Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Et s'il était possible de faire différement? bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

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Le jour où Charlotte a décidé de ne plus laver la table

C’était un jour de février, la veille même de la fête de l’amour et personne ne s’en doutait encore mais notre vie allait changer. Le dîner tirait à sa fin quand une déclaration fusa:”Je suis tannée que la table soit sale. Je ne la laverai point.”

-oh, dis maman.

– oh, dis papa.

– Ce sera fort peu pratique pour préparer mes beignes de st-valentin mais, j’en conviens, je suis aussi tannée du nettoyage ajouta maman.

– Moi aussi dirent Papa, Alice, Mia, Léa…

– ssi! Dit Laurent

“De toute façon, ajouta Charlotte avec raison, la poubelle est pleine.”

Papa confirma qu’il avais prévu le faire mais il pouvait aussi ne pas le faire…

Alors la décision fut prise et ensemble nous imaginâmes.

La poubelle débordante qui n’était plus vidée.

Il serait plus simple de laisser ce qu’on ne mange pas sur la table. Ainsi, au repas suivant, si ce que vous mangez ne vous plaît pas, fouillez sur la table.”

“Mais évitez ce qui bouge! Si ça a des pattes c’est non!”

À moins qu’on achète une table différente à chaque repas et ensuite on la jette? C’est vrai que ce serait fort dispendieux.

Dont il fut décidé que je ferais des beignes pour la dernière fois, n’ayant envie de laver le moule. Alice toujours prête à aider me proposa alors le lave-vaisselle 😉😉.

Le même sort fut prévu pour les vêtements et les jouets. Ce jeu verbal dura plusieurs minutes, et Mia qui était justement ces jours-ci dans l’écriture d’un roman scanda:” J’ai trouvé !!! Voici le sujet de mon histoire!”

Puis Charlotte changea d’avis. Elle courut attraper le push push. Je tentai de la dissuader et de l’attraper mais hélas, elle me fit des mouvements de ninja.

Alors la table fut lavée et la vie retrouva son cours normal… 🙂 Zoé

Tout ce qu’il y a à savoir pour vendre tes jouets après avoir épuré

As-tu procédé à l’épuration des jouets des enfants récemment?

J’ai invité Vicky Cloutier, une habituée de la vente d’objets usagés (spoiler: c’est même devenu une partie de son offre de service) pour nous donner des trucs afin de sortir de la maison les jouets que tu viens d’épurer. Je te laisse découvrir ce qu’elle nous propose.

Après Noël est généralement une bonne période pour faire de la place aux cadeaux reçus. Comment procédez-vous? Impliquez-vous les enfants ou vous attendez qu’ils soient dehors pour faire le tout en douce ? Êtes-vous du genre à toujours reporter cette tache parce que vous ne savez pas par où commencer et surtout, quoi faire avec les jouets que vous aurez mis de côté ?

Découvre ici et ici des raisons d’avoir moins de jouets pour améliorer le jeu de tes enfants.

Voici quelques trucs pour t’aider à laisser partir quelques items en récupérant un peu d’argent !

D’abords, qu’est ce qui se vends bien ?

  1. Mise sur les items qui valent plus de 5$
    S’ils viennent du magasin à un dollar, fais-en don, ce n’est pas vraiment vendable vu la valeur, mis à part si tu souhaites faire une vente de garage et le vendre 0,25$. Par contre, si tu estimes que la valeur est peu élevée, mais que tu possèdes quelques items que tu peux regrouper pour en faire un petit lot, dans ce cas, les chances de ventes sont plus réalistes. Les gens ne se déplaceront pas pour une poupée à 2$ mais si tu en as 3 pour 10$ et qu’elles sont au goût du jour, ils viendront !! En moyenne, à partir de 5$ les gens se déplacent s’ils ont un intérêt réel, en dessous de ce prix, les ventes sont presque nulles.
  1. Laisse partir les jeux de société inutilisés
    Les jeux de société qui sont complets se vendent super bien ! Ils ont souvent une valeur élevée quand on les achètent neuf donc les gens apprécient payés une fraction du prix. À moins d’avoir de très vieux jeux peu connus, ça se vend généralement bien. On parle approximativement de 30% à 50% moins cher que le prix original comme prix de revente.
  1. Et les personnages populaires
    Les poupées, figurines, etc. se vendent très bien, surtout si ce sont des personnages à la mode. J’ai déjà vu des toutous seul ou en lot à prix beaucoup plus élevé que ce que j’aurais pu penser ! Des figurines qui me semblaient sans grand intérêt pour lesquelles les gens se les arrachaient presque. Il s’agit de voir la qualité du jouet et la popularité pour savoir si cela vaut la peine de le vendre ou bien s’il vaut mieux en faire don.
  2. Livres et jouets
    Les livres, jeux, jouets ont été de bons vendeurs avant le temps des fêtes mais se vendent généralement en 2 à 3 semaines et si c’est un item très populaire, en moins de 12 heures c’est vendu si afficher à juste prix !

