Le titre te surprends peut-être mais j’ai pris conscience que beaucoup de gens venaient sur mon blog avec cette question en tête. Ils cherchent à se comparer, à trouver des repères. J’ai donc décidé d’y répondre.

Bon, beaucoup te diront que se poser la question signifie que tu es un parent acceptable parce que les “mauvais?!” parents ne se poseraient pas la question…

D’autres diront que chaque parent est le bon pour son enfant…

J’ai envie cependant d’aller plus loin sur ce sujet.

C’est qu’insconciemment, nous avons tous déjà accumulé des centaines de réponses à cette question. Lorsqu’on lit des blogs ou des livres, regarde des publicités à la télé, jugent des parents au parc. Certaines de ses réponses nous ajoutent d’ailleurs une grosse pression sur les épaules.

Je te propose un nouvel objectif: être un parent en cheminement.

Sur certains domaines, il se peut que tu soit au tout début de ton cheminement, et pour d’autres, que tu soit plus avancé. Parfois tu reculeras. L’important c’est d’en être conscient.

Voici trois croyances communes sur ce qu’est un bon parent, et pourquoi elles sont fausses.

1. Un bon parent aime ses enfants et souhaite leur bien, ce qui signifie être parfait en tout temps et ne faire que les bons choix?

En fait, les enfants ont besoin de nos erreurs pour apprendre (en nous ayant comme modèle) comment vivre avec les erreurs, les réparer, avancer. Ils ont besoins de nos émotions négatives (bien dosé évidemment) pour comprendre les leurs. Il existe un concept qui dit que les enfants ont besoin d’un parent suffisament bon et non parfait. Tu ne tombes pas dans la case mauvais parent dés que tu as une journée plus difficile.

Toutes les façons d’être avec son enfant ne s’équivalent pas, mais ça ne signifie pas que tu dois être parfaite.

2. Un bon parent aime jouer avec ses enfants et leur propose pleins d’activités

Premièrement, les enfants n’ont pas besoins de faire toutes les activités possibles pour être heureux.
Deuxièmement, jouer à quatre pattes par terre n’est pas la seule façon de connecter et stimuler son enfant.
L’intégrer à notre quotidien, chanter ou danser avec lui, lui donner de l’attention lors des moments de soins (comme le changement de couche) ça as aussi beaucoup de valeur. Bien sûr, prendre cinq minutes pour jouer avec son enfant c’est important mais ça peut prendre plusieurs formes.

Pis ça se peut que tu ait plus de plaisir à jouer avec un 8 ans qu’un 6 mois, c’est ok.

3. Un bon parent as toute les ressources en lui

Je crois qu’on pourrais reformuler cette fausse croyance ainsi: Un parent en cheminement cherche des ressources supplémentaires lorsque c’est nécessaire. Il se remets parfois en question.

Je pense vraiment que si c’est régulièrement difficile avec tes enfants, ce n’est pas un signe de qualité parentale mais surtout que tu as besoin d’aide (ligne-parents?).

Bref, j’ai envie de te dire…

Fais le tri de temps en temps dans les idées reçus sur ce que dois être un bon parent.
Regarde ton cheminement, et soit fier du chemin parcouru.
Un pas à la fois.

Zoé

Pour accompagner ton cheminement : communauté parent en cheminement