Cinq minutes pour jouer - Zoé L-Sirois

Et s'il était possible de faire différement? bienveillance, parentalité positive et pédagogies alternatives au quotidien.

Des livres à lire en septembre

Dans mon salon, j’ai eu envie d’immortaliser nos tablettes en cette première semaine de septembre. Ce sont les livres en vedettes, ceux qu’on lis le plus souvent cette semaine là. Je vous donne plus de détails dans l’article.

Des livres légers et drôles parfaits pour la période des intégrations/d’une nouvelle routine.

J’ai sélectionné plusieurs livres courts et amusants parce qu’ils favorisent la connexion.

Soit :

  • Nous sommes dans un livre! Et Regarde-moi lancer la balle!
  • Lièvre et ours: Où est Ours?

Bien que ce soit des livres plutôt simples, il s’y cache des perspectives éducatives intéressantes lorsqu’on s’y attarde. Dans “Nous sommes dans un livre”, les personnages découvrent la présence du lecteur. Le vocabulaire utilisé ouvre donc à des apprentissages sur ce qu’est un lecteur par exemple.

Caramel va aux pommes

Pour faire un lien avec les pommes cueillis, j’ai lut une histoire tournant autour des pommes de la collection de Caramel. Ce que j’aime particulièrement de cette série, c’est un détail mais ils ont choisis d’utiliser le mot : “pense” au lieu de “dit” lorsqu’ils présentent le dialogue de l’animal-vedette. J’aime bien cette petite touche qui permets de lui donner une voix sans pour autant tomber dans les animaux parlants.

Des histoires inspirantes

Au-delà de la forêt et Le petit chevalier qui n’aimait pas la pluie sont deux favoris ici. Ce sont des livres qui mettent à l’honneur de belles valeurs. Ce sont les préférés de ma 5 ans. On y découvre la persévérance entres autres, l’entraide, la débrouillardise..

This is my home, this is my school pour normaliser l’école à la maison. J’ai toujours proposé des livres anglais au travers les livres français par choix. Je traduis au fur et à mesure qu’on lit ensemble.

J’ai trouvé ce livre sur un site web appelé book outlet canada. On y retrouve des surplus de livres à prix avantageux, si on s’intéresse aux livres en anglais. La première commande donne droit à 10$ de rabais si on s’inscrit via un lien de référence (http://bookoutlet.ca/Loyalty/Referral?raf=y3wbVBIV&c=url). Ça me donne le même rabais si vous prennez mon lien.

Mon atlas du monde des éditions Petits Génies est le livre préféré d’Alice présentement, elle aime le regarder ++++ d’où sa présence.

Surtout ne laisse personne te faire croire que tu as un mauvais bébé/enfant.

Comment ca va la nouvelle année ou l’intégration du bébé en milieu de garde ?

Je veux aborder un sujet délicat lié de près à la rentrée, les intégrations. Ces moments sont propices à transformer temporairement nos enfants, qui réagissent chacun à leur façon au changement.

Et ce qui peut arriver c’est qu’on se retrouve avec des commentaires qui nous font douter de nous, voir même de notre enfant.

Parce que l’enfant “dérangeant” ou ” celui qui pleure plus” a des parents, pis ça se peut que ce soit le tien.

La perception des autres n’est pas nécessairement une réalité.

Je veux juste te rappeler que ça se peut que ça soit difficile mais que ça ne signifie pas que tu ait mal fait ton travail de parent. Ton enfant n’est pas un défaut, une difficulté, ne laisse pas ta perception se résumer à ça. Il y a tellement plus en lui.

Ton bébé qui ne fait pas ses siestes n’est pas la preuve que faire du cododo, l’allaiter, l’endormir dans tes bras etc était une erreur. En fait, c’est un signe que peut-être il as besoin de bâtir davantage son lien de confiance avec l’éducatrice. D’une routine différente.

Ton enfant de cinq ans qui fait ceci ou cela, c’est probablement pareille. Pis même ton plus vieux d’ailleurs. Il y a des besoins légitimes qui se camouflent dans ces comportements.

