusieurs façons d’appliquer ce principe; voici quelques idées :

– Rester alerte et se questionner régulièrement sur notre niveau d’énergie.
– Reconnaître les signes qui signifient que notre disponibilité baisse.
Créer une routine qui tiens compte de nos besoins… et réduire au minimum nos exigences en période sensible.
– Découvrir les bienfaits du jeu libre pour avoir moins la pression de créer des activités.
Réduire la quantité de jouets pour en avoir moins à gérer/ranger.
– Se permettre un moment de retour au calme comme adulte.
Oser utiliser la barrière et mettre des limites pour respecter nos besoins.
– Appeler une amie pour décharger.
– Méditer ou expérimenter avec la pleine conscience.
– Planifier nos journées en fonction de notre énergie et de celles de nos enfants. Faire le souper le matin quand les enfants sont moins demandant par exemple.
– Demander de l’aide (ligne-parents).
– Découvrir ce qui nous fais du bien (tisane, huile essentielle etc.)

– Aller dehors pour respirer l’air extérieure, toucher un arbre, se mettre pied nu pour s’ancrer au sol.

– Se fixer un petit nombre d’objectifs dans notre journée (ici, c’est 3.) Ça peut être très simple, le but c’est de voir ce qu’on accomplie.

– Préparer des jouets et un pré-déjeuner (une banane fait l’affaire) aux enfants la veille pour avoir le temps de se réveiller plus doucement ( et s’étirer) avant de tomber dans le “rush du matin.

– Mettre de la musique et danser, ou créer d’autres moments de folie et de relâchement régulièrement.

Un dernier exemple: mes enfants n’écoutent pas la télé ordinairement. Cependant, j’accepte qu’il y a un certain niveau où mes priorités basculent et où l’écoute de la télévision deviens plus positive pour notre famille que le contraire. Ce n’est pas mon outil numéro 1 dans ma trousse, mais il est là.

Plus ils ont de jouets, moins les enfants jouent ?!? / Le jour où j’ai vidé ma salle de jeu.

Un jour, je me suis sentie envahie par les jouets.

Je vous en parle parce que le 1 mai est le jour 1 du défi 7 jours Épurer pour mieux jouer. Cependant, cette publication est pertinente même si vous ne pensez pas vous y inscrire ;).

Sans m’en rendre compte, au fil du temps, j’avais accumulé des objets comme tout le monde. Un jouet censé être la clé de telle habileté. Un autre pour travailler cela. Un nouvel objet semblait être la solution à chaque situation qui se présentait.

La réponse semblait toujours externe. Il manquait toujours quelque chose.

Au bout d’un moment, ça devient difficile à organiser. Alors je vais au Ikea, j’achète des meubles, des bacs. C’est possible évidemment de garder une maison pleine organisée.

Mais ça prends du temps. Mais ça augmente subtilement ton niveau de stress. Ça devient lourd même.

À un moment, j’ai l’impression que mon ménage quotidien repose essentiellement sur le déplacement des jouets, leur entretien, leur présentation. Remettre à leur place. Faire la rotation. Chaque jour. Constamment. Parce que mes enfants, ils ne jouent pas bien.

La vérité c’est qu’on se perds un peu dans l’abondance. Les enfants éparpillent plutôt que de jouer. Ils vident les bacs. Ils jouent de façon distraite, passant d’un jeu à l’autre.

C’est qu’il y a plusieurs années, j’étais convaincue que mes enfants avaient besoin de plus, toujours plus. Des jouets les plus éducatifs. Des jouets les plus bruyants, lumineux, stimulants. J’étais heureuse quand je réussissais à mettre la main sur un jouet lumineux et sonore qui faisait plein d’affaires.

L’erreur principale que je faisais à ce moment? Croire ce que les fabricants, l’industrie nous laissait croire. Ton bébé a besoin d’une machine complexe qui fait du bruit pour apprendre à mettre dedans (Spoiler: Ton bébé n’as pas besoin de jouets contenant des batteries) . Croire que plus un jouet est animé, plus il a de fonctions, plus il permet le développement de bébé.