Trouver le bon prix
Trouver le prix d’origine du produit est souvent un bon point de départ, on parle souvent de 30 à 70% moins cher que la valeur initiale selon le type d’item. Tout dépend de ce que l’on vend. On se situe souvent environ à 50% du prix si l’article est en parfait état. 

Publier au bon endroit
En publiant dans les différents groupes de mamans, ça part généralement comme des petits pains chauds (si vous n’habitez pas au fin fond des bois. 🙂 ) Marketplace est aussi un allié précieux. Et vous seriez également surpris en publiant seulement sur votre page Facebook personnel, vous avez certainement des amis/famille qui seraient intéressé par ce que vous souhaitez vendre !

Si l’idée d’avoir à déterminer les prix, afficher les articles, gérer les messages te font frissonner, tu peux faire appel aux services de Vicky via sa page facebook.

Son travail c’est de prendre les photos et d’afficher / gérer les ventes de ses clients qui ont regroupés les items qu’ils souhaitent se départir. Elle a pour mission de révolutionner le marché de l’usagé et d’offrir le plus possible une deuxième vie aux items que les gens ne souhaitent plus posséder tout en récupérant un maximum d’argent.

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6 jeux de société coups de coeur de ma famille (5 ans et + )

Depuis environ 1 ou 2 ans, j’ai redécouvert les jeux de société et surtout ce qu’on pourrait qualifier de la nouvelle génération des jeux de société. J’ai été étonné de voir à quel point les jeux disponibles étaient variés dans leur apparence et aussi leur mécanique de jeu.

J’étais très contente de pouvoir partager le fruit de nuits de recherches avec mes enfants en leur proposant de nouveaux jeux ou de nouvelles façons de jouer avec ceux que l’on possède déjà. C’est ainsi que les jeux de société ont pris de plus en plus de place dans le quotidien de ma famille. Jouer c’est un moment de plaisir et aussi un facilitateur d’apprentissage important dans notre routine au jour le jour.

À l’approche de la semaine de relâche, j’ai eu envie de vous faire un top des jeux préférés de mes enfants, en mettant de l’avant particulièrement les jeux s’adressant aux 5 ans et plus. Je parle souvent des plus petits mais aujourd’hui, ce sont les jeux s’adressant aux grands qui auront la vedette.

Piratatak


Ce jeu de la compagnie djeco est, selon moi, un jeu intéressant à utiliser dans la transition vers des jeux de société demandant plus de stratégie et de compréhension des règles. Il s’agit d’un jeu de cartes relativement simple, particulièrement intéressant pour permettre à des plus jeunes de jouer avec toute la famille sans que les grands aient l’impression de jouer à un jeu trop enfantin. Il est d’ailleurs classé 5-99 ans. C’est aussi un bon choix pour que les enfants jouent entre eux sans avoir besoin de l’adulte.

La fabrique à sucre


Un jeu utilisant des répliques particulièrement réalistes de bonbons, c’est gagnant en partant juste pour le look ;). L’histoire proposée par le jeu est celle-ci : dans l’objectif de devenir un apprenti du grand chef de la fabrique à sucre, chaque joueur doit réaliser trois défis différents au fil du jeu. Afin de pouvoir jouer avec des joueurs de différents niveaux, les cartes sont graduées. Un enfant plus jeune réalisera donc le même défi que l’adulte mais dans un niveau adapté à son âge. Bien que le jeu soit amusant, les trois défis visent le développement de la mémoire et le développement cognitif. 

Patatrap Quest


Le jeu préféré de 6 ans et 9 ans depuis plusieurs semaines.

C’est un jeu où on doit aller sur la tour pour affronter un grand méchant (araignée, loup-garou, vampire etc.) après avoir accumulé différents objets pouvant permettre de gagner trois rondes contre lui. Chaque ronde, on tire une carte et si nous avons ce qui est indiqué derrière, nous remportons la ronde. Dans le cas contraire, nous perdons et devons recommencer la quête. 

Ce qu’elles aiment le plus c’est la dynamique du jeu, lorsqu’on se positionne sur une case, notre figurine fait relever la trappe dévoilant l’effet.