J’aimerais juste qu’on se rappelle qu’en mars, il y a pas si longtemps, on as arraché leurs repères aux enfants. Sans prévenir. Tout a changé, il y a eu des restrictions, des limites. Il existe peu d’informations sur comment un enfant s’adapte à une pandémie mais il ne faut pas perdre de vue ce qu’ils ont vécus. Ça peut avoir un impact, considérons-le.

La perception des autres peut avoir de la valeur lorsqu’elle est constructive mais ne perds pas confiance en ce que toi tu sait de ton enfant.

Parce vous surmonterez les défis, il les surmonteras à la hauteur de ses capacités. Il faudra peut-être adapter, modifier des choses. Ton intérêt sincère et ta volonté pour ton enfant seront ta force.

Bref, je voulais juste te répéter que tu es un bon parent, même si c’est plus difficile cette semaine.

(La photo c’est Laurent qui fait voler un cerf-volant improvisé.)

Zoé
www.cinqminutespourjouer.com

3 alternatives à “Ne sois pas triste” quand on quitte notre enfant et qu’il pleure.

C’est la période des intégrations / trois phrases à dire à ton enfant lorsque tu quittes la garderie ou l’école.

1.“Je vois / j’entends que tu es triste, tu préférerais rester avec maman! “

Lorsqu’on reconnaît son émotion, l’enfant sait qu’il est compris. On lui confirme que son émotion est valide et on accepte qu’il ait cette réaction (normale) face à notre départ. Nos mots sont cohérents avec comment il se sent à l’intérieur de lui et c’est vraiment aidant puisqu’on l’aide à mettre des mots sur son ressenti.

On évite le : “Ne sois pas triste!” qui semble aidant, mais ne l’est pas vraiment puisqu’il nie l’émotion.

2. “Maman va aller travailler et toi, tu vas jouer/ faire X avec (Nom de l’éducatrice ou du professeur.) ”

On se sent coupable et parfois ça va se traduire par une expression de remords. On va dire : “si seulement je pouvais, je resterais avec toi, mais je n’ai pas le choix d’aller travailler.” Cependant, ça peut envoyer un message confus à l’enfant : “Mon parent n’est pas certain que ce soit une bonne idée… oh c’est inquiétant !.”

C’est pourquoi je pense qu’utiliser un vocabulaire ferme (j’ai choisi, je veux ou tout simplement je vais) est rassurant. On créer une certitude, on lui montre que sa référence, son parent est certain de son choix et en confiance.

3. “Passons une bonne journée et ce soir on se raconte tout! “

On évite encore une fois de projeter nos inquiétudes, notre ennui sur l’enfant. Ce n’est pas malsain de lui mentionner que nous aussi nous avons hâte de le retrouver, mais axons davantage sur le plaisir de se revoir que la dureté de la séparation.

Oh et le soir venu, on le fais. On prends le temps de reconnecter, de s’intéresser, de raconter notre journée et (s’il ne parle pas encore) ce qu’on sait de la sienne.

Bonne rentrée / Intégration pour ceux que ça concerne ! 🙂

(Je sais que pour certains c’est passé, désolé !)

Zoé

Et si on laissait les enfants aider pour de vraie? / Parents et enfants en sortiraient gagnants.

Il y a une pudeur, une hésitation à laisser nos enfants aider. Une raison que je vois est celle-ci : nous voulons tous être le plus loin possible de l’image de l’enfant-adulte, l’enfant-esclave qui avait de trop lourdes responsabilités. C’est très sain de protéger l’enfance des petits, sauf que l’enfance c’est aussi le désir d’imiter, d’être utile.

Ce qu’on va faire parfois, c’est qu’on va vouloir absolument séparer la tâche de l’adulte de celle de l’enfant. On aime avoir une séparation claire.

L’adulte mets les roches dans la brouette et l’enfant peut jouer à les transporter d’un sceau à l’autre. On trouve ça important qu’il “joue” plutôt qu’il “travaille”.

À la fin de la journée, on souligne à l’adulte la belle avancée dans son travail et on jette les roches du sceau dans la brouette. Parfois on va mentir et dire à l’enfant qu’il as été utile même si c’est faux. Un bambin vous sourira sous les applaudissements mais un enfant saura bien faire la nuance.