Je faisais l’erreur, à cette époque, de négliger le fait que l’enfant est le principal agent de son développement. Que le quotidien est stimulant. Qu’expérimenter, vraiment librement, plutôt que de devoir se limiter à des schémas imposés par des jouets, était la meilleure façon de se développer.

Un jour, j’ai ramassé tout mon plastique, et j’ai fait une annonce sur kijiji: gros lot de jouets à donner. J’ai donné l’exerciseur, en même temps. À cette période, mes lectures sur les pédagogies alternatives m’avaient conduite vers les jouets en bois, et les jouets dits éducatifs. J’ai découvert aussi la motricité libre (la raison du départ de l’exerciseur!)

L’étape suivante, que j’ai vécu, ça as été de tout remplacer par des jouets en bois. C’était un bon départ, assurément, mais ce n’était pas encore la fin de mon cheminement.

Déjà, j’ai vu une différence avec mes enfants: Ils jouaient plus longtemps. Ils se chicanaient moins. Et à ma grande surprise: ils se développaient tout aussi bien, en fait, ils ont connu des bonds au niveau de leur développement dans cette période la.

En observant mes enfants, je me rendis compte de quelque chose qui est souvent raconté de façon anecdotique: Que ce soit un jouet adapté ou une roche et un bol, le bébé va prendre ce qu’il a devant lui pour mettre devant. L’enfant va compter les roches, ses sous ou les jolis oursons à compter. Peu importe.

Nos enfants ont tout ce qu’il faut en eux pour se développer, ils ont surtout besoin d’un adulte présent et intéressé. Et ces jouets en trop sont un obstacle bien souvent. Ils nous volent du temps donc nos enfants ont besoin, alors qu’on les lave, range, et range encore…

Et puis, j’ai traversé une troisième et quatrième phase..

Et dans les mois et années suivantes, chaque jour que mes enfants évoluaient, j’ai appris à me détacher des jouets. J’ai constaté leurs apprentissages, connecté avec leur monde. J’ai appris à les connaître. J’ai presque vidé mon armoire de rotation au complet, ne gardant que les jouets visant des âges variés ou des compétences vraiment ciblés et amusant. Je n’ai pas gardé les jouets “bonne conscience”, comme les dizaines de jeux de société auquel on ne jouait pas, j’ai choisi de garder nos préférés.

En faisant mes choix, je modelais l’identité de notre famille. Nous voilà, nous sommes une famille qui aime jouer aux cartes, partir en promenade, lire des histoires…

Jusqu’à atteindre l’équilibre.
J’aime les jouets. Vous pourriez avoir eu l’impression contraire mais j’aime les beaux jouets, les découvrir, expérimenter, les présenter aux enfants et les voir les utiliser. J’ai découvert aussi au fil du temps que ce qui faisait la qualité d’un jouet était différent de ce que j’avais cru au départ.

Nous avons moins de jouets que la majorité des gens, mais suffisamment de ceux qui intéressent nos enfants. 

J’ai de beaux jouets en bois et des des jouets en plastiques, je ne suis pas tout-un ou tout l’autre.

Ce n’est pas tant la quantité, la qualité, que la relation qu’on a avec ceux-ci.

J’ai une quantité de jouets qui nous convient.

Qui se range assez rapidement pour nous.

Qui permet à mes enfants de rester concentré sur leur jeu, sans papillonner d’un à l’autre.

Qui leur permet d’être disponibles pour jouer joyeusement (parfois, après la période de Noël, quand la quantité de jouets augmente un peu trop, je vois des comportements réapparaître, ils jouent moins, sont plus agités, etc.).

Aucun jouet n’est plus extraordinaire que l’enfant qui l’utilise. Je sais qu’ils ne sont qu’un outil, et non pas le moteur. Le moteur de ses apprentissages reste mon enfant.

Pourquoi est-ce qu’avoir moins de jouets (et surtout, mieux choisir le matériel) fonctionne?

Bref, comme spécifié au début de la publication, le 1 mai, la troisième édition du défi 7 jours épurer pour mieux jouer aura lieu. Pour être encadré dans tes premiers pas vers l’épuration ou découvrir un peu plus en profondeur le concept des jouets “libres”, c’est un excellent départ pour ton cheminement.

Ces articles pourraient te permettre de réfléchir plus en profondeur…

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