Pour plus de variété, chaque grand méchant vient avec des trappes différemment agencés donc des effets différents (certains sont utilisés pour plusieurs missions.)

Bien que ce jeu ne soit pas à vertu éducative à la base, il travaille la mémoire, les maths aussi puisque quand tu lance les dés, tu peux choisir d’utiliser le résultat d’un ou des deux dés (addition simple). Si tu te souviens où sont les items que tu veux, c’est avantageux. Tu dois choisir le bon moment où aller sur la tour.

Mont-à-mots Agent secret


Pour l’anecdote, j’ai acheté ce jeu pour la thématique d’abord sans réaliser que c’était un jeu qui se voulait éducatif. Mes enfants aiment beaucoup la thématique des espions depuis plusieurs années, c’est un jeu favoris et je savais qu’elles aimeraient un jeu y faisant référence. Je l’ai découvert ensuite, la collection mont à mot est une gamme de jeu éducative. Dans celui-ci, les opérations mathématiques sont utilisées dans la mécanique du jeu: Tu lances les dés et tu dois trouver une opération donnant un nombre pour pouvoir aller interroger le suspect lié à ce nombre.

Mes deux filles aînées (9 et 11 ans) ont joué plusieurs parties ensemble et avec moi, et c’est un jeu qu’elles aiment beaucoup. Elles ne se tannent pas de faire et refaire des parties.

Dès pirates


Ce jeu est également un coup de cœur de mes 9 et 11 ans. C’est un jeu combinant dés et cartes dont l’objectif est d’être le premier à accumuler 6000 points.  Pour ce faire, nous lançons les dés et tentons de créer des combinaisons en tenant compte de la carte. C’est un jeu qui demande d’user de stratégie et surtout de savoir s’arrêter. Il fait partie des jeux qui se jouent bien entre enfants mais aussi en famille, il est intéressant même pour les adultes.

Chromino


Je l’ai déjà mentionné dans le passé, j’en parle de nouveau ici car c’est un des jeux que les enfants demandent régulièrement. Il s’agit d’une version revue d’un jeu de domino, un jeu de placement utilisant des carrés de couleur. Le premier qui l’emporte est celui qui réussit à placer tous ces dominos. Bien que la mécanique soit assez simple, vous seriez surpris de la complexité que peut prendre ce jeu lorsqu’on joue avec un adversaire stratégique. Ps: j’y joue avec les enfants mais aussi en soirée avec mon mari.

Divulgation : J’ai payé avec mon argent dès pirates, la fabrique à sucre, mont à mots. J’ai reçu gratuitement chromino et Patatrap Quest comme blogueuse, cependant mes articles reflètent ma vraie opinion. 🙂

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La conscience phonologique / Jeu à imprimer

Je vous partage un nouvel outil, un jeu que j’ai mis au point pour mes enfants. Si vous me suivez en story, vous savez que j’ai choisis de favoriser l’utilisation des jeux dans notre quotidien pour le plaisir mais aussi les apprentissages. Il y a de SUPERBES jeux qui existent pour se faire.. et parfois j’aime bien créer sur mesure pour que ca fonctionne dans ma famille.

La conscience phonologique en gros, c’est jouer avec les sons. Il s’agit de distinguer les syllabes, de pouvoir les identifier, les compter. De prendre conscience des sons au travers les rimes. C’est quelque chose de vraiment important pour se préparer à la lecture. Sauf que voilà, j’avais envie d’en faire quelque chose de plus inclusif pour toute la famille.

Plutôt que de limiter la conscience phono à quelques exercices isolés avec les enfants en âge de le faire, j’ai mis au point quelques jeux permettant de le faire de façon plus naturelle, plus organique.. en jouant en famille.

Plusieurs de ces jeux sont fait pour jouer verbalement en soupant (dans ma famille, c’est quelque chose qui est déjà fait régulièrement.) D’autres, se font en utilisant des images (ici je reprendrai celles du jeu la pêche au son de Placote parce qu’elles sont déjà classés de différentes façons, ce qui sera plus facile et rapide pour moi, et aussi d’un jeu d’images de Djeco.)

Aussi certains jeux sont plus difficiles et visent mes enfants plus vieux aussi et les petits apprendront en écoutant et en voyant le modèle de grands jouant avec les sons et se mettant au défi. Pour moi, c’était important que ce soit vraiment quelque chose qui englobe tout le monde.

Je prévois ajouter d’autres cartes éventuellement mais je voulais vous partager les premières. Si vous aimez l’idée et utilisez-les, dites-le moi. Juste parce que ca me permets de savoir si je continue à partager ce type de matériel, ou pas. ici.