L’enfant aura posé en fait les mêmes gestes que l’adulte sauf qu’il n’as pas droit à la satisfaction, à l’atteinte d’un objectif. Quand l’adulte parle, c’est au je et non au nous.

Ça s’applique à beaucoup de situations quotidiennes. Cuisiner, faire le lavage, nettoyer. Écuyer les cerises, prendre soin du jardin. Poser du plancher.

Les enfants sont des êtres compétents et capables, et ce dès un âge plus jeune qu’on peut le penser. La motricité libre n’est pas une fin mais un continuum qui peut se transformer en écoute de soi. S’il toujours appris qu’il pouvais explorer, faire ce que son corps est prêt à faire, il est très probable qu’il se connaisse bien.

Sous la surveillance attentive d’un adulte conscient, les enfants alternent entre jeux et aide. Je ne demande pas, je me suis contenter de nommer notre projet et d’avoir de l’equipement adapté pour tous les âges. Ils choisissent le rythme qui leur convient. Je les observe pour veiller à leur bien-être mais je ne tente pas de modifier leurs élans. Certains vont jouer longtemps et finir par venir aider, curieux. D’autres y seront du début à la fin.

Puis on rentre dîner, et lorsque je discute des progrès du matin: tous savent qu’ils sont inclus dans la discussion sans même avoir à le spécifier ou à les féliciter. Ils l’ont vécus, au millieu des autres membres de la famille. Chacun a aidé à la hauteur de ses capacités et désirs. Nous étions là ensemble.

Et chaque roche compte. C’est concret.
Ils font une réelle différence dans la charge de travail !!

J’ai un article qui sort demain sur le jeu risqué qui ira plus en profondeur sur la notion de risque.

Je peux vous dire déjà que selon moi, éloigner les enfants est souvent plus dommageable. C’est les priver d’opportunités et dans ce cas précis, faire l’erreur de nous priver de ce qu’ils peuvent apporter comme aide.

Notre visite au zoo Ecomuseum : Côtoyer la faune du Québec.

Dans les derniers jours, j’ai proposé une activité éducative et amusante à mes enfants: une visite à l’Ecomuseum, un espace unique sur l’île de Montréal. Je vous raconte notre expérience dans cet article, mais j’ai envie d’abord de vous partager comment nous nous sommes préparés dans la semaine précédente pour rendre l’activité encore plus significative et éducative.

C’est que voyez-vous, les animaux, c’est quelque chose qui intéresse grandement mes enfants. Ils ne se lassent pas d’observer les écureuils du quartier (et tous les autres animaux) et c’est une thématique qui revient souvent dans nos paniers du matin. Ce n’est pas rare ici de sortir un livre documentaire pour en apprendre davantage sur un animal en particulier.

La mission du Zoo Ecomuseum m’a particulièrement intéressé: faire rayonner la faune pour mieux la protéger. Disons que ça résonne beaucoup avec mes valeurs et mes motivations d’offrir l’éducation par la nature! Sur le site web du zoo, il est possible de lire l’histoire de certains des animaux présents. Les animaux qui y vivent ont été recueillis, sauvés et pour diverses raisons ne peuvent plus habiter dans leur habitat naturel. En faisant une recherche, j’ai trouvé encore plus d’histoires dans cet article.

Avant même de parler du zoo, j’ai donc lu ces histoires et d’autres textes informatifs présents sur le site le matin pendant notre moment habituel de lecture. Puis, la veille du départ, mes filles ont trouvé sur la table des missions…. Chacune devait accomplir une ou deux actions visant la préparation d’un départ…

Une fois qu’elles ont compris que nous partions à l’aventure, je leur ai fait deviner l’endroit. Mon aînée s’est alors exclamée: “Wow ! Ce matin justement quand tu racontais l’histoire de Jimmy je me suis dit que ce serait cool de pouvoir aller là-bas !”

C’est ainsi qu’un matin d’août, nous sommes partis pour l’aventure dans l’objectif d’observer des animaux dans un zoo bien spécial et unique en son genre.