Ps: J’ai corrigé avec Antidote mais s’il reste des erreurs, pointez-les. Je corrigerai.

Ps2: Osez allez plus loin avec les cartes. Trouvez d’autres animaux par exemple pour la carte 1. Trouvez l’animal de mamie ou d’Harry Potter 😉.

.Zoé

Trois problèmes avec le “Non!”

“Vous l’avez probablement déjà entendu, ça fait quelques années que le très utilisé “c’est non!” est remis en question comme intervention éducative. Certains iraient même jusqu’à l’accuser d’être lié au terrible two.

Mais est-ce que ne pas dire non signifie tout accepter de la part de notre enfant ?

Je suis une ferme croyante de la nécessité des limites dans la parentalité. Par contre, j’ai envie de vous expliquer ce qui me dérange avec le non, et surtout quelles sont les alternatives.

Non!

Qu’est-ce que ça signifie après tout non? Dans quel contexte on l’utilise ? Est-ce le meilleur mot pour refléter ce qu’on veut vraiment?

Selon moi, ceci est le premier problème, il devient un mot fourre-tout qui manque de précision et peut même mélanger notre enfant. Non peut signifier ne court pas dans la rue, revient vers moi.

Non peut aussi signifier ne grimpe pas sur moi, va jouer.

Alors quand il entends non, l’enfant doit s’approcher ou s’éloigner ?

Il n’est pas approprié de demander à un enfant de deviner et interpréter selon le contexte, son cerveau n’est pas prêt.

Alors on se retrouve face à un problème : suivre ce que maman ou papa dit est difficile. Aussi, en utilisant un vocabulaire imprécis, notre enfant ne peut pas accéder à ce même vocabulaire qui lui serait bien utile pour l’utiliser à son tour.

Souvent, non signifie…

– Stop! Lorsqu’on veut voir un arrêt. (À travailler en jeu! C’est une base de sécurité.)

– Je n’aime pas ça.

– Les mains sont faites pour caresser. Je ne te laisserai pas taper!

– Viens par ici.

Plutôt que d’y aller avec une interpellation émotive ou impulsive (le non, c’est parfois notre peur que notre enfant agisse mal, notre trop-plein, notre… etc qui parle), on prends quelques secondes pour analyser ce qui ce passe et ce qu’on souhaite vraiment pour y mettre des mots et des actions pour donner de la valeur à ces mots.

Plutôt que non, ne tape pas! On peut essayer: “Je ne te laisserai pas taper” et on prends action. Le deuxième problème avec non, c’est que l’enfant comprends que maman ou papa n’aime pas ce qui se passe, mais ça ne lui dis pas plus ce qu’il dois faire. Dans ces occasions, non signifie parfois..- oh, on laisse l’assiette sur la table.- le bébé aime avoir sa couverture, on la replace pour lui?- vite, on donne à ta sœur son muffin! Ce dernier est tiré de mon matin. Il est efficace parce qu’il décrit ce qui dois être fait mais aussi parce qu’il respecte l’enfant et son besoin d’être en action.

Le non est souvent contre-productif chez un tout-petit qui veut simplement être en action, tout faire, tout expérimenter. Si plutôt que de peser sur le frein, on tente d’aller dans l’action avec lui, les résultats sont bien meilleurs. Orienter est plus efficace que freiner.

Finalement, une des raisons pourquoi le non est souvent désuet est celle-ci : lorsque l’enfant l’utilise, nous n’en tenons pas compte. Notre façon d’agir envers son non peut lui apprendre à ne pas écouter le nôtre. À ne surtout pas faire? Lui donner le choix lorsqu’on compte continuer malgré un possible non. “Est-ce que tu veux t’habiller?” Non! Si on pose la question, il faut être prêt à aller avec la réponse. Ça ne signifie pas de ne jamais faire quelque chose qui reçoit un non, mais de porter attention au vocabulaire que nous utilisons.

Si on laisse le choix entre oui et non, il faut ensuite respecter le choix. Si c’est oui peu importe son choix, il faudrait revoir les choix de réponses (lui faire choisir le chandail plutôt que le fait de s’habiller ou non). On peut aussi adapter l’environnement pour réduire le nombre de consignes au quotidien, en mettant une barrure sur le frigidaire par exemple plutôt que de répéter non 15 fois par jour.

L’objectif n’est pas de ne jamais dire non (même moi, je le dis bien trop souvent ;)) mais de tenter d’en remplacer quelques uns en toute conscience.

Zoé

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