Ce qu’il y a de particulier dans celui-ci, c’est que les animaux ont la possibilité de se cacher. J’ai trouvé ça absolument parfait et magnifique. J’ai fait un parallèle avec le consentement et le respect de chaque être vivant: les animaux ne nous doivent rien, c’est un privilège de pouvoir les voir. D’ailleurs, je trouve que ça ajoute de la magie que de devoir les chercher dans un environnement plus naturel.

Afin de respecter les consignes quant à la distanciation sociale, certaines modifications ont été faites sur le site: il y a par exemple un parcours qui doit être suivi pour compléter la visite.

(Nous avons temporairement retiré son chapeau parce qu’il voulait le lancer dans l’eau 😛 )
Sur le pont flottant.

Nous commençons donc notre visite par quelque chose que je n’avais pas du tout prévu: nous marchons sur un pont flottant sur un marais. C’était une entrée en matière plutôt dépaysante et surprenante, mais quelle expérience !

Nous avons eu le privilège de voir plusieurs animaux et de découvrir leurs capacités de camouflages impressionnantes.
De par son aménagement, le zoo nous invite à une observation attentive afin de découvrir, avec bonheur, que juste devant nous (et souvent plus prés que nous le pensons) se cache un être vivant. Devant une surface marécageuse, nos enfants qui au départ ne voyaient rien ont pu distinguer après quelques minutes qu’une grenouille était juste devant nous, ne laissant apparaître que sa tête. Ils étaient vraiment fiers d’avoir réussi à la repérer. C’est une belle invitation à prendre le temps plutôt qu’a se dépêcher de passer au suivant.

Trouvez la grenouille !

Quelques-uns de nos coups de cœur:

– La voilière dans laquelle nous avons été témoins d’un atterrissage sur l’eau, d’oiseaux endormis et d’autres en vol. Il y a aussi un dindon sauvage qui inspirait beaucoup de curiosité de la part de Laurent.. Et aussi un peu de crainte.


– Les ratons laveurs qui étaient très actifs devant nous. Même comme adultes, nous avons découvert de nouvelles informations sur leurs capacités. Cet animal qui est souvent vu négativement est beaucoup plus fascinant qu’on peut le croire à première vue.

– Nous avons passé beaucoup de temps en observation des lynx, je crois qu’il s’agit d’un animal qui fascine surtout par sa ressemblance au chat. Il était facile de bien les voir, et ils sont magnifiques !


Nous avons également observé un ours, un renard, de grands corbeaux impressionnants, une chouette, des tortues et plusieurs autres animaux. Nous n’avons pas pu voir les loutres, et malgré tout c’est pour un de mes enfants son souvenir préféré de la visite: Elle a adoré le fait que les loutres soient si bonnes a cache-cache ! D’ailleurs, plusieurs vidéos et photos sur la page Facebook du zoo permettent de regarder ceux qui auraient échappé à notre vue. En ayant visité les lieux, ils ont une représentation visuelle de leurs habitats alors le fait de les voir ensuite même par vidéo ou photo sera beaucoup plus significatif pour mes enfants maintenant. Ce n’est pas une simple visite, c’est une connexion qui est permise alors qu’ils se sont approprié la connaissance de Jimmy, Gargamel etc..


Une fois notre visite terminée, nous avons profité d’un pic-nique dans l’aire pour les pics-niques. Afin de respecter encore une fois les normes liées à la Covid-19, les tables ne sont pas disponibles. Nous avons facilement trouvé un coin ombragé pour installer nos couvertures afin de manger notre repas en continuant de parler des animaux.


Sur le chemin du retour, j’ai remis leurs carnets à dessin à mes enfants pour qu’ils puissent dessiner ce que leur avait inspiré la visite et nous continuerons d’aborder les animaux vus dans les prochains jours. Je crois vraiment que ce genre d’escapade éducative permet aux enfants de s’approprier davantage la faune (et ça, c’est important, afin qu’ils puissent un jour la protéger à leur tour.)

Divulgation: J’ai reçu des billets médias et une compensation pour la création de ce contenu. Cependant, tout ce que j’écris reflète mon opinion réelle.








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